Monique Haas

musicienne française

Monique Haas est une pianiste française, née à Paris le , et morte dans la même ville le (à 77 ans). Elle était spécialiste notamment de compositeurs de musique du XXe siècle (parmi lesquels Debussy, Ravel, Enesco et Bartók) .

Monique Haas
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Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Conservatoire national supérieur de musique et de danse (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Conjoint
Autres informations
Genre artistique

BiographieModifier

Fille de l'ingénieur chimiste Louis Haas, elle entre au Conservatoire de Paris en , dans la classe supérieure de Lazare Lévy d'où elle sort avec d'un premier prix en 1927. Elle reçoit l'enseignement de Charles Tournemire (musique de chambre), de Maurice Emmanuel (histoire de la musique) et de Suzanne Demarquez (harmonie). Elle est ensuite également l'élève, en privé, de Rudolf Serkin à Riehen, puis de Robert Casadesus et de Georges Enesco.

Elle donne son premier concert en 1928 dans un récital Beethoven, Chopin, Ravel et Fauré, mais elle est surtout considérée comme une pianiste de l'avant-garde. Elle est surtout liée aux compositeurs de l'École de Paris, dont son mari Marcel Mihalovici (ami, entre autres, du philosophe et musicologue Vladimir Jankélévitch) était partie prenante, aux côtés de Bohuslav Martinů, Alexandre Tcherepnine, Alexandre Tansman, Conrad Beck et Tibor Harsanyi.

Monique Haas assure la création de plusieurs œuvres contemporaines, comme les trios de Khatchatourian et de Staempfli, des pièces de Pisk, d'Albert Roussel, Martinů, Neugeboren, Jolivet. Elle donne Les Noces de Stravinsky sous la direction d’Hermann Scherchen (1935), et joue des pièces de Berg, Journeau, Manziarly, les Variations de Webern (op. 27) au moment où celles-ci étaient fort peu connues.

En raison de leur origine juive, son mari et elle doivent se réfugier à Cannes pendant la Seconde Guerre mondiale[1].

Sa carrière la conduit jusqu'en Australie, en passant par les États-Unis (invité par Munch à Boston en 1960 et le par Paul Paray à Detroit (Bach et Ravel), la Chine, l'URSS et l'Arménie, la Pologne (1946), la Roumanie où elle enregistre avec Ion Voicu les sonates pour violon de Prokofiev et Milhaud. Monique Haas était compagnon de route du Parti communiste français depuis ses années de résistance, sans en être membre.

Elle laisse un grand nombre d'enregistrements d'œuvres de Ravel, Mozart (concertos), Debussy (Préludes, Études, Pour le piano), Bartók, Hindemith et Mihalovici.

Après avoir donné des masters class au Mozarteum de Salzbourg, elle est professeur au Conservatoire de Paris pendant trois années, de 1967 à 1970.

Discographie complèteModifier

Piano soloModifier

  • Bach, Concerto italien en fa majeur, Bwv 971 (, Decca / Tahra TAH 629)
  • Bartók, Sonatine (1949, DG)
  • Chopin, Études opus 10 nos 3 & 5 (1959, DG)
  • Couperin
    • Le Tic Toc Choc ou Les Maillotins (, Decca)
    • Les Barricades Mystérieuses (, Decca)
  • Debussy
    • Œuvres pour piano (2CD Warner/Erato)
    • Douze études pour piano, livre I & II (1951, DG)
    • Préludes, livre I & II (1962-63, DG)
    • Études pour le piano : Étude pour les huit doigts (1949, DG)
    • Pour le piano : Toccata (1949, DG)
    • Pour le piano (Prélude, Sarabande, Toccata) (, Tahra Tah 567)
    • Préludes, livre I : La fille au cheveux de lin (1949, DG)
    • Préludes, livre II : Feux d'artifice (1949, DG)
  • Haydn
    • Sonate pour piano en fa majeur, Hob.16:23 (1959, DG)
    • Sonate pour piano en mi-bémol majeur, Hob.16:52 (1959, DG)
    • Arietta et variations, Hob.17:3 (1959, DG)
    • Fantaisie en ut majeur, Hob.17:4 (1959, DG)
  • Mihalovici
    • Ricercari, op. 46 (1941, DG)
    • Sonate pour piano, op. 90 (1972, Erato) Son dernier enregistrement
  • Rameau, Les Cyclopes (, Decca / Thara TAH 629)
  • Ravel
  • Roussel, Trois pièces, op. 49 (1949, DG)
  • Schumann, Fantasiestücke, op. 12 (1955, DG)
  • Tcherepnine, Œuvres pour clavier : Huit préludes op. 9, Vœux op. 39b, Huit pièces op. 88, Sonate pour piano no 2 op. 94 (Aulos)

Quatre mainsModifier

  • Mozart, Sonates Kv 358, 381 & 448 - avec Heinz Schröter (1955 & 1957, DG)

AutreModifier

  • Wyschnegradsky, Ainsi Parlait Zarathoustra, opus 17 pour quatre pianos en quart de ton - Monique Haas, Ina Marika, Edouard Staempfli, Max Vredenburg, pianos, Dir. Ivan Wyschnegradsky (1938, Éditions de l'Oiseau-Lyre)

Musique de chambreModifier

  • Ravel, Sonate pour violon et piano - avec Max Rostal, violon (1958, DG)
  • Mihalovici, Sonate pour violon et piano no 2, op. 45 - avec Max Rostal, violon (1958, DG)

Avec orchestreModifier

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier