Ouvrir le menu principal

Mouvement social européen

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mouvement social européen (homonymie).
Mouvement social européen
Histoire
Fondation
Cadre
Type

Le Mouvement social européen était une organisation néofasciste européenne fondée lors de la conférence de Malmö qui dura trois jours en mai 1951. Appelée aussi « Internationale de Malmö », elle fait directement suite aux multiples tentatives de coopération entre les divers mouvements néofascistes en Europe, comme les deux réunions préparatoires qui se tinrent à Rome en mars et octobre 1950.

HistoireModifier

En mars 1950, une conférence préparatoire est organisée à Rome par Maurice Bardèche, Oswald Mosley, Per Engdahl (du Mouvement de la Suède nouvelle) et Karl-Heinz Priester (du Deutsche soziale Bewegung)[1].

En mai 1951, le congrès se réunit à Malmö. L'objectif affiché est de réunir les droites radicales européennes sur un programme commun, en vue des prochaines élections européennes. Le congrès réunit une centaine de délégués et obtient un certain succès médiatique, car il s'agit de la première conférence publique de ce genre depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale. Les travaux positionnent le MSE sur le « principe de l'indépendance et l'unité de l'Europe » , de la « constitution d'une armée européenne sous commandement européen » , et d'une opposition radicale aux États-Unis et au bloc communiste[1].

Bardèche lance en mai 1952 la revue théorique Défense de l'Occident, qui sera l'organe officiel du MSE, mais lui survivra[1].

« Internationale noire » contre « Internationale blanche »Modifier

Le programme, préparé par Bardèche, se voulait fédérateur. Mais les partisans de l'« Internationale noire » sont immédiatement combattus par ceux de l' « Internationale blanche »: René Binet et Gaston-Armand Amaudruz, qui tiennent à mettre l'accent sur « la nécessité de défense de la race européenne[2] ». La tendance emmenée par Bardèche l'emporte. Les partisans de Binet et Amaudruz font alors scission et convoquent un nouveau congrès en septembre 1951, à Zurich. Ils donnent naissance à un autre mouvement: le Nouvel ordre européen, ouvertement racialiste et antisémite[2].

Stagnation, dissensions et finModifier

En 1953, un congrès a lieu au Luxembourg, mais le MSE s'enlise dans les dissensions. Ainsi, au dernier congrès, tenu à Malmö en 1958, les délégations française et italienne sont absentes. Surtout, l'Autrichien Wilhelm Landig appelle à la « liquidation immédiate du système colonial ». Pour les Français, qui se sont alors lancés dans le combat pour l'Algérie française, cette position est inacceptable[1],[3].

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Éric Anceau (dir.), Jacques-Olivier Boudon (dir.) et Olivier Dard (dir.), Histoire des internationales : Europe, XIXe-XXe siècles, Paris, Nouveau monde éditions, coll. « Histoire nouvelle de l'Europe », , 304 p. (ISBN 978-2-36942-553-3 et 978-236942-555-7, présentation en ligne).
  2. a et b Joseph Algazy, La Tentation néo-fasciste en France (1944-1965), Paris, Fayard, 1984, p. 302.
  3. « Internationale noire en Europe de 1945 à la fin des années 1980 (L') | EHNE », sur ehne.fr (consulté le 7 juillet 2019)