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Mazerolles (Charente)

commune française du département de la Charente
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mazerolles.

Mazerolles
Mazerolles (Charente)
Mairie de Mazerolles.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Bonnieure
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Charente
Maire
Mandat
Michel Coq
2014-2020
Code postal 16310
Code commune 16213
Démographie
Gentilé Mazerollois
Population
municipale
315 hab. (2016 en diminution de 11,76 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 54″ nord, 0° 32′ 05″ est
Altitude Min. 207 m
Max. 353 m
Superficie 17,45 km2
Localisation

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Mazerolles

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Mazerolles

Mazerolles (Maseròlas en limousin, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Mazerollois et les Mazerolloises[1].

Sommaire

GéographieModifier

Localisation et accèsModifier

Mazerolles est une commune de la Charente limousine située à 4 km au sud-ouest de Montembœuf, son chef-lieu de canton, et 31 km à l'est d'Angoulême.

Elle est aussi à 9 km au nord de Montbron, 11 km à l'est de La Rochefoucauld et 32 km au sud de Confolens[2].

Les routes principales traversant la commune sont la D 13, axe est-ouest de La Rochefoucauld (puis Angoulême) à Rochechouart, et la D 16, route de Confolens à Montmoreau qui va de l'Arbre (D 13) à Montbron.

D'autres routes départementales moins importantes passent dans la commune, en particulier la D 173 qui va de l'Arbre, passe au bourg et continue vers Chasseneuil, la D 110, à l'ouest de la commune, qui va vers Saint-Sornin et continue vers Angoulême (les Favrauds). Cette dernière route suit la ligne de crête du massif de l'Arbre et d'Orgedeuil[3].

Hameaux et lieux-ditsModifier

La commune compte de nombreux hameaux, et le bourg n'est pas plus important qu'un de ceux-ci.

Les plus importants sont :

  • l'Arbre est situé au carrefour de la D 13, D 16 (route de Montbron), D 173 et D 397, et une petite partie est dans la commune de Rouzède ;
  • le Mas (et la Croix de Paille), situé non loin du carrefour de la D 13 et de la D 110 (route de Saint-Sornin). C'est là qu'est située la salle des fêtes.
  • Condadeuil situé au nord.

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

 
Large panorama depuis la route du Mas

La commune de Mazerolles se trouve sur les premiers monts du Massif central en venant de l'océan. L'altitude y est relativement élevée car on dépasse couramment les 300 m d'altitude. De plus, la commune est sur un promontoire de ce massif dirigé vers l'ouest, appelé Massif de l'Arbre, d'où on a un immense point de vue aussi bien vers le sud, le nord et l'ouest. Cette chaîne forme une crête qui ne descend doucement vers l'ouest que vers Saint-Sornin, et vers l'est se soude au reste du massif de la Charente limousine.

La sous-sol de la commune est principalement composé de micaschiste, qui est la formation la plus occidentale du Massif central. Le quart occidental et la bordure sud sont composés d'altérite et argile rouge à silex, roche détritique de l'époque tertiaire et coulées de ce massif[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Longtemps Mazerolles a été connue comme abritant le point culminant de la Charente[7] au lieu-dit l'Arbre (353 m), situé près de la D 13. Au XIXe siècle, ce point était appelé le signal de Mazerolles[8]. En fait le point culminant du département est le rocher aux Oiseaux, en limite de la Haute-Vienne, dans la commune de Montrollet (368 m).

Le bourg est sur une hauteur de 330 m d'altitude. Le point le plus bas de la commune est à 207 m, situé sur la Bellonne en limite nord-ouest[3].

HydrographieModifier

La commune est principalement située sur la crête de l'Arbre, et des nombreux ruisseaux en descendent aussi bien vers le nord vers la Bonnieure que vers le sud vers la Tardoire.

La Bellonne, petit affluent de la Tardoire, prend sa source non loin de l'Arbre en bas de Fontbellonne et se dirige vers le nord-ouest en passant à l'ouest du bourg.

Le ruisseau de la Fontaine des Fayards appelé plus en aval ruisseau de Maschevraux prend sa source à l'est du bourg et se dirige vers le nord. Plus en aval, il formera le Rivaillon qui passe à Vitrac-Saint-Vincent puis se jettera dans la Bonnieure. Tous ces ruisseaux sont dans le bassin de la Charente.

Le relief et la nature imperméable du sol permettent aussi de faire de nombreuses petites retenues d'eau[3].

ClimatModifier

Le climat est océanique aquitain dégradé. De par sa géologie et son altitude, Mazerolles appartient à la Charente limousine et aux Terres froides, les hivers y sont plus rigoureux et les étés plus frais. Exposé aux vents d'ouest, les précipitations y sont aussi plus nombreuses.

Article connexe : Climat de la Charente.

VégétationModifier

La commune est assez boisée, principalement par des bois de châtaigniers. Le reste de la commune sont des prés où l'on fait de l'élevage, principalement des vaches limousines, et aussi de nombreuses pépinières.

ToponymieModifier

Une forme ancienne est Mazerollis en 1281[9].

Le nom de Mazerolles, comme Mazières, a pour origine le latin maceriae qui signifie « ruines », et par extension « masure », et d'où dérivent de nombreux noms de lieux en France. Mazerolles est un dérivé, avec suffixe augmentatif occitan -ola, donnant *Maceriolas[10],[11].

DialecteModifier

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[12]. Elle se nomme Maseròlas en occitan[13].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

HistoireModifier

Une voie ancienne, gauloise et romaine, d'Angoulême à Limoges, dite le chemin des Anglais, montait de Vilhonneur et rejoignait la voie d'Agrippa Saintes-Lyon près de Mouzon. Elle passait sur la crête. Non loin du Mas, aux Châtelars, près de la voie, se trouvait un exploratorium romain, dont on pouvait encore voir des vestiges au XIXe siècle[14],[15].

Au bourg de Mazerolles, on trouve un tumulus conique avec larges fossés, qui serait une motte féodale qui aurait servi à protéger le château disparu à côté duquel elle se trouvait placée[16],[17].

Les plus anciens registres paroissiaux ne remontent pas avant 1737[8].

Sous l'Ancien Régime, Mazerolles faisait partie avec les paroisses de Suaux, Cherves, Châtelars et Rouzède de la baronnie de Manteresse, qui a appartenu à Étienne Chérade, comte de Montbron et de Marthon[18].

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant d'Angoulême à Roumazières par Montbron appelée le Petit Mairat. La gare était à 1,5 km du bourg[8].

AdministrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Roger Trichard   Ingénieur-technicien
2008 En cours Michel Coq   Traducteur technique

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2016, la commune comptait 315 habitants[Note 1], en diminution de 11,76 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
7629257577859999711 004967945
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
915945858864822901881809809
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
784721622635602554496452442
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
404331309309311324326328329
2016 - - - - - - - -
315--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Mazerolles en 2007 en pourcentage[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,8 
9,8 
75 à 89 ans
15,2 
19,0 
60 à 74 ans
16,4 
28,8 
45 à 59 ans
26,7 
16,0 
30 à 44 ans
14,5 
14,7 
15 à 29 ans
15,2 
11,0 
0 à 14 ans
10,3 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[24].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

ÉconomieModifier

AgricultureModifier

L'agriculture se partage entre l'exploitation forestière (châtaigniers en taillis), l'élevage, principalement des vaches limousines, et aussi quelques importantes pépinières.

Équipements, services et vie localeModifier

 
La salle des fêtes au Mas

EnseignementModifier

L'école est un RPI entre Le Lindois, Mazerolles et Roussines. Roussines accueille l'école maternelle, et Le Lindois et Mazerolles les écoles élémentaires. L'école de Mazerolles comporte une seule classe. Le secteur du collège est Montembœuf[25].

Lieux et monumentsModifier

 
Motte féodale derrière l'église
  • La motte féodale du Moyen Âge siècle est située derrière l'église. Elle fait 20 m de hauteur et 25 m de diamètre à la base. Elle est entourée d'un fossé et d'un talus, rogné par la route. Elle protégeait l'ancien château, en ruines, du même côté de la route et avant l'église. Michon l'appelle logis de Mazerolles; il daterait du XVe siècle, était fortifié et entouré de douves[26]. Il tombe en ruines après la Révolution[17].
 
L'intérieur de l'église avec sa nef latérale
  • L'église paroissiale Notre-Dame date du XIIe siècle. Toute en granit, elle a été restaurée en 1855 et la nef a été élargie au sud.
  • Font Saint-Aubin. Sur la D 13, à Fontbellonne. Il semblerait que c’était autrefois une fontaine de dévotion.
  • Point de vue : voir le planimètre situé en face de l'église de Mazerolles.

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 25 janvier 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b et c Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre, (consulté le 6 novembre 2011)
  7. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias, , 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 236
  8. a b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 236
  9. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 156,185,186,283
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 456.
  11. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  12. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  13. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 1er février 2015)
  14. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 165
  15. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 153
  16. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 138
  17. a et b Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sepulchre, (réimpr. 2005), 893 p., p. 459
  18. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, « Une seigneurie à la belle étoile, la baronnie de Manteresse », (consulté le 3 février 2019)
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  23. « Evolution et structure de la population à Mazerolles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  24. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  25. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 8 juillet 2012)
  26. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 228

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier