Montpezat-sous-Bauzon

commune française du département de l'Ardèche

Montpezat-sous-Bauzon
Montpezat-sous-Bauzon
L'église Notre-Dame-de-Prévenchère.
Blason de Montpezat-sous-Bauzon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Intercommunalité Communauté de communes Ardèche des Sources et Volcans
Maire
Mandat
Marie-France Fabreges
2020-2026
Code postal 07560
Code commune 07161
Démographie
Population
municipale
739 hab. (2018 en diminution de 17,34 % par rapport à 2013)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 47″ nord, 4° 12′ 26″ est
Altitude Min. 430 m
Max. 1 471 m
Superficie 27,23 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Aubenas
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Haute-Ardèche
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Montpezat-sous-Bauzon

Montpezat-sous-Bauzon est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

SituationModifier

Montpezat est située à la limite géographique et climatique entre le Bas-Vivarais et la montagne ardéchoise. Deux rivières traversent son territoire, la Fontaulière et son affluent la Pourseille. Le village est situé au cœur du parc naturel régional des Monts d'Ardèche. La commune de Montpezat-sous-Bauzon s’étend sur 27 km2 qui s’étagent de 409 mètres d’altitude, au niveau de la plaine de Champagne, à 1 471 mètres d’altitude au sommet du suc de Bauzon. Géologiquement, la localité compte cinq volcans :

  • La Gravenne, ancien cône strombolien de 806 mètres ;
  • Le Chambon, découpé jadis dans son socle pour extraire des pierres taillées pour la construction de certaines maisons du village ;
  • Le Suc de Bauzon, point culminant de Montpezat-sous-Bauzon à 1 471 mètres ;
  • La Vestide du Pal, un des plus grands cratères de maar européens ;
  • Le lac Ferrand, petit cratère de maar rempli par les eaux d’écoulement.

HydrographieModifier

La Fontaulière est l’exemple même de la rivière cévenole : capricieuse et imprévisible. Elle prend sa source à l’entrée du cratère de La Vestide du Pal et se jette 24 kilomètres plus bas au Pont-de-Labeaume, sous le château de Ventadour. Une randonnée est proposée à l’Office Tourisme pour découvrir une partie de cette vallée sauvage, sa flore et ses coins de baignade. Elle est aussi un lieu de rendez-vous de nombreux pêcheurs. La Pourseille née au hameau Pal et termine sa course cinq kilomètres plus bas par une chute de 32 mètres dans la Fontaulière, derrière le château de Pourcheyrolles.

Communes limitrophesModifier

Montpezat-sous-Bauzon est limitrophe de neuf communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Lieux-dits, hameaux et écartsModifier

  • Les Plantades
  • Chalias (de l’occitan « chalàs » ou « chalhàs » signifiant « gros rochers »).
  • Le Fau (de l’occitan « faux » désignant un « hêtre »).
  • Bouteille
  • Champagne
  • Montpezat-sous-Bauzon se trouve au départ de la Montée du Pal.

Volcanisme récent sur la communeModifier

On trouve sur la commune de Montpezat sous Bauzon pas moins de cinq volcans relativement récents.

On y trouve deux appareils stromboliens à Bauzon et à la Gravenne de Montpezat, trois maars à la Vestide du Pal, au Lac Ferrand et au Chambon. À la Vestide du Pal un appareil strombolien succède l'explosion ayant formé le maar.

Il s'agit d'un volcanisme particulièrement jeune puisqu'il s'étend entre −130 000 et −15 000 ans.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Montpezat-sous-Bauzon est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aubenas, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

ToponymieModifier

HistoireModifier

Depuis la préhistoire, le village de Montpezat s’est construit sur le sentier naturel qui conduit de la vallée du Rhône et du Bas-Vivarais vers les hauts plateaux ardéchois.

  • Axe de communication stratégique pour les Romains (Montée du Pal), il est devenu le passage obligé pour les muletiers qui, du XIIe au XVIIIe siècle vont faire transiter par cette voie toutes sortes de marchandises, entraînant la naissance d’une activité hôtelière et commerçante importante. En 1693 on recensait 65 auberges dans le bourg, sans compter celles, moins prestigieuses, des hameaux. Les pèlerins rejoignant Le Puy-en-Velay pour prendre le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle font halte eux aussi dans les auberges et dans les prieurés du village.
  • Activité artisanale également : meuniers, cordonniers, tisserands, boulangers, couteliers, maréchaux-ferrants, moulinages exercent leurs métiers au cœur d’une commune qui comptera jusqu’à 3 000 âmes en 1876 (Montpezat rivalisait alors avec Aubenas).

Avec la construction de la route de la Chavade, l’arrivée de l’automobile et l’abandon d’un projet de voie ferrée le village va voir sa population diminuer jusqu’en 1990 (voir graphique ci-dessous).

Mais les sites témoins de cette longue et riche histoire sont encore visibles :

  • le château de Pourcheyrolles ;
  • Monltlaur et la ville-basse ;
  • l’église de Notre-Dame-de-Prévenchères ;
  • le prieuré de Clastres ;
  • le calvaire ;
  • la voie romaine Jules-César ;
  • la béalière ;
  • les ponts ;
  • le chemin des Endettés ;
  • la pyramide surmontée de Notre-Dame-de-Bon-Conseil, la pietà devant laquelle Marie Rivier priait.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 1983 Évelyne Falgon SE  
mars 1983 mars 2001 Louis Teyssier SE Principal de collège
mars 2001 mars 2014 Albert Salomon Apparenté PCF  
mars 2014 En cours
(au 24 avril 2014)
Marie-France Fabreges[6] Apparenté EELV Retraité

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2018, la commune comptait 739 habitants[Note 3], en diminution de 17,34 % par rapport à 2013 (Ardèche : +1,94 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3502 1151 7782 1742 6122 7232 9022 8572 820
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5902 5752 5642 3472 5492 3032 2862 3392 112
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0191 9201 7961 5211 3501 3451 2311 0161 701
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
820693676649698634748764780
2013 2018 - - - - - - -
894739-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

La commune dépend de l'académie de Grenoble. Les élèves de Montpezat commencent leur scolarité à l'école primaire de la commune, qui compte trois classes (30 enfants en maternelles et 45 en élémentaire)[11]. Ils poursuivent au collège Joseph-Durand, à Montpezat (247 collégiens)[12],[13].

SantéModifier

CultesModifier

SportsModifier

ÉconomieModifier

AgricultureModifier

IndustrieModifier

Montpezat est dotée d’une centrale hydroélectrique EDF. Les eaux sont captées à plus de 1 000 mètres d’altitude sur le plateau ardéchois par deux barrages : celui de La Palisse sur la Loire (8,5 millions de mètres cubes) et celui du Gage sur le Gage et le Tauron (3,4 millions de mètres cubes). Ces réservoirs artificiels ont été mis en communication avec le lac naturel d’Issarlès (35 millions de mètres cubes). Une galerie de 17,5 km suivie d’une conduite forcée de 1,4 km amènent l’eau aux turbines de la centrale de Montpezat après une chute de 635 mètres.

La centrale est située sous la terre à 80 mètres de profondeur. Elle est composée de deux groupes à deux turbines de type Pelton à axe horizontal, de puissance unitaire de 60 mégawatts, et de deux alternateurs, d’une puissance de 65 mégavoltampères. La production annuelle d’électricité est de 300 millions de kilowattheures et est reliée au réseau national d’EDF.

Cette centrale, entièrement automatisée, est dirigée depuis Lyon.

Commerce et artisanatModifier

TourismeModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
D'azur à la montagne d'argent ; au chef d'or chargé de trois roses de gueules boutonnées d'or[14].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Direction départementale de l'Équipement, « Carte en relief de l'Ardèche avec limites communales », sur http://www.ardeche.equipement.gouv.fr, (consulté le 14 février 2011).
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  6. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 juillet 2015).
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  11. Fiche de l'école primaire à l'académie de Grenoble.
  12. Fiche du collège sur le site de l'académie de Grenoble.
  13. Site du collège.
  14. Armorial de France.