Moncale

commune française du département de la Haute-Corse

Moncale
Moncale
Vue du village de Moncale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Calvi
Intercommunalité Communauté de communes de Calvi Balagne
Maire
Mandat
Jean-Baptiste FILIPPI
2020-2026
Code postal 20214
Code commune 2B165
Démographie
Gentilé Moncalais
Population
municipale
332 hab. (2019 en augmentation de 13,31 % par rapport à 2013)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 30′ 38″ nord, 8° 50′ 10″ est
Altitude Min. 79 m
Max. 522 m
Superficie 7,09 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Calvi
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Calvi
Localisation
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Moncale

Moncale est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève d'Olmia, en Balagne.

GéographieModifier

Moncale se trouve en Balagne. Elle est l'une des quatorze communes du canton de Calvi et l'une des quatorze mêmes communes composant la Communauté de communes de Calvi Balagne.

SituationModifier

Moncale est une petite commune située au sud-est de Calvi, enclavée dans celle de Calenzana dont elle possède en indivision 1/6e du territoire. De ce fait, elle possède une partie de la forêt indivise de Calenzana – Moncale[1], vaste forêt communale, u Valdu di Bunifatu, qui ne couvre pas même une partie de son territoire. Elle est, comme Calenzana, propriétaire indivise du barrage de l'Argentella, entièrement situé sur la commune de Galeria.

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

La commune se situe dans la « Corse granitique », à l'ouest du sillon dépressionnaire central de l'île, sillon étroit constitué pour l'essentiel de terrains sédimentaires secondaires et tertiaires qui coupe l'île du nord-ouest au sud-est, depuis l'Ostriconi jusqu'au Solenzara. Son sol est granitique sur la majeure partie du territoire.

Ce territoire est représenté par une petite plaine ouverte vers l'ouest et enserrée par ailleurs par de courtes chaînes de moyennes montagnes :

  • au nord, par des collines dont le plus haut sommet est U Capu di Piedi Mezzani (331 m - Calenzana) ;
  • à l'est, par d'autres collines dont le sommet qui atteint 408 mètres domine le village. Entre ces collines, se situe le col de Neraghja (283 m) franchi par la route D51.
  • au sud, par une arête de la chaîne montagneuse qui encercle Calenzana, avec Monte Calzolu (534 m) le plus haut sommet de la commune.

HydrographieModifier

 
La Figarella en aval du pont de la D 51.

La plaine est arrosée par le ruisseau de Vignali[2] qui va grossir le ruisseau de Pelliciani[3] (Calenzana) peu avant sa confluence avec la Figarella, fleuve côtier tributaire du golfe de Calvi, au lieu-dit a Foce au nord du camping Dolce Vita. Ce torrent, qui descend de la Spasimata, délimite le territoire de la commune sur une partie de son cours, depuis le pont de la Figarella (« à cheval » entre les communes de Calenzana et de Moncale) au sud, jusqu'à la passerelle au Nord.

Climat et végétationModifier

Moncale bien que ne possédant pas de façade maritime, bénéficie d'un climat méditerranéen aux écarts thermiques faibles dû à la proximité de la mer. Son territoire en forme de cuvette, protégé du vent d'ouest dominant, lui confère des températures douces. Les étés chauds et secs, augmentent les risques d'incendie en fin de saison. La plaine morcelée, où les parcelles sont en jachère, sont des pâturages pour les éleveurs de bovins et d'ovins. Les hauteurs à l'alentour du village sont plantées essentiellement d'oliviers. Plaine et coteaux qui bordent la commune à l'est, étaient il n'y a pas encore longtemps, plantés de vignes.

Voies de communication et transportsModifier

Accès routiersModifier

 
Pont de la Figarella (route D 51).

Moncale est traversée par la D 51, une petite route départementale sinueuse qui part de Calenzana pour rejoindre la D 81, route reliant Calvi à Ajaccio par le littoral.

Aux abords, et dans le village, plusieurs sentiers muletiers "i chjassi" - utilisés comme tels jusqu'au début des années soixante - sont en cours de réhabilitation. Certains, balisés, comme la Boucle de Santa Lucia, ont vocation de sentier de découverte. On citera, entre autres, le chemin de Moncale à Calvi, le chemin de Moncale à Galéria.

TransportsModifier

Moncale est distant de[4] :

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Moncale est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Calvi, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].

 
Au centre du village, mairie, église et monument aux morts.

Le village construit en terrasses en plein est, de part et d'autre de la route départementale, est entouré d'oliviers dont certains séculaires. Les principaux hameaux sont I Terrazzoni, I Zucchesi et Pelliciani, à l'ouest de la commune. Les habitations s'étagent autour de l'église paroissiale ; elles présentent des façades austères avec de rares balcons, crépies et sont couvertes de tuiles rouges.

Il est situé proche d'à peine un kilomètre de celui de Calenzana et à une dizaine de kilomètres de l'aéroport international de Calvi Sainte-Catherine. Proche de Calvi réputé pour la cherté de son foncier, Moncale se développe de nos jours harmonieusement avec de nouvelles villas au hameau de I Terrazzoni.

Aux abords du village, généralement sur les hauteurs, des aires aménagées (l'aghja) sont encore visibles ; certaines, dallées, sont en parfait état de conservation. Sur ces sites, nommés a tribbiatoghja (plus spécifiquement « aire de battage »), on retrouve souvent u tribbiu, grosse pierre arrondie de granit munie d'un anneau de métal ou creusée d'une gorge, attachée à une chaîne et destinée à battre le grain dans l'aire de battage[10]. Les deux sites de a Tribbiatoghja et de i Teghjali (au sud-est) ont servi jusqu'à une époque récente de carrières pour la finesse de leurs granites. On peut encore y déceler des traces laissées par les coins de bois creusés dans la pierre, parfois en suivant une ligne en demi-cintre. Le bois mouillé, en gonflant faisait éclater la pierre selon la forme et la dimension voulues par le carrier.

Deux réservoirs d'eau alimentent le village, le premier à l'ouest du village, au lieu-dit "Petra Santa" le second, au sud-est du village, en bordure du chemin de Moncale à Galéria au lieu-dit "I Teghjali".

Occupation des solsModifier

 
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (77,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (77,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (75,1 %), prairies (9,6 %), zones agricoles hétérogènes (8,2 %), zones urbanisées (4,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,7 %), cultures permanentes (0,1 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

ToponymieModifier

Le nom en corse de la commune est u Mucale /u muˈgalɛ/. Ses habitants sont les Mucalacci.

Moca signifie lentille en italien, du latin muca (lentille, tache), et le suffixe ale est employé pour désigner un lieu[13].

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Plusieurs sites de Moncale sont reconnus dater du Néolithique. Près du Lucu (le bois sacré), un rocher A Rocca Pagana porte des traces de cupules votives. Les lieux dits "Petra Cinta" ou "Petra Santa" peuvent avoir pour origine l'existence de dolmens. Sur les hauteurs du village, des artefacts témoignent d'une occupation humaine permanente.

AntiquitéModifier

À l'est du village, dans le quartier des Corroyeurs, U Curralinu, la découverte d’alênes confirme la présence d'ateliers où étaient fabriquées les loricæ, armures de cuir, destinées à la garnison romaine de Calensani. À l'ouest, la plaine de Pelliciani a conservé dans son nom l'origine des peaux utilisées par les artisans du cuir.

Moyen ÂgeModifier

L'existence de Moncale (il Mocale) est attestée depuis 1303. Dans les archives de la Congrégation des Religieuses de l'Assunta de Moncale, il est retrouvé trace d'une demande faite par les religieux franciscains auprès de Boniface IX, qui obtinrent de Rome l'indulgence plénière du Saint Rosaire in articulo mortis pour toutes les sœurs de cette congrégation.

Au moment de la formation de la pieve d'Ulmia ou Olmia, vers 1330, sous l'administration du sgiò[Note 3] Pietro, un certain nombre de villages se sont unis pour former le village de Calenzana (Calensani), d'autres ont constitué le village de Mocale : U Campusiligu, E Scupuline, E Crucichje et E Cuntee. Toutefois, en raison de dissensions politiques, Mocale s'est séparé pour un temps d'Olmia pour se placer en vassalité du Comte de Pino, Guido di Savello, de Curbaia, lui-même feudataire des Cinarchesi. La limite qui séparait la Balagne "di quà" de la Balagne "di là" était située au gué de la Morta, sur les terres du signor Gianbattista Marini de Calenzana. S'y trouvaient une bâtisse où se réunissaient les chefs des populations des deux Balagnes pour discuter d'affaires communes et un tribunal commun, l'Arringu, ainsi qu'il ressort de vieilles cédules d'huissiers.

La Balagne "di là", de Moncale à U Sià, comptait une quarantaine de villages. Quatre ponts permettaient d'accéder à la Balagne "di là" : deux situés à E Foghje, un à Sant Antone et le dernier à A Porta Vechja.

Les trois familles fondatrices de Moncale sont : la famille Maraninchi, vraisemblablement originaire de la Marana, à l'embouchure de la Figarella, dont la demeure comtale, A Cuntea, se dressait sur les hauteurs du village actuel. Du "château" qui a disparu, Daniel Istria a pu restituer les fondations dans son ouvrage "Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse – XIe – XIVe siècle", Éditeur Piazzola 2005. Par souci d'économie, les pierres ont servi à l'édification des maisons du village. Mais on peut encore voir sur le piton rocheux une pierre de seuil et une citerne creusée dans le sol ; la famille Dary (ou Darj ou Darii) qui occupait une crête plus à l'est, E Scupuline, sous les contreforts du Capu à e Vache, faisant face au château des Maraninchi ; et la famille Alfonsi sur les hauteurs de E Crucichje, en contrebas de E Scupuline.

Les archives de la famille Dary mentionnent que Moncale fut érigée en paroisse (église de Santa Margarita) et en commune distincte de Calenzana, en 1367 sous le prêtre Dario Dary. La première chapelle de Moncale, Santa Margarita, surplombant la plaine de Novale, était située à proximité des derniers lacets menant au col de Neraghja. Une seconde église, placée sous le vocable de San Tumà, a été érigée non loin de l'actuel ancien cimetière. Le col, A Bocca di a Neraghja (littéralement le col de la noirceur), trouve son origine dans le fait qu'en arrivant de la plaine de la Paratella, lumineuse, largement ouverte sur la baie de Calvi, on aborde le village de Moncale en débouchant sur la plaine de Calenzana, obscure, enfermée dans le cirque montagneux du Montemaiò et du Montegrossu.

Au XVIe siècle, la pieve d'Olmia comptait environ 1 250 habitants vers 1520. Les lieux habités étaient Calensani et Mucale. Calinzana constituait la principale agglomération de la piève d'Olmia, devant son nom à un culte antique pour l'orme, arbre alors sacré[14].

Les temps modernesModifier

Au début du XVIIIe siècle, l’abbé Francesco Maria Accinelli relatait que la pieve di Pino qui comprenait : Moccale (249 hab.), Calenzana (1 615 hab.) et Monte Maggiore (552 hab.), était dans la juridiction de Calvi[15]. Un "dénombrement" entrepris par Choiseul en 1769 mentionne que le village de Mochalo compte 283 habitants et 728 chèvres. Après la capitulation de la Balagne devant les troupes françaises en , le Comte de Vaux ordonne la destruction des villages insoumis. Moncale est ravagé et brûlé. En , Moncale qui s'est reconstruit, refuse toujours de se soumettre. Le village est une nouvelle fois saccagé puis brûlé en représailles par les troupes du général Sionville. Celui-ci commettra d'autres exactions en Corse notamment dans le Niolo (« Histoire des pendus du Niolu »). (voir aux Archives de la Corse, la série C 118, 120 pièces).

  • 1768 - Le . Par le Traité de Versailles, l'administration militaire de la Corse est confiée "à titre provisoire" par la République de Gênes au Roi de France qui s'engage à la pacifier et à la restituer moyennant remboursement par la Sérénissime République des frais occasionnés par la campagne militaire. L'interprétation ambiguë de ce traité laisse croire, depuis, à une cession monnayée de la Corse à la France.
  • Moncale se trouve dans la pieve de Monte Grosso.
  • 1789 - , la Corse est intégrée au Royaume de France. Dès , la République de Gênes conteste cette annexion.
  • 1790 - Avec la Révolution française est créé le département de Corse avec Bastia comme préfecture.
  • 1793 - An II. La Convention divise l'île en deux départements : Golo (l'actuelle Haute-Corse) dont fait partie Moncale, et Liamone (l'actuelle Corse-du-Sud) sont créés. La pieve de Monte Grosso devient par décret de la Convention du , le canton de Montegrosso faisant partie du département du Golo. La commune porte le nom de Moncale. Elle intègre le canton de Montegrosso, dans le district de Calvi.
  • 1801 - Sous le Consulat[Note 4], la commune garde le nom de Moncale, est toujours dans le canton de Montegrosso, dans l'arrondissement de Calvi et le département du Golo.
  • 1811 - Les départements du Golo et du Liamone sont fusionnés pour former le département de Corse.
  • 1828 - Moncale passe dans le canton de Calenzana (chef-lieu Calenzana)
  • 1869 - Dans la nuit du 20 au , une violente tempête ravage le village. Des ruisseaux transformés en torrents ont emporté cultures, maisons, et troupeaux.

Époque contemporaineModifier

  • 1954 - Le canton de Calenzana est formé avec les communes de Moncale, Calenzana, Zilia, Manso, Galéria, Cassano, Montemaggiore et Lunghignano.
  • 1975 - L'île est à nouveau scindée en deux départements. Moncale se trouve en Haute-Corse.
  • 2005 - Épargnée par le terrible incendie de Calenzana, la commune a conservé ses oliviers.
  • 2010 - Moncale a été l'une des premières communes à se doter d'un columbarium.
  • 2011 - Création par la société Héliomed, sur une surface de 7 ha, d'une ferme photovoltaïque.
  • 2012 - En mai, le Conseil municipal a adopté un blason aux armes de Moncale : "d'azur à la fasce ondée d’argent, au château crénelé, maçonné de sable, ajouré et ouvert du champ, à trois besants d’or en pointe. L'écu timbré d'une couronne comtale est soutenu à dextre par un rameau de chêne et à sénestre par un rameau d'olivier, et la devise «Nemo me necat»"[16].
  • 2014 - Par décret du , La commune est rattachée au canton de Calvi.

ÉconomieModifier

La faible économie locale repose sur l'agriculture. La culture des oliviers qui produit une huile de qualité, le miel de maquis et le pastoralisme constituent l'essentiel de la petite économie locale. Le fromage produit est du type Calinzanincu.

La vigne a complètement disparu du paysage.

Depuis 2011, la commune de Moncale a confié à la société Héliocorse2 l'exploitation d'une ferme photovoltaïque de sept hectares, au lieu-dit « Alzetta » à l'ouest de la commune.

Politique et administrationModifier

 
Bâtiment abritant la mairie et l'école communale.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Rien avant
12 Vendémiaire an IX
(4 octobre 1800)
       
Vendémiaire an IX
(octobre 1800)
1814 Luigi Maraninchi    
1814 1818 Gian-Battista Darj    
1818 1818 Gian-Tomaso Bianconi    
1819 1830 Pietro Maraninchi    
1830 1836 Luigi Maraninchi    
1836 1839 Luigi Dary    
1839 1840 Ghilfuccio Maraninchi    
1841 1862 Giuseppe-Maria Maraninchi    
1862 1870 Pierre-Jean Maraninchi    
1870 1871 Dominique Alfonsi    
1871 1871 Martin Olivieri    
1871 1904 Pierre-Jean Maraninchi    
1904 1912 Jean-Baptiste Ambrosini    
1912 1919 Don-Joseph Orsini    
1919 1935 Auguste Maraninchi    
1935 1937 Xavier Massoni    
1938 1943 Martin Napoleoni    
1943 dcd 13 février 1946 Auguste Maraninchi    
1946 1976 Jean-Étienne Alberti    
1976 1983 François Acquaviva    
1983 2001 Michel Albertini († juin 2011) RPR Maire honoraire en 2001
2001 2021 Jean LUCIANI UMP-Les Républicains  
2021 En cours Jean-Baptiste FILIPPI [Femu a Corsica (nationaliste)] Berger chevrier Maître Droit université Corté
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

En 2019, la commune comptait 332 habitants[Note 5], en augmentation de 13,31 % par rapport à 2013 (Haute-Corse : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
349386339357385418432419421
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
433405398381446465507555509
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
519529504502504465408214190
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
131162176170201229227256316
2019 - - - - - - - -
332--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

L'école primaire publique la plus proche se situe à Calenzana, distante de 2 km environ. Les collège (collège JF-Orabona) et lycée (lycée de Balagne) publics les plus proches se situent à Calvi, distants de 14 km.

SantéModifier

Le plus proche hôpital est le centre hospitalier de Calvi-Balagne, ex antenne médicale de Balagne (AMU de Calvi) - adresse : lieu-dit Guazzole - 20260 Calvi, distant de 13 km. On trouve néanmoins à Calenzana une pharmacie, un dentiste et une maison médicale à Calenzana regroupant médecins, infirmières, masseur-kinésithérapeute et des consultations de gynécologie, endocrinologie et sophrologie. A Moncale, sont installés deux masseur-kinésithérapeutes ainsi que deux infirmiers.

SportsModifier

CultesModifier

La paroisse (église San Roccu) relève du diocèse d'Ajaccio.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Église Saint-RochModifier

 
Église Saint-Roch, saint patron du village.
 
Intérieur de l'église Saint-Roch.

L'église Saint-Roch (San Roccu) a été bâtie au XVIIe siècle et érigée en église paroissiale en 1686 en remplacement de l'église San Tumà. La petite église restaurée est située au cœur du village. Le clocher en est séparé. L'intérieur a été restauré en pierres apparentes. Statuaire variée dont une statue en bois d'une Vierge à l'Enfant et une statue en marbre du XVIIe siècle de saint Nicolas de Bari, inscrite à l'inventaire des objets mobiliers au titre des monuments historiques par arrêté n° 04/1461 du . Cette statue proviendrait d'une église située dans le Marsolinu et détruite lors de la guerre entre l'Office de Saint Georges et le comte de Cinarca, Jean-Paul de Leca ou au cours d'incursions barbaresque. Points à vérifier.

La restauration de l'église a été achevée en 2011 par la pose de vitraux : une Immaculée Conception sur la façade principale, San Roccu sur la façade arrière, au-dessus de l'autel, et quatre vitraux ornés de symboles religieux sur les deux façades latérales. Les crépis des façades extérieures ont également été remis à neuf dans les tons d'origine. La restauration de l'église a été complétée par la remise en état de l'entrée orientale et de son perron, puis par le pavage en granit et la restauration d'une rambarde de l'entrée principale.

Patrimoine naturelModifier

Forêt de BonifatuModifier

 
Partie du cirque de Bonifatu.

Quoique se trouvant sur le territoire de la commune de Calenzana, U Valdu di Bunifatu, la forêt territoriale de Bonifatu se situe au sud de la commune de Moncale. Elle couvre le remarquable cirque de Bonifatu tout proche.

Personnalités liées à la communeModifier

  • José Alberti, chanoine (U Mucale 1911 - Calinzana 1992). Petit neveu du moine franciscain, vénérable Bernardin Alberti (1591-1653). Il a découvert le sarcophage de sainte Restitude et d'autres martyrs (1951). Auteur en 1986 d'un ouvrage Olmia (Calenzana) et ses Martyrs.
  • Tommaso Alfonsi (U Mucale - Bologna ). Dominicain. Quitte le Couvent de Corbara en 1883. Exerce en 1896, comme professeur de théologie au couvent patriarcal de San Domenico de Bologna ; 1897 Prieur du Couvent de Ferrara. Poète de langue italienne sous le pseudonyme de U Babbuziu. Auteur de poèmes Fiori di Mucchiu (Raffaello Giusti editore Livorno 1931) et d’un lexique Il dialetto còrso nella parlata balanina (1932). Il nie l'existence d'une langue corse : « Al dialetto còrso manca poco per esser lingua italiana ; ma quel poco che gli manca basta a farlo qualificare dialetto. »
  • Simon-Jean Luciani (U Mucale 1879(?) - 1938). Médecin. Poète, écrivain de langue corse avec le pseudonyme de Simonu di li Lecci.
  • Michel Orsini (U Mucale 1925 - Calinzana 1978). Docteur en droit canonique avec sa thèse Corse, Terre vaticane (1975).

Moncale compte également nombre d'universitaires, écrivains, poètes, chanteurs et jouteurs de chjame è risponde.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

 

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Sgiò qui signifie Monsieur, est dit en marque de respect pour certaines personnes importantes (u sgiò duttore, sgiò merre, u sgiò curatu) - INFCOR, la banque de données de la langue corse
  4. La loi du 28 pluviôse an VIII (19 février 1800) porte sur l'administration locale. Elle conserve les départements hérités de la Révolution mais elle redécoupe les divisions intérieures. Les districts deviennent des arrondissements, la commune est définie et le canton créé. À chaque niveau on trouve un fonctionnaire public (nommé) ainsi qu'une assemblée consultative (élue)
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Forêt communale indivise de Calenzana Sur Moncale », sur www.commune-mairie.fr (consulté le ).
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Vignali (Y7711320) » (consulté le ).
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Pelliciani (Y7711340) » (consulté le ).
  4. ViaMichelin.fr
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Pleyben - Châteaulin », sur insee.fr (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. INFCOR Banque de données de la langue corse
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. Le mot Moca (que l'on retrouve dans le lieu-dit Moca-Croce - prononcer Maga-Grodje) signifie lentille en italien, du latin muca (lentille, tache). Ce muca, à différencier du musca la mouche insecte, a donné en français le mot "mouche" désignant la lentille de satin noir dont se paraient les Précieuses au XVIIIe siècle ou la petite touffe de barbe sous la lèvre inférieure. Le suffixe "ale" est employé pour désigner un lieu : vignale, planté de vignes - acquale, où il y a de l'eau - fiuminale, bord de rivière. Le son toscan du o de il Mocale est transcrit par la phonétique "ɔ" qui correspond au o ouvert de porte, robe, corse, ou mort, différencié du son "o" fermé de photo, mot ou veau. Lors de la prise de possession de la Corse par les Français, ce son issu de la langue italienne, officielle, n'a pas pu être traduit par un son équivalent français et s'est transformé de manière relativement récente en "ɔ̃" transcrit par le son "on" nasalisé. Des erreurs de transcription de ce type, purement orales, sont nombreuses ; citons la transformation du mot et nom propre Giudicelli - en corse Ghjudicelli, prononcer Dioudidjelli, juges locaux - en Guidicelli, transcription française construite de façon erronée sur la racine "guide"
  14. ADECEC Corse - Éléments pour un dictionnaire des noms propres
  15. Francesco-Maria ACCINELLI in L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  16. Le fond bleu figure la Méditerranée et la couleur symbolique de la Vierge Marie, Reine de la Corse. La fasce ondulée représente le fleuve Figarella. Le château rappelle la demeure seigneuriale surplombant le village. Les trois besants (disques) d'or nomment à la fois le village, de Moca, Muca, lentille et les trois familles fondatrices : Dary, Alfonsi et Maraninchi dont la couronne comtale évoque le nom du point culminant, A Cuntea. Les rameaux de chêne et d'olivier font référence aux bois entourant le village et symbolisent l'un la Force, l'autre la Paix. La devise (personne ne m'abat) résume l'histoire de Moncale, qui n'a jamais cédé. Le blason prend en compte les prescriptions de la circulaire du Ministère de la Culture AD 2001-2 du 12 juillet 2001. En lieu et place de l'habituelle couronne murale, la couronne comtale qui timbre l'écu n'est pas une marque nobiliaire. Au même titre que la couronne qui timbre l'écu de la ville de Nice, elle rappelle le Comté
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.