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Mespaul

commune française du département du Finistère

Mespaul
Mespaul
Mairie de Mespaul.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Saint-Pol-de-Léon
Intercommunalité Haut-Léon Communauté
Maire
Mandat
Bernard Floch
2014-2020
Code postal 29420
Code commune 29148
Démographie
Gentilé Mespaulitains
Population
municipale
944 hab. (2016 en augmentation de 3,74 % par rapport à 2011)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ nord, 4° 01′ ouest
Superficie 11,48 km2
Localisation

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Mespaul [mɛspɔl] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Sommaire

GéographieModifier

Mespaul est située au sud-ouest de Plouénan, à peu près à mi-chemin entre Plouescat (à l'ouest) et Morlaix (à l'est). La commune appartient au canton de Saint-Pol-de-Léon. Elle est limitrophe de Plouvorn au Sud, Trézilidé à l'Ouest, Tréflaouénan et Plougoulm au Nord-Ouest. L'Horn au Nord et le Guillec vers Sainte-Catherine sont des cours d'eau s’arrêtant dans la commune.

Cadre géologiqueModifier

Mespaul est au nord-est du domaine structural de la zone de Léon qui constitue un vaste antiforme métamorphique de 70 km sur 30 km orienté NE-SW. Postérieurement au métamorphisme hercynien, se développe un important plutonisme : le chapelet nord de granites rouges tardifs (ceinture batholitique de granites individualisée pour la première fois par le géologue Charles Barrois en 1909[1], formant de Ouessant à Barfleur (Aber-Ildut, Carantec, Ploumanac'h, puis Flamanville et Barfleur) un alignement de plutons de direction cadomienne, contrôlé par les grands accidents directionnels WSW-ENE), datés aux alentours de 300 Ma, correspond à un magmatisme permien[2]. L'orogenèse hercynienne se termine par la formation de deux accidents crustaux majeurs qui décalent les granites carbonifères : le décrochement dextre nord-armoricain (faille de Molène – Moncontour) et le cisaillement senestre de Porspoder-Guissény (CPG)[3]. Le plutonisme sur le territoire de Mespaul se traduit par la mise en place du massif de Sainte-Catherine qui se présente en feuillets lenticulaires allongés sur une trentaine de kilomètres. « C’est un massif leucogranitique équant très évolué (> 72 % SiO2) à microcline, albite, quartz, muscovite, parfois biotite, avec tourmaline et béryl, considéré comme très tardif dans l’histoire magmatique du Léon[4] ». Cette venue granitique est associée au fonctionnement du la faille de Porspoder[5].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme Mezpaul en 1426.

Mespaul vient de maez (« champ ouvert » en breton) et de Pol Aurélien, patron de la paroisse (premier évêque du pays du Léon)[6].

HistoireModifier

 
L'église.

Moyen ÂgeModifier

D'abord trèves de Plouvorn, Mespaul et son quartier de Sainte-Catherine sont issus d'un démembrement de l'ancienne paroisse de l'Armorique primitive de Plouvorn. Mespaul devint une paroisse indépendante qui dépendit de l'ancien évêché de Léon.

Le granite de Sainte-Catherine (un granite clair parsemé de cristaux bleu noir de tourmaline) fut utilisé dès le Moyen-Âge ; il servit aussi à construire partiellement le château de Kerjean ; il a peu été utilisé à l'époque moderne[7].

Époque moderneModifier

Au XVIIe siècle, la châtellenie de Daoudour est subdivisée en deux juridictions : celle de "Daoudour-Landivisiau", dite aussi "Daoudour-Coëtmeur", qui avait son siège à Landivisiau et comprenait Plouvorn et ses trèves de Mespaul et Sainte-Catherine, Plougourvest et sa trève de Landivisiau, Guiclan, Saint-Thégonnec, Guimiliau, Lampaul-Bodénès, Pleyber-Christ, Commana et sa trève de Saint-Sauveur, Plounéour-Ménez et pour partie Plouénan ; et celle de "Daoudour-Penzé", qui avait son siège à Penzé et comprenait Taulé et ses trèves de Callot, Carantec, Henvic et Penzé, Locquénolé, Saint-Martin-des-Champs et sa trève de Sainte-Sève[8].

Révolution françaiseModifier

Mespaul est érigé en commune en 1790. En 1791, le curé J. Gougouil ainsi que Moal à Sainte-Catherine font partie des prêtres refusant de s’assermenter à la Constitution civile du clergé.

Le , quatre gendarmes vinrent arrêter le recteur de Sainte-Catherine ; ils furent assaillis à coups de pierres par les paroissiens et l'un d'eux fut grièvement blessé[9].

Le XIXe siècleModifier

La commune est principalement rurale et le développement agricole fait croître la population au XIXe siècle. Dès le XXe siècle, le nombre d'habitants diminue avec la mécanisation de l'agriculture, qui implique une main-d'œuvre moindre.

Le XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

En réponse à une enquête épiscopale organisée en 1902 par Mgr Dubillard, évêque de Quimper et de Léon en raison de la politique alors menée par le gouvernement d'Émile Combes contre l'utilisation du breton par les membres du clergé, le recteur de Mespaul, l'abbé Messager, écrit : « Les instructions paroissiales se font toujours ici en breton »[10].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Jean-Jacques Moal    
2014 En cours Bernard Floch DVD Agriculteur

MonumentsModifier

  • L'église Saint-Éloi, reconstruite vers 1900 à partir des plans de Le Guerrannic. Le culte de saint Éloi s'expliquant par une confusion au Moyen Âge avec saint Alor, ancien évêque de Quimper, dont la vie est très peu connue.
  • La chapelle Sainte-Catherine (XVe et XVIIIe siècles), ancienne église tréviale de Plouvorn. Datant du XVe siècle dans ses parties les plus anciennes, elle est presque entièrement reconstruite au XVIIIe siècle et restaurée en 1895. Son calvaire est inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques depuis 1997.
  • L'ossuaire du Vieux-Bourg.
  • La fontaine de Saint-Anastase.
  • L'oratoire de Cosquérou.
  • Le moulin du C'houenner.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2016, la commune comptait 944 habitants[Note 1], en augmentation de 3,74 % par rapport à 2011 (Finistère : +0,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0069271 2621 0941 1891 2511 3051 3511 198
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1781 1941 2061 1541 1341 1041 0671 0271 025
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0511 1211 1441 0791 0981 1211 0461 014964
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
963937814779797739827891930
2016 - - - - - - - -
944--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Vie localeModifier

 
Salle polyvalente.
  • Salle polyvalente construite dans les années 2000.
  • Espace multifonctions de 600 m2 construit en 2013, utilisé pour les scolaires.
  • Stade Jean-Autret, utilisé par les clubs de football (Union Sportive Mespaulitaine).
  • Allée Verte, parcours sportif réalisé en 2014.
  • Foire de Sainte-Catherine organisée par les associations de la commune jusqu'en 2012.

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

  1. C. Barrois, Carte géologique à 1/80000, feuille Lannion (1re édit.), 1909.
  2. Louis Chauris, « Le granite porphyroïde de Porzpaul dans l'île d'Ouessant: un nouvel élément dans la ceinture des « granites rouges » du Massif armoricain (France) », Comptes Rendus de l'Académie des Sciences, Paris, série II, t. 313,‎ , p. 245-250.
  3. Eric Marcoux, Alain Cocherie, Gilles Ruffet, Jean-René Darboux, Catherine Guerrot, « Géochronologie revisitée du dôme du Léon (Massif armoricain, France) », Géologie de la France, no 1,‎ , p. 19-20 (lire en ligne).
  4. Marcoux, op. cit., p. 30
  5. Marcoux, op. cit., p. 27
  6. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 84, Editions Jean-paul Gisserot » (ISBN 2877474828, consulté le 24 janvier 2017)
  7. Serj Le Maléfan, "Granites de Bretagne", Coop Breizh, 2013, (ISBN 978-2-84346-588-8)
  8. Arthur de La Borderie, Les grandes seigneuries de Bretagne. La vicomté ou principauté de Léon, "Revue de Bretagne et de Vendée", 1889, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207871k/f108.image.r=Daoudour?rk=21459;2
  9. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, (ISBN 978-2-918135-37-1)
  10. Fanch Broudic, "L'interdiction du breton en 1902", Coop Breizh, 1997, (ISBN 2-909924-78-5)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Liens externesModifier

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