Minucius Félix

rhéteur et apologiste chrétien

Marcus Minucius Félix est un écrivain du IIe ou du IIIe siècle, né païen, à Thiava en Numidie (actuelle Algérie). Il s'est établi à Rome et s'est converti au christianisme[1]. Il est Père de l'Église. Il est mort en 250, à Rome[2].

Minucius Félix
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Œuvres principales
Octavius (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

D'origine berbère[3], il se convertit au christianisme à la fin de sa vie. Minucius Félix est classé parmi les Pères de l'Église.

Il est l'auteur de l'Octavius, dialogue philosophique dans lequel il montre que la foi chrétienne peut se concilier avec la culture traditionnelle, notamment avec la philosophie : les grands philosophes ont été les précurseurs de la doctrine chrétienne et ont approché de la vérité sans y parvenir pleinement.

Cet ouvrage ne mentionne pas le nom du Christ mais est indéniablement chrétien. C'est un texte de haute tenue littéraire et philosophique, mais peu original sur le plan dogmatique. Il constitue à maints égards une réfutation de l'ouvrage du philosophe païen Celse, Discours véritable, parfois appelé Discours contre les chrétiens (que l'on date de 178)[4].

L'Octavius inspirera, des siècles plus tard, une démarche analogue de Louis Laneau, évêque de la Société des Missions étrangères de Paris et auteur d'une Rencontre avec un Sage Bouddhiste où le christianisme est présenté, sur le même mode implicite, comme la vraie sagesse - dans les catégories du bouddhisme.

ŒuvresModifier

  • Octavius, édi. et trad. Jean Beaujeu, Les Belles Lettres, 1974.
  • Octavius (début IIIe siècle), trad. du latin Vincent Zarini : Premiers écrits chrétiens, Gallimard, coll. "La Pléiade", 2016, p. 919-968.

Notes et référencesModifier

  1. « Tout ce qu’on sait sur Marcus Minucius Félix, c’est qu’il était né en Afrique, sur la fin du deuxième ou au commencement du troisième siècle, qu’il vint s’établir à Rome, où il acquit la réputation d’un des premiers orateurs de son siècle, et qu’il a écrit d’un style fort élégant le dialogue d’Octavius » [1]
  2. (en) « Marcus Minucius Felix | Christian apologist » (consulté le 21 août 2016)
  3. Vincent Serralda et André Huard, Le Berbère-- lumière de l'Occident, Nouvelles Editions Latines, , 56 p. (ISBN 978-2-7233-0239-5, lire en ligne)
  4. J.-M. Vermandeer, Celse, source et adversaire de Minucius Felix, 1970

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Paul Monceaux, Histoire littéraire de l'Afrique chrétienne depuis les origines jusqu'à l'invasion arabe, Leroux, t. I, 1901, p. 463-508.
  • Jacques Fontaine, Aspects et problèmes de la prose d'art latine au IIIe siècle, Turin, La Bottega d'Erasmo, 1968, p. 98-121.
  • Vincent Serralda, André Huard, Le Berbère, lumière de l'Occident, Paris, Nouvelles Editions Latines, 1990, p.56. (ISBN 978-2-7233-0239-5)

Articles connexesModifier

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