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Max-Holste MH-1521 Broussard

avion militaire français

MH-1521C, Broussard
Broussard aux 100 ans de l'aéronautique à Mérignac.
Broussard aux 100 ans de l'aéronautique à Mérignac.

Rôle Avion de liaison et d'observation
Constructeur Drapeau : France Société des Avions Max Holste
Équipage 1 ou 2
Premier vol
Retrait 1987 armée de l'air, 1993 ALAT
Dimensions
Longueur 8,60 m
Envergure 13,75 m
Hauteur 3,67 m
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 1,53 t
Max. au décollage 2,7 t
Passagers de 5 à 7
Fret 500 kg
Motorisation
Moteurs 1 moteur en étoile Pratt & Whitney R.985.AN.1 Wasp Junior
Puissance totale 336 kW
(450 ch)
Performances
Vitesse maximale 228 km/h
Autonomie 1 200 km
Altitude de croisière 5 500 m
Vitesse ascensionnelle 6 m/s

Le Max-Holste MH-1521 Broussard conçu par l'ingénieur Max Holste, était un avion de liaison et d'observation, extrapolé du MH-152, monoplan à aile haute haubanée entièrement métallique, qui connut un vif succès tant auprès des civils que des militaires. Cet appareil particulièrement robuste, demandant peu d'entretien, pouvant opérer à partir de terrains non aménagés, peut être classé dans la catégorie des avions ADAC.

Son concurrent était, à l'époque, le De Havilland Canada DHC2 Beaver, auquel il était assez similaire.

Trois cent quatre-vingt-seize Broussard (dont quarante-sept MH-1521C civils) furent produits à Reims.

Ils servirent en France dans l'Armée de l'Air, dans l'Aéronavale , dans l'ALAT, auprès de petites compagnies aériennes ainsi qu'auprès de clubs de parachutisme sportif, et également dans une quinzaine d'autres pays.

Les Broussard militaires MH-1521M entrèrent en service dès 1957, ils participeront à la guerre d'Algérie comme avion de liaison, d'observation, de transport de matériel et de blessés, l'un d'entre eux fut piloté par l'as Français de la seconde guerre mondiale Pierre Clostermann.

Le Broussard fût également utilisé dans d'autres pays comme le Maroc, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Dahomey, le Bénin, le Portugal, le Tchad, la Mauritanie, le Togo, le Cameroun, le Gabon et Madagascar.

Le Broussard connût également une vie dans le milieu civil comme avion de largage de parachutistes, d'épandage agricole et de tourisme.

Les MH-1521C (civil) furent utilisés par la France, l'Argentine, l'Espagne, le Gabon et par des propriétaires privés.

La plupart des Broussard n'ayant pas été préservés ont généralement été détruits dans des accidents et certains ont été par la suite mis au rebut.

En 1987 après que le Broussard no 272 codé 070-MG de l'escadron de convoyage 70 (EC-70) soit détruit dans un crash tuant les six membres d'équipage, l'armée de l'air décida de mettre un terme au service des Broussard, la plupart des avions restant ont été vendus dans le milieu civil.

D'autres exemplaires n'ayant pas été préservés dans le milieu civil sont sûrement stockés dans des musées.

Le dernier Max-Holste MH-1521 Broussard ayant servi dans l'Armée de l'air est le no 305, qui fut retiré du service à la fin des années quatre-vingts et qui est aujourd'hui visible au Musée de l'aéronautique locale de Bétheny (après avoir été exposé sur la base aérienne 112 de Reims)[Note 1].

Les derniers Broussard militaires en service furent les no 33, 281, 283 et 287 de l'aviation légère de l'armée de terre (ALAT), ils furent retirés du service en 1993 les no 283 et 287 furent vendus a des propriétaires privés et sont aujourd'hui basés aux États-Unis, les no 33 et 281 ont quant à eux rejoint les réserves du musée de l'ALAT à Dax.

Après le retrait des derniers appareils en France, environ une vingtaine d'avions étaient encore en service dans des États Africains comme la Mauritanie, Madagascar, le Maroc, la Côte d'Ivoire ou le Togo.

Les derniers avions militaires furent retirés en 1998, certains d'entre eux sont exposés devant les bases aériennes locales, d'autres sont stockés en plus où moins bon état, les avions non préservés furent démentelés, leur pièces pouvant être utilisées comme matériaux de construction ou de mobilier, les moteurs quant à eux peuvent servir de machine de transport.


Entre 130 et 150 exemplaires ont été préservés un peu partout dans le monde que ce soit dans des musées, par des particuliers ou dans des bases militaires françaises et africaines.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Appareil qui avait été rapatrié le 28 novembre 2006 sur la BA 112, aux fins de restauration et de mise en exposition statique, après avoir été entreposé pendant plusieurs années sur l’aérodrome de Reims-Prunay, dans les locaux de la société Reims Aviation (longtemps exposé à Reims, en centre-ville, dans la cour du collège des Jésuites, l’avion avait été confié quelques années plus tôt, en 2001, à cette société aéronautique ; toutefois, compte tenu des difficultés financières rencontrées par cette entreprise, le conseil municipal de Reims avait voté à l’unanimité le 25 septembre 2006 la mise à disposition de cet appareil au profit de la Base aérienne 112 et de son musée, où il fut inauguré au cours d'une cérémonie organisée le 29 août 2008.

RéférencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (en) Michael John Haddrick Taylor, Bill Gunston et al., Jane's encyclopedia of aviation, London, Studio Editions, , 948 p. (ISBN 978-1-851-70324-1, OCLC 28177024).
  • (en) The Illustrated Encyclopedia of Aircraft (Part Work 1982-1985), Orbis Publishing, 2436 p..
  • (en) Rod. W. Simpson, Airlife's General Aviation : a guide to post-war general aviation manufacturers and their aircraft, Royaume-Uni, Airlife Publishing, 374 p. (ISBN 1-853-10194-X et 978-1-853-10194-6).
  • (fr) Thierry Gibaud, Broussard MH1521 , ETAI, 2003
  • (fr) Icare, revue de l'aviation, No 242, Max Holste, un avionneur méconnu, 2017, 176 p

Liens externesModifier

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Aéronefs comparables

Articles connexes

Musée de l'aéronautique navale