Montauville

commune française du département de Meurthe-et-Moselle

Montauville
Montauville
Église Sainte-Marie-Madeleine.
Blason de Montauville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Intercommunalité Communauté de communes du bassin de Pont-à-Mousson
Maire
Mandat
Pascal Fleury
2020-2026
Code postal 54700
Code commune 54375
Démographie
Gentilé Montauvillois, Montauvilloises [1]
Population
municipale
1 078 hab. (2019 en diminution de 5,69 % par rapport à 2013)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 06″ nord, 6° 01′ 18″ est
Altitude Min. 193 m
Max. 376 m
Superficie 16,19 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Pont-à-Mousson
(banlieue)
Aire d'attraction Pont-à-Mousson
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pont-à-Mousson
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Montauville
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Montauville
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Montauville
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Montauville

Montauville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Les habitants de Montauville s'appellent les Montauvillois et Montauvilloises.

La commune de Montauville est située sur les côtes de la Moselle, dans la partie ouest du parc naturel régional de Lorraine. Elle est bordée au sud par la forêt de Puvenelle, à l’ouest par le plateau de Haye et au nord par le Bois le Prêtre où de violents combats se sont déroulés durant la Première Guerre mondiale.

Le territoire communal se compose principalement de forêts pour 66 % de sa surface, de terres cultivées pour 20 % et de quelques prairies. On y trouve même des pelouses calcaires qui abritent une flore riche : asters, orchidées, anémones…

Il est en outre coupé par trois vallées où coulent les ruisseaux de la fontaine du Père Hilarion, de la fontaine des Corbeaux et de la fontaine des Cerfs qui se rejoignent à l’entrée du village pour former le ruisseau du Grand Rupt.

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Montauville est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Pont-à-Mousson, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[5] et 23 586 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pont-à-Mousson dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 16 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (67,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (67,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58,6 %), terres arables (24,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8,8 %), cultures permanentes (4,7 %), zones urbanisées (3,1 %), prairies (0,8 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

ToponymieModifier

HistoireModifier

La présence de débris de tuiles et de briques en mosaïque fait croire à la présence d’un village gallo-romain au-dessus de son implantation actuelle, le long de l’ancienne voie romaine de Pont-à-Mousson à Saint-Mihiel.

Au Moyen Âge, le village était alternativement sous la domination des comtes de Bar et de couvents. Sa population se composait de bûcherons et de cultivateurs (vigne et houblon).

Montauville fut rayé de la carte au XVIIe siècle ; en raison de la peste et de la guerre de Trente Ans ses habitants s’étaient réfugiés à Pont-à-Mousson.

En raison des nombreuses sources situées sur la commune, il y avait autrefois un établissement d’hydrothérapie qui fut abandonné au milieu du XIXe siècle.

Montauville reste particulièrement marqué par la Première Guerre mondiale en raison des offensives puis de la guerre des tranchées qui se déroula au Bois-le-Prêtre.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Vers 1860 juillet 1905 Jules Brice PN Agriculteur
Député de Meurthe-et-Moselle (1893-1905)
Conseiller général du canton de Pont-à-Mousson (1889-1905)
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 28 mai 2020)
Pascal Fleury[12],[13]
Réélu pour le mandat 2020-2026
  Ancien employé

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2019, la commune comptait 1 078 habitants[Note 3], en diminution de 5,69 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,38 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
337404403459480544543595594
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
594605634716675658680686708
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
726690478646661675666650700
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
7938469511 0781 0921 1461 1621 1671 086
2019 - - - - - - - -
1 078--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Cimetière militaire du Pétant.

Lieux de mémoire de la Grande guerreModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Camille Chemin et Édouard Pillet. Ces deux soldats du 37e régiment d’infanterie coloniale sont fusillés près de Montauville pour désertion le . Il s’agit d’un malentendu. En effet, les sacs laissés par les fantassins pendant une attaque ayant été pillés, les deux hommes sont désignés pour les garder afin d’éviter les vols. En , lors d’une attaque commandée par un nouveau capitaine, celui-ci les considère comme disparus au front alors qu’ils sont à l’arrière avec les sacs. Le 37e RIC fait ensuite mouvement et Chemin et Pillet réintègrent le régiment. Le colonel les considère comme déserteurs et les deux soldats sont traduits le devant un conseil de guerre et fusillés dès le lendemain. Ils sont réhabilités en 1934.
  • Jean de Lattre de Tassigny. Le , lors d'un combat à cheval contre une patrouille de uhlans bavarois, le lieutenant de dragons de Lattre, après avoir tué l'officier, est blessé par la lance d'un uhlan et chute de cheval. Il est ramené à Montauville et allongé dans la ferme des époux David. Il y demeure jusque dans la nuit du 15 au 16 où il est transporté vers Pont-à-Mousson et caché dans une cave[18].

HéraldiqueModifier

  Blason
Tranché au premier de sinople au chef d’argent à trois lances d’or brochant sur le tout, au deuxième d’or à la bande de gueules chargée de trois alérions d’argent.
Détails
Le premier quartier évoque la bataille du Bois-le-Prêtre qui a eu lieu pendant la première guerre mondiale sur le territoire de Montauville. Les lances symbolisent l’arrêt de l’avancée ennemie grâce à la bravoure et au courage de l’armée française. Le second quartier indique que la commune est en terre lorraine.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. https://www.habitants.fr/meurthe-et-moselle-54
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Pont-à-Mousson », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  13. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  18. Bernard Destremau, De Lattre, Flammarion, 1999.