Microrégions de Corse

Le relief de la Corse aux limites naturelles marquées par des chaînes de montagnes, leurs avancées en mer et les cours d'eau, a permis de tous temps de définir ses microrégions.

Carte militaire de l'Isle de Corse (1768)[1]

De l'origine des microrégionsModifier

Dès le Ier siècle avant notre ère les Romains avaient créé des circonscriptions administratives afin de gérer les parties de l'île colonisées. La division administrative la plus ancienne connue est la pieve.

Avec l'arrivée des chrétiens, se créent les diocèses. À l'origine chaque diocèse ne formait qu'une seule paroisse dont le seul curé était l'évêque. Au IIIe siècle le diocèse se subdivise en pièves calquées sur les pièves civiles. Vers l'an 400 la Corse comptait une quinzaine de diocèses.

Les différentes structuresModifier

 
Provinces, pievi et populations en 1760[2]

L'ensemble des structures civiles et religieuses subit des modifications en raison du dépeuplement causé surtout par l'occupation sarrasine au IXe siècle et les incessantes incursions barbaresques. Aussi la Corse du XVe siècle compte-t-elle 2 à 3 fois moins d'évêchés et de pièves qu'au Ve siècle.

Au XVIe siècle la Corse subira de nouveaux découpages religieux et civils avec les Génois, puis à nouveau avec l'arrivée des Français dès le milieu du XVIIIe siècle (Cf. les carte et extrait de carte de la page).

Ce découpage respecte la plupart du temps le relief géographique de l'île qui est doté d'un squelette montagneux propice. Si les noms qui leur sont donnés changeront souvent au cours des siècles, on utilise encore les noms de pieve localement.

Hormis la Castagniccia qui n'a jamais été une province, juridiction ou pieve, - elle couvre cependant une grande partie de l'ancien évêché d'Accia, les microrégions actuelles correspondent souvent aux anciennes provinces génoises ou françaises du XVIIe siècle.

Le découpage de l'île est différemment présenté selon les organismes : Parc naturel régional de Corse, offices du Tourisme, communautés de communes, CREPAC, etc.

Les microrégionsModifier

Le listage ci-dessous, établi par territoires avec leurs communes, définit divers secteurs dans l'île :

FalasormaModifier

BalagnaModifier

OstriconiModifier

Canale

Ostriconi

Caccia-GhjunsaniModifier

Caccia

Giussani

NebbiuModifier

Compris entre la Balagne à l'ouest et le Grand Bastia à l'est, le Nebbio correspond à l'ancien diocèse de Saint-Florent.

CapicorsuModifier

La péninsule du Cap Corse, ancienne province chargée d'histoire, est la microrégion au nord de l'île.

BagnaiaModifier

Métropole de la Haute-Corse, la ville de Bastia s'est développée rapidement dès le siècle dernier, absorbant les communes environnantes pour devenir une agglomération étendue.
Au nord, l'ancienne pieve de Lota et Pietrabugno, et au sud les communes de la plaine de la Marana flanquées à l'est du massif de Stella sont aujourd'hui la grande banlieue bastiaise. À ce secteur, Il convient d'ajouter le territoire de l'ancienne pieve de Costera au sud du massif.

CastagnicciaModifier

La Castagniccia est une microrégion s'étendant sur tout le massif du San Petrone. Comme son nom l'indique, elle est recouverte d'une remarquable forêt de châtaigniers.

Rostino

Casacconi

Ampugnani

Casinca

Tavagna

Moriani

Orezza

Alesani

Campoloro

Verde

Vallerustie

CurtineseModifier

Giovellina

Niolo

Talcini

Venaco

TavignanuModifier

Aléria

Bozio

Rogna

Serra

FiumorbuModifier

Castello

Cursa

Coasina

BunifaziuModifier

Bonifacio

Freto

Porto-Vecchio

RoccaModifier

Sartinesu

Viggiano

Alta RoccaModifier

Carbini

Tallano

Scopamène

TaravuModifier

Istria

Talavo

Ornano

Gravona-PrunelliModifier

Ajaccio

Mezzana

Celavo

Prunelli

LiamoneModifier

Cinarca

Cruzini

Sorroingiù

Sorroinsù

Duii SeviModifier

Sevidentro

Sevinfuori

Sia

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. (notice BnF no FRBNF40591189)
  2. (notice BnF no FRBNF40591192)