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Mouvement du 22 Mars

mouvement étudiant français, antiautoritaire et d'inspiration libertaire
(Redirigé depuis Mouvement du 22 mars)
Mouvement du 22 Mars
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique association spontanéiste
But « De la critique de l'université à la critique de la société »[1]
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 22 mars 1968
Fondateur 142 étudiants
Origine libération de six personnes interpellées lors d'une action contre la guerre du Viêt Nam
Identité
Siège Université de Nanterre
Structure collectifs autonomes
Personnages clés Daniel Cohn-Bendit
Jean-Pierre Duteuil
Tomás Ibáñez
René Riesel
Daniel Bensaïd
Serge July
Marie-France Pisier
Méthode action directe, assemblées générales, démocratie directe, manifestations, etc.
Slogan « De l'université critique à la critique de l'université »[2]

Le Mouvement du 22 Mars est un mouvement étudiant français, antiautoritaire[3] et d'inspiration libertaire[4], fondé dans la nuit du vendredi à la faculté de Nanterre.

Resté dans l'histoire pour la conjugaison originale de revendications de vie quotidienne — possibilité pour les garçons d'aller dans les chambres des filles de la résidence universitaire — et son opposition à la guerre du Viêt Nam, il est l'un des éléments déclencheurs des événements de mai-juin 1968[5].

Mouvement spontanéiste[6], le 22 mars émerge par sa pratique systématique de l'action directe (occupations de bâtiments administratifs, notamment) et se développe grâce à la démocratie directe en assemblées générales ouvertes à tous. Tout en refusant l'institutionnalisation en « organisation », il provoque un processus d'auto-organisation[n 1] des étudiants « ici et maintenant »[7].

Inspirés notamment par le mouvement Provo des Pays-Bas[2], les modes d'action souvent provocateurs (happening, prises de parole sauvages, interruptions de cours, refus systématique de toute autorité, fût-elle symbolique) et, surtout, la critique virulente du contenu de l’enseignement universitaire attirent l'attention au-delà des cercles restreints des étudiants politisés[8].

Mouvement pluraliste, il réunit des libertaires, des situationnistes, des trotskistes, des futurs mao-spontex, des chrétiens de gauche, des « sans étiquette », etc[2]. Daniel Cohn-Bendit en est la personnalité la plus médiatisée.

Il est interdit par le gouvernement, dans le cadre du décret du 12 juin 1968 portant dissolution d'organismes et de groupements, en même temps qu'onze autres mouvements d'extrême gauche.

Sommaire

FondationModifier

Article détaillé : Université Paris-Nanterre.

Le , à l'occasion d'une manifestation organisée par le Comité Vietnam national (CVN) « pour la victoire du peuple vietnamien contre l'impérialisme américain », trois cents étudiants saccagent le siège de l'American Express, à l'angle de la rue Scribe et de la rue Auber à Paris. Six activistes sont arrêtés[9], dont Xavier Langlade[10], étudiant à Nanterre et membre du service d'ordre de la Jeunesse communiste révolutionnaire (décédé à Cuba le ), et Nicolas Boulte , ancien secrétaire général de la Jeunesse étudiante chrétienne, secrétaire du Comité Vietnam national[11],[12] et futur membre de la Gauche prolétarienne (mort par suicide en 1975)[13].

Le 22 mars, à 15 heures, une assemblée générale réunit de 600 à 700 personnes pour exiger la libération des militants interpellés et en garde à vue depuis le 20 mars[14]. Après de vifs débats, il est décidé d'occuper, le jour même, le dernier étage de la tour universitaire où siège le conseil de la faculté. Le lieu est symbolique : c'est celui du pouvoir universitaire d'où sont exclus les étudiants[15].

À 21 heures, 150 étudiants, profitant d'une porte laissée ouverte, occupent le huitième étage du bâtiment administratif de l'université, la salle du conseil des professeurs, « un symbole de l'autorité de l'université[5] ». Dans la soirée, Daniel Cohn-Bendit, à la tête d'une délégation d'une vingtaine d'étudiants, vient annoncer la nouvelle à la fin du concert que l'Orchestre de Paris donne à l'amphithéâtre B2 de la faculté, au rez-de-chaussée[16].

Au huitième étage, une commission rédige un « manifeste » qui appelle à « rompre avec des techniques de contestation qui ne peuvent plus rien » et reprend l'essentiel des revendications portées par les étudiants depuis un an : l'anti-impérialisme, la dénonciation de la répression policière, la critique de l'université et du capitalisme. Le texte se termine par une mise en garde : « À chaque étape de la répression nous riposterons d’une manière de plus en plus radicale[17] ». La motion est votée par 142 étudiants (deux contre — dont Guy Konopnicki — et trois abstentions). Elle est ensuite distribuée largement sous forme de tracts[18]. Une nouvelle structure est créée, le CREPS (Centre d'études et de recherches politiques et sociales)[19], qui appelle à une journée de débats « en petits groupes » le . L'occupation se termine vers deux heures du matin, lorsque les étudiants apprennent la libération des activistes arrêtés le 20 mars[15].

Le 28 mars, en riposte à cette initiative, le doyen Grappin suspend tous les cours pour deux jours, mais sans réussir à empêcher l'organisation de plusieurs journées de débats parmi les étudiants. À l'une d'elles assiste Rudi Dutschke, de l'Union socialiste allemande des étudiants[20].

CommentairesModifier

  • La salle du conseil a été choisie pour sa valeur symbolique. En 1968, alors que la faculté est encore en pleins travaux, il n'existe qu'une seule tour dans tout le campus : le bâtiment B, bâtiment administratif — depuis, une autre tour se dresse également, celle de la bibliothèque universitaire. Les étudiants politisés considèrent le bâtiment B comme le symbole phallique du pouvoir à renverser. Actuellement, la salle du conseil des professeurs se trouve en bas du bâtiment B pour représenter l'égalité des enseignants avec les étudiants. Il est aussi intéressant de préciser qu'une sécurité extrêmement rigoureuse a été mise en place pour interdire aux étudiants l'accès aux étages du bâtiment.
  • Les seules photos de l'occupation de la tour administrative de la faculté de Nanterre qui donne naissance au Mouvement du 22 mars 68 ont été prises par Gérard Bois (qui signait Gérard-Aimé), futur photojournaliste à Libération[21],[22]

OriginesModifier

 
L'université de Nanterre en mars 2010.
 
Campus de Nanterre de l'université Paris X en 2011.

1967Modifier

L'affaire démarre un an plus tôt, le [23], lorsque 60 étudiants décident de manière spontanée d'investir un des pavillons de la cité universitaire réservé aux étudiantes : les jeunes filles ont le droit d'accéder au bâtiment des garçons mais l'inverse est interdit. Les étudiants revendiquent « la libre circulation » dans l'ensemble de la résidence universitaire[5],[18],[24].

Le doyen Grappin fait appel aux forces de l'ordre, ce qui choque, car à l'époque, et depuis le Moyen Âge, les forces de police n'ont pas le droit d'intervenir dans le périmètre universitaire. Cernés par la police, 25 étudiants maintiennent l'occupation pendant une semaine, nourris par les filles. Enfin, après de longues tractations, ils obtiennent le droit de se retirer du pavillon des filles sans donner leur identité et avec l'engagement qu'il n'y aura ni poursuites, ni sanctions.

Cependant, quelques jours plus tard, 29 étudiants (les 25 derniers occupants et 4 autres n'ayant pas participé à l'action mais étant connus comme « militants politiques ») reçoivent un courrier les informant qu'ayant enfreint le règlement intérieur, ils sont exclus des œuvres universitaires et perdent le droit à avoir une chambre à la résidence de Nanterre. Cette sanction étant appliquée avec sursis.

Les étudiants de ce qui allait devenir le Mouvement du 22 Mars passent une année à diffuser leurs idées sur la liberté sexuelle et sur les « névroses » qu'induit le manque de liberté dans ce domaine et dans d'autres. La mobilisation ne se relâche pas : grèves contre les règlements et les loyers trop chers, débats sur la répression sexuelle. Finalement, le 14 février 1968, une nouvelle occupation des bâtiments réservés aux filles impose de fait la liberté de circulation[18].

Par ailleurs, une « liste noire » est dressée par les autorités universitaires : des étudiants contestataires que les professeurs sont invités à refuser à leurs cours, parmi lesquels Cohn-Bendit qui se voit même notifier une demande de quitter le territoire (ce qui finira par advenir : il ne participera qu'au prélude de Mai 68).

1968Modifier

Le 8 janvier 1968[23], Cohn-Bendit interpelle François Missoffe, ministre de la Jeunesse et des Sports, qui inaugure la nouvelle piscine de Nanterre, sur son livre blanc sur la jeunesse : « Monsieur le ministre, j’ai lu votre Livre blanc sur la jeunesse. En trois cents pages, il n’y a pas un seul mot sur les problèmes sexuels des jeunes[5] ». À quoi le ministre répond : « Avec la tête que vous avez, vous connaissez sûrement des problèmes de cet ordre. Je ne saurais trop vous conseiller de plonger dans la piscine. — Voilà une réponse digne des Jeunesses hitlériennes », répond Cohn-Bendit[25]. Il existe plusieurs versions de cette altercation, dépendant de la source, en particulier sur l'insulte qu'aurait retournée Cohn-Bendit au ministre. En février, nouvelle altercation, mais cette fois avec le doyen de l'université.

Le 26 janvier[23], un groupe d'étudiants anarchistes entraîne une manifestation contre la menace d'exclusion de Cohn-Bendit, de nationalité allemande et qui risque l'expulsion du territoire. Première journée d’émeutes à Nanterre, les affrontements sont violents. Des étudiants se heurtent aux forces de l'ordre appelées en renfort par le doyen[26].

Mai 68Modifier

  Image externe
  « Esprit(s) de Mai 68 - Prenez vos désirs pour des réalités », exposition BnF, 2008.
 
Couverture d'un numéro du journal Action animé, notamment, par des membres du 22 Mars, l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) et les comités d'action lycéens.

Le 27 avril[23], Daniel Cohn-Bendit est interpellé par la police[27]. Le 30 avril[23], il est l'objet de l'ouverture d'une information judiciaire. Le bruit court qu'il va être transféré dans une autre université ou expulsé de France. Une grève est déclenchée à Nanterre par les étudiants anarchistes et/ou de gauche, comme ceux de la Jeunesse communiste révolutionnaire.

Le , huit étudiants de Nanterre, dont Daniel Cohn-Bendit, René Riesel et Jean-Pierre Duteuil, sont convoqués devant la Commission des affaires contentieuses et disciplinaires de l'université de Paris siégeant à la Sorbonne, le lundi 6 mai, sans notification officielle des motifs.

Le , « Journée anti-impérialiste » à Nanterre, organisée par le Mouvement du 22 Mars. Des étudiants réclament le droit de tenir des réunions politiques dans des locaux universitaires. Dans l'après-midi, 300 étudiants réquisitionnent une salle pour projeter des films, privant le professeur René Rémond de salle de cours. À la suite de ces incidents, le doyen Pierre Grappin, en accord avec le ministre Alain Peyrefitte et le recteur Roche, décide de la suspension des cours à Nanterre[23],[28],[29].

Le vendredi , Nanterre fermée, le mouvement se dirige vers Paris et la faculté symbolique de la Sorbonne où quatre cents étudiants tiennent meeting, dans le calme et dans la cour, à l'appel de l'UNEF[30]. Vers 14 heures, des rumeurs d'une éventuelle attaque d'extrême droite électrisent l'atmosphère, et c'est l'engrenage. Les étudiants occupent la Sorbonne. Le recteur de l'académie de Paris demande l'intervention des forces de police pour « rétablir l'ordre en expulsant les perturbateurs ». La Sorbonne est évacuée par une intervention musclée et, vers 17 heures, trois cents étudiants sont embarqués dans les cars de police. Très rapidement, des milliers de jeunes affluent aux alentours et ce sont les premiers accrochages. Le cycle provocation-répression-mobilisation s'enclenche[15].

Dans la soirée, les premières barricades sont dressées au quartier Latin, des centaines d'étudiants affrontent violemment les forces de l'ordre. La journée d'émeute fait 481 blessés[31]. 574 personnes sont arrêtées dont Jacques Sauvageot, le dirigeant de l'UNEF, principal syndicat étudiant, mais aussi Daniel Cohn-Bendit, Henri Weber, Brice Lalonde, José Rossi, Alain Krivine, Guy Hocquenghem, Bernard Guetta ou Hervé Chabalier[32]. C'est le début de la « commune étudiante » de mai-juin 68.

Durant tous les événements — de la « commune étudiante » parisienne à la grève générale ouvrière — le mouvement va jouer le rôle d'électron libre et de pôle radical, notamment avec la création des « Comités d'action révolutionnaire » (CAR) [33],[34].

Le 22 Mars perd en partie son identité « nanterroise » mais gagne une audience nationale, relayé par les grands médias[35],[36],[37],[38]. De nouvelles personnalités le rejoignent tels Serge July ou Félix Guattari.

Une partie des éléments du mouvement proches du groupe anarchiste Noir et Rouge collaborent ensuite au groupe conseilliste « Informations et correspondances ouvrières », tandis que d'autres forment, avec des membres issus de l'UJC (ml), la « Gauche prolétarienne »[39].

DissolutionModifier

Le Mouvement du 22 Mars s'auto-dissout fin mai 1968[5]. Ce qui n'empêche pas sa dissolution officielle le 12 juin 1968 selon la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées, comme onze autres mouvements d'extrême gauche.

Personnalités marquantesModifier

Le Mouvement du 22 Mars n'est pas homogène idéologiquement, c'est un carrefour créé pour l'action. Il fonde son organisation sur la démocratie directe, avec des décisions prises en assemblée générale. Il défend « la pluralité des tendances du mouvement révolutionnaire »[7].

Différentes tendances le composent :

Le mouvement ne reste pas qu'un « parisianisme » et s'étend à l'ensemble de la France où des lycéens « non politisés » se prévalent du Mouvement du 22 Mars pour organiser des actions de grève dans leurs établissements, notamment au travers des comités d'action lycéens. Ainsi de Lyon, où l'étudiant Jacques Wajnsztejn[43],[44] et la lycéenne Claire Auzias témoignent des événements[45].

CommentairesModifier

Selon Serge July, « le Mouvement du 22 mars […] a agi comme un référent, comme modèle. Il réunissait diverses sensibilités « révolutionnaires » et d’autres qui ne l’étaient pas du tout, et ce qui comptait c’est qu’il dépassait toutes ces chapelles. Le 22 Mars et Dany l’apostropheur ont été les moules de 68. Un mouvement et non un parti ou un embryon de parti. Pacifiste et libertaire. Il n’avait ni doctrine, ni plan, ni cadres. Et pour cette raison le « 22 Mars » touchait les inorganisés, des étudiants sans attache partisane »[46].

PublicationsModifier

FictionModifier

Article détaillé : Derrière la vitre.

La création du Mouvement du 22-Mars a été racontée par l'écrivain Robert Merle, prix Goncourt, alors professeur d'anglais à la faculté de lettres de Nanterre, dans son roman Derrière la vitre, dont l'essentiel de l'intrigue se passe dans la résidence universitaire de Nanterre le 22 mars 1968.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. « Au début de Mai, le Mouvement du 22 mars est devenu un comité d'actions-organisations […] C'est là que l'on s'est aperçu de toute l’ambiguïté du Mouvement […] On quitte notre base naturelle, c'est-à-dire on n'est plus un comité d'action à la fac de Nanterre et on devient Mouvement du 22 mars, expression politique […] le Mouvement, pôle de référence, a donné, a permis […] l'expression des comités d'action. Chaque comité d'action était en fait un Mouvement du 22 mars, dans le sens politique, c'était un « 22 » de Nanterre. Chaque fois qu'il y a eu un comité d'action dans le quartier, des gens se réunissaient pour faire des trucs, fonctionnaient en assemblées générales ; et le Mouvement du 22 mars, c'est partout où il y avait des groupes différents ensemble. Enfin, c'était vraiment le non-groupuscule qui s'installait partout. Et au moment des manifestations de masses, les gens, beaucoup de gens de chacun de ces comités de quartier, pas tous, mais quelques-uns qui venaient… avec le 22 mars dans la manifestation ; il n'y avait rien d'autre qu'un rapport idéologique avec une banderole. » - Interview du Mouvement du 22 mars, in Jean-Marc Salmon, Le désir du 22 Mars, 1973.
    « La forme qui s’est imposée en mai puis en juin, c’est le comité d’action qui s’est imposé absolument partout. Pas une entreprise pas une administration qui y ait échappé… Il y a une filiation entre le 22 Mars et les comités d’action d’entreprises, d’universités, d’hôpitaux ou d’usines qui vont se créer. Il y a eu en France des milliers et des milliers de comité d’action. » - Serge July, « Le 22 mars 1968, “personne ne voulait de leaders” », Libération, 21 mars 2018.

RéférencesModifier

  1. Rédaction, L'université de Nanterre en ébullition, L'Obs, 26 avril 2008, [lire en ligne].
  2. a b et c Geneviève Dreyfus-Armand, Daniel Cohn-Bendit, « Le mouvement du 22 mars. Entretien avec Daniel Cohn-Bendit », Matériaux pour l'histoire de notre temps, 1988, no 11-13, Mai-68 : Les mouvements étudiants en France et dans le monde, p. 124-129, lire en ligne.
  3. Michel Foucault, Dits et Écrits, vol. 1 : 1954-1969, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des Sciences humaines », 1994, lire en ligne.
  4. Rédaction, « Deux mille étudiants réunis à Nanterre », L'Obs, 26 mai 2008, [lire en ligne].
  5. a b c d et e Philippe Artières, « 22 mars 1968 : l'émergence de Cohn-Bendit », Le Figaro, 21 mars 2008, lire en ligne.
  6. Rédaction, « La Ligue communiste s'en prend aux "mao-spontex" », Le Monde, 21 mai 1969, [lire en ligne].
  7. a et b Jean-Marc Salmon, « Le désir du 22 Mars », L'Homme et la société, no 29-30, 1973, Analyse institutionnelle et socioanalyse, p. 3-20, DOI:10.3406/homso.1973.1830, [lire en ligne].
  8. Sylvain Boulouque, Jean-Pierre Duteuil, Dictionnaire des anarchistes, « Le Maitron », 2014, notice biographique.
  9. Rédaction, « La salle du Conseil de la faculté des Lettres de Nanterre occupée », L'Obs, 1er avril 2008, [lire en ligne].
  10. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social, « Le Maitron » : Xavier Langlade.
  11. Rédaction, Les six jeunes gens interpellés sont remis en liberté, Le Monde, 25 mars 1968, [lire en ligne].
  12. Claude Guillon, Nicolas Boulte, Lignes de force, 18 novembre 2014, [lire en ligne].
  13. Baruch Zorobabel / Nicolas Boulte, Tentative de bilan du Comité de lutte Renault, Paris, 5 juillet 1972, [lire en ligne].
  14. Jean Sévillia, « Mai 68, ces trente jours qui ébranlèrent la France », Le Figaro, 2 mars 2018, [lire en ligne].
  15. a b et c Guillaume Houzel, « L'engrenage », in Les étudiants en France : Histoire et sociologie d'une nouvelle jeunesse, Presses universitaires de Rennes, 2015, page 71 et suivantes.
  16. Christian Charrière, Le Printemps des Enragés, Fayard, 1968.
  17. Mouvement du 22 Mars, Manifeste des 142, nuit du 22 au 23 mars 1968, lire en ligne.
  18. a b et c Vincent Lucy, Geoffroy Mannet, « Nanterre, 22 mars, les racines de Mai », Libération, 21 mars 2008, lire en ligne.
  19. « Action et contestation », Le Nouvel Observateur, no 176, semaine du .
  20. Émeline Cazi, Le vrai Cohn Bendit, 2010, page 34.
  21. Michel Puech, Gérard-Aimé, photographe engagé, Libération, 16 mai 2018, lire en ligne.
  22. Michel Puech, Gérard-Aimé, le photographe du 22 mars 68, est décédé, L’Œil de la photographie, 21 mai 2018, lire en ligne.
  23. a b c d e et f Monique Suzzoni, « Mai-68 : Chronologie générale », Matériaux pour l'histoire de notre temps, no 11-13, 1988, lire en ligne.
  24. Natacha Polony, « Daniel Cohn-Bendit va siéger à l'université de Nanterre », Le Figaro, 12 avril 2012, lire en ligne.
  25. Le « dialogue » est rapporté dans Hervé Hamon, Patrick Rotman, Génération, Tome 1, Les années de rêve, Paris, Seuil, 1987, p. 401.
  26. Sophie Guerrier, « Mai 68 à Nanterre : un étudiant menacé d'expulsion enflamme l'université », Le Figaro, 26 janvier 2018, [lire en ligne].
  27. Rédaction, Daniel Cohn-Bendit arrêté puis relâché, L'Obs, 28 avril 2008, [lire en ligne].
  28. Rédaction, Les cours sont suspendus à l'université de Nanterre, L'Obs, 3 mai 2008, [lire en ligne].
  29. Pierre Grappin, Incendie à la Sorbonne et Nanterre : appel du doyen Pierre Grappin, ORTF, 2 mai 1968, voir en ligne.
  30. Rédaction, A la Sorbonne, solidarité avec les "enragés" de Nanterre, L'Obs, 3 mai 2008, [lire en ligne].
  31. Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves : Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours, Paris, La Découverte, , 995 p. (ISBN 9782355220883), chap. 17 (« Le moment 68 »).
  32. « Mai 68. Les archives secrètes de la police », L’Express,‎ (lire en ligne).
  33. Emmanuelle Loyer, L'événement 68, Flammarion, 2018, page 53.
  34. Rédaction, « Le Mouvement du 22 Mars : l'avenir du processus révolutionnaire se joue à Flins », Le Monde, 10 juin 1968, [lire en ligne].
  35. Rédaction, « Nanterre (lettres) : examen accordé à tous les blessés demande le “Mouvement du 22 mars” », Le Monde, 20 mai 1968, [lire en ligne].
  36. Rédaction, « M. Pompidou veut faire de l'U.N.E.F. la C.G.T. étudiante déclare un porte-parole du Mouvement du 22 mars », Le Monde, 28 mai 1968, [lire en ligne].
  37. Rédaction, « Le leader du mouvement du 22 mars a reçu les journalistes à minuit à la Sorbonne », Le Monde, 30 mai 1968, [lire en ligne].
  38. Rédaction, « Le Mouvement du 22 Mars dénonce “la provocation fasciste” », Le Monde, 31 mai 1968, [lire en ligne].
  39. Jacques Leclercq, Ultras-gauches : Autonomes, émeutiers et insurrectionnels 1968-2013, L'Harmattan, 2013, page 11 et suivantes.
  40. Cécilia Gabizon, Johan Weisz, Opa sur les juifs de France : Enquête sur un exode programmé (2000-2005), en ligne.
  41. Wolfgang Drost, Ingrid Eichelberg, Mai dix-neuf cent soixante-huit, 1986, page 221.
  42. Félix Guattari, « Qu’est ce que l’écosophie ? », propos recueillis en décembre 1991 par Emmanuel Videcoq et Jean-Yves Sparel, Chimères, printemps-été 1996, lire en ligne.
  43. Serge Quadruppani, « Mai à l’usine », Le Monde diplomatique,‎ .
  44. Laurent Burlet, « 40 ans de Mai 68 : Le drapeau rouge flotte sur la fac de lettres », Lyon Capitale, 8 juin 2008, lire en ligne.
  45. Mimmo Pucciarelli, Claire l'enragée ! entretien avec Claire Auzias, Éditions Atelier de création libertaire, 2006, p. 45-53.
  46. Laurent Joffrin, Cécile Daumas, Rachid Laïreche, Serge July : le 22 mars 1968, « personne ne voulait de leaders », Libération, 21 mars 2018, [lire en ligne].
  47. Rédaction, « Le mouvement du 22 mars en Mai 68 », sur Zones subversives, .
 
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Voir aussiModifier

BibliographieModifier

VidéographieModifier

RadioModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier