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Saint Modoald de Trèves (° entre 584 et 590 † ou 648) est un évêque de Trèves de 614 ou 626 à sa mort et un saint de l'Église catholique. Fête le 12 mai.

BiographieModifier

Il appartenait probablement à une famille de la noblesse franque installée dans la région de Trèves. Son rattachement aux Carolingiens est probablement erroné.

Entre 614 et 620 il devint évêque de Trèves. Les listes épiscopales de cette ville le placent entre Sabaudus et Numerian. Au cours des années 626/627, il participa au concile de Clichy. On lui attribue la fondation du monastère féminin Sainte-Marie[1], sur le bord de la Moselle, à l'ouest de la ville, à l'emplacement d'anciens greniers à grains romains (latin : horreum, d'où le nom du lieu Ören), vers 645, ainsi que la fondation de l'abbaye Saint-Symphorien de Zurlauben.

C'est pendant son épiscopat que les Arnulfiens et les Pépinides devinrent les familles les plus puissantes d'Austrasie. Le meurtre de Chrodoald de la maison des Agilolfings, à l'instigation de saint Arnoul de Metz et de Pépin de Landen, eut lieu à Trèves en 624 ou 625. Il y a lieu de croire que Modoald lui aussi était du côté des Anulfiens et des Pépinides de même que les rois austrasiens qu'il soutenait, Dagobert Ier et Sigebert III. Il est également devenu un conseiller assez influent de Dagobert.

Malgré tout, il ne réussit pas à donner à l'évêché de Trèves une grande importance politique contrairement à l'évêché de Cologne. Il réussit cependant à écarter le comte de Trèves que les Mérovingiens avaient installé et qui portait ombrage à l'évêque. Son soutien fut récompensé par divers privilèges royaux. Cependant les documents qui attestaient des privilèges donnés par Dagobert à Modoald furent par la suite falsifiés. En substance cependant ils semblent avoir constitué une des bases sur lesquelles s'est édifiée l'influence temporelle des évêques de Trèves.

RéférencesModifier

  1. Qui deviendra ensuite l'abbaye Sainte-Irmine, du nom de sa deuxième abbesse, cf (de) « Benediktinerinnenabtei Oeren / St. Irminen (Trier) » (consulté le 17 octobre 2015)

Référence de traductionModifier