Montbellet

commune française du département de Saône-et-Loire

Montbellet
Montbellet
L'église Saint-Didier.
Blason de Montbellet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Hurigny
Intercommunalité Communauté de communes Mâconnais-Tournugeois
Maire
Mandat
Marie-Thérèse Drevet
2014-2020
Code postal 71260
Code commune 71305
Démographie
Gentilé Montbellois
Population
municipale
800 hab. (2017 en diminution de 1,11 % par rapport à 2012)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 28′ 34″ nord, 4° 52′ 22″ est
Altitude Min. 169 m
Max. 340 m
Superficie 19,78 km2
Localisation
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Liens
Site web montbellet.fr

Montbellet est une commune française située en Haut-Mâconnais dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.


Elle fait désormais partie du canton d'Hurigny, après avoir appartenu au canton de Lugny de 1790 à 2015.

GéographieModifier

Montbellet est une commune du Haut-Mâconnais traversée par la Bourbonne et divisée en hameaux. Elle s'étend des premières collines du Mâconnais à la Saône.

Bien que portant le nom de Fleurville, le pont éponyme se situe dans la commune (ainsi que dans celle de Pont-de-Vaux côté Ain).

Montbellet dispose de vignes dont la vendange est majoritairement vinifiée à la cave coopérative de Lugny. La commune dispose toutefois d'un vigneron indépendant : le Domaine Geoffroy-Talmot[1].

À noter : à la limite des communes de Lugny et de Montbellet, sur le territoire de Lugny, à proximité du moulin Chevalier (Lugny) et en contrebas du hameau de Thurissey, sont encore visibles, de nos jours, plusieurs bornes de pierre armoriées solidement fichées en terre et remontant au Moyen Âge, sculptées d'un côté (ouest) des billettes et quintefeuilles du blason des seigneurs de Lugny et, de l'autre (est), des trois tours crénelées composant le blason des seigneurs de Montbellet (famille de La Tour de Montbellet)[2]. Ces bornes ont vraisemblablement été taillées et placées entre 1367 et 1464[3].

Communes limitrophesModifier

  Uchizy  
Lugny
Burgy
N Saint-Bénigne (Ain)
O    Montbellet    E
S
Viré, Fleurville Pont-de-Vaux (Ain)

HydrographieModifier

Plusieurs cours d'eau traversent le territoire de Montbellet, le principal d'entre eux étant la Bourbonne, affluent de la rive droite de la Saône.

Prenant sa source à Lugny, au pied de la montagne du Château, la Bourbonne coule d'ouest en est, traversant successivement le territoire des communes de Lugny et de Montbellet avant de se jeter dans la Saône, près du hameau de Saint-Oyen.

L'eau de la Bourbonne actionnait autrefois une douzaine de moulins, ce qui fait de cette rivière l'un des premiers cours d'eau de Saône-et-Loire par la densité de ses moulins[4]. Citons, parmi les principaux, le moulin Burdeau, le moulin Vallerot, le moulin Brûlé[5] et le moulin Guillet (devenu moulin Chevalier dans la seconde moitié du XXe siècle) sur le territoire de la commune de Lugny, le moulin des Essarts, le moulin Jouvent et le moulin Bourbon sur celui de Montbellet.

La source de cette rivière – dite « source des Eaux bleues » – alimentait autrefois en eau les fossés du château de Lugny.

 : fondation du Syndicat intercommunal des eaux du Haut-Mâconnais, auquel appartiennent Montbellet et neuf autres communes (Lugny, Burgy, Clessé, Viré, Saint-Maurice-de-Satonnay, Vérizet, Bissy-la-Mâconnaise, Péronne et Cruzille), rejointes le par Plottes, Chardonnay et Uchizy (puis par Farges et Grevilly en 1938 et par Saint-Gengoux-de-Scissé, Azé et Igé après-guerre).

ToponymieModifier

HistoireModifier

 
Armes de la maison de Montbellet.

Époque gallo-romaineModifier

Au lieu-dit les Plantes se trouvait une grande villa[6].

Un gisement de poterie se trouve à 1,5 km à l'est de cette villa, au lieu-dit les Grandes Varennes (au sud du hameau de Saint-Oyen), à l'est de la N6 et à 1,5 km de la Saône à hauteur du gué de Jean-de-Saône[6]. Il a été daté du Ier au IIe siècle[7].

Moyen ÂgeModifier

Berceau des seigneurs de la maison de Montbellet.

RévolutionModifier

Fin juillet 1789 : épisode de la Grande Peur en Mâconnais. Le château de Marfontaine, propriété de Giraud de Montbellet, seigneur du lieu, est dévasté par les Brigands, de même que celui de Mercey, propriété d'Émilien Noly, syndic trésorier des États du Mâconnais. Parmi d'autres brigands arrêtés, le Montbellois Bénigne Poizat, tonnelier au hameau de Buffières, âgé de 51 ans, est pendu à Tournus le 14 août[8].

XXe siècleModifier

A Saint-Oyen a longtemps fonctionné une école de hameau (construite en 1902)[9].

À compter du , Montbellet (via son hameau de Thurissey), fut desservi par le train, suite à l'inauguration ce jour-là de la ligne de chemin de fer à voie étroite Mâcon-Fleurville via Lugny (ligne qui fonctionna, pour le trafic quotidien des voyageurs, jusqu'en 1931[10],[11].

1993 : fondation de la communauté de communes du Mâconnais-Val de Saône (avec Fleurville et Viré). À cette première communauté de communes a succédé, le 1er , la Communauté de communes du Mâconnais - Val de Saône, ayant son siège à Lugny et résultant de la fusion de trois intercommunalités (celles du Haut-Mâconnais, de la Haute-Mouge et du Mâconnais-Val de Saône).

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Marie-Thérèse Laguette    
mars 2008 en cours Marie-Thérèse Drevet    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

Les habitants de Montbellet s'appellent les Montbellois.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2017, la commune comptait 800 habitants[Note 1], en diminution de 1,11 % par rapport à 2012 (Saône-et-Loire : -0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3321 3931 4641 3681 4221 5321 5391 5371 479
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4991 3701 3411 2691 2021 1961 2101 0781 024
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0251 0311 020923935882821841784
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
692612545615621654756784801
2017 - - - - - - - -
800--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

 
La chapelle de la commanderie Sainte-Catherine, au hameau de Mercey.
  • L'église Saint-Didier de Montbellet (en partie romane). Cette église faisait partie, initialement, d’un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Claude dans le Jura et qui avait pour annexe la chapelle de Saint-Oyen, saint jurassien. On peut observer, à l’intérieur de cette priorale, trois étapes successives de construction. De l'époque romane (XIIe siècle), il reste la travée sous clocher avec coupole octogonale sur trompes, portée sur deux arcs latéraux qui permettent le passage du plan rectangulaire au plan carré. De l'époque gothique date le chœur, qui est de la fin du XIIIe siècle ou début XIVe, à chevet plat, qui est profond de deux travées ; il est voûté d’ogives chanfreinées, que sépare un fort arc doubleau au cintre légèrement brisé. Enfin, du début du XVIIIe siècle, date la nef rectangulaire, agrandie en 1702. Bâtie sur un sol en pente, elle présente une particularité remarquable : une assez forte déclivité d’ouest en est.
  • Au hameau de Mercey : la chapelle templière du XIIIe siècle. Vestige d'une commanderie (Commanderie Sainte-Catherine). Elle comporte « trois travées de nef épaulées par des contreforts, chevet plat et structures d'ogives, comme à Islands. Mais, tapissant les parois intérieures du vaisseau [devenu simple remise], court une galerie de figures peintes de saints et de saintes, (...) inexplicablement inachevées et marquées encore de leurs lignes de construction. (...) L'imagination rêve ...» une série de peintures murales dont l'exécution pourrait avoir été interrompue au moment de la suppression de cet Ordre par Philippe-le-Bel. Pour le moment rien n'infirme ni ne confirme cette supposition[16].
 
L'entrée du pont de Fleurville.

JumelagesModifier

En vertu de son hameau Saint-Oyen, Montbellet est jumelé depuis 2002 avec les communes suivantes :

CulteModifier

Montbellet appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux en Mâconnais, paroisse qui a son siège à Lugny (avec le père Bernard Blondaux pour curé) et qui regroupe la plupart des villages du Haut-Mâconnais.

C'est en 1939 que la paroisse de Montbellet fut rattachée à celle de Lugny pour le culte (suite à la création de la communauté pastorale de Lugny, fondée à l'initiative de monseigneur Joseph Robert)[20]. Ce rattachement faisait suite au départ de l'abbé Élie Bachelet (1900-1973), dernier curé de Montbellet, nommé cette année-là par l'évêque d'Autun à la cure de Saint-Vallier[21].

Personnalités liées à la communeModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • « La ronde des « Brigands » en Haut-Mâconnais », Vive 89, 1990. Ouvrage collectif de cent quarante-cinq pages édité par l'association ayant organisé en 1989 dans le canton de Lugny les festivités du bicentenaire de la Révolution française : ouvrage traitant de la révolte des Brigands en Haut-Mâconnais en 1789

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. « Vins de Bourgogne », Les pages consacrées aux producteurs de vin, sur le site internet du bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB).
  2. Jean Combier, « Les bornes armoriées dans l'histoire du Mâconnais », Images de Saône-et-Loire, no 176,‎ , p. 19-22.
  3. Source : Armorial des communes, données consultables sur le site internet des Archives départementales de Saône-et-Loire.
  4. Source : Pierre Ponsot, « Cartographie des moulins de Saône-et-Loire au 19e siècle », Images de Saône-et-Loire, no 63,‎ , p. 5-7.
  5. Également dénommé moulin de la Maigrette, et dont il ne reste pas la moindre trace.
  6. a et b [Bourguignon & Barthélemy 2012] Jean-Paul Bourguignon et Daniel Barthélemy, « La céramique commune sombre gallo-romaine en val de Saône. Entre grise et rouge » (Actes de la table ronde organisée à Lyon les 2 et 3 février 2009 à la Maison de l'Orient et de la Méditerranée), MOM Éditions, no 60 « Les céramiques communes dans leur contexte régional : faciès de consommation et mode d'approvisionnement »,‎ , p. 221-234 (lire en ligne [sur persee]), p. 224.
  7. Bourguignon & Barthélemy 2012, p. 225.
  8. « La ronde des « Brigands » en Haut-Mâconnais », Vive 89, 1990. Ouvrage collectif de cent quarante-cinq pages édité par l'association ayant organisé en 1989 dans le canton de Lugny les festivités du bicentenaire de la Révolution française.
  9. Alain Dessertenne, Les écoles de hameaux en Saône-et-Loire, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 145 de mars 2006, pages 14 à 18.
  10. Source : « Les petits tacots sont morts... Que vivent les petits tacots ! », article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 20 de décembre 1973 (pages 29 et 30).
  11. Cette ligne s’imposa progressivement comme un moyen de transport commode des voyageurs et des marchandises et son petit train, vite adopté sous le nom de « Tacot de Fleurville », connut un succès ininterrompu jusqu’à sa disparition dans les années 1930, effectuant plusieurs allers-retours quotidiens. Outre des voyageurs, le Tacot transportait du vin, du charbon, du bétail, du bois ou de la pierre de taille. Il se composait de deux ou trois voitures de voyageurs, d’un fourgon à bagages et d’un wagon de marchandises. Au sujet de cette ligne, lire : « Le Tacot de Fleurville », article de Pierre Laffont paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 92 (hiver 1992-1993), pp. 9-15.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  16. Raymond Oursel dans « Un conflit de tendances ; les églises des templiers » de la revue Archeologia no 27, mars-avril 1969, p. 35.
  17. L’ouvrage actuel succéda à un pont suspendu en « fil de fer » construit en 1835 (trois travées et platelage de bois sur des piles de maçonnerie), qui avait lui-même succédé à un bac, comme l’atteste cette délibération enthousiaste du 18 décembre 1831 du conseil municipal de Lugny, chef-lieu de canton, demandant à ce que le projet de construction soit autorisé : « Ce pont serait d’une grande utilité pour le canton dont les vins se transportent en majeure partie à Pont-de-Vaux et dont les habitants s’approvisionnent en céréales et autres objets qui ne se trouvent pas dans le canton. Les crues fréquentes de la Saône rendent ces communications tantôt dangereuses, tantôt impossibles et font, par ce fait, grands torts aux habitants du canton qui voient leurs récoltes totalement suspendues. De plus le conseil trouve que les tarifs pratiqués sont acceptables, et même moins chers que ceux perçus par les conducteurs du bac de Fleurville. » (source : archives municipales de Lugny).
  18. Chapelle qui, par acte du signé Noirot, notaire à Lugny, fut donnée à la commune de Montbellet par ses propriétaires, consistant en trente-sept propriétaires indivis (vendue comme bien national, elle avait été achetée à l'État le , pour la somme de 2 196 francs). Au sujet de cette chapelle, lire : « La chapelle prieurale de Saint-Oyen, hameau de Montbellet », article de Jacques David paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 160 de décembre 2009 (pages 8 à 11).
  19. « Le château de Mercey, demeure d'un général d'Empire et de sa descendance », article de René Rémond paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 183 de septembre 2015, pages 5 à 7.
  20. Frédéric Lafarge, Monseigneur Joseph Robert (1898-1987), Une communauté missionnaire en Mâconnais : Lugny, Les Foyers communautaires et l'Amicale des anciens élèves de l'école « La Source », Lugny, 2019 (ISBN 978-2-9570533-0-8).
  21. « Le clergé de Lugny […] est dans la peine d’avoir perdu un si bon voisin, et aussi dans celle de ne pouvoir dignement le remplacer ! Car toutes ses paroisses : Montbellet, Farges, Uchizy, Vérizet-Fleurville, Viré, leur sont échues, comme s’ils en manquaient déjà ! ». Source : L'Écho paroissial de Lugny-en-Mâconnais, février 1939, page 1. Il sera plus tard curé-archiprêtre de Beaurepaire-en-Bresse et vicaire-économe de Saillenard.
  22. René Rémond, Le château de Mercey, demeure d'un général d'Empire et de sa descendance, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 183, septembre 2015, pages 5 à 7.