Ouvrir le menu principal

Michel Roy (journaliste)

journaliste canadien
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Roy et Michel Roy.
Michel Roy
Nom de naissance John Georges Michel Roy
Naissance
Ottawa, Drapeau du Canada Canada
Décès (81 ans)
Montréal, Drapeau du Canada Canada
Profession journaliste
Autres activités conseiller politique (1991-1992), ambassadeur canadien (1993-1996);
professeur (1996-…), président du Conseil de presse du Québec (1997-2004), membre de Reporters sans frontières Canada
Années d'activité 1949-2004
Médias
Pays Drapeau du Canada Canada
Média Presse écrite
Fonction(s) principale(s) reporter, traducteur, directeur de l'information (1962-1974), rédacteur en chef (1975-1988), directeur suppléant (1978-1981), éditorialiste en chef (1982-1988), éditeur adjoint (1983-1988), journaliste indépendant (1988-1991, 1996-2004)
Presse écrite Le Canada (1949-1953),
La Presse canadienne (1953-1957),
Le Devoir (1957-1981),
La Presse (1982-1988);
Le Soleil, Le Droit, L'Actualité (1988-1991, 1996-2004)
Radio CKAC-La Presse (1956), Service international de Radio-Canada (1957)
Télévision invité du réseau de Radio-Canada (depuis les années 1960) et du réseau TVA (1988-1991)

Michel Roy (Ottawa, [1] - Montréal, [2]) est un journaliste canadien (québécois), puis conseiller politique canadien, ambassadeur, professeur, président du Conseil de presse du Québec, membre de Reporters sans frontières Canada.

BiographieModifier

Fils d'un militaire de carrière qui avait fait la Première Guerre mondiale[3], il est né à Ottawa (en Ontario), en 1929, mais sa famille s'établit à Montréal (au Québec) au début des années 1930[4]. Il y fait des études classiques au Collège Stanislas et au Collège Jean-de-Brébeuf[4] et obtient une licence en philosophie de l'Université de Montréal (1952), dont le mémoire porte sur « La notion d'absurde chez Albert Camus »[3].

JournalisteModifier

Il collabore épisodiquement au journal étudiant Le Quartier latin puis est reporter au quotidien Le Canada (de 1949 à sa fermeture en 1953), ensuite au service de nouvelles du poste de radio CKAC-La Presse[3], puis il travaille cinq ans pour l'agence La Presse canadienne et peaufine son apprentissage du métier au Service international de Radio-Canada auprès de René Lévesque, qui lui enseigne « l'art de la communication et de l'interview », comme le résument des « notes biographiques » conservées aux archives du Devoir[3]. Il entre au quotidien Le Devoir en 1957[3], y côtoyant le directeur Gérard Filion et le rédacteur en chef André Laurendeau, y devenant directeur de l'information (en 1962), et rédacteur en chef (en 1975, sous Claude Ryan), et directeur suppléant (de 1978 à 1981)[3]. En 1982, après ses 25 ans au Devoir, il est nommé éditorialiste en chef du quotidien La Presse puis, dès l'année suivante, éditeur adjoint et rédacteur en chef[4]. De 1988 à 1991, il est journaliste indépendant dans les quotidiens Le Soleil (de Québec) et Le Droit (d'Ottawa), ainsi qu'au magazine L'Actualité et dans des émissions de la Société Radio-Canada[4] et, comme invité de Pierre Nadeau, au réseau TVA[5].

Sa carrière médiatique s'échelonne donc sur quatre décennies[6] et, même en œuvrant dans un « journal de combat » comme Le Devoir des années 1950, il restait cordial et aidant, « convivial[6] ». Sa « finesse dans la description d'une information », sa « prudence » et son souci de « l'équilibre dans la fabrication d'une manchette », ont influencé son entourage, ses pairs, les lectorats et les auditoires atteints[6],[5]. « La qualité d'une presse démocratique, c'est de veiller à ce que celle-ci touche vraiment aux sujets essentiels, et deuxièmement qu'elle les traite convenablement de telle sorte que tout le monde puisse vraiment comprendre », proclamait-il[6], et c'était sa constante préoccupation. Aussi, sa douce « rigueur[7] », sa probité de « spectateur intègre[3] », « les idées nettes, le respect des faits et […] la plume alerte, toutes qualités qui lui resteront sa carrière durant[3] », ne le quittent pas, même quand ensuite il exerce quelque temps d'autres fonctions apparemment éloignées du journalisme[7].

Conseiller politiqueModifier

En 1991, après l'échec de l'Accord du lac Meech et à l'invitation du premier ministre Brian Mulroney[7], il devient conseiller politique au niveau fédéral (auprès du Conseil privé) pour les questions constitutionnelles. Puis, en 1992, il passe au Cabinet du premier ministre, à titre de conseiller politique et constitutionnel[4].

AmbassadeurModifier

En juin 1993, il est nommé ambassadeur du Canada en Tunisie et auprès de la Libye et comme tel, en 1995 et 1996, chargé de missions en Jordanie et en Algérie[7].

ProfesseurModifier

Rentré au Canada en 1996, il est nommé professeur invité de journalisme, à l'Université LavalQuébec)[7] et à l'Université de Montréal[8].

Président du Conseil de presse du QuébecModifier

En novembre 1997, Michel Roy accède à la présidence du Conseil de presse du Québec[4], fonction qu'il occupe jusqu'en 2004[8].

FamilleModifier

Il était fier de sa femme, Monique Bernier, critique littéraire, et de leurs trois enfants[3], tous voués en quelque sorte au monde de l'information : la diplomate Isabelle Roy (ambassadrice au Mali, 2005-2008)[7],[9], le reporter, journaliste politique et présentateur Patrice Roy (chef d’antenne et lecteur de nouvelles au Téléjournal de Radio-Canada), et le documentariste Mathieu Roy (diplômé de l'Inis en cinéma, 2002)[10].

Il meurt le , à 81 ans (presque 82)[3],[2], d'une longue maladie affectant la mémoire[11].

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Acte de baptême de John Georges Michel Roy du registre des naissances de l'année 1929 de la paroisse Sacré-Cœur d'Ottawa. Baptisé le 5 octobre et né le 23 septembre. Sur le site de généalogie Ancestry.
  2. a et b « Roy, Michel », necrologie.cyberpresse.ca,‎ (lire en ligne).
  3. a b c d e f g h i et j Stéphane Baillargeon, « Michel Roy 1929-2011 : Mort d'un spectateur intègre », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  4. a b c d e f g et h Robert Maltais, « Roy, Michel », Encyclopédie canadienne,‎ (lire en ligne).
  5. a b et c « Vidéo de présentation du Prix hommage Judith-Jasmin, résumant la carrière de Michel Roy », Fédération professionnelle des journalistes du Québec,‎ (lire en ligne).
  6. a b c et d Jean-Benoît Legault, « Michel Roy, ancien diplomate et journaliste est décédé », Cyberpresse, texte de La Presse Canadienne,‎ (lire en ligne).
  7. a b c d e f g et h Laura-Julie Perreault, « Michel Roy : Plaidoyer pour la rigueur », Le Trente, vol. 30, no 8,‎ (lire en ligne) — périodique de la FPJQ.
  8. a b et c « Michel Roy n'est plus », Société Radio-Canada, Montréal,‎ (lire en ligne).
  9. « Mme Isabelle Roy, La nouvelle ambassadrice du Canada a pris fonction [notule biographique] », Afribone Mali SA,‎ (lire en ligne).
  10. « Mathieu Roy : diplômé au profil Réalisateur du programme Cinéma 2002 [notule biographique] », Institut national de l'image et du son,‎ (lire en ligne).
  11. François Bugingo, « Révolte en Tunisie : Hommage à un homme [Michel Roy] qui a tendu la main aux plus faibles », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  12. « Michel Roy : membre », Ordre du Canada,‎ (lire en ligne).
  13. Michaëlle Jean, « Discours à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse », www.gg.ca,‎ (lire en ligne) — hommage à Michel Roy, au dernier paragraphe.
  14. « Hommage à Monsieur Michel Roy », la FAS de l'Université de Montréal,‎ (lire en ligne).