Maurice Laval

journaliste français

Maurice Laval, né le à Saint-Symphorien (Indre et Loire) mort le , était un journaliste et responsable trotskiste, puis socialiste français.

Maurice Laval
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BiographieModifier

Ouvrier imprimeur, Maurice Laval adhère aux Jeunesses socialistes en 1935, mais les quitte en 1937 pour rejoindre les jeunesses socialistes révolutionnaires et le Parti ouvrier internationaliste.

Suivant Marcel Hic, il refuse la décision du POI de rejoindre, en 1939, le Parti socialiste ouvrier et paysan que Marceau Pivert vient de fonder.

Il replie alors son activité, comme Gérard Bloch, au sein des Auberges de jeunesse, dont il parvient, à l'été 1940, à éviter que le fichier des adhérents tombe aux mains des mouvements collaborationnistes.

Engagé dans la résistance trotskiste pendant la guerre, il est arrêté en , puis déporté en au camp de concentration de Neuengamme. Il est ensuite déplacé à Mauthausen, puis à Oranienburg-Sachsenhausen.

Libéré en par l'armée américaine, il rentre en France et reprend son activité politique.

Membre du comité central du PCI, il s'en éloigne cependant rapidement.

Il participe alors, aux côtés de Claude Bourdet, à la création et l'animation de l'hebdomadaire Octobre, qui ne vit que quelques mois. Il opère alors une reconversion dans le journalisme qui le conduit à collaborer à Combat, puis à la création L'Observateur[1].

Élu maire adjoint de Montrouge en 1948, sur une liste de gauche, il le restera jusqu'en 1958. Il adhère en 1950 à la SFIO.

En 1958, il quitte le parti pour participer à la création du Parti socialiste autonome, puis du Parti socialiste unifié. Il n'a que peu d'activités strictement politiques dans cette période, pas plus ensuite qu'à la SFIO à laquelle il retourne en 1963.

En 1971, il devient directeur commercial de la Quinzaine littéraire, poste qu'il occupe jusqu'à sa retraite, en 1984.

Il travaille aussi comme conseiller technique pour 60 millions de consommateurs.

Lors de sa mort en , son ami Bernard Poignant déclare « Il a été déporté dans plusieurs camps de concentration et a fait la Marche de la mort, ces 200 km qui relient Berlin à la Mer Baltique. Il a vu ses camarades tués froidement ou morts d’épuisement »[2].

DécorationsModifier

Ruban Décoration
  Commandeur de la Légion d'honneur au [3]
  Croix de guerre 1939-1945 avec palme[4]
  Médaille de la Résistance française
  Croix du combattant volontaire 1939-1945
  Croix du combattant volontaire de la Résistance
  Médaille de la déportation et de l'internement pour faits de Résistance

Notes et référencesModifier

  1. Louis Bonnel, Jean-Michel Brabant, Daniel Grason, Rodolphe Prager, « Laval Maurice, Raymond », sur maitron-en-ligne.univ-paris1.fr, (consulté le 5 novembre 2019)
  2. « Décès de Maurice Laval. L’hommage de Bernard Poignant », sur letelegramme.fr, Le télégramme, (consulté le 5 novembre 2019)
  3. Décret du 31 décembre 2013 portant promotion (officier )
  4. « Maurice Laval, le Stéphane Hessel quimpérois », sur ouest-france (consulté le 21 mars 2020)

BibliographieModifier

  • Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier mouvement social, notice de Louis Bonnel, Jean-Michel Brabant et Rodolphe Prager.
  • Laval, un résistant de Bruno Salaün (éditions Locus Solus) (ISBN 978-2-36833-261-0).