Mirwaiz Umar Farooq

personnalité politique indienne

Mirwaiz Umar Farooq
Fonctions
Membre du clergé et leader séparatiste du Cachemire
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Srinagar, Jammu-et-Cachemire, Inde
Nationalité Indienne

Mirwaiz Umar Farooq, né le à Srinagar (Jammu-et-Cachemire) en Inde, est l'actuel Mirwaiz (en) et un leader séparatiste du Cachemire. Il est le président du Comité d'action Awani, l'une des deux principales factions de la Conférence Hurriyat (en), une coalition de partis favorables au séparatisme cachemiri.

Mirwaiz Umar Farooq a un rôle politique et religieux important dans la vallée du Cachemire. Il est considéré comme le chef spirituel des musulmans du Cachemire[1].

BiographieModifier

Avant de devenir une figure politique du Cachemire, Mirwaiz Umar Farooq suit sa scolarisation à l'école Burn Hall (en) à Srinagar. Il est intéressé par les ordinateurs et émet le souhait de devenir ingénieur logiciel[2].

Il est titulaire d'un diplôme de troisième cycle en études islamiques, appelé « Moulvi Fazil », et d'un doctorat obtenu à l'université du Cachemire (en). Sa thèse porte sur Shah-e-Hamdan, un érudit musulman du XIVe siècle qui a introduit l'islam dans la vallée du Cachemire[3].

À l'âge de 17 ans, à la suite de l'assassinat de son père Mirwaiz Maulvi Farooq (en) par des hommes armés inconnus, Umar Farooq unit vingt-trois organisations favorables au séparatisme cachemiri au sein de la Conférence Hurriyat (en). Le cortège funèbre de Mirwaiz Maulvi Farooq, le , est marqué par la mort de soixante-douze personnes. Cet événement a réveillé une conscience politique dans la vallée du Cachemire[4].

Mirwaiz Umar Farooq succède à son père et devient le 14e Mirwaiz (en) le . Il essaye de sensibiliser la communauté internationale de la situation du Cachemire tout en maintenant que le dialogue doit exister avec l'Inde et le Pakistan. Le magazine Time l'a présenté comme un des héros de l'Asie[5] et, en octobre 2014, il figurait dans le classement des 500 musulmans les plus influents (en) du Royal Islamic Strategic Studies Centre[6].

En décembre 2017, le journaliste français Paul Comiti a été arrêté par la police indienne alors qu'il réalisait un documentaire sur lui[7].

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Modi’s northern lights », sur The Economist, (consulté le 31 décembre 2017).
  2. (en) « Separatist leader? Say Dr Mirwaiz », sur The Telegraph India, (consulté le 31 décembre 2017).
  3. (en) « Shah Hamdan History », sur Shaffe (consulté le 31 décembre 2017).
  4. (en) « May 21, 1990: Holi played with blood », sur JKNN, (consulté le 31 décembre 2017).
  5. (en) « Tendulkar on cover page of Time », sur Rediff (consulté le 31 décembre 2017).
  6. (en) « Politics to pop royalty: World’s 500 influential Muslims unveiled », sur Al Arabiya english, (consulté le 31 décembre 2017).
  7. « Un journaliste français arrêté en Inde », sur Le Figaro, (consulté le 31 décembre 2017).