Ouvrir le menu principal

Mialet (Gard)

commune française du département du Gard
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mialet.

Mialet
Mialet (Gard)
Le Pont des Camisards.
Blason de Mialet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton La Grand-Combe
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Marc Verseils
2014-2020
Code postal 30140
Code commune 30168
Démographie
Gentilé Mialétain
Population
municipale
622 hab. (2016 en augmentation de 4,01 % par rapport à 2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 42″ nord, 3° 56′ 37″ est
Altitude Min. 140 m
Max. 691 m
Superficie 30,76 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte administrative du Gard
City locator 14.svg
Mialet

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
Mialet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mialet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mialet
Liens
Site web mialet.fr

Mialet est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Mialet est une commune située dans le nord-ouest du département du Gard, limitrophe de la Lozère. Elle se trouve à quelques kilomètres d'Alès, de Saint-Jean-du-Gard et d'Anduze.

Communes limitrophesModifier

Hameaux et lieux-ditsModifier

Elle est composée de sept hameaux : Luziers, les Puechs, le Mas Soubeyran, Paussan, le Village, les Aigladines, Brugairolles et Pegairolles[2].

C'est sur cette commune que se trouve le Mas Soubeyran, hameau cévenol typique qui abrite le Musée du Désert, haut lieu de la résistance des protestants durant les XVIIe et XVIIIe siècles.

ToponymieModifier

Provençal Mialet, du roman Melet, Mellet, du latin Meletum[3].

Ses habitants se nomment les Mialétains et les Mialétaines.

HistoireModifier

PréhistoireModifier

  • Enceinte préhistorique sur les collines environnantes (Sauque Ronde, 451 m).

AntiquitéModifier

Moyen ÂgeModifier

  • Poste fortifié en bordure d'une bretelle de chemin de Regordane reliant Nîmes à Gergovie (route des Arvernes),
  • Dans une charte de Philippe le Bel est cité le Sieur « Hugue de Melete ».
  • Hugues de Melet, chevalier, rend hommage aux descendants de Bernard Pelet, seigneur d'Alais, en 1253[4].

Époque moderneModifier

Deux compoix des années 1598 et 1647 donnent des informations sur la vie de la cité à cette époque.

Mialet adopte la religion réformée. En 1560, premier synode provincial aux Aigladines, et en 1613, levée d'impôts pour agrandir le temple. Malgré la paix d'Alais en 1629, la tension monte entre le pouvoir central et les protestants. Louis XIV révoque l'Édit de Nantes (1685). Mialet entre dans une période difficile. Les mesures draconiennes prises par le pouvoir pour ramener les protestants dans le giron de l'Église catholique, font que ceux-ci se soulèvent et prennent les armes. Ils deviennent les Camisards, et avec une troupe d'un millier de combattants, paysans et artisans, tiennent tête à une armée de 30 000 hommes. C'est une guerre sans pitié. En mars 1703, 670 habitants de Mialet, dont 180 enfants, sont déportés en Roussillon. La démolition des maisons n'étant pas assez rapide, le roi autorise le brûlement des Cévennes. En 1704, cessation de combats après négociation entre chefs camisards et représentants du roi. La religion reste sous haute surveillance, mais fidèle à la religion réformée.

En 1709, hiver d'une extrême rigueur : tous les oliviers sont détruits.

Révolution française et EmpireModifier

L'Édit de tolérance en 1787, accorde un état civil aux protestants. Ils retrouvent leurs droits civiques en décembre 1789, et leur temple, en 1837. Entre-temps ils célèbrent leur culte dans l'église Saint-André.

Époque contemporaineModifier

Deux filatures et une fabrique de lacets sont installées en bordure du Gardon pour filer et utiliser de la soie. Elles cessent leurs activités entre 1900 et 1930.

L'élevage du ver à soie s'arrête dans les années cinquante. Les charbonnières, nombreuses pendant la dernière guerre, ne fument plus lorsque les gazogènes sont abandonnés. Le moulin de la Bonté et celui de Trabuc s'arrêtent dans les mêmes années. Les châtaigneraies séculaires sont décimées par une maladie dans les années soixante.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Gilbert Rouanet PS  
mars 2014 En cours Jean-Marc Verseils DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2016, la commune comptait 622 habitants[Note 1], en augmentation de 4,01 % par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5661 3921 5151 4371 3811 3581 4001 4211 388
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4001 3221 2371 1711 1341 1021 1001 0531 013
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
935937896665633561524489460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
427371354449511539557598622
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

SantéModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

EmploiModifier

Entreprises de l'agglomérationModifier

Secteurs d'activitésModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Édifices civilsModifier

Article détaillé : Pont des Camisards.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Édifices religieuxModifier

Patrimoine culturelModifier

Article détaillé : Musée du Désert.

Patrimoine naturelModifier

Article détaillé : Grotte de Trabuc.
  • Grotte de Trabuc

Personnalités liées à la communeModifier

  • Pierre Laporte dit Rolland. Né au Mas Soubeyran le 3 janvier 1680 et décédé au château de Castelnau Valence le 14 avril 1704. Chef des révoltés camisards en Cévennes, il était aussi surnommé le « Général des enfants de Dieu ».
  • Georges Vaucher (1900-1982), spéléologue suisse, y est décédé

HéraldiqueModifier

  Blason D'azur, à une épée d'or mise en pal[10].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Les amis de la vallée du Gardon de Mialet, Circuits de promenade.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Mialet, village historique », sur www.tourismegard.com (consulté le 1er avril 2019)
  3. (oc + fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 334, t. 2
  4. (fr + la) Claude Devic et Joseph Vaissette, Histoire générale de Languedoc, Toulouse, J.-B. Paya, 1840-1846, 10 vol. ; in-8 (notice BnF no FRBNF36384293), p. 189, t. 6
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. Notice no PA00103073, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 136