Ouvrir le menu principal

Montier-en-l'Isle

commune française du département de l'Aube
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Montier.

Montier-en-l'Isle
Montier-en-l'Isle
Vue aérienne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Bar-sur-Aube
Canton Bar-sur-Aube
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Bar-sur-Aube
Maire
Mandat
Martine Tournemeulle
2014-2020
Code postal 10200
Code commune 10250
Démographie
Population
municipale
240 hab. (2016 en augmentation de 21,21 % par rapport à 2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 42″ nord, 4° 39′ 49″ est
Superficie 10,55 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Grand Est

Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Montier-en-l'Isle

Géolocalisation sur la carte : Aube

Voir sur la carte topographique de l'Aube
City locator 14.svg
Montier-en-l'Isle

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montier-en-l'Isle

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montier-en-l'Isle

Montier-en-l'Isle (appelée familièrement Montier ou Mothé) est une commune française située dans le département de l'Aube, en région Grand Est.

GéographieModifier

ToponymieModifier

Le village est mentionné à partir du XIIe siècle sous le nom de Molindini de Insula. La notion d'île vient d'un ruisseau qui entourait un monastère avant de se jeter dans l'Aube. Le monastère avait été fondé sous les rois mérovingiens au VIIIe siècle, il n'y a plus de traces de ce monastère. Le village apparait également dans les archives ecclésiastiques[1],[2] sous différents noms successifs :

  • Insula subtus Barrum (1076-1089 et 1125-1152, prieuré de Montier-la-Celle) [Note 1]
  • Molendini de Insula (1084, abbaye de Molème) [Note 2]
  • Insula subtus Barrum super Albam (1086, cartulaire de Molesme) [Note 3]
  • Insula sub Barro (1101, abbaye de Molème) [Note 4]
  • Sancta Maria apud Insulam (1117, fonds Montièramey) [Note 5]
  • Monasterium in Insulâ propè Barrum super Albam (1232, fonds Notre Dame aux Nonnains) [Note 6]
  • Mothet (1232, fonds Clairvaux)
  • Monasteriam ad Insulam (1278, abbaye de Montiéramey)
  • Monstier en l'Isle (1369, fonds Saint-Maclou) [Note 7]
  • Moustier en Lile (1400, chapitre de Saint-Maclou)
  • Isles-sur-Aube (1615, terrier du duché de Beaufort)
  • Moté en Isle (1625, abbaye de Montiéramey)[3]
  • De Motensi in Insula (1665, Jacques Vignier, Chronicon Lingonensis, p. 94)
  • L'Ille-dessouz-Bar[4]
  • L'Isle-dessouz-Bar[4]

À partir du XVIIIe siècle, la commune fut appelée Mothé par défaut de prononciation. Les cartes de Cassini présentent ainsi jusque dans l'édition de 1815[5] la double appellation du village Monstier en Lisle et Mothé. L'Atlas de Trudaine présente en revanche l'évolution du nom sous sa forme contemporaine Montier en l'Isle dès son édition de 1780[6].

Depuis décembre 2009, les habitants et habitantes de Montier-en-l'Isle s'appellent les Montier-en-l'Illois et Montier-en-l'Illoise. Ce nom a été choisi par vote des habitants parmi les propositions de noms donnés par les villageois.

HistoireModifier

 
Extrait de l'Atlas de Trudaine où apparait le village de Montier-en-l'Isle.

Le comte Simon aurait fondé le prieuré de Montier-en-l'Isle entre 1075 et 1082, avec l'accord de Reynard, 52e évêque de Langres[7].

Vers 1380, le couvent de l'Ordre de Saint-Benoît situé sur l'île formée par l'Aube aurait été brûlé et ne fut pas rebâti, ont seulement été reconstruit les bâtiments ruraux et le prieuré. Depuis la construction primitive la rivière s'est éloignée du monastère et du village et ne les entoure plus de ses eaux[8].

En 1465, la seigneurie appartenait, par quarts, aux frères Artus et Jean de Moustier, à Philibert d'Ivory, à Pierre d'Ivory et à Gillequin d'Aigremont[9]. Le fief de Vantoux, aussi appelé La Court d'Esclance, représentait un quart de la seigneurie, sa maison seigneuriale étant sise dans la grande rue de Monstier-en-l'Isle ; le fief de Champfleury représentant un autre quart.

En 1503, Edmond de Gennes[10] et Pierre de Foribaulx[11] possèdent chacun une partie de la seigneurie de Montier-en-l'Isle. La portion de seigneurie de Pierre de Foribaulx est par la suite tenue par Jean de Balidas, Jean de Gand et Innocent de Yardin. À la mort d'Edmond de Gennes le 1er mars 1537 sa portion de seigneurie est répartie entre ses enfants, Marie, Charlotte et François mais en 1539 Marie et Charlotte cèdent à François de Gennes ce qui leur appartient, communément appelé la Cour d'Esclance[9].

Un résumé des possessions de l'abbaye de Montiéramey daté de 1625 mentionne le prieuré de Montier-en-l'Isle comme étant l'une de ses nombreuses dépendances[3].

En 1789, le village dépendait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection de Bar-sur-Aube et du bailliage de Chaumont.

La paroisse est incorporée en 1801 au diocèse de Troyes après la suppression par le pape Pie VII de l'ancien diocèse de Langres dont elle faisait jusqu'alors partie[1].

Les archives communales antérieures à 1814 ont disparu à la suite d'un incendie en 1814. Cet incendie pourrait être lié à la présence de troupes russes dans les bois d'Arsonval et Montier le 26 février 1814[12] après les affrontements entre les troupes napoléoniennes et russes lors des évènements de la Campagne des Six-Jours.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
?? 1829 De Lorne ?[13]    
1829 1846 Pierre Simonnot[13]    
1846 1870 Charles Isidore Simonnot[13]    
1870 1892 Nicolas Georget[13],[14]    
1893 1908 Jean-Baptiste Petit Armand[14]    
1908 1912 Théophile Collot[14]    
1912 1914 Siméon Tournemeullé[14]    
1914 après 1915 Eugène Bourguoin[14]    
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Bruno Mœurs    
2008 en cours Martine Tournemeulle DVD Chef d'entreprise

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2016, la commune comptait 240 habitants[Note 8], en augmentation de 21,21 % par rapport à 2011 (Aube : +1,62 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
369443449381405402428459452
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
426465448404384363394345314
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
281278269243236240229216188
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
181204180165206235209202236
2016 - - - - - - - -
240--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

En 2014, avec 236 habitants, Montier-en-l'Isle occupait le 244e rang en nombre d'habitants sur les 433 communes que compte le département.

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (23,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,5 % contre 48,7 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 51,5 % d'hommes (0 à 14 ans = 14,4 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 26 %, plus de 60 ans = 23,1 %) ;
  • 48,5 % de femmes (0 à 14 ans = 15,3 %, 15 à 29 ans = 10,2 %, 30 à 44 ans = 23,5 %, 45 à 59 ans = 24,5 %, plus de 60 ans = 26,5 %).
Pyramide des âges à Montier-en-l'Isle en 2008 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
7,7 
75 à 89 ans
10,2 
15,4 
60 à 74 ans
16,3 
26,0 
45 à 59 ans
24,5 
20,2 
30 à 44 ans
23,5 
16,3 
15 à 29 ans
10,2 
14,4 
0 à 14 ans
15,3 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2008 en pourcentage[20].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,5 
75 à 89 ans
10,3 
13,7 
60 à 74 ans
14,3 
21,2 
45 à 59 ans
20,6 
20,2 
30 à 44 ans
19,1 
19,0 
15 à 29 ans
17,1 
19,1 
0 à 14 ans
17,3 

ÉconomieModifier

Le Champagne : dix exploitations viticoles.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • L'église de Montier-en-l'Isle est classée au répertoire des monuments historiques pour ses pierres tombales datant du XVIe siècle et du XVIIe siècle. Ces dalles funéraires classée au titre d'objet sont celles de N. de Gennes datant de 1537, de son épouse N. de Sainte Brice datant de 1543 et de Edmond de Gennes datant de 1612. Il y a également une quatrième dalle funéraire plus récente qui n'est pas classée, il s'agit de celle d'Etienne Alexandre de Mosseron datant de 1769.
 
Église.
 
Détail de l'église.
  • Restes de l'ancien château éparpillés dans plusieurs maisons.
  • Ancien lavoir.

Personnalités liées à la communeModifier

Les deux familles, seigneurs du lieu et reposant en l'église sont les Mosseron d'Amboise et les Gennes qui portaient antérieurement le nom de la Cour d'Esclance.


SeigneurieModifier

  • Edmond de Gennes.

ReligieuxModifier

  • Jacques de Villemor, prieur de Montier-en-l'Ile vers 1517[22].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Île sous Bar-sur-Aube
  2. Moulin de l'île
  3. Île sur l'Aube sous Bar-sur-Aube
  4. Île sous Bar-sur-Aube
  5. Sainte Marie sur l'île
  6. Monastère sur l'île près de Bar-sur-Aube sur l'Aube
  7. Monstier : vieux mot signifiant monastère
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b Abbé Charles Lalore, Les anciens pouillés : des paroisses incorporées au diocèse de Troyes en 1801, Troyes, Imprimerie et lithographie E. Caffé, , 80 p. (lire en ligne), p. 48
  2. Théophile Boutiot, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique du département de l'Aube, Paris, Imprimerie nationale, , 230 p. (lire en ligne), p. 103
  3. a et b Charles Lalore, Collection des principaux cartulaires du diocèse de Troyes : Tome 7, Paris, E. Thorin, 1875-1890 (lire en ligne)
  4. a et b Le Moyen âge : bulletin mensuel d'histoire et de philologie, Paris, (lire en ligne)
  5. César-François Cassini de Thury, Carte générale de la France : n°81 Troyes nouvelle édition, (lire en ligne)
  6. Daniel-Charles Trudaine, Atlas de Trudaine pour la généralité de Châlons : Chemin de Vitry-le-François à Bar-sur-Aube, Paris, Ponts et Chaussées, , 10 p. (lire en ligne), p. 10
  7. Louis Chevalier, Histoire de Bar-sur-Aube, Bar-sur-Aube, (lire en ligne)
  8. Société académique de l'Aube, Annuaire Administratif et Statistique : du Département de l'Aube pour 1837, Troyes, Imprimerie de Bouquot, (lire en ligne)
  9. a et b Alphonse Roserot, Inventaire sommaire AD Aube : série E - Titres féodaux et papiers des familles ayant eu des liens avec l'Aube, Troyes, J. Brunard, (lire en ligne), p. 220
  10. Société académique de l'Aube, Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts du département de l'Aube, , 492 p. (lire en ligne), p. 145
  11. Société académique de l'Aube, Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts du département de l'Aube, , 492 p. (lire en ligne), p. 142
  12. Berger-Levrault et Cie, Revue d'artillerie : octobre 1888, Nancy, Berger-Levrault et Cie, , 592 p. (lire en ligne), p. 378
  13. a b c et d État civil des communes de l'Aube : Montier-en-l'Isle 1826 1860, Montier-en-l'Isle, 1826 1860
  14. a b c d et e État civil des communes de l'Aube : Montier-en-l'Isle 1890-1915, Montier-en-l'Isle, 1890 à 1915
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. « Évolution et structure de la population à Montier-en-l'Isle en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 février 2012).
  20. « Résultats du recensement de la population de l'Aube en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 février 2012)
  21. Ernest Petit, Société Académique de l'Aube - Généalogies Féodales : Les Sires de Villehardouin, Troyes, Imprimerie & Lithographie J.-L. Paton, , 71 p. (lire en ligne), p. 19
  22. Alphonse Roserot, Inventaire sommaire AD Aube : série E - Titres féodaux et papiers des familles ayant eu des liens avec l'Aube, Troyes, J. Brunard, (lire en ligne), p. 221