Michel Collon

journaliste, essayiste et complotiste belge
Michel Collon
Michel collon2.jpg
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Autres informations
Parti politique
Site web

Michel Collon est un journaliste et essayiste belge.

Membre du Parti du travail de Belgique, il commença sa carrière au journal de ce parti, l'hebdomadaire Solidaire, avant de créer le collectif indépendant Investig’Action, relayé par un site Internet de « réinformation » qu'il gère avec une équipe de bénévoles.

Il se présente lui-même comme un spécialiste de l'analyse de la « propagande de guerre »[1] et de la « désinformation médiatique », et développe dans plusieurs de ses livres le concept de « médiamensonge » ou mensonge relayé par les médias, qui ne sont d'après lui que « la voix des pouvoirs économiques, financiers ou politiques », des organes de propagande manipulant l'opinion, notamment pour « justifier l'entrée en guerre d'un pays contre un autre ».

De ce fait, Michel Collon est considéré par plusieurs médias et sociologues comme un auteur complotiste.

BiographieModifier

Michel Collon a milité jusqu'en 1977 à l'Union des communistes (marxistes-léninistes) de Belgique (UC(ml)B) avant de rejoindre le Parti du travail de Belgique (PTB) nouvellement créé[2].

Il a travaillé à l'hebdomadaire Solidaire, journal officiel du PTB[3],[4], dont il fut, un temps, membre du Comité central et où il reste une des principales références dans les formations dispensées[5].

Investig'Action : « réinformation » et conspirationnismeModifier

Il poursuit son travail de journaliste de manière indépendante à travers livres, films, un site Internet de « réinformation » (Investig'Action)[6] qu'il gère avec une équipe de bénévoles, et une lettre d'information hebdomadaire. Dénoncé pour son confusionnisme par des organisations antifascistes, Investig'Action publie des textes de personnalités liées à l'extrême droite[7]. Le site complotiste relaye également la propagande de guerre pro-Assad à propos du conflit syrien[8].

Dans l'ouvrage collectif Médias et censure : figures de l'orthodoxie, publié par Les Éditions de l'université de Liège, il figure sous le libellé « journaliste et analyste des médias en temps de guerre et de conditionnement géopolitique et militaire »[9].

Il se présente sur son site comme « spécialiste de la désinformation »[10],[11],[12].

Il est membre du Conseil consultatif de la chaîne de télévision vénézuélienne Tele Sur. Il est chroniqueur pour la chaîne de télévision russe RT[13], chaîne critiquée pour sa propagande pro-russe et conspirationniste[14],[15],[16].

EngagementsModifier

Michel Collon s'est élevé contre l'intervention de l'OTAN durant la guerre du Kosovo en 1999[17],[18].

Il a organisé des déploiements d'« observateurs civils » en Yougoslavie et en Irak (en 2002)[19].

Il a participé à la conférence « anti-impérialiste » Axis for Peace, organisée en 2005 par Thierry Meyssan du Réseau Voltaire[20]. Rudy Reichstadt, fondateur du site Conspiracy Watch, qualifie la liste des participants de « who’s who des auteurs conspirationnistes les plus en vue de l’époque[21]. »

Il a dénoncé l'utilisation d'une photo qui laissait croire que des soldats chinois s'étaient déguisés en moines bouddhistes et avaient provoqué les émeutes du printemps 2008 au Tibet[22]. Cet usage avait été dénoncé dès le 1er avril sur le site Tibet-info par Jean-Paul Ribes, lui-même abusé quelques heures le [23]. Selon le Los Angeles Times, cette photo provient du tournage à Lhassa en 2001-2002 du film Le Talisman de Peter Pau[24].

En 2008, il a déclaré qu'Israël est « l’État le plus raciste au monde »[25]. L'année suivante, il fait partie des signataires d'un appel lancé par l'ancienne secrétaire générale du PTB, Nadine Rosa-Rosso, et adressé à tous les candidats au Parlement européen demandant « le retrait immédiat et inconditionnel du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes[26] ».

En , à la suite de pressions de syndicalistes se réclamant de l'antifascisme[27], la CGT refuse à Michel Collon l'accès à la Bourse du travail de Paris. Celui-ci répond à cette attaque[28] mais aussi l'universitaire Annie Lacroix-Riz, laquelle dénonce l’atteinte portée à la liberté d’expression du journaliste belge[29].

En 2012, il se rend en Libye[30]. Lors de ce voyage, il poste une vidéo dans laquelle il accuse Nicolas Sarkozy d'avoir tué des enfants[31] dans le cadre de l'intervention militaire française dans le pays.

Lors d'une conférence organisée à Roubaix par le « Front uni des immigrations et des quartiers populaires », proche de Saïd Bouamama, et consacrée à l'attentat contre Charlie Hebdo, il affirme, d'après un article de Nord Éclair, que « Comme toujours dans les médias, on a les faits, une partie des faits, et de préférence, les sensationnels, et une autre partie des faits est mise de côté. Par exemple, les frères Kouachi ont en réalité été formés et armés par Fabius et consorts pour aller faire la guerre à un gouvernement qui dérangeait les multinationales des États-Unis et d’ailleurs ». Le journaliste, Julian Gilman, conclut que Collon « verse dans une thèse paranoïaque de complot médiatique, économique et géopolitique[32],[33] ».

DocumentairesModifier

RéalisationModifier

2002 : Les Damnés du Kosovo, Michel Collon et Vanessa Stojilkovic (78 minutes). Film documentaire sur la guerre menée par l’Otan en Yougoslavie.

ProductionModifier

2006 : Bruxelles–Caracas, Vanessa Stojilkovic (78 minutes). Film documentaire en noir et blanc sur l’expérience du Venezuela.

MédiamensongesModifier

Le concept de « médiamensonge » a été créé par le journaliste Gérard de Sélys dans le dossier Médiamensonges[34], paru en 1991. Y sont décortiquées des techniques de manipulation idéologique mises en pratique dans les médias. Le même thème est abordé par l'historienne belge Anne Morelli dans Principes élémentaires de propagande de guerre (2010), ouvrage inspiré du livre de l'homme politique Britannique Arthur Ponsonby, Falsehood in Wartime (1928), qui décrit les mécanismes essentiels de la propagande utilisée durant la Première Guerre mondiale.

Le concept a été popularisé[35] par Michel Collon, qui le reprend à son compte dans plusieurs de ses ouvrages[36],[37]. Michel Collon applique ce concept pour dénoncer une « propagande » servant à justifier l'entrée en guerre d'un pays aux yeux de son opinion publique. Plus précisément, il identifie, en particulier dans Libye, Otan et médiamensonges, publié en 2011 (p. 189), cinq principes qui seraient systématiquement utilisés :

  1. occulter le contexte historique ou géographique nécessaire à la compréhension des enjeux, afin d'imposer une version biaisée ou tronquée (ainsi, le conflit en Irlande serait présenté comme une guerre de religion et non comme une guerre coloniale britannique) ;
  2. occulter les intérêts économiques des multinationales et des gouvernements sous une présentation noble et désintéressée (arrêter une menace terroriste, imposer la paix, etc. : ainsi, la nationalisation du pétrole vénézuélien et sa soustraction de facto aux appétits des multinationales occidentales seraient les véritables motivations de l'opposition politique occidentale envers Chávez) ;
  3. diaboliser l'adversaire pour faire peur aux gens et court-circuiter leur réflexion (la diabolisation qui a suivi le 11 septembre 2001 en serait un exemple) ;
  4. attaquer le dirigeant et non son peuple (parfois même, pour défendre celui-ci contre son dirigeant, comme Saddam Hussein en Irak) ;
  5. monopoliser l'information et éviter tout véritable débat, les médias devant être contrôlés pour ne pas laisser les autres points de vue s'exprimer.

Selon lui le belligérant qui veut faire admettre une guerre à l'opinion publique, y compris quand elle est présentée comme une opération de maintien de la paix ou d'aide à un pays ami, doit donc aussi mener une guerre médiatique. Dans ce cadre, le « médiamensonge » s'appuie parfois sur un évènement inventé de toutes pièces. Parmi les exemples qu'il cite, figurent notamment :

M. Collon note que chaque fois, avant d'être considérées comme des manipulations et des scandales journalistiques, ces mises en scènes ont toutes été largement relayées par presque tous les médias dans le monde[41].

Interrogé par une journaliste de L'Obs, Gérard de Sélys évoque une « récupération excessive » par Collon du concept qu'il a créé. Il ne souscrit pas à l'idée d'un grand complot rassemblant médias et gouvernements et ajoute au sujet de Collon : « Il l’utilise n’importe quand, n’importe comment. Il en a fait son mot fétiche. Il l’utilise à toutes les sauces. C’est comme quelqu’un qui ressortirait trop souvent la même blague[42]. »

CritiquesModifier

Guerre du GolfeModifier

Analysant l'ouvrage de Collon intitulé Attention, médias ! Médiamensonges du Golfe - Manuel Anti-manipulation consacré au traitement médiatique de la guerre du Golfe, le journaliste Baudouin Loos explique que l'auteur « utilise avec un aplomb stupéfiant les mêmes procédés grossiers – amalgames, omissions, etc. – qu'il reproche aux médias » et constate qu'il ne sélectionne parmi les articles que ceux susceptibles de corroborer sa thèse en oubliant tout le reste et le taxe au passage de « mauvaise foi[43] ».

Ex-YougoslavieModifier

Alice Krieg-Planque, chercheuse au CNRS, affirme que Michel Collon fait partie des acteurs qui ont voulu cacher l'existence d'un projet de purification ethnique par les Serbes. Selon elle, ces acteurs ont voulu invalider la signification de la photo du jeune homme maigre derrière des barbelés au camp de Trnopolje. La chercheuse déclare que cette photo, rappelant les camps de concentration nazis, fonctionne comme étant la preuve d'une destruction massive des populations musulmanes et croates. Michel Collon offre une relecture de la photo, soutenant que la maigreur du jeune homme est « celle d'un cancéreux en phase terminale (il se plaint d'ailleurs d'être mal soigné au camp) ». La chercheuse cite une deuxième relecture de la photo qu'elle juge plutôt farfelue : le jeune homme serait un détenu serbe de droit commun atteint de la tuberculose. Mais elle signale aussi qu'un journaliste de l'Express « s'est montré nettement convaincu » par cette « ré-information » de l'image et qu'il a affirmé que la sœur du détenu, habitant Vienne, a confirmé cette maladie[44].

Commentant le livre Poker menteur. Les grandes puissances, la Yougoslavie et les prochaines guerres (1998), l'écrivain Louis Dalmas trouve qu'« il remet une gauche – désorientée par les obsessions de ses porte-parole – dans le droit chemin », en lui rappelant que « ses cibles essentielles » sont « non pas le nationalisme serbe mais l'hégémonie du grand capital », appuyé sur l'impérialisme américain, et « les avancées de l'obscurantisme religieux » dans le monde[45].

Dans son livre Poker menteur, Michel Collon soutient que les Massacres de Markale ne sont pas le fait des Serbes et qu'ils ont été commis pour rendre ces derniers coupables de crime contre l'humanité et justifier des représailles contre eux[46]. À propos de l'obus de mortier qui, le , tua 68 personnes au marché de Sarajevo et provoqua l'ultimatum de l'OTAN aux Serbes de Bosnie, l'écrivain Michèle Savary, auteur de La Serbie aux outrages (éditions L'Âge d'Homme), soutient que « Michel Collon pose certaines questions pertinentes », affirmant notamment que ce jour-là les détecteurs de bombardements de l'ONU n'enregistrèrent aucun tir serbe[47],[48].

OTANModifier

Amené à traiter d'un ouvrage de Michel Collon – Monopoly. L’Otan à la conquête du monde, EPO, Bruxelles, 2000 –, Henri Maler, membre fondateur d'Acrimed, écrit ceci : « Son démontage de la propagande de l’OTAN et des déformations, voire des falsifications, de l’information véhiculées par la majeure partie de la presse est éloquent. Mais à trop accumuler de silences derrière tant de dénonciations, la critique de Michel Collon perd vite la crédibilité qu’elle a cru gagner à grand renfort de précisions, notamment quand elle ne trouve à reprocher à Milosevic que d’avoir – pour préserver les acquis du socialisme ? – cédé à la tentation d’un nationalisme un tantinet criminel[49]. »

SyrieModifier

Dans un article du journal Le Monde daté du sur le conflit syrien, le journaliste Christophe Ayad voit dans Michel Collon, « militant belge de la gauche radicale », un des membres de « la galaxie hétéroclite des soutiens au régime de Bachar Al-Assad » qui « va de l'extrême gauche à l'extrême droite ». Christophe Ayad considère que les positions de Michel Collon « rejoignent celles de Thierry Meyssan, fondateur du Réseau Voltaire et auteur de L'Effroyable Imposture »[17].

En mai 2013, Politis écrit, à propos du conflit syrien, que — dans un contexte où Bachar el-Assad organise un blocus de l'information libre et se dit victime d'un vaste complot international, où « tout événement est en permanence remis en question », où « toute information produit son contraire » — cette « désinformation » ou « réinformation », est largement relayées par « les réseaux conspirationnistes, dans la lignée du Réseau Voltaire fondé par Thierry Meyssan ou Investig'Action », qui « déversent en continu un discours de soutien au régime de Bachar el-Assad »[6].

Allégations d'antisémitismeModifier

Le blogueur Marcel Sel affirme avoir « consulté plusieurs centaines de ses articles, et […] retrouvé au moins 34 occurrences qui correspondent à la définition de l’antisémitisme retenue par l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA) et votée par le Parlement européen en [50] ». En , ces allégations amènent la Fédération Wallonie Bruxelles à annuler la participation de Michel Collon à une séance de dédicaces programmée au Salon du Livre francophone de Beyrouth[51].

En , Michel Collon attaque en diffamation Marcel Sel et lui réclame 10 000 euros au titre de dommages et intérêts. Selon le courrier adressé à ce dernier par l'avocat de Collon, un article du blog de Sel serait attentatoire à l'honneur de Collon, notamment parce que l'article en question le traite d'« antisémite, de "rouge-brun", (...) qu’il "minimise" les attentats terroristes, que la collusion avec M. Collon est "irrémédiablement insoutenable" »[52].

Toutefois le la section civile de la 9e chambre du tribunal de première instance de Bruxelles déboute Michel Collon, jugeant sa demande non fondée. Selon le tribunal « faire droit à la demande serait regardé comme la permission donnée à l'un de s'exprimer et l'interdiction faite à l'autre d'encore le critiquer ». La Cour conclut que faire droit à la demande de Michel Collon reviendrait à s'accorder une ingérence disproportionnée au regard de la liberté d'expression[53].

Autres critiquesModifier

Les sociologues Marc Jacquemain et Jérôme Jamin expliquent que l’élément central des travaux de Michel Collon est basé sur une mise en cause généralisée des analyses produites par les médias et les organismes gouvernementaux qui sont systématiquement décrits comme manipulateurs. Les médias « mainstream » et leurs journalistes ne seraient en définitive que la voix des pouvoirs économiques, financiers ou politiques. Jacquemain et Jamin rapportent les propos de Collon selon lesquels « les médias ne sont pas une sorte de “quatrième pouvoir” qui permettrait de prendre ses distances par rapport aux autres. Ils sont partie intégrante de ces pouvoirs. On comprend pourquoi il n’est pas question qu’ils aident les citoyens à faire preuve d’esprit critique envers ces multinationales qui les financent et les dirigent. […]. Les médias ne sont pas le grain de sable dans la machine. Ils sont au contraire l’huile qui permet de faire tourner sans à-coups le moteur de l’économie et de la guerre. Si on disait à la télévision : “La pauvreté, elle est voulue, les riches l’organisent pour vous forcer à accepter n’importe quel salaire”, si on disait “Les pauvres paient les guerres des riches, afin que ceux-ci puissent encore mieux les appauvrir”, bien évidemment, ça serait la révolution le lendemain[54] ». Selon les deux auteurs, cette démarche permet à Collon de prouver que, contrairement à la masse des citoyens ordinaires, il a tout compris et de se poser en « vrai héros de la résistance moderne aux dominations de toutes sortes[55] ».

Jacquemain et Jamin considèrent en outre que la démarche de Collon relève de la théorie du complot, et est extrêmement réductrice en ce sens qu’elle réduit la marche du monde à un « système basé sur trois lois fondamentales extrêmement simples : (1) la toute-puissance des multinationales sur tous les autres acteurs politiques, économiques et financiers ; (2) la nécessité pour ces dernières de piller les richesses des peuples et (3) la nécessité de provoquer des guerres pour permettre ce pillage », le tout étant soumis à « la volonté, et à la seule volonté, de quelques barons de la finance ou de l’industrie ». Dans ce raisonnement Collon passe sous silence le fait que les interactions entre les multiples agents économiques, sociaux et politiques influent également sur l’histoire[56]. Ils relèvent que cette approche est caractéristique des théoriciens du complot qui inversent la méthode scientifique : plutôt que de mettre la théorie à l’épreuve, ils affirment être dépositaires de la vérité et se soucient alors de rassembler les éléments qui confortent cette vérité[57].

Michel Collon est considéré par trois journalistes comme un auteur complotiste[58],[59],[8].

En , la journaliste Caroline Fourest le qualifie de « roi des complotistes belges »[60] et renouvelle cette critique dans le documentaire Les obsédés du complot, diffusé sur France 5 en [61].

PublicationsModifier

  • Attention, médias ! Médiamensonges du Golfe - Manuel Anti-manipulation, EPO, Bruxelles, 1992 (ISBN 978-2-87262-087-6)
  • Poker menteur, Les grandes puissances, la Yougoslavie et les prochaines guerres, EPO, Bruxelles, 1998 (ISBN 2-87262-114-8) (traduit en anglais sous le titre Liar's poker: the great powers, Yugoslavia and the wars of the future,International Action Center, New York, 2002)
  • Monopoly, L'Otan à la conquête du monde, EPO, Bruxelles, 2000 (ISBN 2-87262-171-7)
  • L'Empire en guerre (ouvrage collectif), Le temps des cerises, Paris, 2001 (ISBN 2-84109-331-X)
  • « Le droit à l'information est un combat. Médiamensonges et propagande de guerre », in Médias et Censure: figures de l'orthodoxie (ouvrage collectif, ss la dir. de Pascal Durand), Les Éditions de l'Université de Liège, 2004, (ISBN 2-930322-70-5), 243 p., pp. 153-164[62]
  • Bush, le cyclone, Les lois économiques qui mènent à la guerre, la pauvreté et d'autres crimes, Oser dire, 2005 (ISBN 2-919937-04-9)
  • (en) Media lies and the conquest of Kosovo: NATO's prototype for the wars of globalization, Unwritten History, Inc., New York, 2007
  • Les 7 Péchés d'Hugo Chavez, Investig'Action/Éditions Couleur livres, Bruxelles/Charleroi, 2009 (ISBN 2-87003-530-6)
  • Israël, parlons-en ! (ouvrage collectif sous sa direction), Investig'Action/Éditions Couleur livres, Bruxelles/Charleroi, 2010 (ISBN 978-2-87003-549-8)
  • (en collaboration avec Mohamed Hassan, Grégoire Lalieu), La stratégie du chaos : impérialisme et islam, Éditions Couleur Livres asbl, 2011, (ISBN 2870035721 et 9782870035726)
  • Libye, Otan et médiamensonges - Manuel de contre-propagande[63], ouvrage collectif écrit avec Jean Bricmont, Cédric Rutter et Simon de Beer, Investig'Action/Éditions Couleur livres, Bruxelles/Charleroi, 2011 (ISBN 978-2-87003-588-7)
  • Je suis ou je ne suis pas Charlie ?, Investig'Action, Bruxelles/Charleroi, 2015 (ISBN 978-2-9308-2701-8)
  • Le Monde selon Trump, Michel Collon et Grégoire Lalieu, Investig'Action, Bruxelles, 2017 (ISBN 978-2-930827-08-7)
  • Pourquoi Soral séduit. Tome 1 – Pour une véritable critique du capitalisme, Investig'Action, Bruxelles, 2017 (ISBN 978-2930827094)

FilmographieModifier

  • Reportage avec Carlos Fittoria : Sous les bombes de l'Otan, 45 min, Bruxelles, 1999
  • Avec Vanessa Stojilkovic : Les Damnés du Kosovo ; documentaire, 78 min, Bruxelles, 2002
  • Avec Vanessa Stojilkovic : Bruxelles - Caracas ; documentaire, 78 min, Bruxelles, 2007

ConférencesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. Deville Marion (2016) Orientation et simplification des représentations comme outils de propagande dans le débat public : l'exemple de la décision d'intervention militaire française en Syrie | Institut de recherches sociologiques | Université de Genève ; Workingpaper préparé pour le XXème congrès des sociologues de langue française, AISLF en partenariat avec l’Université de Montréal et l’Université du Québec à Montréal, 4-8 juillet 2016, Montréal (voir p 16)
  2. Pascal Delwit, PTB : Nouvelle gauche, vieille recette, Éditions Luc Pire, 2014 (ISBN 978-2-8754-2095-4), 384 pages (livre numérique) : « [...] Eric Pollet, Jean Pestieau, Maria McGangan et Michel Ciollon tiendront jusqu'en 1977 avant de constater l'échec de l'UC(ml)B. Ils rejoindront alors le nouveau PTB. [...]. Jean Pestieau, Marie McGangan et Michel Collon sont aujourd'hui les trois derniers membres du PTB à avoir milité initialement à l'Union des communistes (marxistes-léninistes) de Belgique ».
  3. Interview : Le journaliste Michel Collon sur les évènements de Gaza - Julien Versteegh, PVDA, 9 janvier 2009 : « Spécialiste des médias et des conflits, il a longtemps travaillé pour le Solidaire. »
  4. (en) The Middle East Abstracts and Index Part 1, Library Information and Research Service, 2001, p. 316 : « Michel Collon, correspondent of Solidaire, the weekly newspaper of the Workers' Party of Belgium. »
  5. Pascal Delwit, PTB : Nouvelle gauche, vieille recette, Éditions Luc Pire, 2014, (ISBN 978-2-8754-2095-4), 384 pages (livre numérique) : « Membre du Comité central du PTB, Michel Collon avait refusé de céder un héritage au parti, ce qui a provoqué son départ du CC. Toujours actif au PTB, il est une des principales références dans les formations dispensées par le parti. »
  6. a et b « Le peuple, ce grand absent », sur Politis.fr, 20130523 08:25 (consulté le )
  7. « Michel Collon », sur Conspiracy Watch | L'Observatoire du conspirationnisme (consulté le )
  8. a et b Catherine Gouëset, La Syrie, terre de mission des conspirationnistes, L'Express, 6 septembre 2013.
  9. Présentation des auteurs, in Médias et Censure: figures de l'orthodoxie, ouvrage collectif ss la dir. de Pascal Durand), Les Éditions de l'Université de Liège, 2004, pp. 241-242.
  10. Hala Kodmani, Des réseaux français au service de la Syrie, Libération du 9 février 2012 : « le Belge Michel Collon, comme il se présente lui-même sur son blog. »
  11. Olivier Mukuna, Égalité zéro: enquête sur le procès médiatique de Dieudonné, Blanche, 2005, 236 p., p. 75 : « Sur son site, le journaliste belge Michel Collon, spécialisé en manipulation et désinformation médiatique, produit une synthèse qui ne trouve aucun écho auprès des médias [...]. »
  12. « Des réseaux français au service de la Syrie », Libération, (consulté le ).
  13. Russia Today : allo Paris, ici Moscou Libération, 8 avril 2016 « Michel Collon, un ancien militant communiste belge désormais aux commandes d’'Investig’Action, un site qui pourfend les médiamensonges et les manipulations »
  14. La chaîne Russia Today, porte-voix des intérêts russes, Le Monde, 14 mars 2014.
  15. Rudy Reichstadt, « Russia Today, la chaîne conspirationniste du Kremlin », sur Conspiracy Watch / Observatoire du conspirationnisme (consulté le ).
  16. Jérôme Lefilliâtre Russia Today et Sputnik, les voix de Moscou Libération, 16 décembre 2016.
  17. a et b Christophe Ayad Le petit monde composite des soutiens au régime syrien, Le Monde, 6 juin 2012 (reproduit sur le site Conspiracy Watch).
  18. Annie Lacroix-Riz, Sur l'affaire Collon, sur le site du FSC, 21 novembre 2011 : « Je rappelle que ce journaliste, de gauche, vraiment à gauche, a été tabassé par la police belge en 1999 alors qu’il manifestait contre le bombardement de la Yougoslavie (et tabassé au point qu’on l’a cru mort). »
  19. Julien Versteegh, op. cit. : « Avec Stop USA!, il a […] a organisé une délégation de 120 « inspecteurs de la paix » de 17 pays en Irak en avril 2002. »
  20. Le colloque pour la paix dans le monde, les 17 et 18 novembre 2005, sur le site axisforpeace.net (page « Les participants »).
  21. Rudy Reichstadt, « Conspirationnisme : Un état des lieux - Note n° 11 », Fondation Jean-Jaurès, Observatoire des radicalités politiques, 24 février 2015, [lire en ligne].
  22. Critique notamment publiée dans Le Quotidien du peuple du 3 avril 2008 : « Enquête sur une photo manipulée ».
  23. Comité de soutien au peuple tibétain, « Une photo à ne pas diffuser », 1er avril 2008 : « Malgré nos vérifications, nous avons nous-mêmes été abusés quelques heures le 30 mars ».
  24. (en) Photo of Chinese forces with monks' robes proves illusory, Los Angeles Times, 30 avril 2008.
  25. Dans l'émission Ce soir ou jamais du 3 décembre 2008 sur France 3 : « Israël, qui est l’État le plus raciste au monde, qui a chassé les Palestiniens de leurs terres, qui viole toutes les résolutions des Nations unies. »
  26. Claude Demelenne, Un "parti iranien" en Belgique ?, La Libre Belgique, 22 avril 2009.
  27. Collectif Missak et Mélinée, Michel Collon chassé de la bourse du travail : Ce n'est qu'un début !, missaketmelinee.wordpress.com, 19 février 2012.
  28. Michel Collon interdit de conférence à la bourse du travail de Paris 9 novembre 2011.
  29. Annie Lacroix-Riz, Sur l'affaire Collon, frontsyndical-classe.org, 21 novembre 2011.
  30. Selon le journal Le Monde, ce voyage s'est déroulé « à l'invitation du régime ».
  31. [vidéo] « Sarkozy, combien d’enfants as-tu tués cette nuit ? ».
  32. Julian Gilman, « Charlie, prétexte à développer la théorie du complot », Nord Éclair,‎ (lire en ligne).
  33. [1], Conspiracy Watch, 29 mai 2015.
  34. Bernard Cassan, compte rendu de Médiamensonges (Gérard de Selys (dir.)), in Le Monde diplomatique, février 1991.
  35. Guillaume Cazeaux, Odyssée 2.0 : La démocratie dans la civilisation numérique, Armand Colin, , 320 p. (ISBN 978-2-200-29195-2, lire en ligne)
  36. Sélection d'ouvrages, dont Attention, médias ! Médiamensonges du Golfe, Le Monde, février 2003.
  37. Serge Halimi, compte rendu de Poker Menteur de Michel Collon, in Le Monde diplomatique, juillet 1998.
  38. « Un « Fer à cheval » pour l'intox », humanite.fr, 15 avril 2000.
  39. Serge Halimi & Pierre Rimbert, « Le plus gros bobard de la fin du XXe siècle », sur Le Monde diplomatique, (consulté le )
  40. « La rapport qui a servi de prétexte à la guerre en Irak enfin déclassifié », sur France 24, (consulté le )
  41. Attention, médias ! Médiamensonges du Golfe - Manuel Anti-manipulation, EPO, Bruxelles, 1992 (ISBN 978-2-87262-087-6) ; voir page 189
  42. Marion David, « J’ai discuté avec le père des « médiamensonges » », sur L'Obs, (consulté le ).
  43. Baudouin Loos, Livres : la guerre du golfe en question, Le Soir, 11 août 1992.
  44. Alice Krieg-Planque, « Purification ethnique » : Une formule et son histoire, CNRS Éditions via OpenEdition, , 523 p. (ISBN 978-2-271-09090-4, lire en ligne)
  45. Louis Dalmas, La pensée asphyxiée, L'âge d'homme, 1999, 238 p., pp. 183-184.
  46. Kosta Christitch, La résistance serbe : chroniques, L'âge d'Homme, (ISBN 978-2-8251-1285-4, lire en ligne)
  47. Michèle Savary, La Serbie aux outrages, L'âge d'homme, 2001, 167 p., pp. 93-94.
  48. Michel Collon, Poker menteur : les grandes puissances, la Yougoslavie et les prochaines guerres, Editions Aden, , 379 p. (ISBN 978-2-87262-114-9, lire en ligne).
  49. Henri Maler, Des fleurs moralisantes au bout du fusil, Acrimed, 1er juin 2000 (version initiale d’un article paru dans Le Monde diplomatique).
  50. Géraldine Kamps, « Michel Collon, en invité respectable », Centre communautaire laïc juif,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  51. Géraldine Kapms, « Michel Collon ne sera pas le bienvenu au stand de la Fédération Wallonie Bruxelles », Centre communautaire laïc juif,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  52. Yves Kengen, « Arrête tes Colloneries! », Entre les lignes,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  53. « Michel Collon a été débouté au civil par Marcel Sel, qui l'avait qualifié d'antisémite », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  54. Marc Jacquemain et Jérôme Jamin, L’histoire que nous faisons - Contre les théories de la manipulation, Éditions du Centre d’Action Laïque, Bruxelles, 2008, pp. 33-34.
  55. Marc Jacquemain et Jérôme Jamin, op. cit., p. 35.
  56. Marc Jacquemain et Jérôme Jamin, op. cit., pp. 41-43.
  57. Marc Jacquemain et Jérôme Jamin, op. cit., p. 40.
  58. Christine Rousseau, TV – « Complotisme, les alibis de la terreur », Le Monde, 23 janvier 2018.
  59. Marion David, J’ai discuté avec le père des « médiamensonges », L'Obs, 1er janvier 2016.
  60. Caroline Fourest, Les "Y'a bon Awards" déshonorent l'antiracisme, le blog de Caroline Fourest, 20 mars 2012.
  61. Caroline Fourest, Les réseaux de l'extrême, telerama.fr, 2 février 2013.
  62. Voir sur presses.ulg.ac.be.
  63. Voir sur michelcollon.info.

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

VidéographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier