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Monts (Indre-et-Loire)

commune française du département d'Indre-et-Loire
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Monts.

Monts
Monts (Indre-et-Loire)
Vue du bourg depuis le pont sur l'Indre.
Blason de Monts
Blason
Monts (Indre-et-Loire)
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Monts
Intercommunalité Touraine Vallée de l'Indre
Maire
Mandat
Laurent Richard
2018-2020
Code postal 37260
Code commune 37159
Démographie
Gentilé Montois
Population
municipale
7 774 hab. (2016 en augmentation de 11,14 % par rapport à 2011)
Densité 285 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 41″ nord, 0° 37′ 31″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 99 m
Superficie 27,28 km2
Localisation

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Liens
Site web www.monts.fr

Monts (prononcé [mɔ̃]) est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

Sommaire

GéographieModifier

Localisation et communes limitrophesModifier

La commune de Monts se situe sur l'Indre à un peu plus de treize kilomètres au sud-sud-ouest de Tours[1], distance exprimée à vol d'oiseau. Dans la partie nord-ouest du canton de Monts, elle est rattachée à l'unité urbaine et au bassin de vie de Monts, mais à l'aire urbaine et à la zone d'emploi de Tours[I 1].

Géologie et reliefModifier

 
Carte géologique simplifiée de Monts[2].
  • Bourg
  • Limites communales
  • c4-6B : craie blanche (Turonien)
  • c4-6S : argiles à silex (Sénonien)
  • g1 : calcaire lacustre de Touraine (Sannoisien)
  • eP : grès à conglomérats (Tertiaire)
  • m3-p : sables et graviers du (Miocène)
  • Fx-y : alluvions de terrasses (Quaternaire)
  • Fz : alluvions récentes (Quaternaire)
  • Failles

Une succession de strates sédimentaires crétacées caractérise le sud du Bassin Parisien. À Monts, Ces formations géologiques n'affleurent que dans certaines vallées de cours d'eau où l'érosion les a mises à jour ; il s'agit alors de craie blanche dite « de Blois » (C4-6B) du Turonien ou d'argiles à silex sénoniennes (C4-6S). Plus généralement, ces strates se dégradent en grès à conglomérats siliceux (eP) sur les plateaux. Un peu plus tard, au Sannoisien, c'est cette fois du calcaire lacustre (g1) qui se dépose et qui donne son unité géologique à cette partie de la Touraine, la Champeigne, dont Monts occupe la partie ouest. Le calcaire lacustre présente à Monts des faciès très divers, allant de la meulière à la marne et intéresse surtout la partie est de la commune. Très localement, des placages de sables graveleux miocènes (m3-p) viennent recouvrir le calcaire lacustre. L'Indre dépose au Quaternaire de très larges zones d'alluvions, plus anciennes en terrasses (Fx-y) ou plus récentes en fond de vallée (Fz) en fonction de l'évolution de son cours. Au sud-est du chef-lieu communal, deux failles limitent une zone effondrée où le calcaire lacustre se retrouve à l'altitude des strates crétacées sous-jacentes[3],[4].

Le territoire affecte sensiblement la forme d'un triangle isocèle dont la pointe serait tournée vers le sud ; le chef-lieu communal « historique » est fortement décalé vers le nord-ouest par rapport au centre géométrique de ce triangle, que l'Indre traverse dans sa moitié nord. La superficie communale est de 2 728 ha, bien supérieure à la moyenne des communes de France qui s'établit en 2016 à 1 488 ha[5].

La commune de Monts repose sur un plateau entaillé par l'Indre et ses affluents. L'altitude maximale de ce plateau s'établit à 99 m au nord et au sud, alors que la vallée de l'Indre ne dépasse pas l'altitude de 50 m. Les pentes du plateau sont relativement douces, exception faite de deux éperons de confluence de l'Indre et de deux ruisseaux où la rupture de pente est importante[4].

HydrographieModifier

 
Réseau hydrographique de Monts.

La commune est traversée d'est en ouest par l'Indre (8,329 km). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 25,02 km, comprend un autre cours d'eau notable, le Montison (1,791 km), et sept petits cours d'eau pour certains temporaires[6],[7].

 
L'Indre à Monts.

L'Indre, d'une longueur totale de 279,4 km, prend sa source à une altitude de 453 m sur le territoire de Saint-Priest-la-Marche dans le département du Cher et se jette dans la Loire à Avoine, après avoir traversé 58 communes[8]. Les crues de l'Indre sont le plus souvent de type inondation de plaine[Note 1]. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon de l'Indre tourangelle[10], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Monts. Le débit mensuel moyen (calculé sur 14 ans pour cette station) varie de 4,51 m3/s au mois de septembre à 34 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 236 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 5,56 m ce même jour[11],[12]. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 2] et 2[Note 3] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [13],[14]. Sur le plan piscicole, l'Indre est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[15].

Le Montison, d'une longueur totale de 14,1 km, prend sa source dans la commune de Villeperdue et se jette dans l'Indre à Artannes-sur-Indre, après avoir traversé 5 communes[16]. Sur le plan piscicole, le Montison est également classé en deuxième catégorie piscicole[15].

En 2019, la commune est membre de la communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre qui est elle-même adhérente au syndicat d'aménagement de la vallée de l'Indre. Créé par arrêté préfectoral du suite aux crues historiques de décembre 1982 et janvier 1983, ce syndicat a pour vocation d'une part l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau par des actions de restauration de zones humides et des cours d'eau, et d'autre part de participer à la lutte contre les inondations par des opérations de sensibilisation de la population ou de restauration et d'entretien sur le lit mineur, et sur les fossés situés dans le lit majeur de l'Indre appelés localement « boires », et de l'ensemble des cours d'eau du bassin versant de l'Indre[17].

Sept zones humides[Note 4] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de l'Indre : de Monts à la la prairie du Breuil », « la vallée de l'Indre : du Viaduc TGV à la RD 86 », « les mares de Nétilly », « l'étang et la prairies du Petit Moulin », « la vallée de l'Indre : bourg et environs d'Artannes-sur-Indre », « la vallée du Ruisseau du Saint-Laurent » et « la vallée du Bois de Longue Plaine »[18],[19].

ClimatModifier

Article connexe : Climat d'Indre-et-Loire.

Comme l'ensemble des communes d'Indre-et-Loire, Monts bénéficie d'un climat tempéré océanique dit dégradé[20], caractérisé par des températures clémentes, même en hiver. Aucun mois n'est véritablement sec, les précipitations mensuelles moyennes étant toujours supérieures à 40 mm[21].

Les données météorologiques recueillies sur plusieurs années à Joué-lès-Tours, commune limitrophe de Monts, montrent une pluviométrie moyenne annuelle de l'ordre de 665 mm (entre 49 et 65 mm par mois) pour 165 jours de précipitations. La durée moyenne annuelle d'insolation s'établit à 1 821 heures (de 54 en décembre à 244 en juillet). La moyenne des températures minimales mensuelles n'est jamais négative et seuls 49 jours de gel par an sont enregistrés. La moyenne des températures maximales mensuelles reste modérée avec 24,7 °C en juillet. Les vents dominants soufflent du sud-ouest ou du nord-est[P 1].

Paysages naturels et biodiversitéModifier

La ZNIEFF de type I de la « pelouse du bois de la Bruère » abrite, sur une superficie d'un peu plus de cinq hectares une flore spécifique à ce biotope de pelouse calcaire sèche, dont des Orchidées sauvages. Ce type d'habitat tend à se raréfier dans ce secteur en raison d'un boisement naturel qui progresse[22].

  • Sites inscrits du « château et du domaine du Breuil » et de « la vallée de l'Indre »[23].

UrbanismeModifier

LogementModifier

Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Monts et l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2015[I 2],[I 3].

Le logement à Monts en 2015.
Monts Indre-et-Loire
Parc immobilier total (en nombre d'habitations) 3 175 315 335
Part des résidences principales (en %) 95,5 87,3
Part des logements vacants (en %) 3,4 8,2
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 77,8 59,1

Morphologie urbaineModifier

 
Evolution de l'urbanisation du bourg de Monts de 1958 à 2015.

Si le noyau urbanisé de Monts se trouve autour de l'église, au niveau de l'éperon rocheux de confluence entre l'Indre et d'un ruisseau affluent, plusieurs zones plus densément construites, sous le forme de villages-rue, s'étalent le long de la D 17 jusqu'au années 1960. C'est ensuite que les constructions, gagnant progressivement le sommet du coteau, assurent la jonction de ces noyaux plus anciens au sein d'une zone bâtie pourtant hétérogène et sans réelle unité. C'est ainsi, par exemple, que l'implantation de la nouvelle mairie dans un secteur nouveau ne traduit pas une continuité dans l'organisation urbanistique de la ville.

Risques naturels et technologiquesModifier

L'aléa relatif au phénomène de retrait-gonflement des argiles est directement lié à la nature des terrains affleurants : il est estimé au sud-est et à l'extrême nord plateau, ainsi que dans le fossé d'effondrement au sud-ouest de la ville, où le calcaire lacustre prédomine ; il est plus faible dans les autres secteurs de la commune, là où d'autres formations géologiques de surface sont observées (limons, alluvions)[24] La commune de Monts est soumise à un risque sismique faible (niveau 2 sur une échelle de 1 à 5)[25] ; les chroniques locales mentionnent toutefois plusieurs séismes ressentis dans la vallée de l'Indre[26],[27], le (intensité V ou VI, épicentre en limite du Poitou et de la Touraine)[28] et le (intensité V, épicentre en Touraine)[29].

Planification et projets d'aménagementModifier

Voies de communication et transportsModifier

 
Routes et voies ferrées de Monts.

Réseau routier et autoroutierModifier

La commune est desservie par l'autoroute A 10 Paris-Bordeaux ; la sortie no 24.1 Montbazon ou Sorigny est accessible par la D 84. En outre, au nord-est de Monts, un échangeur A10-A85 permet de rejoindre Angers à l'ouest ou Vierzon à l'est.

La D 84 suit la vallée de l'Indre d'Azay-le-Rideau jusqu'à Cormery eu au-delà. La D 84, vers le sud-est, permet de rejoindre Sorigny et la D 910. La D 84, vers le nord-est, gagne directement Joué-lès-Tours et l'agglomération tourangelle.

Réseaux de transports en communModifier

 
Gare de Monts.

La gare de Monts est située sur la Ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean via Tours et Poitiers. Elle est desservie par les TER Centre-Val de Loire, sous la marque Rémi depuis 2019.

Géré par la région Centre-Val de Loire et exploité par Transdev Touraine, le réseau Rémi, Réseau de Mobilité Interurbaine assure la desserte de la commune via la ligne I (Saché ↔ Monts ↔ Tours)[30].

Itinéraires cyclistes et pédestresModifier

L'« Indre à vélo » est un itinéraire touristique permettant aux cyclistes de découvrir le patrimoine des communes qui bordent la rivière, de Jeu-les-Bois à Azay-le-Rideau. Il traverse le territoire de Monts en empruntant le D 17[31].

Le « sentier de grande randonnée 46 » qui relie Toulouse à Tours parcourt notamment la vallée de l'Indre. Sur la commune de Monts, il emprunte un chemin courant sur le plateau nettement au sud de la vallée[32].

Toponymie et hydronymieModifier

 
Monts (limites communales modernes en jaune) sur la carte de Cassini.

Onomastique partielle du toponyme Monts[33] :


La première mention du lieu apparaît dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Paul de Cormery sous le terme De Monte et désigne un ensemble de hauteurs, dont certainement l'éperon de confluence proche du bourg[33].

Le Puis (ou Puy) de Monts, nom de l'éperon qui domine l'Indre et sur les pentes duquel est bâti le noyau le plus ancien de la ville, dérive directement du latin podium signifiant « lieu élevé »[35]. Le nom du domaine du « Breuil », qui désigne en ancien français un « bois enclos constituant une réserve de chasse », est dérivé du gaulois bro -gilo[36]. Le toponyme de « Ripault », plus anciennement orthographié « Ripaux », semble provenir du latin ripoe, lui-même issu de rip(a, ae) : « rive d'un cours d'eau » (l'Indre en l'occurrence)[37].

HistoireModifier

De la Préhistoire à l'AntiquitéModifier

Les vestiges préhistoriques et protohistoriques sont peu nombreux[38] ; une présence humaine est attestée au Paléolithique inférieur, de la céramique du Néolithique est retrouvée sur un site[39]. Aucun mégalithe n'est signalé à Monts, et aucun toponyme n'en évoque le souvenir[M 1]. Une hache bipenne en pierre polie, datée de la charnière entre le Néolithique et l'âge du bronze, est découverte dans une carrière au début du XXe siècle. Cet outil, qui a depuis disparu, semble provenir d'un atelier breton. La prospection aérienne et le diagnostic archéologique au sol mettent en évidence deux enclos protohistoriques[M 2].

Quatre sites antiques sont attestés : trois présentent d'importantes concentrations de céramique et sur le quatrième une villa est mise en évidence[39]. Plusieurs chemins anciens, voire antiques, traversent le territoire montois, dont l'un suit la rive gauche de l'Indre mais son tracé reste partiellement à identifier. Une autre continue à matérialiser la limite communale entre Monts et Sorigny[40],[M 3].

Moyen ÂgeModifier

Le creusement d'un souterrain-refuge, à l'aménagement sommaire, à la base du coteau sur la rive gauche de l'Indre, est peut-être consécutif aux invasions barbares du Haut Moyen Âge ; il constituerait alors le plus vieux vestige médiéval de Monts[M 4]. Des sarcophages, trouvés place Jacques-Drake, au sud de l'église, mais nom précisément datés, semblent indiquer la présence d'un cimetière lié à l'édifice cultuel à la charnière du premier et du deuxième millénaire[M 5]. Si, au Moyen Âge, le plateau au sud de l'Indre apparaît déjà mis en culture, la partie septentrionale du territoire semble encore dévolue à la forêt (partie occidentale de la forêt de Bréchenay)[M 6],[41].

Temps modernesModifier

 
Évolution de l'emprise de la poudrerie au fil des ans.

Après Henri IV, suit une longue période de paix intérieure et Monts. Le , Lavoisier, commissaire du roi, signe l'acte d'acquisition pour sa Majesté d'une ancienne tréfilerie qui venait de faire faillite au Ripault. Une poudrerie s'installe à la place sous la direction de Jean Riffault et, pendant cent cinquante ans, fournit aux armées françaises, de la poudre noire, puis de la poudre sans fumée, puis du pyroxyle.

Époque contemporaineModifier

 
Viaduc en pierre de Monts.

Seul grand événement au cours du XIXe siècle, la construction de la ligne ferroviaire de Paris à Bordeaux est un chantier gigantesque matérialisé par l'imposant viaduc de l'Indre enjambant la vallée sur 751 m. Cet ouvrage d'art est édifié de 1848 à 1850 et inauguré le par le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte[42].

Le , au château de Candé, le duc de Windsor, ex-Edward VIII (1894-1972), épousa l'américaine Wallis Simpson pour laquelle il avait renoncé au trône du Royaume-Uni le .

 
Stèle commémorative installée à l'entrée de l'ancien camp de la Lande.

La Première Guerre mondiale fait 43 victimes dans les rangs des soldats montois[43]. Pendant ce conflit, le moulin du Pont, à l'initiative de la propriétaire du domaine du Breuil, est transformé en centre de la Croix-Rouge française ; c'est le premier du département.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le camp de la Lande, l'un des camps construits à la fin de 1939 pour loger les ouvriers du Ripault et disposant de 26 bâtiments sur une superficie de 7,5 ha[44], est utilisé comme camp d'internement : il est occupé, à partir de 1940 alors qu'il est vide de ses occupants habituels, par des Juifs polonais évacués de Moselle puis refoulés de la région bordelaise. Ces derniers, transférés au camp de Drancy, puis vers Auschwitz en 1942 (14 survivants recensés pour 422 déportés), sont remplacés par plus de 300 femmes communistes de la région parisienne[45]. L’événement marquant de cette période est toutefois l'explosion accidentelle de la poudrerie le un peu après onze heures ; le bilan officiel de la catastrophe s'établit à 55 morts et 19 disparus, mais il est possible qu'une centaine de personnes aient en en définitive péri[46].

1962 marque la croissance spectaculaire de la commune avec l'implantation de ses deux grandes structures industrielles : le commissariat à l'Énergie atomique sur le site de la poudrerie du Ripault et les laboratoires pharmaceutiques Roger Bellon[47], rachetés par Recipharm en 2007 après plusieurs changements de propriétaires[48].

Politique et administrationModifier

 
Hôtel de ville.

Découpage administratifModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Du point de vue administratif, Mont est rattachée à l'arrondissement de Tours[49].

Du point de vue électoral, Monts est rattachée à la 3e circonscription de l'Indre-et-Loire[50]. Depuis le redécoupage cantonal de 2014, Monts est l'une des dix communes qui composent le canton de Monts ; elle en est le bureau centralisateur. Elle faisait auparavant partie du canton de Montbazon[51].

Depuis le et la suppression du tribunal d'instance de Loches, le tribunal d'instance de Tours est compétent pour l'ensemble du département. Toutes les juridictions intéressant Monts sont ainsi regroupées à Tours, à l'exception du tribunal administratif et de la cour d'appel qui siègent à Orléans[52], préfecture de la région Centre-Val de Loire.

IntercommunalitéModifier

Monts et vingt-et-une autres communes composent la communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre[53]. Jusqu'au , elle relevait de la communauté de communes du Val de l'Indre. Cette situation lui confère en outre un rattachement de fait au « Pays Indre et Cher », qui a pour mission de « coordonner diverses missions transversales confiées par les collectivités, dans les domaines de l’aménagement du territoire, de l’environnement, de l’économie et du patrimoine »[54]. Monts est également l'une des trente-six communes adhérant au syndicat d'aménagement de la vallée de l'Indre[55].

Tendances politiques et résultatsModifier

Élection présidentielle la plus récenteModifier

En 2017, au deuxième tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron (La République en marche), élu, a obtenu 68,56 % des voix et Marine Le Pen (FN), 31,44 %. Le taux de participation s'est élevé à 77,81 %[56].

Élection municipale la plus récenteModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de 29[57]

Lors des élections municipales de 2014, les 29 conseillers municipaux ont été élus à l'issue du premier tour ; le taux de participation était de 58,26 % %[58]. Ont obtenu :

Suffrages exprimés 3 218 29 sièges à pourvoir
Liste Tête de liste Tendance politique Suffrages Pourcentage Sièges acquis Var.
Monts avec vous Jacques Durand LDVG 1 265 39,31 %
5 / 29
- 19
Ma ville, Monts atout Valérie Guillermic LDVG 1 953 60,69 %
24 / 29
NL[Note 5]

Les listes Monts avec vous et Ma ville, Monts atout obtiennent respectivement un et cinq sièges au conseil communautaire.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
février 1790 1794 Pierre Pichard   Notaire royal
juillet 1794 1800 Jean Lebougre   Officier municipal
septembre 1800 1803 Pierre Pichard   Notaire royal
février 1803 1807 Jacques Bailby   Minotier
décembre 1807 1809[Note 6] Robert David    
juillet 1809 1812 Charles Épron    
14 décembre 1812 3 mai 1815 Maxime Pouget de Monsoudun   Propriétaire
juin 1815 novembre 1815 Charles Augustin Mourruau   Fermier
novembre 1815 1821 Jacques Bailby (fils)    
août 1821 1830 Claude Robin   Directeur de la poudrerie du Ripault
mai 1830 1831 Honoré Besnard    
novembre 1831 1834 Joseph Delaville le Roulx   Propriétaire
octobre 1834 1846 Armand Chapelain    
juillet 1846 mai 1871 Aimé Mourruau-Vaslin    
mai 1871 17 décembre 1879[Note 7] Joseph Delaville le Roulx (fils)   Propriétaire
23 février 1880 mai 1900 Jacques Drake del Castillo Droite Propriétaire, conseiller général (1883-1918), député (1893-1906)
20 mai 1900 20 mai 1904 Achille Rahard   Minotier
mai 1904 30 juin 1918[Note 8] Jacques Drake del Castillo URD Propriétaire, conseiller général (1883-1918), député (1893-1906)
décembre 1919 mai 1925 Jean Drake del Castillo URD Propriétaire, conseiller général (1919-1925)
mai 1925 mai 1929 Léon Habert    
mai 1929 1934 Julien Dubois    
août 1934 mai 1935 Léon Habert    
mai 1935 avril 1945 Charles Mercier   Médecin
avril 1945 mars 1959 Joseph Daumain    
mars 1959 juillet 1961 Léon Verseux   Officier du service des poudres
juillet 1961 mars 1989 Robert Prunier DVD Médecin, conseiller général (1970-1976)
mars 1989 mars 2008 Serge Viaud DVG Enseignant
mars 2008 mars 2014 Jacques Durand DVG Enseignant-chercheur
mars 2014 juin 2018 Valérie Guillermic DVG Employée
16 juin 2018[59] En cours Laurent Richard DVG Employé

Politique environnementaleModifier

Dans son palmarès 2018, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France attribue une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[60].

Finances localesModifier

Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de Monts, sur une période de dix ans[61] :

Capacité d'autofinancement (CAF) à Monts de 2008 à 2017
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 5 000 à 10 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Monts 148 146 163 157 179 201 137 149 183 187
Moyenne de la strate 155 163 184 200 190 177 165 171 179 179
 

CAF de Monts CAF moyenne de la strate

Depuis 2008, la capacité d'autofinancement de la commune[Note 9], toujours positive, est cependant inférieure à la moyenne de la strate pour sept exercices sur dix. Le fonds de roulement[Note 10], bien que positif, est presque toujours nettement inférieur à celui des autres communes de même taille et le résultat comptable[Note 11] s'écarte peu de la moyenne de la strate[61],[Note 12].

JumelagesModifier

En 2019, la commune de Monts est jumelée avec :

Population et sociétéModifier

Les habitants de Monts sont appelé les « Montois »[33].

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

La population de la paroisse de Monts fluctue entre 230 et 270 feux entre 1687 et 1787, dernière année où cette méthode de recensement « familial » est utilisée[64].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[65]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[66].

En 2016, la commune comptait 7 774 habitants[Note 13], en augmentation de 11,14 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1021 1251 2741 3431 1551 1781 2121 2971 205
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2091 3171 4091 4341 6521 5511 5221 5031 514
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4301 5021 5611 5821 4861 5151 6491 7842 129
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 0533 5064 4805 4216 2216 5146 9536 8957 697
2016 - - - - - - - -
7 774--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[67] puis Insee à partir de 2006[68].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Soldes de variation annuelle de la population de Monts
exprimés en pourcentages[I 4],[Note 14].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2010 2010 - 2015
Taux de variation annuel de la population   + 3,6 %   + 2,7 %   + 1,7 %   + 0,5 %   + 0,6 %   + 0,6 %
Solde naturel + 1,1 % + 0,3 % + 0,6 % + 0,5 % + 0,4 % + 0,4 %
Solde migratoire + 2,5 % + 2,5 % + 1,1 % + 0,0 % + 0,2 % + 1,7 %

Alors qu'elle n'augmente que très faiblement du début du XIXe siècle aux années 1960, la population montoise explose après cette date, quadruplant presque en l'espace de d'un demi-siècle. La reprise d'une partie du site du Ripault par le CEA en 1961 et l'implantation de l'industrie pharmaceutique sur une autre partie sont largement responsables de cette situation. L'Insee publie des statistiques détaillées sur les composantes de l'évolution démographique depuis 1968 ; ces données indiquent que pour Monts la croissance démographique est due en grande partie au solde migratoire positif, bien que l'influence du solde naturel ne soit pas négligeable, surtout au début des années 1970 et depuis 2010[Note 12].

Pyramides des âgesModifier

Pyramide des âges à Monts en 2015 en pourcentage[I 5].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,5 
6,0 
75 à 89 ans
7,9 
15,1 
60 à 74 ans
15,5 
22,7 
45 à 59 ans
21,8 
19,3 
30 à 44 ans
20,1 
15,1 
15 à 29 ans
13,8 
21,3 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2015 en pourcentage[I 6].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ans ou +
2,0 
7,6 
75 à 89 ans
10,3 
15,8 
60 à 74 ans
16,5 
19,9 
45 à 59 ans
19,2 
18,7 
30 à 44 ans
17,8 
18,8 
15 à 29 ans
17,7 
18,8 
0 à 14 ans
16,6 

Le pourcentage de la population communale âgée de plus de 45 ans s'établit en 2015 à 45,4 %, soit 1,1 point de plus que la moyenne départementale[I 7],[I 8]. La population montoise manifeste en outre une tendance au vieillissement, plus par un phénomène de « glissement » vers les tranches d'âge plus élevé que par l'arrivée de nouveaux habitants plus âgés[P 2].

SantéModifier

EnseignementModifier

 
Groupe scolaire Joseph-Daumain.

La commune de Monts dispose de quatre écoles primaires : l'école maternelle Beaumer, l'école maternelle et l'école élémentaire Joseph-Daumain, regroupées dans un même groupe scolaire, et l'école élémentaire Pierre-et-Marie-Curie[69]. Le collège du Val de l'Indre, à Monts[70], accueille les collégiens de la commune, mais aussi ceux d'Artannes et Pont-de-Ruan. La carte scolaire départementale prévoit en outre que leur scolarité se poursuive au lycée Jean-Monnet de Joué-lès-Tours[71]. Un service de transport scolaire est mis en place par la communauté de communes[72].

  • A.L.S.H (Accueil de Loisirs Sans Hébergement)
  • Halte-garderie : la Maison de l'éveil (située 14 Rue des écoles 37260 Monts, pouvant accueillir 20 enfants à Monts.)
  • Multi Accueil : 1,2,3 soleil (située Rue de la Tête Noire 37260 Monts, capable d'accueillir jusqu'à 35 enfants à Monts.)
  • C.L.S.H ( Centre de loisirs sans hébergement)

Sports et cultureModifier

Équipements collectifsModifier

  • Espace culturel Jean-Cocteau ;
  • Médiathèque intercommunale (ancienne mairie/école) ;
  • Stade des Griffonnes (terrain multi-sports et courts de tennis).

Manifestations culturellesModifier

Chaque début de juillet, la ville accueille plusieurs dizaines de milliers de festivaliers à l'occasion du plus grand festival de musique du département, le festival Terres du Son.

Depuis 1997, la commune de Monts organise le Salon des Jeunes Inventeurs et Créateurs, des jeunes de 10 à 25 ans présentent leurs innovations et participent au concours lié au salon. Il a lieu lors d'un week-end de printemps.

Médias et numériqueModifier

Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest consacre quelques pages de son édition Indre-et-Loire, Touraine Est, à l’actualité du canton de Monts. La commune de Monts édite annuellement un bulletin d'informations municipales. La chaîne de télévision TV Tours Val de Loire et la station de radio France Bleu Touraine relaient les informations locales.

La commune ne possède pas en 2019 de réseau à haut débit par fibre optique[73].

Culte catholiqueModifier

Le territoire de la commune dépend de la paroisse Saint-Brice au sein du doyenné de Loches lui-même partie de l'archidiocèse de Tours, au même titre que six autres doyennés[74]. L'église Saint-Pierre-aux-Liens accueille, en alternance avec d'autres églises de la paroisse, des offices dominicaux[75].

ÉconomieModifier

Revenus et fiscalitéModifier

En 2015, le revenu fiscal médian par ménage est de 38 679 €, alors que la moyenne départementale s'établit à 32 011 € et que celle de la France métropolitaine est de 32 409 €[I 9]. En 2015, le revenu disponible par ménage était de 22 377 € dans la commune[I 10] contre une moyenne de 20 710 € au niveau départemental[I 11]. Le taux de pauvreté est de 6,0 % des ménages fiscaux à Monts[I 12] alors qu'il s'établit à 12,5 % au niveau départemental[I 13].

EmploiModifier

Les deux tableaux ci-dessous présentent les chiffres-clés de l'emploi à Monts et leur évolution de 2010 à 2015[I 14],[I 15] :

Structure de la population active de Monts (37)
en 2010 et 2015.
Monts 2010 Monts 2015 Évolution
Population de 15 à 64 ans 4 521 4 808   + 6,3 %
Actifs (en %) 73,6 77,6   + 6,3 %
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 69,5 71,9   + 0,5 %
Chômeurs (en %) 5,7 5,1   -10,2 %
Évolution de l'emploi à Monts (37) en 2010 et 2015.
Monts 2010 Monts 2015 Évolution
Nombre d'emplois dans la zone 2 164 2 368   + 9,4 %
Indicateur de concentration d'emploi 59,7 67,3   - 3,5 %

Sur la période 2010-2015, la situation de l'emploi semble en amélioration à Monts, ce que traduisent les différents paramètres : les actifs sont plus nombreux, davantage d'entre eux ont un emploi et le chômage au sens de l'Insee recule. Le nombre d'emplois sur la zone a fortement augmenté mais, cette progression étant toutefois moins importante que celle du nombre d'actifs, l'indicateur de concentration d'emploi diminue mathématiquement[Note 12].

Tissu économiqueModifier

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'établissements[Note 15] implantés à Monts selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[I 16] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015.
Total % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 421 100,0 303 93 13 4 8
Agriculture, sylviculture et pêche 7 1,7 4 3 0 0 0
Industrie 29 6,9 15 10 0 2 2
Construction 69 16,4 41 23 3 2 0
Commerce, transports, services divers 248 58,9 190 50 5 0 3
dont commerce et réparation automobile 62 14,7 46 15 0 0 1
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 68 16,2 53 7 5 0 3
Champ : ensemble des activités.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Moulin du pont ou de la Croix-Rouge.
 
Façade XIXe siècle du château de Candé.

Patrimoine religieuxModifier

Châteaux et manoirsModifier

Le manoir de l'Ortière, construit au XVe siècle mais largement remanié au XIXe siècle, est partiellement inscrit au titre des monuments historiques en 1978[77].

Le Château de Candé est au cœur d'un vaste domaine. Au XIXe siècle, il est l'une des propriétés de la famille Drake des Castillo par Santiago, son fils Jacques puis son petit-fils Jean. Ce dernier le vend en 1927 au milliardaire Charles Bedaux qui le met en 1937 à la disposition du duc de Windsor et de Wallis Simpson pour leur mariage. Depuis 1974, le domaine est la propriété du conseil départemental d'Indre-et-Loire.

Le Château du Breuil, au sein d'un vaste parc de 125 ha dans un méandre de l'Indre, est construit à la fin des années 1870 dans le style néo-Renaissance après qu'un premier projet de reconstruction d'un manoir des XVe et XVIIe siècles, le Vieux-Breuil, a été abandonné en raison de la guerre de 1870. Dans le parc se trouvent, outre ce château et l'ancien manoir, deux moulins sur l'Indre et des communs. Le domaine est un site classé depuis 1965[78] et appartient à l'université de Tours[38].

  • Château de La Roche

MoulinsModifier

  • Moulin de Beaumer
  • Moulin du Breuil
  • Moulin des Fleuriaux
  • Moulin de la Croix-Rouge

Édifices et aménagements remarquablesModifier

  • Viaduc en pierre, pour voie ferrée, construit de 1848 à 1850, de 752 m de long, franchissant la vallée de l'Indre par 59 arches de 9,80 m d'ouverture et de 20 m de hauteur en moyenne.

Patrimoine gastronomiqueModifier

La commune est située dans l'aire d'appellation d'origine contrôlée du fromage Sainte-maure-de-touraine. Bœufs du Maine, rillettes de Tours et 120 types de vins peuvent prétendre à une indication géographique protégée s'ils sont produits sur le territoire communal[79].

Monts dans les artsModifier

Honoré de Balzac, qui a eu l'opportunité de visiter le château de Candé, en fait le théâtre de l'un de ses Cent Contes drolatiques, rédigés à partir de 1831[80].

Le tournage de la troisième saison de le série télévisée française Lazy Company s'effectue partiellement au château de Candé, début 2015[81]. C'est également au château de Candé que se déroule, à l'automne de la même année, le tournage d'une épisode du documentaire Secrets d'histoire consacré au destin de Wallis Simpson[82].

Personnalités liées à la communeModifier

Jacques Drake del Castillo (1855-1918), propriétaire du château de Candé, est maire de Monts (1180-1900 et 1904-1918), conseiller général du canton de Montbazon (1883-1918) et député d'Indre-et-Loire (1893-1906). Son nom a été donné à la place de Monts s'étendant au sud de l'église.

Charles Bedaux (1886-1944), homme d'affaires franco-américain, devient en 1927 propriétaire du château de Candé que sa veuve conserve jusqu'à sa mort en 1972.

Édouard VIII (1894-1972) et Wallis Simpson (1896-1986) se marient le au château de Candé que Charles Bedaux a mis à leur disposition pour l'organisation de cette cérémonie.

George Messier (1896-1933), ingénieur et homme d'affaires qui met au point le système des trains d'atterrissage aéronautiques et développe cette industrie, naît à Monts le .

HéraldiqueModifier

Les armes de Monts se blasonnent ainsi :

D'azur aux trois fleurs de lys d'or, au chef d'argent chargé d'une bordure dentelée de sable et d'une paire de ciseaux du même accostée des lettres M et R onciales aussi de sable [83].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Une inondation de plaine se produit lorsque le niveau d'un cours d'eau, généralement à la suite de fortes précipitations, monte progressivement jusqu'à l'envahissement du lit moyen, voire du lit majeur, pendant une période plus ou moins longue[9].
  2. Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  3. Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  4. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  5. Nouvelle liste en 2014.
  6. Robert David démissionne de ses fonctions en 1809.
  7. Joseph Delaville le Roulx meurt en cours de mandat.
  8. Jacques Drake del Castillo meurt en cours de mandat.
  9. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[62].
  10. Le « fonds de roulement », différence entre les financements à plus d'un an et les immobilisations, permet de combler le décalage entre l'encaissement des recettes et le paiement des dépenses[63].
  11. Le résultat comptable est la différence entre produits et charges de fonctionnement.
  12. a b et c Ces commentaires, ne résultant pas d'une analyse statistique des données présentées, n'ont qu'une valeur strictement indicative.
  13. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  14. En raison des valeurs arrondies à la première décimale fournies par l'Insee, les totaux peuvent paraître inexacts.
  15. Selon la définition de l' Insee, « l'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'entreprise[76]. »

RéférencesModifier

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  2. « Chiffres clés - Logement en 2015 à Monts » (consulté le 28 mai 2019).
  3. « Chiffres clés - Logement en 2015 en Indre-et-Loire » (consulté le 28 mai 2019).
  4. « POP T2M - Indicateurs démographiques » (consulté le 15 février 2019).
  5. « POP T3 - Population par sexe et âge en 2015 à Monts » (consulté le 30 mai 2019).
  6. « POP T3 - Population par sexe et âge en 2015 en Indre-et-Loire » (consulté le 15 février 2019).
  7. « POP T0 - Population par grandes tranches d'âges à Monts en 2015 » (consulté le 8 juin 2019).
  8. « POP T0 - Population par grandes tranches d'âges en Indre-et-Loire en 2015 » (consulté le 8 juin 2019).
  9. « Fichier FILO_DEC_COM Revenus déclarés par communes en 2015 » (consulté le 3 juin 2019).
  10. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2015 à Monts (37) » (consulté le 3 juin 2019).
  11. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2015 en Indre-et-Loire » (consulté le 3 juin 2019).
  12. « REV G1 - Taux de pauvreté par tranche d'âge du référent fiscal en 2015 à Monts (37) » (consulté le 3 juin 2019).
  13. « REV G1 - Taux de pauvreté par tranche d'âge du référent fiscal en 2015 en Indre-et-Loire » (consulté le 3 juin 2019).
  14. « EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité. » (consulté le 22 février 2019).
  15. « EMP T5 - Population Emploi et activité. » (consulté le 22 février 2019).
  16. « CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité à Monts (37) au 31 décembre 2015 » (consulté le 31 mai 2019).
  • Plan local d'urbanisme :
  1. « Rapport de présentation » [PDF] (consulté le 28 mai 2019), p. 69.
  2. « Rapport de présentation » [PDF] (consulté le 8 juin 2019), p. 12-13.
  • Monts et son passé. Synthèse historique, [l'auteur], 1980 :
  1. Maurice, Nos origines, p. 13.
  2. Maurice, Nos origines, p. 14.
  3. Maurice, L'époque romaine, p. 17-18.
  4. Maurice, Les temps barbares, p. 24-25.
  5. Maurice, La féodalité, p. 27.
  6. Maurice, La féodalité, p. 28.
  • Autres références :
  1. « Orthodromie entre Monts et Tours », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 28 mai 2018).
  2. « Carte géologique de Monts », sur Géoportail (consulté le 28 mai 2019).
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  4. a et b Couderc 1987, p. 554.
  5. Christophe Meunier, Géographie - Professeur des écoles - Oral, admission - CRPE 2017, Dunod, , 256 p. (ISBN 978-21007-5579-0, lire en ligne), p. 73.
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  8. « Fiche Sandre - l'Indre », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 4 février 2019)
  9. « Les inondations lentes », sur Observatoire régional de Risques majeurs en Provence-Alpes Côte d'Azur (consulté le 5 septembre 2017).
  10. Règlement SPC Loire-Cher-Indre, 23 décembre 2013, actualisé août 2015 (lire en ligne), p. 19
  11. « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  12. « Station hydrométrique K7522620, l'Indre à Monts », sur le site de la banque Hydro (consulté le 4 février 2019)
  13. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 1 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 4 février 2019)
  14. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 2 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 4 février 2019)
  15. a et b (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 4 février 2019)
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  36. Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, Paris, C. Bonneton, , 232 p. (ISBN 978-2-8625-3226-4), p. 47.
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Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Jean-Mary Couderc (dir.), Dictionnaire des communes de Touraine, Chambray-lès-Tours, CLD, , 967 p. (ISBN 978-2-8544-3136-0)
  • Jacques Maurice, Monts et son passé. Synthèse historique, Monts, [l'auteur], , 149 p.
  • Marie-Françoise Sassier, Candé entre rêve et réalité, Tours, Service des monuments et musées départementaux, , 175 p. (ISBN 978-2-9164-3406-3).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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