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Mouvement national lycéen

syndicat lycéen français
Mouvement national lycéen
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Défense du droit à l'éducation
Zone d’influence Drapeau de la France France, et certains lycées français à l'étranger
Fondation
Fondation 2016
Origine Scission de l'UNL
Identité
Siège 17, avenue de la République, 93300 Aubervilliers[1]
Personnages clés Giuseppe Aviges (loi Travail)
Nathan le Potier (loi ORE)
Secrétaire général Julien Delohen
Méthode syndicalisme de transformation sociale et syndicalisme de lutte
Financement subventions publiques, cotisations, dons
Représentativité Élus au CSE :
0 / 4
Slogan La Force Lycéenne !
Site web https://mnl-syndicat.fr/

Le Mouvement national lycéen (MNL) anciennement Union nationale lycéenne syndicale et démocratique (UNL-SD) est un syndicat lycéen français créé en 2016, scission de l'Union nationale lycéenne[2]. Sa création est officialisée en 2017 en tant qu'association loi de 1901. Avec ses listes « Un avenir lycéen », avec près de 22 % des voix, elle se place deuxième organisation lycéenne représentative aux élections lycéennes du Conseil supérieur de l'éducation[3] en 2018.

Son objectif est l'émergence d'une société plus juste et plus égalitaire.

OrigineModifier

 
Ancien logo du MNL (ex-Union nationale lycéenne syndicale et démocratique).

En 2016, l'Union nationale lycéenne syndicale et démocratique (UNL-SD), alors plateforme interne de l'Union nationale lycéenne (UNL), réclame la convocation d'un congrès statutaire pour modifier les statuts de l'UNL. Face au refus de la présidence, les membres de l'équipe nationale et certaines fédérations ont convoqué ce congrès. Par une majorité des voix, les adhérent-e-s ont élu une nouvelle équipe nationale et acté le changement de nom de l'UNL par Union nationale lycéenne syndicale et démocratique[4].

Début 2019, l'UNL-SD change de nom et devient le Mouvement national lycéen (MNL).

RevendicationsModifier

Le MNL revendique agit des actions dans trois domaines principaux :

  • L’amélioration des conditions d’étude des lycéens. Ils demandent pour cela une augmentation des moyens pour agir sur la situation matérielle (diminution des effectifs par classe, rénovation des établissements vétustes, etc) Ils demandent également une transformation des méthodes pédagogiques (sortir du modèle des cours magistraux) ;[5]
  • La défense des droits lycéens. Le MNL estime qu'ils sont souvent méconnus mais qu'ils sont incontournables. Le MNL veut les faire connaître, et estime que les défendre est utile au quotidien pour vivre pleinement sa scolarité (demandes de bourses, droit d’association, etc) et se prémunir de potentiels abus de pouvoir ;[5]
  • L’amélioration des conditions de vie des lycéens impliquant la lutte contre la précarité de la jeunesse, mais aussi, en favorisant son aspiration à l’émancipation, est incontournable selon l'UNL-SD (volonté d'un droit de vote dès 16 ans, lutte contre la loi travail considéré comme précarisante[5].

OrganisationModifier

Fonctionnement nationalModifier

Le Secrétaire Général (SG) est chargé du bon fonctionnement de l'organisation et en est le premier représentant. Il coordonne une Équipe Nationale (EN) composée de Secrétaires Nationaux (SN) qui sont affectés à différentes sphères thématiques et responsabilités[6].

Le MNL fonctionne en sphères : il en existe trois, à savoir Éducation, Sociale et Internationale, dans lesquelles sont organisées régulièrement des actions avec les adhérents afin de débattre sur des sujets respectifs et propres à ces sphères[6].

Le syndicat insiste également beaucoup sur la démocratie interne, élément indéfectible du MNL, qui tient à consulter régulièrement ses adhérents, et à leur donner la parole le plus possible. Aucune personne n'est par ailleurs nommée, toutes les personnes sont élues au scrutin anonyme[6].

Fonctionnement localModifier

Au niveau local, le MNL fonctionne via des fédérations départementales. Chaque fédération dispose d'un bureau composé à minima d'un responsable fédéral (RF), un secrétaire fédéral (SF) et un trésorier fédéral (TF). Ces fédérations agissent au niveau local dans diverses actions et relayent l'activité nationale. Les fédérations gardent un contact permanent avec l'équipe nationale qui les coordonne[6].

ActionsModifier

Réforme du bac et Sélection à l'universitéModifier

Dès l'élection d'Emmanuel Macron, l'UNL-SD annonce sa vigilance quant aux mesures que veut prendre le nouveau Président de la République Française élu le 7 mai 2017. Celui-ci annonce vouloir réformer le bac en réduisant le nombre d'épreuves et en impliquant davantage le contrôle continu dans la note finale. Dès le mois de novembre, le Gouvernement, notamment Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation Nationale, annonce la présentation future de la nouvelle réforme du Baccalauréat, qui sera présenté en janvier 2018 sous la forme du « Rapport Mathiot ». L'UNL-SD y voit alors notamment une inégalité dans la valeur du bac selon les lycées via l'intégration du contrôle continu, et un danger dans la perte d'anonymat au bac. Le lycée modulaire est lui aussi contesté. Dans le même temps, c'est Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement Supérieur, qui présente sa loi « Orientation et Réussite des Étudiants » (ORE)[7]. L'UNL-SD et d'autres organisations lycéennes y voient alors une sélection déguisée à l'entrée à l'université et un affaiblissement des classes populaires et ouvrières. En décembre est officialisée la plateforme d'admission dans le supérieur Parcoursup, qui succède à APB, son aînée déjà bien contestée. Cette plateforme apparaît en même temps que l'officialisation du Plan Étudiants[8]. L'UNL-SD conteste l'algorithme sélectif de la plateforme et d'autres failles telles que le non-classement des vœux ou la réduction drastique du nombre de vœux. Face à toutes ces réformes, l'UNL-SD réagit, conteste et appelle à une première mobilisation le 15 janvier 2018, date d'ouverture de la plateforme Parcoursup.

MobilisationsModifier

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Le 15 janvier 2018 a lieu la première mobilisation lycéenne concernant les réformes, appelée par l'UNL-SD et le syndicat Solidaires Étudiant-e-s. Elle mobilise de manière importante, principalement dans les villes de Paris, Marseille et Caen. Le mouvement conteste la sélection à l'Université, la plateforme Parcoursup et la réforme du bac arrivant. D'autres organisations et partis politiques suivent la mobilisation, telles que le Parti communiste français, le Mouvement des Jeunes Socialistes, Mouvement jeunes communistes de France, Génération-s, La France Insoumise, Union syndicale Solidaires ou la FSU. Plusieurs dizaines de lycées sont bloqués et des manifestations sont organisées. Du fait de la date symbolique, puisque date d'ouverture de Parcoursup, le mouvement fait un bruit médiatique important.

Le a lieu la seconde mobilisation, appelée par la Coordination Nationale de l'Éducation. Elle mobilise davantage que la première, avec un front plus large, rejoint par les syndicats travailleurs et étudiants. En effet, lors de cette mobilisation, l'UNEF rejoint massivement les lycéens dans les actions de blocages et dans les cortèges de manifestation. Encore une fois, ce sont plusieurs dizaines de lycées qui sont bloqués dans toute la France, à Paris, Marseille, Caen ou Auxerre, et de grandes manifestations lycéennes et étudiantes organisées dans les grandes villes.

Le a lieu la troisième mobilisation lycéenne, mobilisant encore une fois des milliers de lycéen-ne-s dans toute la France.

Le a lieu une grande journée de convergence des luttes. Plusieurs intersyndicales, de l'éducation, de la fonction publique, des cheminots, des salariés du privé et des étudiants et lycéens appellent à une grève générale et une forte mobilisation. De grands cortèges ont lieu partout en France, à Paris, Marseille, Caen ou Mont-de-Marsan. L'UNL-SD mobilisera environ 200 lycées dans toute la France, à travers des blocages, assemblées et actions de communication (tractage par exemple). Elle initiera des cortèges lycéens dans les grandes manifestations.

Le est une belle réussite lycéenne, avec un nombre plus important de lycéens mobilisés ce jour-ci à travers la France, dans des cortèges unitaires d'éducation avec les étudiants, les professeurs et personnels de l'éducation.

Le 11 décembre 2018, un "Mardi Noir" est organisé suite l'appel de l'UNL-SD à bloquer les lycées contre différentes réformes du gouvernement[9]. Cet évènement aura perturbé 450 lycées[10].

Contre Plan ÉtudiantModifier

Dans l'optique de montrer que les lycéens ont aussi des solutions à proposer, l'UNL-SD présente officiellement le 12 février 2018 son alternative aux réformes, le "Contre Plan Étudiant"[11]. Celui-ci s'organise en 20 mesures réparties dans deux thématiques, la première "Lutter contre la précarité lycéenne et étudiante" et la deuxième "Permettre la réussite de tous".

Féminisme et combat contre les discriminationsModifier

L'UNL-SD, avec le SGL, la FIDL et l'UNL, participe à la Journée de la jupe[12], initiée en 2017. Le syndicat lutte pour les droits des femmes et contre les discriminations subies par les femmes et la communauté LGBT+[13], et se place comme une organisation anti-raciste.

Participation à la grève étudiante pour le climatModifier

Début 2019, suite à la venu de Greta Thunberg en France pour dénoncer l’inaction de la classe politique face au réchauffement climatique, l'UNL-SD (ainsi que d'autres organisations lycéennes et étudiantes telle que l'UNL ou l'UNEF ) décide de participer à la grève étudiante pour le climat[14],[15].

Notes et référencesModifier

  1. « UNION NATIONALE LYCEENNE - SYNDICALE & DEMOCRATIQUE - UNL SD - Siren 829426493 - 93300 Aubervilliers Informations financières et bilan d'entreprise sur Score3 », sur www.score3.fr (consulté le 28 janvier 2019)
  2. « L’UNL-SD », UNL-SD,‎ (lire en ligne, consulté le 9 mars 2018)
  3. « Résultats de recherche : », sur www.cafepedagogique.net (consulté le 9 mars 2018)
  4. « Wikiwix's cache », sur archive.wikiwix.com (consulté le 28 janvier 2019)
  5. a b et c « L’UNL-SD – UNL-SD », sur webcache.googleusercontent.com (consulté le 28 janvier 2019)
  6. a b c et d (en) « Statuts Vote CongreÌ€s Statutaire », sur Issuu (consulté le 28 janvier 2019)
  7. ESR : enseignementsup-recherche.gouv.fr, « Examen du projet de loi Orientation et réussite des étudiants en séance publique : Intervention de Frédérique Vidal - ESR : enseignementsup-recherche.gouv.fr », sur www.enseignementsup-recherche.gouv.fr (consulté le 10 mars 2018).
  8. Ministère de l'Éducation nationale, « Plan Étudiants : accompagner chacun vers la réussite », sur Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 10 mars 2018).
  9. BFMTV, « Mobilisation des lycéens: un syndicat appelle à un « mardi noir » », sur BFMTV (consulté le 26 janvier 2019)
  10. « Les lycées appellent à un "mardi noir" », sur L'Obs (consulté le 26 janvier 2019)
  11. « Contre Plan Étudiants », UNL-SD,‎ (lire en ligne, consulté le 10 mars 2018)
  12. « Une « journée de la Jupe » dans les lycées pour dénoncer les inégalités hommes-femmes », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  13. « Laval. Un nouveau syndicat lycéen voit le jour », OUEST FRANCE,‎ (lire en ligne)
  14. « A quand en France des marches lycéennes pour le climat? », sur www.20minutes.fr (consulté le 7 mars 2019)
  15. « En France, la jeunesse se mobilise pour le climat ! - Médiaterre », sur www.mediaterre.org (consulté le 7 mars 2019)

Lien externeModifier