Medersa Tachfinia

La Medersa Tachfinia (ou Tachfinya) était une université islamique, fondée en l’an 1342, aurait été considérée comme l’une des plus prestigieuses écoles de la capitale des Zianides, Tlemcen (Algérie).

HistoireModifier

En 1873 elle fut détruite par les français[1]. Ses démolisseurs firent des relevés de l'édifice avant sa démolition. Elle serait en phase de réhabilitation par une équipe de spécialistes grâce à des documents et des débris laissés par les français. Parmi ces documents, on retrouve un tracé mis au point par l’officier français Slomens, expert en génie civil, avec la collaboration de l’architecte de Toit, qui délimite parfaitement les dimensions et formes architecturales distinguant cette école.

La «Tachfinya» aurait été l’une des plus prestigieuses écoles de la capitale des Zianides qui a contribué à la diffusion du savoir à travers les contrées du Maghreb. La notoriété de l’école «Tachfinya» repose sur son implantation entre le site historique du «Mechouar», abritant l’ancien palais royal et ses annexes, et la grande «Mosquée» de Tlemcen. Selon des récits historiques[Lesquels ?], il existerait un tunnel reliant le «Mechouar» et ce lieu cultuel qu’empruntait la famille gouvernante pour se rendre à cette mosquée loin des regards.

La medersa, édifiée en février 1320, sous le règne du sultan Abou Tachefine Abderrahmane premier, ibn Abou Hamou Moussa premier, «cette mosquée-université, qui concurrençait alors avec jamaa Zitouna de Tunis ou celui d’El Qaïraouane de Fès», précisent à l’APS les experts[réf. nécessaire].

Son rayonnement culturel s’est propagé jusqu’à l’Orient et l’Andalousie, selon des récits historiques qui qualifient Tlemcen de pôle scientifique et culturel important, marqué par « l’édification de cet établissement pour soutenir le mouvement intellectuel qui a atteint son apogée à cette époque ». D’éminents savants et étudiants fréquentèrent cette école où enseignaient des érudits et des savants bien connus.[réf. nécessaire]

Ainsi, elle avait été durant plus de cinq siècles et demi un pôle de rayonnement intellectuel et contribua à la formation, entre autres, de Abou El Hassane Tennessy, frère de Ibrahim Tennessy, et de Abou Ishak Ibrahim Tennessy, l’un des plus grands jurisconsultes, chargé des « fatwas » et d’enseignement.[réf. nécessaire]

L’école continua à prospérer jusqu’à sa destruction. À son emplacement fut édifiée la mairie.

Une place publique a été érigée, ensuite, sur les mêmes lieux, détruisant des repères architecturaux, n’épargnant que certains ouvrages historiques qui continuent de perpétuer la « Tachfinya ».

Notes et référencesModifier

  1. [1] Tlemcen, capitale de la culture islamique, Création de parcours culturels, Info Soir : 26 - 12 - 2009

SourcesModifier

  • Les usages du patrimoine: monuments, musées et politique coloniale en Algérie, 1830-1930, Nabila Oulebsir

Voir aussiModifier

Lien externeModifier