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Une grande monnaie de pierre du village de Gachpar.

La monnaie de pierre[1],[2], en yap du Nord rai ou fai en yap du Sud[réf. nécessaire], est un système monétaire propre aux îles Yap, décrit par Cora Lee C. Gilliland[3], puis par Gregory Mankiw, professeur à l'Université d'Harvard[4].

Les pierres de Yap sont de grosses pierres rondes semblables à des meules, comportant un trou en leur milieu, et dont la taille peut aller de 0,8 à 4 m de diamètre[3]. Elles sont taillées dans un matériau natif composé d'aragonite et de calcite. Répertoriées, elles sont au nombre de 6 600 exemplaires et uniquement destinées aux gros achats. Pour le reste, on utilise des dollars américains.

Ce système empêche l'inflation car la quantité de monnaie est limitée et le vol quasi impossible.

Brisées, ces pierres n'ont plus aucune valeur aux yeux des autochtones. Les habitants de Yap, pour ne pas risquer de les casser pendant un transport périlleux, laissent les plus lourdes au même endroit et notent mentalement à qui la pierre appartient[5].

Sommaire

Notes et référencesModifier

  1. « La roue de pierre de Yap », Les clés de l'éco, sur Citéco (consulté le 11 août 2017).
  2. « L'île à la monnaie de pierre », sur Antisophiste (blog) (consulté le 11 août 2017).
  3. a et b (en) Cora Lee C. Gilliland, The Stone Money of Yap : A Numismatic Survey, Smithsonian Institution Press, coll. « Smithsonian studies in history and technology » (no 23), , 75 p. (lire en ligne).
  4. N. Gregory Mankiw (trad. Jihad C. El Naboulsi), Macroéconomie [« Macroeconomics »], Louvain-la-Neuve, De Boeck, coll. « Ouvertures économiques », , 7e éd. (1re éd. 1998), xxiii-769 p. (ISBN 9782807301474 et 2807301479, OCLC 992152513), étude de cas n° 6.2.
  5. Art Pine, « Fixed Assets, or Why a Loan in Yap is Hard to Roll Over », The Wall Street Journal, 29 mars 1984, p. A1.

Voir aussiModifier