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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Petitpierre.

Max Petitpierre
Illustration.
Max Petitpierre en 1989
Fonctions
63e conseiller fédéral

(16 ans et 6 mois)
Élection
Réélection


Prédécesseur Marcel Pilet-Golaz
Successeur Hans Schaffner
Chef du Département politique

(16 ans et 6 mois)
Prédécesseur Marcel Pilet-Golaz
Successeur Friedrich Traugott Wahlen
Président de la Confédération suisse

(1 an)
Réélection
Vice-président Friedrich Traugott Wahlen
Chancelier Charles Oser
Prédécesseur Paul Chaudet
Successeur Friedrich Traugott Wahlen

(1 an)
Réélection
Vice-président Markus Feldmann
Chancelier Charles Oser
Prédécesseur Rodolphe Rubattel
Successeur Markus Feldmann

(1 an)
Élection
Vice-président Eduard von Steiger
Chancelier Oskar Leimgruber
Prédécesseur Ernst Nobs
Successeur Eduard von Steiger
Conseiller aux États

(2 ans et 7 mois)
Législature 31e (1939-1943)
32e (1943-1947)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Neuchâtel (Suisse)
Origine Canton de Neuchâtel
Date de décès (à 95 ans)
Lieu de décès Neuchâtel (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique Parti radical-démocratique (PRD)
Enfants Gilles Petitpierre
Diplômé de Université de Neuchâtel
Profession Avocat
Notaire

Max Petitpierre
Conseillers fédéraux de Suisse
Présidents de la Confédération suisse

Max Petitpierre, né le à Neuchâtel et mort le dans sa ville natale, est un homme politique et un avocat suisse, originaire de Neuchâtel et de Couvet. Il fut conseiller fédéral de 1945 à 1961. Durant son mandat, il s'engage dans la politique internationale et pour la neutralité de la Suisse.

Sommaire

Juriste et politicienModifier

Max Petitpierre fait ses études de droit à l'Université de Neuchâtel, ainsi qu'à Zurich et Munich[1]. Il obtient sa licence en 1921 et son doctorat en 1924. Il devient avocat en 1922 puis notaire en 1925. En 1932, il est nommé professeur extraordinaire de droit privé et procédure civile à l'Université de Neuchâtel[2], puis doyen de la faculté de droit en 1939[1].

En 1928, il épouse Antoinette de Rougemont (1903-2002), la sœur de l'écrivain neuchâtelois Denis de Rougemont, avec qui il a trois garçons et une fille. Son fils Gilles, professeur de droit privé à l'Université de Genève, a été conseiller national et conseiller aux États et finalement échoué dans sa tentative de devenir conseiller fédéral comme son père. Sa fille Eliane a été l'épouse de l'écrivain Nicolas Bouvier.

Membre du parti radical-démocratique, il est élu en 1937 au Grand Conseil du canton de Neuchâtel et en 1940 au Conseil général, le législatif de la ville de Neuchâtel. En 1942, il est élu au Conseil des États, il représente ainsi pendant trois ans son canton dans la chambre haute du parlement suisse. Il y est membre de la commission des pleins pouvoirs, organe de « surveillance » du Conseil fédéral pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il fut aussi président de la Chambre suisse de l'horlogerie dès 1942 et de l’assemblée qui réalise en 1943 la fusion entre l'Église Nationale et l'Église indépendante de son canton, dont il a été auparavant un acteur majeur en tant que député au Grand Conseil[1].

Conseiller fédéralModifier

Le , il est élu conseiller fédéral au premier tour avec 122 voix sur 227 valables[3]. De 1945 à 1961, il dirige le Département politique (Affaires étrangères). Il est président de la Confédération à trois reprises, en 1950, 1955 et 1960[4].

Il a fortement marqué la politique étrangère de la Suisse après la deuxième guerre mondiale[5]. Il place la politique étrangère sous le thème neutralité et solidarité ou neutralité active [5], une politique qui se traduit par de nombreux contacts avec l'ONU, la participation suisse aux organisations spécialisées de l'ONU et à la commission neutre d'armistice en Corée et le début de la coopération au développement. En 1945, il établit des relations diplomatiques avec l’URSS, puis reconnaît la République populaire de Chine dès 1950. Sous son impulsion, Genève devient la capitale de la paix et accueille de grandes conférences. En 1954 se tient la conférence sur l’Indochine puis en 1955 celle des quatre grands (Edgar Faure, Anthony Eden, Nikolaï Boulganine, Dwight D. Eisenhower).

La Suisse adhère à l'OECE (OCDE actuelle), et il préside la conférence diplomatique qui élabore les quatre conventions de Genève sur la protection des victimes de guerre.

Devant l’impossibilité pour la Suisse d’adhérer à la CEE, il appuie la création de l’Association européenne de libre-échange (AELE). Il favorise la tenue de la conférence d’Évian sur l’Algérie et facilite le séjour de la délégation du FLN qui négocie avec les ministres Louis Joxe, Robert Buron et Jean de Broglie.

Il préside la Commission des Sages chargée de proposer une solution à la question jurassienne.

Il sera président de la Confédération en 1950, 1955 et 1960.

BibliographieModifier

  • Ses principaux écrits ont été publiés sous le titre Seize ans de neutralité active, éd. de la Baconnière, Neuchâtel, 1985. Ce livre contient le compte-rendu d’entretiens avec Pierre Mendès France en 1954, Charles de Gaulle et Michel Debré en 1960.
  • Une autre source est : P.-A. Bovard, Nos Excellences à Berne, d'Henri Druey à Pierre Graber 1848-1977 (récit et portraits), éd. de Peyrollaz, 1997

Prix Max PetitpierreModifier

Constituée en 1984 et dissoute en 2008[6], la Fondation pour le Prix Max Petitpierre avait pour but de décerner annuellement le Prix Max Petitpierre à une personne qui, par son activité politique, diplomatique, économique, ses études ou une œuvre scientifique, littéraire ou artistique aura apporté une contribution importante au rayonnement de la Suisse dans ses relations avec le monde. Les lauréats du prix sont:

  • 1985 Jeanne Hersch
  • 1987 Jean Tinguely
  • 1988 Daniel Schmid
  • 1990 Niklaus Wirth
  • 1997 Egon Ammann
  • 2000 Bureau d’architecture Herzog & de Meuron
  • 2002 Jean-François Bergier
  • 2003
  • 2004 Adolf Ogi[7]

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Urs Altermatt, Le Conseil fédéral - Dictionnaire biographique des cent premiers conseillers fédéraux, Yens-sur-Morges, Cabedita, (lire en ligne) [détail des éditions]
  2. Daniel Trachsler, « Max Petitpierre » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  3. « Max Petitpierre, élection », sur Site officiel de l'administration fédérale (consulté le 28 juillet 2009)
  4. « Max Petitpierre, détails » [archive du ], sur Site officiel de l'administration fédérale (consulté le 28 juillet 2009)
  5. a et b « Les dilemmes de Max Petitpierre », sur letemps.ch (consulté le 29 juin 2011)
  6. http://www.moneyhouse.ch/fr/u/fondation_pour_le_prix_max_petitpierre_CH-550.0.175.373-9.htm
  7. http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=81129

Voir aussiModifier