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Duché de Milan

(1395–1447, 1450–1797)
(Redirigé depuis Milanais)
Duché de Milan
(it) Ducato di Milano

13951447
14501796

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après
Duché de Milan en 1494
Informations générales
Statut Fief successivement du :
- Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire (1395-1499)
- Flag of France (XIV-XVI).svg France (1499-1512)
- Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire (1512-1515)
- Flag of France (XIV-XVI).svg France (1515-1521)
- Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire (1521-1540)
- Flag of Cross of Burgundy.svg Espagne (1540–1707)
- Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire (1707-1795)
Capitale Milan
Religion Catholicisme
Monnaie Milanese scudo (en) et soldo
Histoire et événements
1395 Jean Galéas Visconti, seigneur de Milan, devient duc de Milan.
1447 Création de la république ambrosienne à la mort de Philippe Marie Visconti.
1450 Francesco Sforza est proclamé duc de Milan.
1535 Décès de François II Sforza : le duché passe sous domination espagnole.
1714 Traité de Baden (1714) : le Milanais passe sous domination autrichienne.
1796 Napoléon Bonaparte envahit le duché. Proclamation de la République transpadane.
Ducs
(1er) 1395-1402 Jean Galéas Visconti

Entités suivantes :

Carte de l'Italie du Nord en 1402.

Le duché de Milan était un État dans le Nord de la péninsule italienne de 1395 à 1796. En principe fief impérial du Saint-Empire romain germanique, il était initialement de facto indépendant. Il passe cependant sous domination française au début du XVIe siècle puis fait partie des possessions des Habsbourg d'Espagne (1535-1706), puis des Habsbourg d'Autriche (1706-1796).

Les frontières du duché ont varié au cours des siècles, il couvrait surtout la Lombardie, incluant Milan et Pavie, les centres traditionnels du vieux royaume d'Italie, Côme, Bergame, Crémone, puis Vérone, Vicence, Padoue et enfin Pise, Sienne et Pérouse[1]. Il se situait au centre de l'Italie du Nord, de chaque côté de la partie médiane de la plaine du Pô, bordé, au nord, par les massifs méridionaux des Alpes, les Alpes lépontines, et au sud par les hauteurs occidentales des Apennins, les Alpes apuanes.

Les États limitrophes en étaient la Suisse au nord, l'évêché du Trentin, feudataire de l'Empire germanique au nord-est, la république de Venise et le duché de Mantoue à l'est, le duché de Modène et Reggio au sud-est, la république de Gênes au sud, le marquisat de Montferrat à l'ouest et le duché de Savoie au nord-ouest.

Parme, au sud-est du duché, en fit partie jusqu'à ce qu'elle en soit séparée pour former un nouveau duché au XVIe siècle.

Carte de l'Italie en 1494. Dans le cartouche au centre à gauche, le duché de Milan.

Sommaire

HistoireModifier

Les Visconti (1395-1447)Modifier

La bataille de Desio, qui vit Otton Visconti vaincre Napoleone della Torre, posa les prémices du duché de Milan. Mais le duché ne fut officiellement créé qu'en 1395 par Jean Galéas Visconti, déjà seigneur de Milan, qui obtint le titre de duc de l'empereur Venceslas Ier. La lignée Visconti s'éteignit sans descendant légitime en 1447. Milan vit alors se constituer une république sous le nom de République ambrosienne. Plusieurs prétendants se déclarèrent dont Charles Ier d'Orléans, neveu du roi de France Charles VI, héritier par sa mère Valentine Visconti, fille du duc Jean Galéas. Ce fut le condottiere Francesco Sforza, qui avait épousé Blanche Marie, fille naturelle illégitime du dernier Visconti régnant, Philippe Marie Visconti, qui s'empara de la cité en 1450 et se proclama duc.

Les Sforza (1450-1535)Modifier

Francesco Sforza jusqu'en 1499, puis ses descendants jusqu'en 1535, régnèrent sur le duché, mais avec plusieurs interruptions dues à des occupations françaises.

En 1498, le fils du duc d'Orléans devint roi de France sous le nom de Louis XII et fit immédiatement valoir ses droits sur le duché, entamant ainsi les guerres d'Italie. Il l'envahit dès 1499 et en chassa Ludovic Sforza, dit « Ludovic le More ». Les Français gouvernèrent le duché jusqu'en 1513 ; le roi nomma les gouverneurs suivants[2] :

Ils en furent ensuite chassés par les Suisses qui placèrent à sa tête Maximilien, le fils de Ludovic. Sous le règne de François Ier, les Français revinrent en 1515 et, après la bataille de Marignan, ils firent prisonnier Maximilien. Le roi de France nomma alors de nouveaux gouverneurs :

Les Français contrôlèrent Milan jusqu'en 1521 quand les Espagnols imposèrent le jeune frère de Maximilien, François II Sforza.

La ville fut reprise par les Français le et dès le , Michel-Antoine de Saluces fut nommé gouverneur. Théodore de Trivulce lui succéda en 1525 mais, après la décisive défaite française de Pavie, en 1525, qui laissa les forces impériales de Charles Quint dominer la péninsule italienne, François II Sforza rejoignit la ligue de Cognac contre l'Empereur avec la république de Venise, la République florentine, le pape Clément VII et les Français. Il fut rapidement chassé par les forces impériales, mais parvint à se maintenir dans les autres villes du duché, et accéda à nouveau au pouvoir à Milan par la paix du traité de Cambrai en 1529.

François mourut sans héritier en 1535 et la question de la succession resurgit.

La domination espagnoleModifier

L'Empereur et le roi de France réclamèrent le duché, ce qui engendra de nouvelles guerres. L'Empereur garda le duché, où il installa son fils Philippe. La possession du duché par l'Espagne fut finalement reconnue par la France lors de la signature du traité du Cateau-Cambrésis en 1559.

Le duché de Milan resta entre les mains espagnoles jusqu'à la guerre de Succession d'Espagne au début du XVIIIe siècle, quand il fut conquis par les Autrichiens. Milan devient alors un centre de la Contre-Réforme.

La domination autrichienneModifier

Le traité de Baden, qui mit fin à la guerre de Succession d'Espagne, céda Milan à l'Autriche en 1714. Le duché demeura aux mains des Autrichiens jusqu'à sa conquête par l'armée française de Napoléon Bonaparte en 1796 qui fonda l'éphémère République transpadane. En 1797, le duché fut officiellement cédé par l'Autriche à la France par le traité de Campo-Formio. Il forma alors la partie centrale de la nouvelle et tout aussi éphémère République cisalpine dont Milan fut la capitale.

Notes et référencesModifier

  1. Luce Pietri et Marc Vienard, Le monde et son histoire: la fin du moyen âge et les débuts du monde moderne, Paris, Editions Bordas et Robert Laffont, , 1065 p. (ISBN 2-7028-0845-X), p. 268
  2. Jean Duquesne Dictionnaire des gouverneurs de province, éditions Christian, Paris 2002, (ISBN 2864960990) p. 257.

Articles connexesModifier