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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir MDC.
Missile de croisière SCALP-EG (Storm Shadow)
Drapeau de la France France
Missile de croisière Taurus
Drapeau de l'Allemagne Allemagne/Drapeau de la Suède Suède
Missile de croisière ALCM
Drapeau des États-Unis États-Unis
Missile de croisière AGM-129 ACM
Drapeau des États-Unis États-Unis

Un missile de croisière (MDC) est un missile à longue portée (plusieurs centaines à quelques milliers de kilomètres), tiré vers une cible terrestre ou navale désignée à l'avance qu'il atteint en volant dans l’atmosphère, contrairement aux missiles balistiques dont la plus grande partie de la trajectoire s’effectue en dehors de l’atmosphère.

HistoireModifier

Historiquement, le premier missile de croisière est le V1, que les Allemands lancèrent en masse en direction de l'Angleterre et de l'Europe de l'Ouest libérée à partir du 13 juin 1944.

Les États-Unis développèrent des « drones d'assaut », dont le premier utilisé au combat à une quarantaine d'unités fut l'Interstate TDR-1, qui était téléguidé depuis un Grumman TBF Avenger[1],[2],[3]. Sa première mission de combat eut lieu le contre des navires marchands japonais à l'ancre lors de la campagne de Bougainville. Il fut retiré du service au bout de deux mois[4],[5].

Après la Seconde Guerre mondiale, les deux principaux acteurs de la guerre froide (URSS et États-Unis) développèrent leurs propres programmes de missiles de croisière, certains capables d'emporter une charge nucléaire. Le premier système américain, le missile MGM-1 Matador, fut déployé à partir de 1954.

En octobre 2015, les nations les ayant officiellement utilisés au combat sont les États-Unis, à partir du , le Royaume-Uni à partir de 1999, la France à partir du [6] et la Russie le [7].

CaractéristiquesModifier

Les missiles de croisière peuvent être lancés depuis une infrastructure fixe au sol, d'un véhicule terrestre, d'un navire de guerre, d'un sous-marin ou d'un bombardier.

Leur propulsion est assurée par un turboréacteur, un statoréacteur ou un moteur-fusée. Leur vitesse est généralement entre 800 km/h et 1 000 km/h. L'URSS a développé plusieurs missiles supersoniques. Leur portée peut dépasser 3 000 km pour les plus gros.

Une fois le missile tiré, il est généralement totalement autonome, il rejoint sa cible grâce à un système de guidage inertiel, topographique ou satellite.

Les missiles de croisière destinés à l'exportation sont soumis au régime de contrôle de la technologie des missiles limitant leur portée à 300 km.

Liste des missiles de croisièreModifier

  ChineModifier

  Corée du SudModifier

  États-UnisModifier

  Union européenneModifier

  IndeModifier

  • BrahMos (développé en association avec la Russie)
  • BrahMos-II (développé en association avec la Russie)

  PakistanModifier

  Reich allemandModifier

  TaïwanModifier

  TurquieModifier

  Union soviétique/  RussieModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Interstate TDR Attack Drone », sur http://www.pacificwrecks.com/, (consulté le 15 mars 2016)
  2. (en) « TDR-1 Edna III », sur National Museum of Naval Aviation, (consulté le 31 mars 2016).
  3. (en) « TDR-1 First Operational US Navy Drone......Successful in Combat in 1944! » [PDF], sur Newport News Shipbuilding Apprentice School Organizations (consulté le 15 mars 2016)
  4. David J. Blair et Nick Helms, « La nuée, le nuage et l’importance d’arriver le premier », Air and Space Power Journal,‎ , p. 37 (lire en ligne [PDF])
  5. (en) « Lagoon Airfield (Nissan Airfield, Green Island Airfield) », sur http://www.pacificwrecks.com, (consulté le 15 mars 2016)
  6. Jean-Dominique Merchet, « La guerre en Libye coutera entre 300 et 350 millions d'euros », sur https://www.marianne.net/blogsecretdefense/, Marianne,
  7. « Démonstration navale russe depuis la Caspienne », sur Le fauteuil de Colbert, (consulté le 9 octobre 2015)

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