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Selon Harold Innis, les monopoles du savoir (c'est-à-dire, de l'information généralement) sont le produit de l'hostilité qui s'installe entre les médias à biais temporel et ceux à biais spatial, lorsque l'une des traditions marginalise l'autre. Ceux qui, dans une société donnée, contrôlent le savoir par l'entremise des technologies dominantes contrôlent aussi la réalité, en ce qu'ils sont en mesure de définir quel savoir est légitimé. De la sorte, les monopoles du savoir encouragent la centralisation du pouvoir[1]. Cette idée anticipait le développement de l'Internet.

NotesModifier

  1. (fr) Anciens messagers, nouveaux médias : l'héritage d'Innis et de McLuhan, une exposition de musée virtuelle à Bibliothèque et Archives Canada