Moonspell

Groupe de musique portugais
Moonspell
Description de cette image, également commentée ci-après
Moonspell au RockHarz Open Air 2017 de Ballenstedt
Informations générales
Pays d'origine Drapeau du Portugal Portugal
Genre musical Metal gothique[1],[2],[3],
dark metal[4], doom metal[3], death metal[2], black metal (débuts)[5]
Années actives 19891992 (Morbid God), depuis 1992 (Moonspell)
Labels Century Media (1995–2005), SPV GmbH (2005–2008), Napalm Records (depuis 2011)
Site officiel www.moonspell.com
Composition du groupe
Membres Fernando Ribeiro
Hugo Ribeiro
Pedro Paixão
Ricardo Amorim
Aires Pereira
Anciens membres João Pedro
Duarte Picoto
Luís Lamelas
Jorge Fonseca
Sérgio Crestana
Niclas Etelävuori
Waldemar Sorychta
Miguel Gaspar

Moonspell est un groupe de metal gothique portugais, originaire d'Amadora[1] et formé en 1989[6]. Bien que principalement rattaché au metal gothique, leur style musical fluctue aussi selon les chansons ou les albums entre le black metal, le metal avant-gardiste et le death metal. Du fait de son succès au niveau international, Moonspell est considéré comme le représentant de la scène metal portugaise.

BiographieModifier

Débuts (1989–1994)Modifier

Formé en 1989 sous le nom de Morbid God[7],[6] par Fernando Ribeiro (chanteur), Ares (bassiste), et deux autres musiciens, le groupe officiait initialement dans le registre black metal. Leur style musical va par la suite évoluer au fur et à mesure de la sortie des démos et des EP. En 1992, le groupe est rebaptisé sous son nom actuel. Le 24 février 1993 est publiée la démo Anno Satanae[8]. Fort d'une popularité croissante[9], Moonspell participe à la première partie du concert de Cradle of Filth à Lisbonne, en 1994. Peu de temps après, le groupe enregistre son premier EP, Under the Moonspell[10] qui est publié le 27 avril 1994 sous le label Adipocere Records. Ils signent par la suite un contrat avec la maison de disques Century Media Records qui leur permet de publier leur premier album Wolfheart le 1er avril 1995[11].

Succès avec Irreligious (1995–2009)Modifier

 
Fernando Ribeiro, en 2007.

La sortie de l'album Irreligious marque l'un des premiers succès du groupe : le titre Opium est inclus dans diverses compilations et sa vidéo est largement diffusée. Ce titre reste l'un des plus connus du groupe et il est d'ailleurs souvent joué pour clore les concerts[réf. nécessaire]. Au cours de la période 19982000, Moonspell s'oriente dans une veine plus expérimentale avec Sin/Pecado[12] et surtout The Butterfly Effect. Avec cet album, le groupe semble s'orienter vers le metal avant-gardiste par sa nature extrêmement expérimentale et audacieuse. Mais cet album est mal reçu par les critiques[réf. nécessaire]. Ainsi, lorsqu'un journaliste lui demande si le groupe est allé trop loin avec Butterfly Effects, suggérant une approche trop électronique, le leader Fernando Ribeiro lui répond sans se démonter : "Je ne sais pas à partir de quel moment les gens pensent qu'un groupe va trop loin, ou pas assez loin d'ailleurs. Nous considérons la musique comme un art. Et l'art pour Moonspell est l'expression d'un moment de la vie. C'est pourquoi chaque album est différent."[13].

En parallèle, ils sortent en 1998 un album de black metal sous le nom de Daemonarch (avec une reprise de Call From The Grave de Bathory) où Fernando se fait appeler Langsuyar et avec une boîte à rythmes à la place du batteur.

En 2003, le groupe reprend le titre jazz I'll See You In My Dreams pour la bande annonce d'un court-métrage d'horreur portugais du même nom, du réalisateur Miguel Ángel Vivas. La même année, ils sortent l'album The Antidote, qui a été à l'origine du roman du même nom de l'écrivain José Luís Peixoto.

En janvier 2005, Fernando Ribeiro a publié un recueil de poèmes intitulé Les Blessures essentielles. Après une tournée éclair en ouverture de Cradle of Filth début 2005, le groupe se remet au travail. L'album Memorial est enregistré. N'ayant toujours pas de bassiste définitif, c'est Aires Pereira qui assure la basse sur ce nouvel opus. Sorti le chez SPV, l'album marque un certain retour à leurs racines black qu'ils mêlent intimement aux ambiances et aux couleurs gothiques qui ont fait la popularité du groupe. Le groupe a joué au Hellfest de 2007 à Clisson en France[14].

Un best-of, The Great Silver Eye, est sorti le . En octobre 2007 est sorti, Under Satanæ, où le groupe reprend ses chansons du début de carrière avec un son plus moderne. Y figurent les chansons de leur premier EP et de leur première démo. Le nouvel album Night Eternal est publié le en Europe, et le en Amérique du Nord[15],[16],[17]. Il se vend à plus de 800 exemplaires aux États-Unis dès la première semaine d'exploitation.[18]. Le DVD Lusitanian Metal est publié le [19]. A cette époque, le style de Moonspell est en constante évolution. Ainsi, en 2007, le leader Fernando Ribeiro déclare désirer des "chansons plus atmosphériques", allant jusqu'à considérer que "quelquefois, le bruit, c’est trop"[20].

De Alpha Noir à 1755 (2010-2019)Modifier

Le neuvième album studio du groupe, intitulé Alpha Noir, est sorti le , épaulé dans sa version collector par son antithèse : Omega White[21]. Là où Alpha Noir se veut un album résolument énergique et dans lequel le chant guttural et les riffs puissants et saturés sont omniprésents, Omega White rassemble au contraire toutes les influences gothiques et atmosphériques qui sont désormais la marque de fabrique du groupe. L'album se vend aux États-Unis à plus de 1 200 exemplaires[22],[23]. Le chanteur du groupe, Fernando, écrit et publie la même année une autobiographie du groupe intitulée XX 20 anos/Years, sous l'éditeur Saída de Emergência[24].

En , Moonspell publie un nouvel album intitulé Extinct, toujours dans la veine du metal gothique sombre[25]. Ils fondent l'année d'après leur propre label Alma Mater Records[26] dans le but de proposer du contenu exclusif à ses fans, tout en conservant toutefois son contrat avec son autre label Napalm Records. Le , le groupe sort son douzième album 1755 [27], dont le concept tourne autour du séisme de Lisbonne en 1755. Les critiques remarquent une production ambitieuse qui montre le groupe sous un aspect nouveau[28]. Toutes les paroles sont chantées en portugais.

Le 17 août 2018, le groupe publie un album live Lisboa Under the Spell sous le label Napalm Records[29]. Ce dernier contient la performance du groupe au Campo Pequeno Arena de Lisbonne le 4 février 2017. Durant cette dernière, les albums Wolfheart, Irreligious et Extinct sont joués dans leur intégralité. Quelques mois après, le 31 octobre 2018, ils dévoilent leur nouvel EP I'll See You in My Dreams[30] limité à 700 copies.

Le 13 avril 2019, Moonspell publie le single "Scorpion Flower"[31] sous Alma Mater Records qui apparaissait initialement sur l'album Night Eternal. La version y est ici remasterisée, avec également la présence d'Anneke van Giersbergen[32] en tant que guest.

Hermitage (depuis 2020)Modifier

Le 19 novembre 2020, le groupe annonce la sortie de son treizième album studio, Hermitage, pour le 26 février 2021[33], sous le label Napalm Records. Un premier extrait, "The Greater Good", est diffusé sur YouTube.

MembresModifier

Membres actuelsModifier

Anciens membresModifier

  • João Pedro (Tetragrammaton/Ares) – basse (1992–1997)[6]
  • Duarte Picoto (Mantus) – guitare (1992–1995)[6]
  • Luís Lamelas (Malah/Fenrir) – guitare (1992–1993)[6]
  • Jorge Fonseca (J.M. Tanngrisnir) – guitare (1993–1995)[6]
  • Sérgio Crestana – basse (1997–2003)[6]
  • Niclas Etelävuori – basse (2003–2006)[6]
  • Waldemar Sorychta – basse (2006–2007)[6]
  • Miguel Gaspar (Mike/Nisroth)batterie (1992-2020)

DiscographieModifier

Albums studioModifier

Autres AlbumsModifier

Démos et singlesModifier

  • 1992 - Morbid God Promo '92 - démo
  • 1993 - Anno Satanae - démo
  • 1993 - Goat on Fire - single
  • 1996 - Opium - single
  • 1997 - 2econd Skin - double single
  • 2003 - Everything Invaded - single

DVDModifier

  • 2008 : Lusitanian Metal

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en) Garry Sharpe-Young, Metal: The Definitive Guide, Jawbone Press, (ISBN 978-1-906002-01-5), p. 284.
  2. a et b (en) narfish, « Moonspell – Under Satanae », sur Prefix, (consulté le 27 novembre 2018).
  3. a et b (en) Stewart Mason, « Moonspell – Great Silver Eye [Bonus Tracks] », sur AllMusic (consulté le 27 novembre 2018).
  4. Emmanuël Hennequin, « Moonspell : 1755, en novembre », Obsküre,‎ 17 aouût 2017 (lire en ligne).
  5. Orion, « Moonspell : Irreligious », sur Aux Portes du Metal (consulté le 27 novembre 2018).
  6. a b c d e f g h i j k l m et n (en) « Moonspell », sur Encyclopaedia Metallum (consulté le 26 juillet 2016).
  7. (pl) « Moonspell's Biography » (consulté le 16 janvier 2006).
  8. « Moonspell - Anno Satanæ - Encyclopaedia Metallum: The Metal Archives », sur www.metal-archives.com (consulté le 1er mai 2020)
  9. (en) « Moonspell Biography », sur Rockul.info (consulté le 16 janvier 2006).
  10. « Moonspell - Under the Moonspell - Encyclopaedia Metallum: The Metal Archives », sur www.metal-archives.com (consulté le 1er mai 2020)
  11. « Moonspell - Wolfheart - Encyclopaedia Metallum: The Metal Archives », sur www.metal-archives.com (consulté le 1er mai 2020)
  12. (en) (en) « Allmusic review ».
  13. Entretien avec Fernando Ribeiro, http://www.noise-web.com/interviews/2001/0901_moonspell.htm
  14. « Moonspell », sur Metalsickness (consulté le 14 décembre 2013).
  15. Eternalis, « Chronique », sur Spirit of Metal, (consulté le 14 décembre 2013).
  16. « Chronique », sur Lesternels.
  17. (en) « Night Eternal », sur Metal Archives (consulté le 14 décembre 2013).
  18. (en) « MOONSPELL Frontman: We Are No Satanists », sur Blabbermouth (consulté le 6 juin 2014).
  19. « MOONSPELL (pt) - Lusitanian Metal (2008) », sur Metal-Impact (consulté le 14 décembre 2013).
  20. Moonspell : Entretien avec Fernando Ribeiro, 12 avril 2007, par Philippe Sliwa, http://www.radiometal.com/article/moonspell-entretien-avec-fernando-ribeiro,206
  21. (en) « Moonspell: new album title, other details revealed », sur Blabbermouth, (consulté le 26 juillet 2016).
  22. (en) « Metal By Numbers 5/16: Taking The Charts by Storm », sur metalinsider.net (consulté le 6 juin 2014).
  23. (en) « Metal By Numbers 5/23: Tenacious D Rize To The Top 5 », sur metalinsider.net (consulté le 6 juin 2014).
  24. « Fernando Ribeiro - Encyclopaedia Metallum: The Metal Archives », sur www.metal-archives.com (consulté le 8 janvier 2018)
  25. « Moonspell - Extinct », sur La Grosse Radio (consulté le 26 juillet 2016).
  26. « Alma Mater Records - Encyclopaedia Metallum: The Metal Archives », sur www.metal-archives.com (consulté le 1er mai 2020)
  27. « Moonspell - 1755 - Encyclopaedia Metallum: The Metal Archives », sur www.metal-archives.com (consulté le 8 janvier 2018)
  28. (en-US) « Moonspell - 1755 - RADIO METAL », RADIO METAL,‎ (lire en ligne, consulté le 8 janvier 2018)
  29. « Moonspell - Lisboa Under the Spell - Encyclopaedia Metallum: The Metal Archives », sur www.metal-archives.com (consulté le 1er mai 2020)
  30. « Moonspell - I'll See You in My Dreams - Encyclopaedia Metallum: The Metal Archives », sur www.metal-archives.com (consulté le 1er mai 2020)
  31. « Moonspell - Scorpion Flower - Encyclopaedia Metallum: The Metal Archives », sur www.metal-archives.com (consulté le 1er mai 2020)
  32. « Anneke van Giersbergen - Encyclopaedia Metallum: The Metal Archives », sur www.metal-archives.com (consulté le 1er mai 2020)
  33. Blabbermouth, « MOONSPELL Announces 'Hermitage' Album », sur BLABBERMOUTH.NET, (consulté le 19 novembre 2020)
  34. « Twitter », sur mobile.twitter.com (consulté le 7 juillet 2020)

Liens externesModifier