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Metallgesellschaft AG a été autrefois l'un des plus grands conglomérats industriels allemands, basé à Francfort. Il avait plus de 20 000 employés et des revenus de plus de 10 milliards de dollars. Il avait plus de 250 filiales, spécialisée dans l'exploitation minière, les produits chimiques de spécialité (Chemetall), le négoce de matières premières, de services financiers et de l'ingénierie (Lurgi). Henry Merton & Company, Ltd autrefois été une branche de la Metallgesellschaft[1].

Les débutsModifier

Metallgesellschaft a été fondé par les frères Ralph et William Merton en 1881. À la fin des années 1880, le groupe allemand se développe dans les métaux. En 1887, Metallgesellschaft exploite d'importantes mines en Espagne, dont les minerais doivent être envoyé pour désargentation en Angleterre[2].

Metallgesellschaft profite rapidement du succès de l'usine créée dans le cadre d'une coentreprise avec Degussa, en 1887 à Hoboken, près d'Anvers, devenue leader du plomb en Europe. Cette usine est passée de 32 000 tonnes par an de production en 1994[2] à 400 000 tonnes en 1902 et suscite des convoitises. Beaucoup de grands groupes belges spécialistes du zinc investissent alors, sur le modèle créé par Metallgesellschaft, dans des opérations permettant d'utiliser les résidus de ce métal pour en obtenir du plomb.

La débâcle de 1993Modifier

En 1993, la société a perdu 1,3 milliard de dollars[3] à cause de l'imparfaite stratégie de couverture à court terme, via des contrats à terme qui était destinée à se protéger contre les ventes à terme sur le marché du pétrole. Une baisse du prix des distillats a forcé des appels de marge pour l'entreprise et les contrats de couverture ont été vendus à perte. Par la suite, le prix a augmenté et la société a subi des pertes bien plus importantes.

Il est débattu par les universitaires pour savoir si la société a été victime de maladresse en spéculant après le dénouement de la couverture à long terme. Metallgesellschaft a aussi participé à une étude de cas de la Cour Européenne de Justice, basée sur le traitement fiscal des dividendes en même temps que Hoechst.

La société fait maintenant partie de GEA Group Aktiengesellschaft.

RéférencesModifier

  1. Ernest Scott, Australia During the War 1914-18
  2. a et b "De la mine à mars, la genèse d'Umicore", par René Brion et Jean-Louis Moreau, page 48, Editions Lannoo Uitgeverij, 2006 [1]
  3. Laurent L. Jacque, Global Derivative Debacles: From Theory to Malpractice, Singapore, World Scientific, (ISBN 978-981-283-770-7).