Mazères (Ariège)

commune française du département de l'Ariège

Mazères
Mazères (Ariège)
L’église Saint-Abdon-et-Saint-Sennen.
Blason de Mazères
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Pamiers
Intercommunalité Communauté de communes des Portes d'Ariège Pyrénées
Maire
Mandat
Louis Marette
2020-2026
Code postal 09270
Code commune 09185
Démographie
Gentilé Mazèriens, Mazèriennes
Population
municipale
3 875 hab. (2018 en augmentation de 2,11 % par rapport à 2013)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 15′ 09″ nord, 1° 40′ 44″ est
Altitude 243 m
Min. 218 m
Max. 333 m
Superficie 44,04 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Mazères
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton des Portes d'Ariège
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Mazères
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Liens
Site web ville-mazeres.fr

Mazères est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Mazèriens.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune de Mazères se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie[1].

Elle se situe à 32 km à vol d'oiseau de Foix[2], préfecture du département, à 16 km de Pamiers[3], sous-préfecture, et à 9 km de Saverdun[4], bureau centralisateur du canton des Portes d'Ariège dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[1]. La commune est par ailleurs ville-centre du bassin de vie de Mazères[1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[5] : Molandier (3,1 km), Gibel (4,7 km), Fajac-la-Relenque (4,9 km), Calmont (5,3 km), La Louvière-Lauragais (6,1 km), Marquein (7,1 km), Montaut (7,7 km), Caignac (8,2 km).

Sur le plan historique et culturel, Mazères fait partie du pays de l'Aguanaguès ou plaine d'Ariège, parfois appelé basse Ariège, ou piémont ariégeois. Ce pays, dont l'origine remonte probablement à l'époque carolingienne s'applique à la plaine de Pamiers et, par extension, à celle de Saverdun[6].

La commune de Mazères est située à la pointe nord-est du département de l'Ariège, à 60 kilomètres de la capitale régionale : Toulouse. Elle occupe une situation particulière et privilégiée au carrefour de trois départements : l'Ariège, l'Aude et la Haute-Garonne.

HydrographieModifier

 
Réseaux hydrographique et routier de Mazères.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[7]. Elle est drainée par l'Hers-Vif, le Raunier, l'Estaut, le ruisseau du Cazeret, le ruisseau de Marrot, le ruisseau du Rival, le ruisseau du Tor, le ruisseau de Galibert, le ruisseau de taverne, le ruisseau du Lébat et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 78 km de longueur totale[8],[9].

L'Hers-Vif, d'une longueur totale de 134,9 km, prend sa source dans la commune de Prades et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Cintegabelle, après avoir traversé 41 communes[10].

Le Raunier, d'une longueur totale de 11,8 km, prend sa source dans la commune de Montaut et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Hers-Vifsur le territoire communal[11].

L'Estaut, d'une longueur totale de 19,5 km, prend sa source dans la commune de Coussa et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Hers-Vif à Belpech, après avoir traversé 11 communes[12].

Le ruisseau du Cazeret, d'une longueur totale de 10,1 km, prend sa source dans la commune de Montaut et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Hers-Vif en limite des communes de Calmont et de Mazères[13].

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[14]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[15]. À l'est du département, l’influence méditerranéenne accentue les contrastes saisonniers, le climat y est plus sec[16].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[17]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[14].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 748 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[18] complétée par des études régionales[19],[20] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Pamiers Lycagri », sur la commune de Pamiers, mise en service en 1985[21] et qui se trouve à 16 km à vol d'oiseau[22],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13 °C et la hauteur de précipitations de 785,8 mm pour la période 1981-2010[23]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Toulouse-Francazal », sur la commune de Cugnaux, dans le département de la Haute-Garonne, mise en service en 1922 et à 42 km[24], la température moyenne annuelle évolue de 14,1 °C pour la période 1971-2000[25], à 14,1 °C pour 1981-2010[26], puis à 14,3 °C pour 1991-2020[27].

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Réseau Natura 2000Modifier

 
Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : « Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »[29], d'une superficie de 9 581 ha, un réseau hydrographique pour les poissons migrateurs, avec des zones de frayères actives et potentielles importantes pour le Saumon en particulier qui fait l'objet d'alevinages réguliers et dont des adultes atteignent déjà Foix sur l'Ariège[30].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[31] :

et deux ZNIEFF de type 2[Note 6],[31] :

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Mazères est une commune rurale[Note 7],[37]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[38],[39]. Elle appartient à l'unité urbaine de Mazères, une unité urbaine monocommunale[40] de 3 877 habitants en 2017, constituant une ville isolée[41],[42].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mazères, dont elle est la commune-centre[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 2 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[43],[44].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (96,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,1 %), zones agricoles hétérogènes (9 %), zones urbanisées (3,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,6 %)[45].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Communes limitrophesModifier

Mazères est limitrophe de sept autres communes dont deux dans le département de l'Aude et deux dans le département de la Haute-Garonne.

 
Carte de la commune de Mazères et de ses proches communes.

HydrographieModifier

La commune est irriguée par l'Hers-Vif, le ruisseau de Raunier, le ruisseau de Fiole, le ruisseau de Millet...

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 4 404 hectares ; son altitude varie de 218 à 333 mètres[47].

Située dans la riche plaine agricole de la Basse-Ariège, au pied même des coteaux du Lauragais,

ClimatModifier

Elle bénéficie d'un microclimat sec, doux et très venteux.

Voies de communication et transportsModifier

Embranchée sur l'A61, l'autoroute A66 concerne Mazères grâce à l'enchangeur 2.

ToponymieModifier

HistoireModifier

Site néolithique, romain, mérovingien, la bastide de Mazères fut créée en 1253 par l'acte de paréage entre les comtes de Foix et les abbés de l'abbaye de Boulbonne[48], alors située sur ce site, et complètement détruite par les Huguenots en 1567.

Le château des comtes de Foix, totalement détruit, fut la résidence préférée de plusieurs comtes, dont Gaston Fébus lors de ses séjours en pays de Foix, et Gaston de Foix-Nemours, né à Mazères et tué à Ravenne en 1512.

Mazères devint, de la fin du XVIe siècle au milieu du XVIIe siècle, une très forte citadelle protestante.

Son économie fut dominée par l'agriculture et en particulier pendant deux siècles, par la culture du pastel (en 1462, 20 tonnes de coques sont produites à Mazères).

Devenu un centre commercial très actif, Mazères subit une grave fracture de 1914 à 1918.

Une briqueterie désaffectée est utilisée en 1939 pour interner les anarchistes espagnols, réfugiés en France lors de la Retirada, après la guerre d'Espagne[49].

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 3 500 habitants et 4 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt sept[50],[51].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de l'arrondissement de Pamiers de la communauté de communes des Portes d’Ariège Pyrénées et du canton des Portes d'Ariège (avant le redécoupage départemental de 2014, Saverdun était le chef lieu de l'ex-canton de Saverdun) et avant le elle faisait partie de la communauté de communes du canton de Saverdun.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 juin 1995 André Trigano UDF Conseiller général (1982-1993)
juin 1995 En cours Louis Marette UMP-LR[52] Conseiller général (1993-2014)

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[53]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[54].

En 2018, la commune comptait 3 875 habitants[Note 9], en augmentation de 2,11 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,25 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 4952 5222 7182 8603 1703 3133 3903 4363 694
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 7103 8223 7073 6663 6203 2863 3943 3683 217
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 0543 0493 0062 4692 5622 4572 3262 2882 303
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 2442 1922 0712 3552 5192 6162 9653 7073 826
2018 - - - - - - - -
3 875--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[55] puis Insee à partir de 2006[56].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[57] 1975[57] 1982[57] 1990[57] 1999[57] 2006[58] 2009[59] 2013[60]
Rang de la commune dans le département 9 11 9 9 10 7 6 6
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

EnseignementModifier

Mazères compte une école maternelle, une école primaire et le collège Gaston-Fébus et fait partie de l'académie de Toulouse.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • L'Association Febus Aban organise tous les ans le premier week-end d'août les Fêtes médiévales de Mazères (500 participants costumés)[réf. nécessaire].
  • Le comité des fêtes organise le dernier WE de juillet les fêtes locales sur 4 jours du vendredi au lundi.
  • L'association Les amis du swing organise le Festival du Jazz manouche sur 3 ou 4 jours autour du .
  • L'association Foires et marchés organise tous les trimestres des manifestations en rapport au travail d'antan :
    • Dernier WE d'avril :Foire du Printemps,
    • 1er WE de juillet : Foire Al Païs,
    • 2e ou 3e WE de septembre : "Foire des vendanges",
    • 2e ou 3e WE de décembre : "Foire au gras"

SantéModifier

La commune propose un ensemble de professionnels de la santé assez complet[61].

SportsModifier

  • Football : L'ENM section Football propose 2 équipes Séniors masculines, une équipe féminine Séniors et une équipe Vétérans. Son école de foot BALE Basse Ariège L'auragais Entente propose du foot pour tous de 5 à 19 ans.
  • L'association Mazères Course Pédestre organise tous les ans en mai les Foulées de Mazères[62] et désormais la Corrida Pédestre pendant les fêtes du village fin juillet.
  • Rugby à XV : Le RC Mazères XV devient vice champion de France de 3e série 2016-2017.
  • Basket-ball : Mazères basket club

Écologie et recyclageModifier

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes des Portes d'Ariège - Pyrénées[63].

La déchetterie la plus proche est située à Saverdun[64].

ÉconomieModifier

Une usine pyrotechnique (principalement pour la fabrication de feux d'artifice) du groupe Lacroix y est présente.

Installation de l'usine de fonderie de précision Taramm en 2017, elle avait été détruite en partie par un incendie en 2015 sur son site historique de Labège.

Culture locale et patrimoineModifier

Culture locale et patrimoineModifier

  • L'église Saint-Abdon et Saint-Sennen de Mazères et la place de l'église. Une partie du chœur de l’église a été construite à la fin du XVIIe siècle, puis l'édifice est agrandi aux XVIIIe et XIXe siècles. Le clocher date de 1830, la flèche de 1885. À l'intérieur, un maître autel, des stalles provenant de la deuxième abbaye de Boulbonne et un ensemble de 5 grandes toiles peintes des XVIIIe et XIXe siècles.
  • Adjacente à l’église et inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 2004, la grande halle (1845-1851) à l'imposante charpente reçoit chaque jeudi un marché traditionnel. Autour de cette place, un ensemble de maisons à colombages du XVIIe siècle.
  • L’hôtel d'Ardouin[65] au 22 rue de la République: c'est un bâtiment "pastelier" construit en 1580 aux façades de briques et fenêtres à meneaux. Par l'escalier à vis de la tour octogonale, on accède à une terrasse dominant la ville. Séminaire du diocèse de Mirepoix en 1697, propriété de la ville depuis 1741, il abrite le musée Ardouin. Celui-ci présente l'exposition permanente "Barbares en Gaule du Sud", résultat des fouilles de la nécropole de l'époque des Wisigoths puis des Francs (Ve – VIIIe siècle). Des objets néolithiques, des chapiteaux provenant de la première abbaye de Boulbonne (XIIIe – XIVe siècles), une évocation de Gaston Fébus et la maquette de son château mazérien, ainsi qu'une documentation sur la culture du pastel clôturent la visite du musée.
  • En remontant la rue Castellane, au 17 et 34, des façades à colombages et encorbellement, puis sur la gauche, rue Boulbonne, le temple protestant construit au XIXe siècle.
  • La rue Castellane débouche rue du Temple : les no 2 et 5 sont d'anciennes maisons des "Dames Régentes" où furent gardées prisonnières des filles de familles protestantes au milieu du XVIIIe siècle. Dans la rue parallèle, la rue du Pont-Vieux, au no 47 se trouve un immeuble du XVIIIe siècle (étages séparés par des cordons, ouvertures en plein cintre encadrées de pilastres) et surtout au 36 la Tour-Martimor ou du Boutou (XVIIe) avec fenêtre à double cintre, et un blason du XVe replacé sur la façade.
  • Promenade historique en suivant la rue Gaston-de-Foix, on passe au 17-19 devant un bâtiment du XVIIIe avec deux ailes entourant une cour. La rue Martimor la prolonge, riche en hôtels et maisons particulières remarquables.
    • au 28 : maison XVIIe avec colombages sur deux étages
    • au 10 : hôtel Martimor, avec façade à deux étages et deux ailes encadrant la cour, décors de stucs aux fenêtres grilles en fer forgé avec décor "à la grecque" (XVIIIe)
    • au 7 : fenêtres en plein cintre (XVIIIe siècle)
    • au 9 : façade de briques et sculptures en pierre du XVIIe siècle
    • aux 12-17-19 : maisons du début du XVIIIe siècle ;
  • puis les remparts de la bastide démolis au XVIIe siècle. Place des Tourelles, l'église de l'ancien couvent des Dominicains de style néogothique (1876-1878), ancien séminaire puis propriété de la ville (salles de réunion), s'élève dans un vaste jardin public. Dans les flancs nord de cette place se trouvent des vestiges des remparts en briques ;
  • puis sur la place du 11-Novembre avec son monument aux morts (1927) et à quelques pas de cette place se trouve la mairie (rue de l'Hôtel-de-Ville). Construite en 1575, elle s'appelait alors la Castellane. Elle abrita Marguerite de Navarre et le futur Henri IV lors de leur séjour à Mazères puis devint château des abbés de Boulbonne (1629). Cet hôtel a été démoli puis reconstruit en 1978. Seule l'aile gauche date de l'époque de construction (fenêtres à meneaux). Après avoir suivi le boulevard des Comtes-de-Foix, on aboutit à l'allée des Soupirs, emplacement de l’ancien château des comtes de Foix.
  • et enfin sur les rives de l’Hers : Depuis la rive droite de l'Hers, récemment aménagée, on peut voir l'arche du "Vieux Pont" emporté par une crue en 1875. Le nouveau pont, lui, date de 1882. En longeant la rive droite, on arrive près d'un lavoir alimenté par une source, tout à côté de l’Auberge de l'Hers installée dans un ancien établissement de Bains (fin du XIXe siècle). En face sur la rive gauche se trouve le moulin de Gaillard, ancien moulin de l'abbaye de Boulbonne (blason), actuellement usine hydro-électrique.

Autres monuments

  • Monument souvenir aux victimes de l'accident du 25 mars 1958 avec les statues de Notre-Dame de Lourdes et de sainte Bernadette (sur la Route Tarbes Toulouse à Saint-Laurent-de-Neste, à proximité de la zone artisanale Pic Pyrénées Innovation).
  • Temple de l’Église protestante unie de France.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Mazères se blasonnent d'azur, à un dextrochère de carnation mouvant du flanc senestre d'une nuée d'argent et tenant une lance d'or[réf. nécessaire]

À droite : de sinople, à trois tours d'or[67].


Devise de Mazéres: "La main armée pour te servir".

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

L'Association pour le développement du tourisme à Mazères a édité trois livres :

  • Pierre Duffaut, Histoire de Mazères, ville maîtresse et capitale des comtes de Foix, 1988, 802 p.
  • Roger Armengaud, Boulbonne, le Saint-Denis des comtes de Foix, 1993, 328 p.
  • Simone Guybert-Martimor, Une famille du Comté de Foix du Moyen Âge à nos jours (1460-1995) , les Martimor, Mirepoix, Laroque-d'Olmes, Mazères, 1995, 177 p.
  • Société académique d'architecture, Les bastides du Lauragais et du pays de Foix : Carcassonne, Chalabre, Mazères, Mirepoix, Montgeard, Revel, Roquefixade, Saint-Félix-Lauragais, Villefranche-de-Lauragais, Diagram, Toulouse, 1991, 32 p.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

NotesModifier

  1. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[28].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

CartesModifier

RéférencesModifier

  1. a b et c « Métadonnées de la commune de Mazères », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  2. Stephan Georg, « Distance entre Mazères et Foix », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Mazères et Pamiers », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. Stephan Georg, « Distance entre Mazères et Saverdun », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Communes les plus proches de Mazères », sur www.villorama.com (consulté le ).
  6. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 271-272.
  7. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  8. « Fiche communale de Mazères », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  9. « Carte hydrographique de Mazères » sur Géoportail (consulté le 29 octobre 2021).
  10. Sandre, « l'Hers-Vif »
  11. Sandre, « le Raunier »
  12. Sandre, « l'Estaut »
  13. Sandre, « le Ruisseau du Cazeret »
  14. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  15. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  16. [PDF]« Plan Local d’Urbanisme d’Allières – Rapport de présentation », sur wxs-gpu.mongeoportail.ign.fr, (consulté le ), p. 125
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