Michael Eisner

homme d'affaires américain
Michael Eisner
MichaelEisnerOct10.jpg
Fonctions
Président de Paramount Pictures (1976-1984)
PDG de Walt Disney Company (1984-2005)
Président de Portsmouth Football Club (depuis 2017)
Biographie
Naissance
Nationalité
Domicile
Formation
Université Denison
The Center for Early Education (en)
Lawrenceville School (en)
Allen-Stevenson School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Breck Eisner
Eric Eisner (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Site web
Distinctions
Ellis Island Medal of Honor (en)
Étoile du Hollywood Walk of FameVoir et modifier les données sur Wikidata
signature de Michael Eisner
Signature

Michael Dammann Eisner est né le à Mount Kisco, État de New York[1]. Il fut à la tête de la Walt Disney Company de 1984 à 2005. Il a aussi fondé l'organisation philanthropique Eisner Foundation, dirigée par sa femme, Jane Breckenridge. Il était la 891e fortune mondiale en 2007. Il est le père de trois garçons : Breck, Eric et Anders.

BiographieModifier

Après avoir fait ses études secondaires en 1960 à la Lawrenceville School, il obtint un baccalauréat en littérature anglaise et théâtre à l'université Denison en 1964[1].

1966-1984 : Carrière chez ABC et ParamountModifier

Michael Eisner commence sa carrière à American Broadcasting Company en 1966 où il gravit les échelons jusqu'à devenir responsable local des programmes de la région de New York[1]. En 1969, il se voit confié la responsabilité de la tranche horaire du samedi matin réservée aux enfants[2]. Au début des années 1970, Eisner devient responsable du développement des programmes[3]. Il propose de nombreuses idées de séries dont Happy Days[3] qui débute en [4] mais aussi plusieurs soap opéras. Son principal crédit chez ABC a été de développer des programmes pour la jeunesse[5]. On lui doit l'arrivée de Bugs Bunny sur ABC débarqué de CBS, le dessin animé Les Jackson Five, la série sur les Osmond Brothers, celle nommée Super Friends basée sur la Ligue de justice d'Amérique[2],[3]. Ces programmes ont permis à ABC de venir première sur le créneau du samedi matin[2]. En 1974, une de ses relations chez ABC, Barry Diller est nommé président de la Paramount Pictures[6].

En 1976, Diller propose à Eisner de le rejoindre chez Paramount et devient directeur général du studios[6],[7] et il le restera jusqu'en 1984[8]. Sous leur direction, le studio produit de grands succès de la télévision comme Laverne and Shirley (1976), Taxi (1978), Cheers (1982) ainsi que des films comme La Fièvre du samedi soir (1977), Grease (1978), Les Aventuriers de l'arche perdue (1981) et sa suite Indiana Jones et le Temple maudit (1984), Tendres Passions (1983) ou encore Le Flic de Beverly Hills (1984)[6]. En 1973, le studio Paramount récoltait 100 millions d'USD et en 1984 la somme atteint le milliard de dollars[9].

Mais depuis février 1983, le fondateur de Gulf+Western Charles Bluhdorn est décédé et a laissé sa place à Marvin H. Davis qui réorganise le studio et met en place une forte gestion bureaucratique[9]. Diller est nommé responsable de la division loisirs et communications mais Eisner n'est plus en mesure de discuter avec les hauts responsables[9]. En juillet 1984, malgré des tensions, le duo est présenté comme les vedettes derrière les grands succès de Paramount[9] avec depuis avril des articles ou des couvertures de Newsweek, Business Week ou le magazine New York[9]. Le contrat de Diller chez Paramount doit prendre fin en septembre 1984 et Marvin Davis lui propose de prendre les prendre les rênes de la Fox[10]. De son côté, Eisner avait été approché courant 1983 par Ron Miller, gendre de Walt Disney et alors directeur général de Walt Disney Productions[10]. En juillet 1984, alors que sa position est incertaine Roy Disney le contacte pour savoir s'il est intéressé par un poste chez Disney au côté de Frank Wells[11]. À cette période, l'entreprise Disney est au milieu d'une guerre financière pour son contrôle.

Stanley Gold, Ray Watson et Michael Eisner se rencontrent le dans la maison de ce dernier à Bel Air, acheté grâce à un prêt de la Paramount d'1,25 million d'USD[2]. Eisner explique qu'une des raisons de son départ de Paramount est que la courbe de croissance du studio, au contraire de Disney, a atteint en 1984 un sommet avec entre 12 et 15 films par an[12]. Entre 1977 et 1984, les revenus de Paramount sont passés de 40 millions d'USD à 145 millions d'USD et pour faire plus, comme le souhaite Martin Davis, il faudrait produire plus de 24 films à succès par an, objectif difficile voire impossible[12]. Watson comprend parfaitement, Eisner ajoute que c'est parce que Disney est en difficulté, comme ABC et Paramount avant son arrivée, que le poste l'intéresse[12].

1984-2005 : Carrière chez DisneyModifier

Il est nommé directeur général de la société Walt Disney Productions le par la direction à la suite de tentatives de rachat par des sociétés d'investissements[13],[14],[15]. Il est alors nommé en même temps que Frank Wells, ce dernier au poste de président[16].

1984-1994 : la reconquête du géantModifier

Il réorganise alors l'entreprise qui est rebaptisée The Walt Disney Company. Après son arrivée chez Disney, il lance de nombreux projets de films, de parcs à thèmes (Disney-MGM Studios, Euro Disneyland)… et profite d'autres projets lancés juste avant son arrivée (Epcot, Tokyo Disneyland, Disney Channel). Il relance l'émission phare Le Monde merveilleux de Disney (sous le nom The Disney Saturday Movie) qu'il tente de présenter comme Walt Disney l'avait fait.

Le voit la naissance de la filiale Touchstone Pictures pour les films plus adultes avec la sortie du film Splash[15]. En 1985, Disney lance aussi une division télévision pour Touchstone avec la série Les Craquantes[17].

D'un autre côté, Eisner utilise aussi la société en fonction de ses centres d'intérêt dont l'art africain, l'architecture et urbanisme, et le développement personnel. Dès 1984, la Walt Disney World Company acquiert à son initiative, la collection d'art africain de Paul Tishman, promoteur immobilier de New York qui est alors rebaptisée Walt Disney-Tishamn[18]. En septembre 1984, la Disney Development Company est créé afin de concevoir, planifier, gérer et développer les propriétés immobilières de Disney non liées aux parcs à thèmes[19]. En 1990, Eisner lance plusieurs projets liés à la créativité dont un organisme où l'éducation serait un loisir[20]. De ce projet résultera la création au Walt Disney World Resort d'un centre permanent nommé Disney Institute ouvert le [21].

1994-2005 : une gestion de plus en plus critiquée et le déclin de EisnerModifier

En 1994, Frank Wells qui était président de la Walt Disney Company et qui fait que tout était sous contrôle, meurt d'un accident d'hélicoptère le 4 Avril 1994. Juste après la mort de Frank Wells, les tensions augmentent entre Michael Eisner, Jeffrey Katzenberg et Roy Edward Disney, dues au fait que Jeffrey Katzenberg voulait la place de directeur général. Devant le refus de Michael Eisner de lui donner ce rôle à plusieurs reprises, Katzenberg quitte Disney fin 1994 juste après la sortie du Roi lion pour fonder DreamWorks avec Steven Spielberg et David Geffen. Après la mort du Président de Disney, après ces événements, Eisner va assumer la présidence du groupe en premier temps jusqu'en août 1995[1].

Il recrute Michael Ovitz qui était un ami à Michael Eisner pour assumer la présidence de la Walt Disney Company, Mais il ne restera que jusqu'en décembre 1996 avec une Résiliation sans faute. Et juste après le départ de Michael Ovitz, un procès est mis contre Michael Eisner et le conseil d'administration de Disney par la suite et qui ne sera exécuté que 10 ans plus tard en 2006.

En , Roy Edward Disney, neveu de Walt Disney, démissionne de ses postes de vice-président et directeur de Walt Disney Features critiquant la politique menée par Eisner depuis 2000.

En février 2004, Disney subit une tentative d'offre publique d'achat, de la part du câblo-opérateur Comcast de 54 milliards d'USD[22] que Michael Eisner aurait refusé sans demander conseil au directoire; ce qui aurait précipité sa chute[23]. James B. Stewart écrit « Chef d’entreprise le mieux payé des États-Unis, il aurait érigé la paranoïa en véritable méthode de management[24]. »

À son départ le il était en possession de 14 millions d'actions de la Walt Disney Company (à 24,31 $ l'une), soit le plus important souscripteur privé de la société (représentant 1,8 % des actionnaires) après Steve Jobs (qui lui représente 2 %).

Après DisneyModifier

Le , Michael Eisner et CNBC annoncent que l'ancien PDG animera une émission bimestrielle de discussion nommée Conversations with Michael Eisner d'une durée d'une heure[25].

En avril, il prend un intérêt dans la société Veoh, spécialisée dans la vidéo et la télévision par internet[26]

En parallèle, il a acheté le [27], la société Team Baby Entertainments spécialisée dans la production de DVD sur des événements sportifs universitaires.

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 18
  2. a b c et d (en) John Taylor, Storming The Magic Kingdom, p. 206.
  3. a b et c (en) Leonard Goldenson et Marvin Wolf, Beating the odds, p. 347
  4. (en) Leonard Goldenson et Marvin Wolf, Beating the odds, p. 348
  5. (en) Leonard Goldenson et Marvin Wolf, Beating the odds, p. 349
  6. a b et c (en) John Taylor, Storming The Magic Kingdom, p. 200.
  7. Jacques Legrand, Pierre Lherminier et Laurent Mannoni, Chronique du cinéma, Éditions Chronique, (ISBN 978-2-905969-55-2), p. 692
  8. (en) Fiche de Michael Eisner sur The Museum of Broadcast Communications (page consultée le 27 février 2010).
  9. a b c d et e (en) John Taylor, Storming The Magic Kingdom, p. 201.
  10. a et b (en) John Taylor, Storming The Magic Kingdom, p. 202.
  11. (en) John Taylor, Storming The Magic Kingdom, p. 203.
  12. a b et c (en) John Taylor, Storming The Magic Kingdom, p. 207.
  13. (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 178
  14. (en) Mark Arnold, Frozen in Ice : The Story of Walt Disney Productions, 1966-1985, p. 443.
  15. a et b (en) Walt Disney Company, « Disney Factbook 1997 - Disney Through the Decades », (consulté le ), p. 3
  16. (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 602
  17. (en) Dave Smith and Steven Clack, Walt Disney: The first 100 years, p. 143
  18. (en) « The Walt Disney-Tishman African Art Collection »
  19. (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 146
  20. (en) Joe Flower, Prince of the Magic Kingdom, p. 283-284
  21. (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 147
  22. All Smiles at the Mouse House
  23. Mouse Hunting
  24. (fr) James B. Stewart, Le royaume enchanté, 2011, Quatrième de couverture
  25. CBC.ca Arts - Former Disney head to host talk show
  26. Eisner Invests in TV Startup
  27. Page expired - MSN Money

Liens externesModifier