Meymac

commune française du département de la Corrèze

Meymac
Meymac
Panorama vu du sud
Blason de Meymac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Ussel
Intercommunalité Communauté de communes Haute-Corrèze Communauté
Maire
Mandat
Philippe Brugère
2020-2026
Code postal 19250
Code commune 19136
Démographie
Gentilé Meymacois, Meymacoise
Population
municipale
2 322 hab. (2018 en diminution de 4,6 % par rapport à 2013)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 12″ nord, 2° 08′ 52″ est
Altitude Min. 593 m
Max. 976 m
Superficie 87,15 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Ussel
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Plateau de Millevaches
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Meymac
Liens
Site web www.meymac.fr

Meymac (prononcé : /mɛ.mak/ ; en occitan : Maismac) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine. Ville-porte du parc naturel régional de Millevaches, c'est une cité touristique classée parmi les 100 « Plus Beaux Détours de France ».

Sur le territoire de la commune se trouve le point culminant du département, le mont Bessou (976 mètres).

Les habitants de Meymac sont appelés les « Meymacois[1] » et les « Meymacoises ».

GéographieModifier

LocalisationModifier

Géographie physiqueModifier

La commune de Meymac se trouve sur les contreforts sud du plateau de Millevaches, à une altitude de 656 m environ. Elle est d'une très grande superficie[2] : 87,15 km2 (pour 105,40 km2 à Paris[3]).

Trois cours d'eau traversent la commune, la Vézère, la Luzège et la Triouzoune. Ils sont symbolisés sur le blason de la ville. Meymac compte également de nombreux ruisseaux : ruisseau des Maisons, le Cheny (ou ruisseau des Farges), le Chassagnoux, le ruisseau du Rebellier, la Come, le Cloup, le Merlançon, le Noir, le Riou Tras, la Jarrige, le ruisseau des Aiguettes, la Bessade, la Vialle, la Nauche, le ruisseau des Recours…

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat de montagne », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[6]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 9,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 5,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 272 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1963 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records MEYMAC (19) - alt : 670m, lat : 45°32'00"N, lon : 02°09'12"E
Records établis sur la période du 01-05-1963 au 04-07-2021
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,4 −1,4 0,7 2,8 6,5 9,6 11,5 10,9 8 5,6 1,6 −0,5 4,5
Température moyenne (°C) 2,3 2,9 5,6 8 12,1 15,4 17,8 17,2 13,9 10,3 5,4 3 9,5
Température maximale moyenne (°C) 6 7,2 10,5 13,3 17,7 21,2 24,1 23,5 19,7 15 9,3 6,6 14,5
Record de froid (°C)
date du record
−24
09.01.1985
−18
10.02.1986
−17,8
01.03.05
−7,2
08.04.21
−4,5
09.05.1974
0
08.06.1974
1
29.07.1966
0
26.08.1966
−2
25.09.1973
−6,6
26.10.03
−12,6
22.11.1998
−15,2
18.12.10
−24
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
19
09.01.1971
25,6
27.02.19
25,8
30.03.1965
29
22.04.1984
31
12.05.1969
37,8
27.06.19
37,7
23.07.19
37
07.08.20
32
17.09.1987
28,2
12.10.01
22,8
08.11.15
21,2
29.12.1983
37,8
2019
Précipitations (mm) 121,6 99,3 97,5 112,5 103,5 89,4 81,8 78,4 106,7 119,8 123,9 133,6 1 268
Source : « Fiche 19136002 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/07/2021 dans l'état de la base


GéologieModifier

La mine des Chèzes[10] (un kilomètre au sud de Meymac) fut le premier gisement de bismuth découvert et exploité en France. Elle est aujourd'hui fermée.

Meymac a donné son nom à la meymacite[11],[12], un trioxyde de tungstène hydraté découvert près de l'étang du Merlançon.

Géographie humaineModifier

TransportsModifier

Voies ferréesModifier

C'est en 1883 que la ligne Limoges-Meymac[13] arrive à Meymac. La gare de Meymac se trouve sur une des principales lignes transversales : la ligne Lyon-Bordeaux, qui comporte à Meymac un embranchement vers Limoges. Le train rapide entre Bordeaux et Clermont-Ferrand prend le nom de Ventadour.

Ce fut un nœud ferroviaire notable à l'époque du PO et du PLM. Elle reste toujours une gare importante du TER Limousin. Meymac comporte également une halte au nord-ouest du bourg, le Jassonneix, sur la ligne de Limoges.

Routes et autoroutesModifier

La RD 979 (anciennement RN 679) qui relie Limoges à Bort-les-Orgues traverse la commune.

Accès par l'autoroute A89 par la sortie   23 Ussel-Ouest située sur la commune de Saint-Angel à 8 km au sud.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Meymac est une commune rurale[Note 3],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ussel, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 38 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (68,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,7 %), prairies (21 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,1 %), zones urbanisées (3,2 %), terres arables (1,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,4 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

HistoireModifier

Quelques repères historiquesModifier

  • Selon le cartulaire de l'abbaye Saint-Pierre d'Uzerche, un ermite nommé « Mammacus » s'y serait établi et l'évêque Rorice II de Limoges aurait consacré en 546 la chapelle que le premier avait fondée. Toutefois, l'origine du nom de Meymac vient plus vraisemblablement de Maximus, nom d'un personnage romain et du suffixe gallo-romain -acum.
  • En 1085, Archambaud III, vicomte de Comborn, fonde un monastère qui est érigé en abbaye en 1147. Au début du XIIe siècle des reliques de saint Léger y sont reçues comme don. L’abbaye voit alors affluer de nombreux pèlerins. En 1265, Eble VII de Ventadour octroie aux habitants une charte de franchises. Meymac devient une ville protégée par des remparts. En 1379, la cité est pillée par Geoffroy Tête-Noire et sa bande de routiers. En 1633, la peste décime la population, la ville ne retrouvera plus jamais son prestige passé.
  • En prévision des États généraux de 1789, Martin Thomas — curé de Meymac — est élu député du clergé.
  • En 1846, les communes de Saint-Germain-le-Lièvre et de Meymac fusionnent.
  • Le , afin de couper la voie, les résistants francs tireurs et partisans français firent sauter au viaduc des Farges un train transportant des armes et du matériel de l'armée allemande en provenance de Limoges. Il n'y eut aucune victime.
Le mercredi , plusieurs dizaines de personnes raflées la veille sont embarquées en gare de Meymac et envoyées, via Limoges et Drancy, vers les camps d'extermination. Ces personnes — adultes et enfants — étaient juives ou considérées comme juives selon les lois racistes du régime de Vichy. Elles habitaient depuis quelques années ou quelques mois à Meymac, à Maussac ou à Égletons[20]. Deux plaques commémoratives ont été apposées à la gare de Meymac en 2003 et 2015[21]. La brigade Jesser fut déployée dans la région de juin à pour répondre aux actions des maquis du Limousin en Haute-Corrèze.

Faits divers liés à MeymacModifier

  • L'affaire Jacques Fesch au cours de laquelle celui-ci a abattu, en , l'agent de police Jean-Baptiste Vergne. La victime est enterrée à Meymac.
  • Le , un accident de car sur le pont de Mayres en Ardèche fait 19 morts, tous membres de l'amicale laïque de Meymac. Les élèves du cours complémentaire de garçons de Meymac accompagnés du directeur et de plusieurs maîtres avaient préparé un voyage pour voir la mer. Dans la descente de la RN102 en Ardèche, au pied du col de la Chavade, le car perd ses freins en arrivant au pont de Mayres, enfonce le parapet et s'écrase en contrebas dans le lit de la rivière. Une plaque est placée à l'abord du pont en mémoire des victimes ainsi qu'à Meymac sur le mur d'angle de l'abbaye Saint-André, côté avenue Limousine.
  • L'affaire criminelle liée à Roland Bondonny, originaire de Meymac (mais qui habitait dans la région d'Égletons au moment des faits) accusé d'avoir empoisonné plus de 144 animaux de compagnie entre 1997 et 2001, puis d'avoir commandité le meurtre de Marius Lac, un chasseur d'Égletons et gendarme à la retraite.

HéraldiqueModifier

Selon d'Hozier, la ville porte : d'azur, à trois pals ondés d'argent.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

MaireModifier

Philippe Brugère (DVG) est le maire de Meymac à la suite des élections municipales de 2014, il succède à Serge Vialle (UMP). Philippe Brugère est réélu en 2020 suite aux élections municipales.

IntercommunalitéModifier

Meymac appartient à la communauté de communes Haute-Corrèze Communauté.

CantonModifier

Meymac fait partie du canton du Plateau de Millevaches créé en 2014.

Les conseillers départementaux sont, à la suite des élection de 2021 :

Politique environnementaleModifier

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris a attribué deux fleurs à la commune[22].

Depuis 2017, le Pavillon bleu flotte sur la plage du lac de Sèchemailles.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2018, la commune comptait 2 322 habitants[Note 5], en diminution de 4,6 % par rapport à 2013 (Corrèze : −0,08 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 6622 9782 5242 5283 1303 2373 3773 8303 908
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 7223 5923 7163 2833 1843 9144 1814 1123 964
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 7653 9893 9283 6423 6113 2113 2583 0192 465
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 4112 4102 4342 5232 7962 6272 6612 6432 625
2013 2018 - - - - - - -
2 4342 322-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Éducation et formationModifier

La commune possède :

Culture et patrimoineModifier

Monuments et lieuxModifier

Bourg de MeymacModifier

 
Le chevet de l'église et l'aile de l'abbatiale (à gauche sur la photo) qui abrite le musée Marius-Vazeilles.
 
Statue de la Vierge noire XIIe siècle.
 
Le clocher-porche de l'église abbatiale Saint-André-Saint-Léger (à gauche de la photo, un angle de la halle du XVe siècle).
  • La statue de la Vierge noire (XIIe siècle, classée monument historique) restaurée et visible depuis 2016 est la seule de ce type en Corrèze.
  • L'Hôtel-Dieu (reconstruit en 1681). Fronton gravé : « Hospitum hic, alibi patria » qui signifie : « Un asile, la patrie est ailleurs ». Depuis 2015, il accueille un équipement culturel intercommunal, le pôle culturel Clau del país[31].
 
La halle.
  • La halle. Datant du XVe siècle, son emplacement se trouvait sur le côté droit de l'église. Reconstruite en 1826, elle est déplacée vers son emplacement actuel. La toiture en ardoise date de 1880, l'ancienne était réalisée en bardeaux. Très belle charpente.
  • Rue Neuve. Une des maisons des Ventadour, échauguette, portes, fenêtres autrefois à meneaux. Porte du XVIe siècle.
  • Rue Saint-Pierre. Vieille maison à pans de bois et « turgotière », nom donné aux lieux de la région auxquels s'intéressa Turgot, lorsqu'il fut intendant à la généralité de Limoges.
  • Rue de Lachenal. Ancien canal avec moulins, maison à tour du XVIIe siècle.
  • L'hôtel de ville. Situé sur l'emplacement de l'ancien château où, en l'an 1795, cinq personnes furent guillotinées, il a été reconstruit en 1932 après l'incendie du précédent bâtiment.
  • Le beffroi. Tour de guet de l'ancienne fortification du XVe siècle.
  • Le château des Moines-Larose. En 1878, Jean Gaye-Bordas, négociant en vin, acheta le terrain contigu à l'abbaye et y fit construire une maison à tourelles de style néo-médiéval[32],[33],[34].
  • Nombreuses maisons bourgeoises de marchands de vin corréziens construites fin XIXe -début XXe siècle, dans le bourg, sur la commune ou dans le canton[32],[33]. Lorsqu'elles sont agrémentées de tours ou de tourelles, elles sont localement dénommées « château ».
  • Le prieuré du Jassonneix, en activité, installé depuis 1981 dans l'ancien château du même nom[35].

Aux alentoursModifier

La commune de Meymac comporte de vastes étendues plus ou moins sauvages. De nombreuses zones sont protégées. On y trouve de nombreuses tourbières, quelques landes (puy de la Feuillade notamment), des hêtraies à houx, des ripysylves, des chênaies, des plantations de résineux (douglas, épicéas, sapins).

Le GR 440 traverse Meymac, et de nombreux autres circuits de promenade ont été créés.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Léger d'Autun, évêque martyr du VIIe siècle, une urne contenant son crâne supposé étant conservée dans l’église abbatiale de Meymac, avec l’inscription suivante : « Cranio Sancti Leodegarii augustodumensis epis.mar. ».
  • Émile Cardot, conservateur des Eaux et Forêts et auteur de nombreux ouvrages s'intéressa particulièrement au reboisement du Plateau de Millevaches.
  • Jacques Chirac a été conseiller général du canton de Meymac (1968 à 1979) et député de la Corrèze (circonscription d'Ussel).
  • Mathieu Léon Gasparoux, né à Meymac, soldat fusillé pour l'exemple pendant la Première Guerre mondiale tout comme Léonard Leymarie, un autre Corrézien.
  • Jean Gaye-Bordas, né en 1826, mort en 1900, marchand de vin et créateur du négoce des vins de Bordeaux ; après lui, ce négoce s'est développé, devenant très florissant dans la région[33].
  • François Hédelin, dramaturge et théoricien français du théâtre (XVIIe siècle), ancien abbé de Meymac.
  • Justes parmi les nations[20] :
    • Marguerite Wajdenfeld, née Lemoine[41], pour s'être laissée arrêter avec son mari, lors la rafle du , afin de protéger deux enfants juifs cachés chez eux — médaille décernée le .
    • Jean Melon et Suzanne Melon, née Hohenauer, pour avoir soustrait Ida Musler à la rafle du — médaille décernée le .
  • Alméry Lobel-Riche, peintre et graveur français, né le à Genève, mort en 1950 à Paris, et enterré à Meymac où il venait régulièrement. Un tableau représentant L'exode récemment restauré est visible à l'entrée du pôle culturel Clau del país.
  • Jean-Yves Riocreux, évêque de Pontoise puis de Basse-Terre, a fait des études à l'école forestière.
  • Georges Saupique, sculpteur français qui réalisa le monument aux morts.
  • Pierre Jean Treich des Farges (1754-1821), général des armées de la République y est né et décédé.
  • Marius Vazeilles, mort le à Meymac, agronome, expert forestier, syndicaliste paysan, archéologue et ethnologue et député communiste du Front populaire. Le musée d'Archéologie et du Patrimoine, installé dans une aile de l'abbaye Saint-André, porte son nom.
  • Rodrigue de Villandrando (vers 1378-1448), chef de bande de mercenaires célèbre au Moyen Âge, qui rançonna Meymac.

ÉconomieModifier

Négoce des vins de BordeauxModifier

L'idée en revient à Jean Gaye-Bordas, né au hameau de Laval, commune de Davignac, en 1826[33],[42],[32]. Vendeur ambulant, alors qu'il est à Bordeaux, il remarque un jour qu’un greffier de Pauillac envoie du vin à un de ses frères à Lille[43].

Il voit alors l’opportunité de vendre du vin de Bordeaux sous l’étiquette « Meymac-près-Bordeaux » au cours de sa prospection commerciale au domicile des clients potentiels[44],[32]. Il prend les commandes, et revenu en Corrèze, fait expédier la marchandise puis attend le voyage suivant pour encaisser la livraison[42].

À sa suite, de nombreux négociants-voyageurs de haute Corrèze partent à leur tour vendre du vin dans le nord de la France et en Belgique, donnant « Meymac-près-Bordeaux » comme adresse postale à leurs clients[44],[32]. Ayant réussi à fidéliser une importante clientèle, quelques-uns achètent des propriétés viticoles dans le Bordelais et apportent à Meymac une prospérité nouvelle[42] — c'est par exemple le cas d'Albert Brunot qui achète en 1937 le château Cantenac. Ceux qui ont fait fortune font construire à Meymac et aux alentours des maisons de ville, souvent entourées de parcs, appelées aujourd'hui « maisons de marchands de vin », voire « château ».

BoisModifier

L'économie meymacoise est fortement liée au secteur bois et bois-énergie. L'école forestière de Meymac, créée en 1957, est réputée dans toute la France[45]. La zone d'activités de Maubech promeut l'implantation d'entreprises liées à la transformation du bois (scierie, fabrique de poteaux téléphoniques).

Industrie pharmaceutiqueModifier

En 1990, le groupe américain Bristol-Myers Squibb (BMS), un des leaders de l'industrie pharmaceutique implante un site de production à Meymac. L'usine est spécialisée dans la fabrication et le conditionnement de médicaments destinés à la prévention et au traitement du VIH et du sida ; y sont aussi fabriqués des médicaments pour traiter les maladies cardio-vasculaires, la douleur ou la dépression.

Après plusieurs mois d'incertitude, le , la fermeture du site, qui emploie 160 salariés[46], et le transfert d'une partie de ses activités sur le site UPSA d'Agen sont confirmés pour 2010[47].

Le , la reprise du site par les laboratoires algériens Salem est officialisée[48] et, le , l'usine ferme officiellement ses portes, sans que le projet de reprise par Salem soit finalisé, après avoir été modifié plusieurs fois[49]. Ce n'est que le que l'accord de cession (pour 1  symbolique) est signé entre les deux groupes pharmaceutiques. Le projet présenté par Salem consiste en un redémarrage de l'usine avec une vingtaine de salariés (remise en état des installations), le retour de la production n'étant pas envisagé avant le premier semestre 2011[50]. En , l'usine démarre ses activités de sous-traitance[48]. Mais le , l'établissement est placé en liquidation judiciaire et vingt-sept salariés sont licenciés[46].

Le suivant, le site est repris par le groupe pakistanais Martin Dow (en) qui relance l'activité dans le domaine de la sous-traitance et la production de génériques[46]. À l'occasion du changement de propriétaire, l'usine est visitée en par le président de la République François Hollande[51],[52]. La direction espère, d'ici 2020, faire remonter l'effectif à une centaine de personnes[46],[53].

Vie localeModifier

CultureModifier

Musées, centres d'artModifier

Expositions temporaires.
Calendrier monumental de l'Avent à travers les fenêtres de l'abbaye (une fenêtre s'allume chaque soir).
Expositions temporaires de mai à novembre.

AutresModifier

  • Festival de musique : concerts dans l'église (classique, jazz, musique du monde).
  • Représentations théâtrales.
  • Antenne de l'école de musique et de danse intercommunale de Haute-Corrèze.
  • Festival livres jeunesse.
  • Cinéma Art et Essai Le Soubise.

Marchés et manifestationsModifier

  • Journées artisanales d'art (3e week-end d'août).
  • Concours ovin l'été.
  • Une foire se tient sur la place de l'église les 2e et 4e vendredis du mois.
  • Un petit marché de producteurs locaux place de l'église a lieu tous les dimanches matins.
  • L'été, le cœur de la ville accueille chaque mercredi un marché festif de producteurs de pays.

SportsModifier

  • Des clubs sportifs : aviron, escrime, judo, tir…
  • VTT 1 000 km de sentiers balisés[réf. nécessaire].
  • La Haute-Corrèzienne randonnée pédestre reliant le lac de Ponty (Ussel) au lac de Sèchemailles (Meymac)
  • Centre équestre à Eymanoux.
  • Randonnées (une vingtaine de circuits proposés)[56].
  • Concentration motarde hivernale Les Millevaches, sur le plateau du même nom qui attire plus de motards qu'il n'y a d'habitants.

Ancienne manifestation sportiveModifier

  • Critérium cycliste de Meymac, réservé aux coureurs professionnels qui s'est disputé de 1946 à 1991[57].

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
  3. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

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  2. Meymac sur le site lioon1906.com.
  3. Voir Liste de communes françaises par superficie.
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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  9. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
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  11. Une première description de la Meymacite
  12. Une seconde description de la Meymacite
  13. La ligne Limoges-Meymac sur le site Structurae
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  21. Voir sur lamontagne.fr.
  22. Site des villes et villages fleuris, consulté le 31 janvier 2021.
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  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  27. Collège La Prairie.
  28. Site de l'EF.
  29. Présentation du LEA-EREA des Mille Sources.
  30. a et b Site du CAC de Meymac.
  31. a et b Voir sur le site de Haute-Corrèze Communauté.
  32. a b c d et e « La grande aventure de “Meymac-près-Bordeaux” » sur lepoint.fr.
  33. a b c d et e Voir dans Bibliographie : Marcel Parinaud, Meymac-près-Bordeaux (2011) et De la bruyère à la vigne : histoire des marchands de vin du pays de Meymac (2013 et 2014).
  34. « À côté de ce monument [l'église] dont les lignes sobres sont d'une réelle beauté, un bourgeois a édifié une maison peinte en tons de briques, y a flanqué deux tourelles en poivrières, a fait creuser des niches dans lesquelles sont des statues de plâtre. Cette bâtisse est fort admirée. »

    — Ardouin-Dumazet, Voyage en France 28e série, Limousin, Berger-Levrault & Cie, éditeurs, Paris - Nancy, 1903.

  35. Marie-Madeleine Macary, Châteaux en Limousin. La Corrèze, Limoges, éditions René Dessagne, 1972 (notice BnF no FRBNF34703389).
  36. Le lac de Sèchemailles sur le site lacorreze.com.
  37. La tourbière de Longeyroux sur le site de Chamina.
  38. Le viaduc des Farges sur le site Structurae.
  39. La douglaseraie des Farges sur le site de l'office de tourisme.
  40. Elle a donné son nom à un court métrage d'Antoine Parouty (La Route des hêtres).
  41. Internée à Drancy pendant un mois, elle fut libérée car, d'origine catholique, elle fut considérée comme « non-Juive ».
  42. a b et c Voir onglet Patrimoine, Meymac-près-Bordeaux sur meymac.fr.
  43. Marc Prival, De la montagne au vignoble, Clermont-Ferrand, 1997, page 27.
  44. a b et c « L'émigration des “marchands de vin de Meymac” (Corrèze) » par Pierre Luès, Revue de géographie alpine, année 1936, 24-4, pp. 925-942.
  45. Voir sur ecole-forestiere-meymac.fr.
  46. a b c et d « La renaissance de l'usine pharmaceutique de Meymac » sur lamontagne.fr du 28 février 2017.
  47. « Reportage de France 3 sur Bristol-Myers-Squibb »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  48. a et b Site officiel des Laboratoires Salem.
  49. Le site du plan social BMS en France.
  50. Communiqué sur le site de France 3 Limousin.
  51. Voir sur lamontagne.fr.
  52. Voir sur usinenouvelle.com.
  53. Voir sur lesechos.fr.
  54. Voir sur pahcorrezeventadour.com.
  55. Blog des Amis de Meymac-près-Bordeaux.
  56. Le site départementale de la FFRandonnée.
  57. Critérium de Meymac sur siteducyclisme.net.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Joseph Treich-Laplène, Meymac et son abbaye. Études historiques, dans Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, 1886, tome VIII, pp. 23-83, pp. 177-243, pp. 381-448, pp. 541-601, 1887, tome IX, pp. 85-148, pp. 185-240, Brive, Marcel Roche, imprimeur-éditeur.
  • Marc Prival, De la montagne au vignoble. Les Corréziens ambassadeurs des vins de Bordeaux, 1870-1995, Publications de l'Institut d'études du Massif central (Centre d'histoire des entreprises et des communautés), Faculté des lettres et sciences humaines de l'université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand, 1997 (ISBN 2-87741-075-7)
  • Marcel Parinaud, nombreux ouvrages sur l'histoire de la commune de Meymac, et notamment des marchands de vin de « Meymac-près-Bordeaux » :
    • Meymac-près-Bordeaux, Treignac, éd. de l'Esperluette, 2011
    • De la bruyère à la vigne (Meymac-près-Bordeaux, tome 2), Treignac, éd. de l'Esperluette, 2013 (ISBN 979-10-90784-08-6) ; nouvelle éd. De la bruyère à la vigne : histoire des marchands de vin du pays de Meymac, Brive-la-Gaillarde, éd. les Monédières, 2014 (ISBN 978-2-36340-052-9)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier