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Michael Ashcroft

homme politique bélizien
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ashcroft.
Michael Ashcroft, Baron Ashcroft
Lord Ashcroft presents Zulu at the Policy Exchange-Crossbench Film Society cropped.JPG
Fonctions
Membre du Conseil privé du Royaume-Uni
Membre de la Chambre des lords
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (73 ans)
ChichesterVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Université Anglia Ruskin
Royal Grammar School (en)
Norwich School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Parti politique
Distinction

Michael Ashcroft, né le , est un homme d'affaires et un homme politique de nationalités britannique et bélizienne. Selon le Sunday Times, il possède en 2017 la 95e plus grande fortune du Royaume-Uni, estimée à 1,35 milliard de livres sterling[1].

Sommaire

BiographieModifier

Activité d'affairesModifier

Michael Ashcroft naît au Royaume-Uni mais passe son enfance au Belize. Il fait fortune en achetant, développant et revendant plusieurs entreprises ; la société de sécurité et de nettoyage ADT, qu'il revend en 1997, lui permet notamment de gagner plusieurs centaines de millions de dollars[2].

Activité politiqueModifier

Important donateur et trésorier du Parti conservateur de 1998 à 2001, il siège à la Chambre des lords d'octobre 2000 à avril 2015[3]. En 2005, il est nommé président adjoint du même parti ; il quitte ce poste en 2010[4],[2]. Il demeure néanmoins influent, notamment au travers des sondages politiques qu'il mène, largement commentés, et de son site web ConservativeHome (en)[5] ; il finance également la campagne du Parti conservateur aux élections générales de 2017 à hauteur de 500 000 livres[6].

Controverses sur son statut fiscalModifier

Jusqu'en 2000, Michael Ashcroft est résident fiscal du Belize et ne paie pas d'impôts au Royaume-Uni sur ses revenus réalisés à l'étranger ; préalablement à son entrée à la Chambre des lords en 2000, le président du Parti conservateur William Hague indique qu'il va devenir résident fiscal britannique. En 2010, toutefois, Michael Ashcroft révèle ne pas l'être, provoquant une polémique[7]. Une nouvelle loi est adoptée la même année, obligeant les lords à se domicilier fiscalement au Royaume-Uni[8]. En dépit de ses déclarations (et de celles du Parti conservateur) assurant qu'il a quitté son statut fiscal de « non-domicilié », les Paradise Papers révèlent en novembre 2017 qu'il n'est toujours pas résident fiscal britannique et a ainsi évité d'être taxé, notamment sur plusieurs centaines de millions de livres sterling de revenus issus d'un fonds de placement situé aux Bermudes[9],[8],[10],[5].

RéférencesModifier

  1. (en) « Rich List 2017 », Sunday Times, (consulté le 8 mars 2018)
  2. a et b (en) « Michael Ashcroft », sur forbes.com (consulté le 8 mars 2018)
  3. (en) « Lord Ashcroft », sur parliament.uk (consulté le 8 mars 2017)
  4. (en) Haroon Siddique, « Profile: Lord Ashcroft », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  5. a et b (en) Ewen MacAskill, « Lord Ashcroft used offshore trust to shelter wealth while Tory peer », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  6. (en) Rowena Mason, « UK political parties received record £40m of donations in election run-up », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  7. (en) Polly Curtis, « Lord Ashcroft reveals: I am a non-dom », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  8. a et b Sonia Delesalle-Stolper, « Lord Ashcroft, le trésor caché d’un tory », Libération,‎ (lire en ligne)
  9. (en) « Paradise Papers: Lord Ashcroft stayed non-dom despite pledges », BBC,
  10. Philippe Bernard, « Les bonnes affaires offshore de Lord Ashcroft, financier des Tories, embarrassent Theresa May », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Lien externeModifier