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Miraumont

commune française du département de la Somme

Miraumont
Miraumont
L'église Saint-Léger
Blason de Miraumont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Albert
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
René Delattre
2014-2020
Code postal 80300
Code commune 80549
Démographie
Gentilé Miraumontois(es)
Population
municipale
669 hab. (2016 en diminution de 3,88 % par rapport à 2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 05′ 42″ nord, 2° 43′ 50″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 142 m
Superficie 13,96 km2
Localisation

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Miraumont
Liens
Site web site officiel de la mairie

Miraumont est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Sommaire

GéographieModifier

Miraumont est située à la source de la rivière Ancre, le troisième plus long affluent de la Somme.

Géographie physiqueModifier

Nature du sol et du sous-solModifier

Le sol de la commune est de nature argileuse et le sous-sol de nature calcaire de l'époque crétacée. Vers le sud-ouest, le sous-sol est siliceux[1].

Relief, paysage, végétationModifier

Le village de Miraumont est construit dans un étroit vallon, entre deux collines qui marquent la limite entre le département de la Somme et celui du Pas-de-Calais.

HydrographieModifier

Les sources de l'Ancre, affluent de la rive droite de la Somme sont situées sur la commune de Miraumont. La principale se trouve au lieu-dit la Fontaine. En aval, à cause du dénivelé du terrain, on trouve une chute d'eau[1].

ClimatModifier

Le climat de Miraumont est tempéré océanique avec vents dominants de nord-ouest.

Géographie humaineModifier

Urbanisme et aménagement du territoireModifier

La commune présente un habitat groupé entièrement reconstruit pendant l'entre-deux guerres.

Activité économique et de servicesModifier

L'activité économique de Miraumont se compose de services de proximité : commerce et artisanat, services médicaux etc.

Transports et communicationsModifier

La vallée de l'Ancre a été utilisée pour la construction de la section Amiens-Arras sur la voie ferrée « ex-grandes-lignes » Paris-Lille (comme la vallée de la Somme entre Amiens et Corbie).

La gare de Miraumont en service, le long de l'Ancre, est encadrée par celle d'Achiet dans le Pas-de-Calais, près de Bapaume, et par celle d'Albert, son chef-lieu de canton.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

Plusieurs formes existent dans les textes anciens pour désigner Miraumont. Mira Mirabilis (1106), Mons Mirus (1217), Miralmont, Miromont (1314), Myraumont, Miraulmont aux XVe et XVIe siècles. Le nom de Miraumont serait d'origine franque et dom Grenier, au XVIIIe siècle, le nomme Miraumont-le-Camp, bourg fortifié aux frontières de la Picardie et de l'Artois. Miraumont signifierait mont admirable[2].

HistoireModifier

AntiquitéModifier

Sur le monticule dominant la vallée de l'Ancre, appelé le Petit-Miraumont et autrefois le Salvé, aurait été édifié un camp militaire romain[1]. Dom Grenier nommait le village Miraumont-le-Camp.

Moyen ÂgeModifier

Il est fait mention de Miraumont dans un titre de l'abbaye de Corbie de 1106[2]. La même année, Sifrid de Miraumont, assista à la dédicace de l'église abbatiale d'Arrouaise en 1106[3].

En 1159, par une charte, Raoul, comte de Péronne, confirma les biens possédés à Miraumont par l'abbaye d'Eaucourt[2]. En 1185, il est fait mention de la motte castrale qui par la suite fut transformée en château en pierre. Guy Ier de Miraumont établit les coutumes de Miraumont accordant de droits aux échevins.

En 1214, Jean de Bouchavesne, châtelain de Péronne, tenait du roi de France des terres à Miraumont. En 1217, sous le roi Philippe-Auguste, une charte communale fut octroyée à Miraumont[4]. Il existait à Miraumont, en 1220, une maladrerie ou d'un hôtel-Dieu.

Maheu de Miraumont fit aveu de la châtellenie de Miraumont au roi Charles V, en 1367, pour son château et la ville de Miraumont. En 1380, les Anglais logèrent à Miraumont au cours de la guerre de Cent Ans.

En 1414, au cours du siège de Bapaume, l'armée de Charles VI venait chercher de l'eau à Miraumont.

. Le roi Henri V d'Angleterre campa avec son armée à Miraumont avant de se rendre à Azincourt, en 1415.

Les 26 et 27 avril 1472, Robert de Miraumont reçut en son château Charles le Téméraire, duc de Bourgogne.

La famille de Miraumont donna plusieurs maïeurs à la ville de Péronne. Elle existait encore au début du XVIIe siècle.

Époque moderneModifier

En 1532, les Impériaux pillèrent et brûlèrent Miraumont. En 1532, Philippe de Miraumont, gouverneur de Corbie, dans un aveu fit mention du château, de la basse cour avec maison et granges, étables et colombier, jardin de plaisance en paliers en dessous du château. Le bourg de Miraumont était entouré d'un fossé.

Le 27 août 1553, Miraumont et Encre (Albert) furent pillées et incendiées par les Impériaux qui se retranchèrent deux jours dans le château tandis que le roi Henri II campait à Grandcourt, avec son armée. le lendemain. Il reprit Miraumont et y séjourna en compagnie du prince de Ferrare, du duc de Guise, du prince Charles de La Roche-sur-Yon, et du maréchal de Saint-André. En 1565, la tante de Philippe de Miraumont, Jeanne de Chable résidait au château. Le 16 avril 1578, l'évêque d'Arras fit halte au château de Miraumont.

Au XVIIe siècle, le bourg fortifié de Miraumont fut détruit par les Espagnols et ne retrouva jamais son importance passée.

1697, par arrêt du Conseil du roi, l'hôtel-Dieu de Miraumont fut réuni à celui d'Albert.

En 1725, Adrien Balédent était employé comme clerc et maître d'école, il fut remplacé par son fils en 1772.

Époque contemporaineModifier

XIXe siècleModifier

 
Ancienne gare de Miraumont

Sous le Premier Empire, en l'an XIII, Charles Delory devint instituteur à Miraumont et le resta jusqu'en 1843. Son fils Louis lui succèda jusqu'en 1878.

Le 18 juin 1846, fut mis en service la ligne de chemin de fer de Paris à Lille, Miraumont fut dotée d'une gare.

En 1865, une fête fut organisée à Miraumont pour le don d'un tableau et l'érection d'un calvaire offerts par l'empereur Napoléon III.

Au cour de la guerre franco-allemande de 1870, le 2 janvier 1871, au cours de la bataille de Bapaume, Miraumont fut un lieu de repli momentané de l'armée prussienne. L'occupation prussienne dura du au . Plusieurs jeunes gens de la commune sont morts au combat. Les habitants de Miraumont durent verser aux Prussiens une imposition de guerre de 4 261 francs et 39 000 francs de réquisitions diverses. [1].

XXe siècleModifier

Pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), Miraumont était un poste allemand situé à l'immédiat arrière du front. Un hôpital militaire était aménagé au Petit-Miraumont. Le village subit des bombardements britanniques pendant la bataille de la Somme, en 1916, en 1917 lors du repli allemand sur la ligne Hindenburg et en 1918. Le caporal Bartlet fut porté disparu à Miraumont, le 17 février 1917.

Le village de Miraumont entièrement détruit au cours de la Grande Guerre a été reconstruit pendant l'entre-deux-guerres.

Le 30 août 1941, un attentat à l'explosif est commis sur la ligne de chemin de fer Amiens-Arras à 870 m au nord-est de la gare de Miraumont.

Politique et administrationModifier

Alphonce Deplanque, Michel Deplanque,
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Jean-Louis Croisille    
mars 2008[5] En cours
(au 6 mai 2014)
René Delattre   Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Les habitants s'appellent des Miraumontois ou des Miraumontoises[7].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2016, la commune comptait 669 habitants[Note 1], en diminution de 3,88 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9108059021 0471 1201 0751 1981 1231 098
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0271 0571 1021 1421 1041 0711 019996986
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0151 006962507694732741725707
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
684680671695632655698705685
2016 - - - - - - - -
669--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

L'école primaire communale, dite école de la Mairie, compte quatre classes pour 85 élèves à la rentrée 2017[12].

Les communes de Grandcourt, Pys et Miraumont gèrent l'enseignement primaire organisé en regroupement pédagogique intercommunal[13].

ÉconomieModifier

La pisciculture de Miraumont est fermée définitivement à la pêche.

Le camping de La Hérelle propose plusieurs parcours de pêche à la truite, ainsi que des étangs pour la pêche avec carpes, esturgeons, sandres…

Il existe une petite économie locale : deux garages automobiles, quelques commerçants[14], une pharmacie[15] ainsi qu'un médecin[16] (maison médicale).

Culture, fêtes, sport et loisirsModifier

  • Centre équestre de Baillescourt[17].
  • Terrain de tennis.
  • Terrain de football.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Sources de l'Ancre, près du lieu-dit « La Fontaine », non-loin de l'ancienne gare.
  • Traces d'une villa gallo-romaine sur le territoire communal.
  • Motte castrale : d'une hauteur de 12 m de haut et d'un diamètre de 80 m. Elle remonterait au XIe siècle. Pendant la Première Guerre mondiale, les soldats allemands creusèrent la motte et y construisirent un blockhaus dont des vestiges sont encore visibles. Les vestiges du château construit sur la motte au Moyen Age, étaient encore visibles à la fin du XIXe siècle.
  • Église Saint-Léger. L'édifice a été reconstruit dans l'entre-deux-guerres[18]. Elle comporte de superbes vitraux récemment restaurés.
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix. Datant de 1856, située sur la route de Puisieux, elle a été remaniée dans les années 1920 et rénovée en 2003[19].
  • Monument aux morts, inauguré le 22 juillet 1928, il a été construit en pierre de Belgique et a la forme d'un triptyque avec une statue d'enfant. Il est l’œuvre de Gaudier-Rembaux, marbrier à Aulnoye-Aymeries (Nord).
  • Cimetière militaire britannique : communal cemetery.

Adanac Military Cemetery

HéraldiqueModifier

  Blason D'argent à trois tourteaux de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la communeModifier

À ce jour, aucune personnalité marquante n'est liée à la commune.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne ou recherche sur les villes, bourgs et hameaux qui le composent, 1844, réédition Paris, Rassorts Lorisse, 1999, (ISBN 2 - 87 760 - 937 - 5)

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b c et d Notice géographique et historique sur la commune de Miraumont, rédigée par Monsieur Hourdequin, instituteur, , Archives départementales de la Somme.
  2. a b et c Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne ou recherche sur les villes, bourgs et hameaux qui le composent, 1844.
  3. Histoire d'Arrouaise
  4. Dom Grenier, charte 146 de Du Cange.
  5. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 21 février 2009)
  6. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  7. habitants.fr, « Somme > Miraumont (80300) » (consulté le 11 novembre 2010)
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. L'école sur le site du ministère de l'éducation nationale.
  13. Le Courrier Picard, « Carte scolaire, ils restent mobilisés », dimanche , p. 8.
  14. PagesJaunes
  15. Pharmacie de Miraumont
  16. Médecin
  17. Baillescourt équitation
  18. Claude DEROLETZ sur le site clochers.org, « L'église Saint-Léger » (consulté le 11 novembre 2010)
  19. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 230 (ASIN B000WR15W8).