Millencourt

commune française du département de la Somme

Millencourt
Millencourt
Salle communale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Thierry Sergeant
2020-2026
Code postal 80300
Code commune 80547
Démographie
Gentilé Millencourtois
Population
municipale
209 hab. (2018 en diminution de 6,28 % par rapport à 2013)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 07″ nord, 2° 35′ 14″ est
Altitude Min. 59 m
Max. 120 m
Superficie 5,79 km2
Élections
Départementales Canton d'Albert
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Millencourt
Géolocalisation sur la carte : Somme
Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Millencourt
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Millencourt
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Millencourt
Liens
Site web http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-millencourt.html

Millencourt est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

GéographieModifier

Millencourt est un village picard situé à 5 km à l'ouest d'Albert et 24 km au nord-est d'Amiens.

Sa superficie est de 579 hectares.

Géographie physiqueModifier

Nature du sol et du sous-solModifier

La majeure partie du sol est argilo-limoneuse et se draine facilement. Le long des pentes, la marne est presque à fleur de terre. La couche végétale est assez mince partout, excepté au nord-ouest du village. Sous la terre végétale, on rencontre de la craie ou des barres de silex en quelques endroits[1].

Relief, paysage, végétationModifier

Le relief du village est un vallon très fertile qui s'étend de l'est à l'ouest et qui partage le terroir en deux parties à peu près égales. Le village est bâti sur la pente nord, laquelle est peu accentuée. Du côté sud, le terrain se relève brusquement l'espace de 500 mètres et forme plus loin un plateau d'où on domine la vallée de l'Ancre, au sud[1].

La faune et la flore sont celles du nord de la France. On peut y trouver des angéliques, de la menthe, de l'aigremoine, des chauves-souris, hérissons etc. Mais aussi du chiendent, des prêles, le putois, la fouine, la belette ou divers rongeurs[1].

HydrographieModifier

Aucun cours d'eau ne coule à Millencourt.

Autrefois on pouvait retrouver une mare au milieu du village qui servait d'abreuvoir aux animaux. On notait alors, à 85 mètres de profondeur, une nappe phréatique qui alimentait le puits de la commune[1].

Géographie humaineModifier

Urbanisme et aménagement du territoireModifier

La commune présente un habitat groupé.

Aménagements réalisés à la fin du XXe et au début du XXIe siècle: création d'une salle communale, rénovation de l'église ainsi que du monument aux morts. L'ancienne école a été transformée en mairie.

Voies de communication et transportsModifier

La route principale traversant Millencourt est la D 91, qui relie la commune à Hénencourt et à Albert. Cinq autres chemins rattachent Millencourt aux autres communes. L'ex-route nationale 29 (actuelle RD 929) constitue la limite sud du village.

Le village de Millencourt est à 5 km de la ligne de chemin de fer Paris - Lille, dont la station la plus proche est la gare d'Albert.

La localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau interurbain Trans'80 Hauts-de-France[2].

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

On trouve différentes formes dans les textes anciens pour désigner Millencourt : Milliuncurt (1086), Milencourt ou Millancourt (1801).

Le suffixe « court » signifie courtil, jardin, enclos, ferme, domaine. Millencourt pourrait signifier le domaine du chevalier (Militis Cortis) ou le centre d'une seigneurie (Mediolanus) comme Milan[3].

HistoireModifier

  • Au Moyen Âge, le territoire de Millencourt se partageait entre deux fiefs, celui des seigneurs d'Hénencourt et celui dit de Saquespée. L'abbaye de Corbie possédait également des terres à Millencourt. La seigneurie de Millencourt et celle d'Hénencourt échurent à la famille de Lameth au XVe siècle[1].
  • Le 8 thermidor an XII (), le conseil municipal de Millencourt demande la réunion de la paroisse à celle de Laviéville, une commune voisine, qui possédait une église en bon état.
  • Le 25 fructidor an XII (), le préfet de la Somme autorise les habitants de la commune à planter une croix, sur un terrain communal, à l'emplacement où il en existait une auparavant. Le terrain devant être enclos par une plantation d'arbres ou de haies vives ou d'un mur.
  • En 1814, les habitants de Millencourt furent contraints de loger des soldats prussiens[1].
  • , le conseil de fabrique propose de louer des bancs à l'église pour combler le déficit de la fabrique.
  • , la souscription volontaire faite par le maire, l'adjoint au maire, les conseillers municipaux, les habitants de la commune et le marquis de Lameth pour la restauration du chœur et du clocher de l'église a rapporté 4 704 francs.
  • Le , le 40e régiment d'infanterie prussien stationna à Millencourt.
  • 1898, translation du cimetière[4].
  • 1914-1918, pendant la Première Guerre mondiale, l'église de Millencourt fut transformée en hôpital militaire britannique, certains soldats y sont morts et c'est ainsi que la commune dispose d'un cimetière britannique. Durant cette guerre, de nombreuses maisons du village furent détruites.
Le village a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [5].
  • Le , à 2 heures du matin, le gang d'Albert, formé d'anciens Résistants, attaqua au plastic le bureau de poste de la commune d'où était originaire l'un des malfaiteurs. En raison du retrait des billets ordonné par le gouvernement, le bureau de poste contenait exceptionnellement deux millions et demi de francs en billets et neuf millions en bons du Trésor. Il était gardé par le receveur et deux gardiens, ce qui n'arrêta pas les malfrats. Un pain de plastic fut placé près de la porte qui sauta blessant les deux gardiens grièvement. Au cours de la fusillade qui suivit, l'un des gangsters fut blessé ce qui provoqua la fuite de tous les membres du groupe. Ce n'est qu'en 1949 qu'ils furent arrêtés, jugés et condamnés[6].

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1793 du canton d'Albert[7]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 26 à 67 communes.

IntercommunalitéModifier

La commune fait partie de la communauté de communes du Pays du Coquelicot[8], créée en 2001.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1994 2001 Yvette Cordier[9]    
mars 2001 En cours
(au 31 mai 2020)
Thierry Sergeant   Réélu pour le mandat 2020-2026[10],[11],[12]

Population et sociétéModifier

Les habitants s'appellent les Millencourtois[13].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2018, la commune comptait 209 habitants[Note 1], en diminution de 6,28 % par rapport à 2013 (Somme : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
402353384478465476494479466
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
434402373354336299293263246
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
224222225204184182195186202
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
161172199207196217225226227
2013 2018 - - - - - - -
223209-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Plusieurs associations existent dans la commune : association d'équitation, Association du tour des haies (préservation de la faune et de la flore), Association des loisirs, Association des Jeunes de Millencourt et Comité des fêtes[17].

Chaque année le village organise une fête communale sur le thème de la randonnée ; y sont organisés un circuit de marche d'une dizaine de kilomètres et des animations en tous genres.

Tous les dix ans, une photo de tous les habitants du village est prise afin de voir l'évolution de la population depuis l'an 2000[réf. souhaitée].

EnseignementModifier

Il n'y a plus d'école primaire dans la commune.

Les enfants de Millencourt vont à l'école primaire au regroupement pédagogique concentré (RPC) Les Cinq Tilleuls de Bouzincourt[17], puis au collège Pierre-et-Marie-Curie d'Albert et enfin au lycée Lamarck d'Albert.

ÉconomieModifier

L'activité dominante de la commune reste l'agriculture : trois exploitations agricoles et deux entreprises de machines-outils, Picardie Hydraulique et Blondel[Quand ?].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Millencourt possède plusieurs monuments :

  • L' église Saint-Firmin[18], construite au début du XIXe siècle, est dédiée au saint patron du diocèse d'Amiens, saint Firmin. Elle a été restaurée grâce aux largesses du marquis de Lameth, propriétaire dans la commune, à la fin du XIXe siècle[19]
  • Les muches dont l'entrée est située en face de l'église. Elles ne se visitent pas.
  • La commune a un monument aux morts[20] récemment rénové.
  • Le cimetière militaire australien. Ce cimetière a la particularité d'avoir des tombes de nationalités différentes disposées les unes à côté des autres. Ainsi nous pouvons trouver un soldat anglais à côté d'un allemand, ce qui est assez rare.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la communeModifier

Pour approfondirModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Abbé Paul Decagny, L'Arrondissement de Péronne ou recherche sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, 1844.

Liens internesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h et i Notice géographique et historique sur la commune de Millencourt, rédigée par Monsieur Lombard, instituteur, 1898, Archives départementales de la Somme
  2. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  3. Abbé Paul Decagny, L'Arrondissement de Péronne ou recherche sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, .
  4. Archives des communes dévastées, Archives départementales de la Somme
  5. Journal officiel du 30 octobre 1920, p. 16879.
  6. Daniel Bailly, Le Gang d'Albert (1944-1949), in Histoire et Traditions du Pays des Coudriers n° 24, mai 2002
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Pays du Coquelicot, « Millencourt » (consulté le 12 novembre 2010)
  9. « Avis de décès », Courrier picard,‎ , p. 16 F.
  10. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 21 février 2009)
  11. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  12. « Thierry Sergeant reste maire de Millencourt », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juin 2020).
  13. habitants.fr, « Somme > Millencourt (80300) » (consulté le 12 novembre 2010)
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. a et b « Millencourt », Les communes, sur http://www.paysducoquelicot.com, (consulté le 12 juillet 2019).
  18. « A) Église de Millencourt. - [Aquarelle d'Oswald Macqueron], d'après nature, 30 avril 1877. B) Millencourt (Somme) : l'église. - [Carte postale] n°160 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 12 juillet 2019).
  19. clochers.org, « Église Saint-Firmin » (consulté le 12 novembre 2010)
  20. Flora Devillers, « Millencourt (80300) : Monument communal », sur https://monumentsmorts.univ-lille.fr, (consulté le 12 juillet 2019).