Mohamed Charfi (personnalité algérienne)

homme politique algérien

Mohamed Charfi
Illustration.
Fonctions
Président de l’Autorité nationale indépendante des élections
En fonction depuis le
(3 ans et 12 jours)
Président Abdelmadjid Tebboune
Chef de l'État Abdelkader Bensalah (intérim)
Prédécesseur Abdelouahab Derbal (président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections)
Ministre algérien de la Justice
Garde des Sceaux

(1 an et 8 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Gouvernement Sellal I
Prédécesseur Ahmed Noui (intérim)
Tayeb Belaiz
Successeur Tayeb Louh

(1 an, 3 mois et 2 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Gouvernement Benflis III
Ouyahia III
Prédécesseur Ahmed Ouyahia
Successeur Tayeb Belaiz
Biographie
Date de naissance (75 ans)
Lieu de naissance Oued Zenati (Guelma, Algérie française)
Nationalité Algérienne
Profession juriste
homme politique
Religion Islam sunnite

Mohamed Charfi, né le à Oued Zenati (dans la région de Guelma en Algérie), est un juriste et homme politique algérien.

Dans le contexte des manifestations de 2019 en Algérie, il est nommé président de l'Autorité nationale indépendante des élections, nouvellement créée en septembre.

BiographieModifier

Diplômé de l'ENA, il sera procureur général à Biskra, Annaba, Sétif, Guelma, Oum El Bouaghi, Constantine et Bejaïa[1] entre 1979 et 1989 avant de devenir secrétaire général du ministère de la Justice entre 1989 et 1991. Avant l'avènement du multipartisme, une manifestation a été réprimée alors qu'il était en poste[2].

Conseiller auprès du président de la République de 1999 à 2002 et de 2009 à 2012[3]. Il a été ministre de la Justice de 2002 à 2004 et de 2012 à 2013[4].

Le , en prévision de l'élection présidentielle algérienne de 2019, il est « chargé personnellement » par le chef d'État-Major Gaïd Salah de prendre le rôle[5] du président de l'Autorité nationale indépendante des élections, entité responsable de « la préparation, de l'organisation, de la gestion, de la supervision et de la surveillance des élections », dans le contexte des manifestations de 2019 en Algérie et de la succession du chef de l'État par intérim Abdelkader Bensalah[6].

Le , au lendemain du référendum constitutionnel algérien de 2020, il déclare que l'Algérie dispose ainsi d'une « constitution halal »[7].

Formation et diplômesModifier

Diplômé de l’ENA section judiciaire, Licence en droit, DEA en sciences criminelles et privées, Doctorat en droit.

Parcours professionnelModifier

  • 1972-1989 : Magistrat, Juge d’instruction puis Procureur Général au niveau de différentes cours,
  • 1989-1991 : Secrétaire Général au Ministère de la Justice,
  • 1991-1997 : Conseiller à la Cour Suprême, Président de section,
  • 2002-2004 : Ministre de la justice
  • 2012-2013 : Ministre de la justice, garde des Sceaux.
  • 2019-en fonction : Président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE)

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier