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Monique Iborra

femme politique française
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Monique Iborra
Illustration.
Fonctions
Députée de la 6e circonscription de la Haute-Garonne
En fonction depuis le
(12 ans, 1 mois et 1 jour)
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
18 juin 2017
Législature XIIIe, XIVe et XVe
Groupe politique SRC (2007-2016)
SER (2016-2017)
LREM (depuis 2017)
Prédécesseur Hélène Mignon
Biographie
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Maison-Carrée (Algérie)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste (jusqu'en 2016)
EM/REM (depuis 2016)[1]
Conjoint Manuel Iborra
Enfants Jean-Philippe et Sophie

Monique Iborra, née le à Maison Carrée (Algérie), est une femme politique française, membre du Parti socialiste (PS) puis de La République en marche ! (LREM). Elle est députée de la Haute-Garonne depuis 2007.

Sommaire

BiographieModifier

Formation et carrière professionnelleModifier

Après un baccalauréat en philosophie, elle obtient le diplôme de sage-femme, métier qu'elle exerce pendant huit ans. Enseignante à l'école de sage-femme, elle dirige la maternité de l'hôpital La Grave à Toulouse pendant dix ans, puis elle devient chargée de mission à la direction départementale de l'action sanitaire et sociale. Fondatrice de la Fédération nationale des associations de sages-femmes, elle en assure la présidence pendant cinq ans.

Carrière politiqueModifier

Élue localeModifier

Monique Iborra est adjointe au maire de Lévignac-sur-Save entre mars 1989 et juin 1995, puis conseillère municipale de Muret du au .

En mars 2004, elle est élue au Conseil régional de Midi-Pyrénées dont elle est première vice-présidente chargée de l'emploi, de l'insertion, de la formation professionnelle, de l'apprentissage et de la politique de la ville du au .

DéputéeModifier

Membre du Parti socialiste, elle est élue députée dans la 6e circonscription de la Haute-Garonne pour la XIIIe législature le [2], en battant, au deuxième tour, Françoise de Veyrinas (UMP) avec 55,10 % des suffrages. Elle succède ainsi à Hélène Mignon (PS) qui ne se représentait pas. Elle est réélue le dans la même circonscription, avec 65,49 % des suffrages.

Mediacités révèle en octobre 2017 que lors de la campagne législative de 2012, Monique Iborra s'attache les services de la société de communication de sa fille, Sophie Iborra ; ainsi, 27 688,13 euros (soit près de 55 % de ses dépenses de campagne) lui sont versés. Sophie Iborra souligne auprès des journalistes avoir « facturé en dessous des prix du marché […] il n'y a pas eu d'enrichissement ». Après sa victoire et jusqu'en 2017, la députée emploie sa fille comme attachée parlementaire, jusqu'à sa démission début mars 2017, « dans la foulée des révélations du Canard enchaîné sur le passé de collaboratrice parlementaire de Pénélope Fillon » et avant le vote la loi pour la confiance dans la vie politique qui introduit l’interdiction de certains emplois familiaux pour les parlementaires[3],[4].

Elle fait partie de la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, et membre de la Délégation aux outre-mer. Elle est également vice-présidente du groupe d'études sur l'Industrie aéronautique, membre des groupes d'études antisémitisme, enjeux du vieillissement et professions de santé et coordination sanitaire. Elle est par ailleurs membre du groupe des parlementaires de l'espace, secrétaire du groupe d'amitié France-Brésil et membre des groupes d'amitié France-Croatie et France-Israël[5].

Au sein du Parlement, elle s'intéresse à l'emploi[6],[7], à la formation professionnelle, à la santé et à la dépendance.

En juillet 2016, elle est exclue du Parti socialiste[8] pour une durée de deux ans avec six mois de sursis pour ne pas avoir soutenu la candidate du parti, Carole Delga, lors des élections régionales dans la nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Elle avait préféré soutenir Philippe Saurel, maire de Montpellier.

Elle parraine Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle de 2017[9] et intègre le comité politique national du mouvement En marche ![10]. Candidate pour un nouveau mandat sous l'étiquette La République en marche !, elle se place en tête au premier tour avant d'être réélue au second avec 55,87 % face au candidat de La France insoumise Patrick Jimena[11].

En juillet 2019, à l'occasion de la remise en jeu des postes au sein de la majorité, elle se porte candidate à la présidence de la commission des Affaires sociales[12].

Notes et référencesModifier

  1. « La députée Monique Iborra exclue du PS : "un coup de Carole Delga" », sur JDD, (consulté le 6 juillet 2016).
  2. « Mme Monique Iborra : Assemblée nationale », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 31 octobre 2016)
  3. Sylvain Morvan et Jean-Luc Ferré, « Comptes de campagne : les bonnes affaires familiales de la députée Iborra », Mediacités,
  4. « Emploi familial, campagne de 2012 : une députée LREM (et ex-PS) épinglée », nouvelobs.com, 10 octobre 2017.
  5. Assemblée Nationale, « Mme Monique Iborra - Haute-Garonne (6e circonscription) - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 31 octobre 2016)
  6. « N° 1107 - Rapport d'information de Mme Monique Iborra déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission des affaires sociales, en conclusion des travaux d'une mission d'information sur Pôle emploi et le service public de l'emploi », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 31 octobre 2016)
  7. « N° 2264 tome V - Avis de Mme Monique Iborra sur le projet de loi de finances pour 2015 (n°2234) », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 31 octobre 2016)
  8. « Monique Iborra, exclue du PS, riposte : « Je suis candidate aux législatives » | Politic Region Plateforme #citoyens #elus #Occitanie », sur www.politicregion.fr (consulté le 31 octobre 2016)
  9. [1]
  10. Pascal Pallas, « Primaire de la gauche : qui soutient qui, à Toulouse et en Haute-Garonne », sur actu.cotetoulouse.fr, Côté Toulouse, (consulté le 29 mars 2017).
  11. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  12. Clément Pétreault, « L'Assemblée nationale et le bal des ambitieux », sur lepoint.fr, (consulté le 13 juillet 2019).

Liens externesModifier