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Maximilien Dubois-Descours de la Maisonfort

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dubois, Descours et Maisonfort.

Maximilien Dubois-Descours de la Maisonfort
Maximilien Dubois-Descours de la Maisonfort

Naissance
Bonn
Décès (à 55 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 1808-1848
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Lettre au ministre de la Guerre
du 29 février 1848.

Maximilien Dubois-Descours de la Maisonfort est un général de division français, né à Bonn le [1],[2] et mort à Paris le .

BiographieModifier

Il est fils d'Antoine François Philippe Dubois-Descours de la Maisonfort (1763-1827), général et écrivain, et de Pierre Louise Adélaïde Gascoing de Berthun (1761-1849). Ses parents ont émigré au début de la Révolution.

Il effectue toute sa carrière dans l'armée de terre[3].

Entré au service de l'empereur de Russie le 2 octobre 1808 comme guide de colonne, il effectue des campagnes en Moldavie en 1809 puis 1811, en Turquie en 1810. Il est nommé successivement sous-lieutenant le 29 décembre 1809, lieutenant le 10 septembre 1810, aide de camp en février 1812 et capitaine le 14 janvier 1814.

Peu après, il est employé au cabinet topographique de l'empereur Alexandre Ier de Russie puis attaché à l'ambassade de Stockholm. Il suit le maréchal Bernadotte en Allemagne et au Danemark. Il quitte le service de Russie comme major le 18 mai 1814. Le 1er juin 1814, il est nommé sous-lieutenant aux gardes du corps de la compagnie de Gramont.

 
Sépulture de Maximilien Dubois-Descours de la Maisonfort
au cimetière de Montmartre (Paris 9e).
Juin 2017.

En 1823, il est attaché au maréchal de Bellune à l'état major général de l'armée des Pyrénées, qui le charge de plusieurs missions délicates en Espagne. Nommé lieutenant des gardes du corps et colonel le 6 août 1823, il est fait officier de la Légion d'honneur le 30 août 1827. Il est élevé au grade d'aide-major de tout le corps le 17 juin 1829, avec rang de maréchal de camp, et il est confirmé dans son grade de général le 11 août 1830. Le 15 septembre 1830, il prête serment à la Monarchie de juillet devant le maire de La Charité-sur-Loire, et par ordonnance du 7 mai 1831, il intègre le cadre de réserve de l'état-major général. Dès cette époque, sa santé se dégrade. Il obtient un congé pour « aller faire usage des eaux thermales » au Mont-Dore à partir du 1er juillet 1832, « pendant la durée de la seconde saison des eaux ».

Le 2 avril 1834, il fixe sa résidence au château de Beffes (Cher), chez sa mère, mais cherche à obtenir des congés[4] pour régler des affaires familiales à Paris.

Le 14 avril 1836, il demande à passer dans le cadre d'activité. Il réitère sa requête le 7 juillet 1837.

Il est maire de Beffes d'avril 1836 à avril 1837[5].

Le 29 décembre 1837, le préfet de la Nièvre écrit au ministre de la Guerre :

« M. le Maréchal de camp de la Maisonfort habite le département du Cher, mais par la situation de sa demeure qui est fort voisine de la Loire, à hauteur de La Charité, il a autant de relations dans la Nièvre que dans le Cher, et aux époques où il regnait de l'agitation dans différentes parties du Royaume, j'ai toujours eu l'œil ouvert sur cet officier Général, qui passe pour être très attaché à la branche ainée.

Je n'ai jamais eu rien de défavorable à dire sur le compte de M. de la Maisonfort. Comme Particulier, c'est un homme honorable, probe, estimé, et comme homme politique, l'affection qu'on lui attribue pour la famille déchue est reelle, on n'a jamais eu à lui reprocher ni actes, ni manifestation contraires au gouvernement actuel, et la droiture, la loyauté de son caractère, sont si connues que je ne doute pas que, s'il était employé et qu'il prêtat un serment au Roi, il l'observerait avec fidélité. »

Par décision royale du 30 mars 1838, une suite favorable est donnée à sa demande. Admis au cadre d'activité, il commande successivement le département des Hautes-Alpes (7e division militaire) le 31 mars 1838 (entrée en fonctions le 20 mai) puis la 2e brigade d'infanterie de la division active des Pyrénées-Orientales le 30 juin 1838. Par lettre adressée au ministre de la Guerre le 13 juillet 1838, il fait observer que depuis 25 ans, il n'a jamais commandé que des troupes à cheval mais espère que son « zèle suppléra au manque d'habitude pratique ».

Il sait soigner ses relations. Le 15 mai 1839, il s' « empresse » d'adresser ses félicitations au général Schneider, tout juste nommé ministre de la Guerre. « Au nom de l'Amitié que lui porte le Général Comte du Coëtlosquet[6] », il lui demande la continuation de sa bienveillance.

Un certificat de visite, délivré le 7 février 1840, par l'hôpital militaire de Perpignan, précise que « le général marquis de la Maisonfort est atteint de duodéno-entérite compliquée de cystite dont les prodromes remontent à plus de deux mois, et dont les fréquentes rechutes ont déterminé un grand affaiblissement des forces physiques ». À partir de cette date, il sollicite régulièrement des postes plus rapprochés de Paris, à cause de sa santé (le climat du midi lui nuisant) comme de ses intérêts familiaux. Ses demandes de congés[4] se poursuivent ; il en réclame même le prolongement.

À Perpignan, le général comte de Castellane, connu pour sa sévérité, appuie auprès du ministre de la Guerre le désir de son subordonné. Le 14 mars 1840, il écrit que « cet officier général est capable, ferme et militaire » et qu'il se séparera « avec peine de lui ». Le 7 décembre 1840, il affirme au maréchal Soult, président du conseil : « Cet officier général a éprouvé, il y a 15 mois, une forte maladie par suite des chaleurs de ce climat. (...) Je n'ai qu'à me louer de la manière de servir du Général La Maisonfort depuis plus de deux ans qu'il sert sous mes ordres. Il s'est mis à cette division bien au fait de son métier, il est ferme, actif, zélé ; malgré la peine que l'éprouverais de me séparer de lui, je ne puis que prier Monsieur le Maréchal d'accueillir favorablement sa demande ».

Par décision du 9 janvier 1841, il commande le département de la Manche. Une affectation au département de Seine-et-Oise, le 2 janvier 1841, lui arrache dès le 10 des mots vibrants de remerciement au ministre de la Guerre (« J'ose prier Votre Excellence de vouloir bien mettre aux pieds du Roi, l'expression de ma reconnoissance. Si cette grâce, qui remplit mes désirs, ne peut augmenter mon dévouement, qui est absolu, elle ajoute encore, s'il est possible, à la vive gratitude que j' éprouve pour les bontés de Votre excellence ») ; mais elle est aussitôt révoquée.

Depuis Rouen, le général Teste écrit le 20 avril 1841 au ministre de la Guerre : « Depuis que cet officier général se trouve sous mes ordres, je n'ai qu'à me louer de son zèle et de son exactitude dans l'accomplissement de ses services ».

Le 7 mai 1842, il rejoint le département d'Eure-et-Loir.

Le 22 avril 1846, il est nommé lieutenant général. En disponibilité, il s'installe à Paris, 5 rue Cadet.

En 1847, il obtient un congé d'un mois, du 7 juillet au 15 août, afin d'aller prendre au Havre et à Boulogne des bains de mer ordonnés pour raisons médicales. Mais n'acceptant pas son inactivité, il demande le 20 août 1847 de succéder, comme inspecteur général de cavalerie, au vicomte de Latour-maubourg alors malade. On lui répond que les troupes ont été réparties sur d'autres arrondissements. Mais dans le secret de son cabinet, prenant sans doute en compte l'âge déjà avancé et la santé déclinante du solliciteur, le ministre marque pour ce poste sa préférence au général Randon.

Le 29 février 1848, il adresse au ministre de la Guerre une lettre ainsi rédigée :

« Monsieur le Ministre,

Quoique gravement malade et alité depuis plus de huit jours, je m'empresse d'adhérer aux dispositions du Gouvernement provisoire de la République.

Je suis avec respect,

Monsieur le Ministre,

votre très humble et très obéissant serviteur

Le Général de Division La Maisonfort »

Le 25 mars 1848[7], il meurt en son domicile parisien, dans l'ancien 2e arrondissement.

Après un service funèbre en l'église Notre-Dame de Lorette[8], il est inhumé le 26 mars 1848 au cimetière de Montmartre[9].

Vie privéeModifier

 
Eugène Delacroix - Nature morte aux homards (1826-1827). Musée du Louvre.

Dans le cercle familial, Maximilien Dubois-Decours de la Maisonfort est appelé Max[10].

Aux termes de son testament rédigé à Paris le 7 mai 1847[11], il institue comme légataire universelle Demoiselle Joséphine Delacquis, à qui il voue « depuis dix-neuf ans une tendre affection ». En mars 1848, Joséphine Delacquis, rentière, demeure 29 rue Lamartine. En 1851, elle vit à Saint-Denis[12]. Ensuite on perd sa trace. Bien qu'ayant droit à la sépulture de Maximilien, il n'y est pas inhumée.

Parmi les objets mobiliers légués à Joséphine Delacquis, l'inventaire après décès cite, à l'article 24, « un grand tableau d'Eugène Delacroix représentant du gibier et accessoires de chasse dans son cadre de bois doré, prisé soixante francs ». Il s'agit de la Nature morte aux homards, peinte vers 1826-1827 pour le Général du Coëtlosquet, cousin du défunt. L'œuvre est conservée au musée du Louvre.

DécorationsModifier

Ordres françaisModifier

Ordres étrangersModifier

Transmission du nom et du titre nobiliaireModifier

Maximilien Dubois-Descours de la Maisonfort décède célibataire et sans postérité.

En exécution de ses dispositions testamentaires[11], et par décret du 31 octobre 1856, son petit-cousin par alliance Louis Ernest Philibert Conte (né le 2 février 1812 à Düsseldorf[15] ; mort le 3 mai 1880 à Nice[16], receveur des finances[17]), obtient l'autorisation de joindre à son nom de famille le patronyme de Françoise Nicole Marie Dubois-Descours de la Maisonfort, par son mariage comtesse du Coëlosquet (1762-1827), grand-mère paternelle de son épouse Marie Élisabeth Pulchérie de Clérembault née le 22 novembre 1822 à Paris - 3e arrondissement ancien ; morte le 17 août 1901 à Paris - 8e arrondissement[18]). Mais son seul fils, Charles, meurt en bas âge dès 1857 et la lignée s'éteint, en 1924, au décès de sa fille Jeanne, veuve de Charles de Lesseps (fils de Ferdinand).

Philibert Conte, son épouse et trois de leurs enfants reposent auprès de Maximilien Dubois-Descours de la Maisonfort.

Notes et référencesModifier

  1. lettre des Archives de Rhénanie-du-Nord-Westphalie du 26 août 1993 à Thierry Couture transmettant une photocopie de l'acte de baptême, dont voici la teneur : « 104 - 13ma Junii (1792) - Maximilien Joseph (ce deuxième prénom barré) Fils de haut et puissant Seigneur Antoine François Philippe Dubois-descours Chevalier Marquis de La Maisonfort, officier au Regiment de Monsieur dragons au Service du Roy de France et de haute et puissante Dame Pierre Louise Adelaide Le (sic) Gascoing de Berthun Marquise de Maisonfort (sic), Epouse. Le Parrain S. A. S. Prince Maximilien Joseph de deux Ponts Palat(in) General Major su Service de S. A. S. E(lecteur) Palatin duc de Baviere representé par haut et puissant Seigneur Simon Coiffier Officier au Regiment de Monsieur dragons au Service du Roy de France. La Marraine S. A. S. Princesse Marie Wilhelmine Auguste de Hesse-darmstadt Epouse de predit Prince represente (sic) par haut (sic) et puissante Dame Rose Esther dubois-descours Comtesse de Changi Tante de L'Enfant. Temoin ulterieur haute et puissante Dame Marie Gabriel Charlotte Anne de Kergadiou, Marquise douairière de La Maisonfort, Grand Mere Paternelle de L'Enfant ».
  2. dans les Souvenirs de la Comtesse de Changy née Rose Esther de la Maisonfort (1771-1850), publiés hors commerce en juillet 1966, la tante paternelle de l'enfant écrit : « Ma belle-sœur accoucha le 11 juin 1792 d'un fils qui fut prénommé Max. Je représentai au baptême la Princesse Max de Deux Ponts, marraine, qui m'écrivit à ce sujet une lettre fort obligeante. M. de Coiffier, ami de mon frère, représenta le parrain, le Prince Max de Deux Ponts qui depuis, a été Roi de Bavière. Cette charmante princesse est morte depuis toute jeune » (page 40). Thierry Couture doit à l'obligeance de Monsieur Gérard de la Martinière d'avoir obtenu, en décembre 1998, une copie de ces Mémoires.
  3. le dossier militaire est conservé aux Archives de l'Armée de terre - Cote CGd2 1.193.
  4. a et b le dossier militaire contient de nombreuses demandes de congés :
    • à partir du 1er juillet 1832, pour aller prendre les eaux au Mont-Dore ;
    • du 10 août au 1er décembre 1833, avec prolongement jusqu'au 1er juin 1834, pour affaires d'intérêt (autorisation de retourner à Beffes accordée le 8 avril 1834) ;
    • le 14 novembre 1834, autorisation de séjourner 6 mois de l'année à Paris en conservant sa résidence à Beffes, pour affaires d'intérêt et de famille ;
    • jusqu'au 20 mai 1838, délai d'un mois avant de prendre ses fonctions à Gap, au motif d'un « dessèchement de relais de mer où toute sa fortune et celle de sa famille se trouve engagée » ;
    • jusqu'au 15 avril 1839, prolongement de 15 jours du congé qui lui a été accordé à Paris pour les élections, afin de prendre les ordres du général de Castellane, qu'il remplace par intérim à Perpignan - demande refusée ;
    • à partir du 1er novembre 1839, demande de séjourner à Paris deux mois et demi, sans motif ;
    • du 28 février au 1er juin 1840, congé initialement obtenu à partir du 15 février, successivement prolongé d'un mois jusqu'aux 1er juillet, août puis septembre 1840, pour raison de santé ;
    • jusqu'au 25 décembre 1841, congé de 20 jours, prolongé jusqu'au 10 février 1842, afin de se rendre à Paris pour affaires urgentes ;
    • du 7 juillet au 15 août 1847, afin de prendre des bains de mer au Havre et à Boulogne-sur-Mer.
  5. voir les registres d'état civil de la commune de Beffes sur le site des Archives départementales du Cher :http://www.archives18.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo2OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMTctMDMtMTUiO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6MTtzOjQ6InJlZjIiO2k6NzU3O3M6MTY6InZpc2lvbm5ldXNlX2h0bWwiO2I6MTtzOjIxOiJ2aXNpb25uZXVzZV9odG1sX21vZGUiO3M6NDoicHJvZCI7fQ==#uielem_move=208%2C75&uielem_islocked=0&uielem_zoom=75&uielem_brightness=0&uielem_contrast=0&uielem_isinverted=0&uielem_rotate=F - Vues 141/169 à 144/169.
  6. par sa mère, Charles Yves César Cyr du Coëtlosquet (1783-1836) est cousin germain de Maximilien Dubois-Descours de la Maisonfort.
  7. l'inventaire après décès est dressé le 10 avril 1848 par François Louis Charles Pierre Paul Huillier, notaire à Paris. Archives nationales - Minutier central - Étude VI - Liasse 1.089 - Cote MC/ET/CVIII 1.089.
  8. l'acte de sépulture catholique est conservé à la paroisse Notre-Dame-de-Lorette. En voici la teneur : « 113. Maximilien de Bois Deliourt (sic) de la Maisonfort. 4e Cl.(asse) - L'an mil huit cent quarante huit, le vingt-six Mars, a été présenté en cette Eglise le corps de Maximilien de Bois Deliourt (sic) de la maison fort, décédé la surveille (sic), à l'âge de cinquante six ans, rue Cadet 5, muni des sacremens de l'Eglise. Témoin (sic) ; Henri François Marie de Pons, cousin du défunt, rue de Courcelles 36, et Gabriel de Lurieu, cousin du défunt, rue de Lille 43, lesquels ont signé avec nous le présent acte. Fait en l'Eglise N. D. de Lorette, les jour et an que dessus ». Sur la signature du premier témoin, « C(omt)e » précédant « de Pons » a été biffé.
  9. concession perpétuelle no 224 P de 1848 (division 5 - ligne 3 - tombe 1 - Avenue Cordier).
  10. voir le testament de son cousin germain, Charles Yves César Cyr du Coëtlosquet.
  11. a et b une copie en subsiste dans une collection privée.
  12. voir les Déclarations de mutations par décès conservées aux Archives de Paris.
  13. dossier de Légion d'honneur conservé aux Archives nationales - Cote LH 814 - Dossier 48).
  14. l'épitaphier conservé aux Archives de Paris (carton no 10 - Cimetière de Montmartre) cite, comme distinctions honorifiques, commandeur de l'ordre de Charles III d'Espagne et du mérite militaire de Prusse.
  15. le dossier personnel conservé au ministère de l'Économie (voir note 13 ci-dessous) contient une copie de l'acte de naissance dont voici la teneur : « N° 78 - L'an mil huit cent douze le quatre fevrier à onze heures du matin, par devant moi Arnold Masset, adjoint délégué de la Municipalité de Dusseldorf, est comparu (ces deux mots en marge) le Controleur du Trésor Public, Directeur Central de la Chambre des Comptes Antoine Conté, demeurant à Dusseldorf et a déclaré que le dimanche deux de ce mois de fevrier à une heure de nuit, est né de lui et de son épouse Anne Marie Welker, un enfant du sexe masculin, auquel il a donné les prénoms de Louis Ernest Philibert. Les témoins de cet acte ont été, François Welker, agé de trente trois ans, notaire demeurant à Dusseldorf et Xavier Levrault, agé de trente neuf ans, notaire (mot barré) imprimeur (mot en marge) demeurant à Dusseldorf. Signé : A. Conté = H. (sic) Levrault = F Welker. Après lecture, tous les comparants ont signé ci-dessus la présente déclaration de naissance. Signé : Arnold Masset. En vertu de communication de la Préfecture du Département de la Seine, en France du huit Décembre mil huit cent soixante deux, le dit Louis Ernest Philibert Conté, est par Décret Impérial français du trente et un octobre mil huit cent cinquante six, autorisé à ajouter à son nom de famille les noms de "Dubois Descours de la Maison fort". Dusseldorf le quatre fevrier mil huit cent soixante trois. L'officier de l'Etat civil /signé/ Verborg ».
  16. voir l'acte de décès, n° 918 de 1880, sur le site des Archives départementales des Alpes-Maritimes - Vue 231/636 : http://www.basesdocumentaires-cg06.fr/archives/ImageZoomViewerEC.php?IDDOC=20040231254113341950&COMMUNE=NICE&PAROISSE=&TYPEACTE=D%C3%A9c%C3%A8s&DATE=1880.
  17. le dossier personnel est conservé au ministère de l'Économie. Envoi de la Direction du Personnel et des Services généraux (Service des Ressources humaines - Sous-direction de la Logistique et de la Communication - Service des Archives économiques et financières) du 29 octobre 1993 à Thierry Couture. Il énumère les échelons gravis en 42 ans de carrière :
    • surnuméraire des Postes le 1er juillet 1831 ;
    • commis le 1er mai 1832 ;
    • employé des Postes le 3 novembre 1832 ;
    • agent comptable du service des Paquebots de la Méditerranée le 6 août 1836 ;
    • sous-chef de bureau à l'administration centrale le 1er août 1838 ;
    • chef de bureau à l'administration centrale le 23 juin 1840 ;
    • receveur général du département de l'Indre le 11 juillet 1847 ;
    • receveur général du département du Morbihan le 29 avril 1863.
    Le rapport d'une tournée d'inspection de 1871 indique que « Mr de la Maisonfort se réserve la direction supérieure du service. Il est bien secondé par son fondé de pouvoirs. Mr de la Maisonfort est très dévoué à ses fonctions et fort assidu à son bureau ; mais il n'a pas une grande aptitude pour les travaux de comptabilité ». En 1874, le rapport suivant précise que « Mr Conte de la Maisonfort est gravement malade depuis plusieurs mois. Son action personnelle a été nécessairement entravée par cette circonstance. Le travail des bureaux a été trouvé au courant. Seul le service de la perception a donné lieu à des critiques trop nombreuses. Un peu moins souffrant, en ce moment, il s'occupe de son service autant qu'il lui est possible, en attendant qu'il devienne loisible de l'en décharger ». En conséquence, il est admis à la retraite à partir du 1er mars 1875. Il a cherché - sans succès - à faire attribuer, en contrepartie de sa retraite « volontaire et anticipée », un poste de trésorier général à l'un de ses deux gendres, Léon Paul Lorois, qui entrera au ministère des Affaires étrangères, finira consul puis, après sa retraite, siégera comme député monarchiste.
  18. voir l'acte de décès, no 1.498 de 1901, sur le site des Archives de Paris - Vue 9/31 : http://canadp-archivesenligne.paris.fr/archives_etat_civil/1860_1902_actes/aec_visu_img.php?registre=V4E_08780&type=AEC&&bdd_en_cours=actes_ec_1893_1902&vue_tranche_debut=AD075EC_V4E_08780_0061&vue_tranche_fin=AD075EC_V4E_08780_0091&ref_histo=3664&cote=V4E%208780.

SourcesModifier