Maurice Ehlinger

peintre français

Maurice Ambroise Ehlinger, né le à Champagney (Haute-Saône) et mort le à Belfort (Belfort), est un artiste peintre et sculpteur français[1],[2].

Maurice Ehlinger
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Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
BelfortVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Maurice Ambroise Joseph EhlingerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Enfant
Christian Ehlinger (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

FamilleModifier

Les Ehlinger implantés dès le XVIème siècle à Mollau et Saint-Amarin dans la vallée de la Thur et ancienne principauté de l'abbaye de Murbach, se sont en particulier multipliés à partir d'Antoine Ehlinger, décédé en 1675. Louis Ehlinger (1858 – 1919), le père de Maurice Ehlinger, opta pour rester français en 1871. Il s'engagea au 35ème de ligne à Belfort jusqu'à obtenir le grade d'adjudant.

Louis Ehlinger se maria en 1893 à Désirée Valot (1867-1953), fille d'un agriculteur de Baudoncourt (Haute-Saonne), ils eurent quatre enfants, Germaine (1893 – 1972) Maurice (né et mort en 1894), Maurice (1896 – 1981) et enfin Marcel (1900 – 1965). Louis Ehlinger prend sa retraite en 1894 et devient receveur buraliste successivement à Champagney, Moyenmoutier et Saint-Dié des Vosges.

Appelé à l'armée en 1914, il fût nommé capitaine de la territoriale et aménagea des tranchées au ballon d'Alsace dès Aout 1914. Ayant séjourné en première ligne dans une cave inondée au pont d'Alspach, il prit froid et fini par décédé à Saint-Dié le 25 septembre 1919. Il était titulaire de la médaille militaire.

BiographieModifier

Maurice Ehlinger est né à Champagney en 1896, d'un père Louis Ehlinger (1858-1919), Militaire en retraite et receveur buraliste, et d'une mère Désiré Valot (1867-195x), fille d'agriculteurs de Baudoncourt en Haute Saône. Ils ont déjà une fille, Germaine, née en 1893 à Baudoncourt, sœur ainée de Maurice, et un petit Maurice, né en 1894 à Belfort et qui décèdera prématurément à Belfort la même année.

La famille déménage à Moyenmoutier dans les Vosges, où naitra son frère cadet Marcel (1900-1965), futur Centralien et ingénieur. Maurice Ehlinger commence à dessiner avec les conseils de Camille Braun, peintre décorateur. Installé ensuite à Saint-Dié-des-Vosges, il obtient une bourse de la ville pour entrer à l'Ecole des Beaux Arts de Nancy en 1911 à l'âge de 14 ans où il aura pour Maitre Jules Larcher.

En 1916, il est mobilisé et versé au 121e régiment d'artillerie lourde où il est maître pointeur. Il a pour capitaine Jean Borotra. Il sera gazé au chemin des dames, en position dans les Vosges au dessus de Mittlach. Il participera à la bataille de Guise. Démobilisé en 1921, il monte à Paris et entre à l'Ecole Supérieur des Beaux Arts de Paris dans l'atelier de François Flameng, auquel succèdera en 1923 Lucien Simon.

Devenu professeur de dessin de la ville de Paris, il s'installe d'abord dans un atelier au 56 de la rue Blanche, dans le 9e arrondissement. Puis successivement au 152 et 156 boulevard du Montparnasse dans le 14e arrondissement.

Marié le 15 octobre 1928 à Notre-Dame-des-Champs avec Renée Virginie Erard, il aura deux enfants. Christian né le 7 janvier 1931 et Dominique né le 6 mai 1934. Il aura par ailleurs un autre atelier dans la maison de famille de son épouse à Andelnans, territoire de Belfort, où il passera tous les étés.

Démobilisé en 1940 avant l'avance Allemande, il sera réfugié à Mirabel, près de Montauban. En 1941, il passera des vacances à Amboise où il visitera le clos Lucé, dernière demeure de Léonard de Vinci.

Du 13 au 17 novembre 1944, Saint-Dié est incendiée par les allemands. La maison où vivent la mère et la soeur de l'artiste est une des dernières à brûler, sur la place Saint Martin. Disparaissent alors la plupart des oeuvres de jeunesse de Maurice, ainsi que le grand portrait de son épouse, acheté par la ville pour le Musée. À la suite de ce désastre, Maurice Ehlinger peindra sur le motif une série de paysages des ruines de la ville, actuellement conservées au Musée Pierre Noël.

Maurice Ehlinger peindra principalement des portraits sur commande et des nus. Il s'éteindra à Belfort le 26 aout 1981 à l'âge de 84 ans.

Maurice Ehlinger eut pour Maîtres : Jules Larcher, François Flameng, Lucien Simon, Jules Adler. Et pour élèves : Son fils ainé Christian Ehlinger et Raymond Joly

Œuvres et récompensesModifier

  • Toute sa vie Maurice Ehlinger fût fidèle au Salon des artistes français ou il exposa dès 1922 et jusqu'en 1981. Il en obtient en 1928 la médaille d'argent, et en 1941 la médaille d'or, hors concours. Il en devient membre du comité du jury.
  • Il a été secrétaire de la Fondation Taylor.
  • En 1937, il peint le portrait de l'actrice Ginette Leclerc, exposé à la Galerie Charpentier à Paris.
  • Il participera à l'élection de Miss Paris, Sonia Bessis, danseuse de l'Opéra, dont il fera le portrait., en 1939
  • Sociétaire du Salon d'hiver, il y présente en 1929 les toiles Portrait blanc, Portrait de Mlle G.E..., Fantaisie (nu) et La Forge[3].
  • Plusieurs de ses œuvres sont exposées au musée Pierre-Noël de Saint-Dié-des-Vosges[4].
  • Le Lac Blanc, 1922, huile sur toile, 65 x 54 cm, Gray (Haute-Saône), Musée Baron-Martin.
  • Bouquet de Fleurs, Huile sur toile, Musée des Beaux Arts de Strasbourg.
  • Portrait de Monseigneur Weber, Musée d'arts religieux d'alsace à Rouffach
  • Portrait de Mme André Rollin, Huile sur toile, 195 x 97 cm, Musée de la porte Thann, Cernay
  • Plusieurs de ses oeuvres sont exposées au musée Pierre Noël de Saint-Dié des Vosges dont “Jeunesse”, “la skieuse” ainsi que des terres cuites en particulier les bustes de son épouse et de ses enfants Christian et Dominique.
  • Portrait de son père en capitaine et portrait de la fille du peintre alsacien Derulle, musée Serret à Saint-Amarin
  • “Sourire fleuri” 81 x 65 cm, Musée des Beaux Arts de Troyes
  • “Martiniquais” 55 x 46 cm, Musée de la Négritude à Champagney
  • Trois péniches à Botans, 35 x 46 cm. Musée Menal, Héricourt. Depuis 1936
  • Sérénité – 1970. 130 x 162 cm. Musée d'Art et d'histoire. Belfort
  • L'alpiniste, 130 x 97 cm. Heimatvereinigung Museum. Grindelwald, Canton de Berne, Suisse.
  • Moi-même en militaire, autoportrait, 116 x 89 – Musée de Luneville.
  • Deux aquarelles, Hôtel des invalides, musée de l'Armée, Paris, 1940

Notes et référencesModifier

  1. (en)Maurice Ehlinger, sur budapestauction.com.
  2. (en)Maurice Ehlinger, sur artfact.com.
  3. René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 458
  4. « Les Ballons des Vosges vus par les peintres », dans Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges, Gallimard, coll. « Guides Loisirs », , 192 p. (ISBN 978-2742405633).

BibliographieModifier

  • René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 458
  • Maurice Ehlinger, 1896-1981 : exposition pour un centenaire, catalogue d'exposition (Paris, Mairie du IXe arrondissement ; Saint-Dié-des-Vosges, Musée municipal ; Belfort, Musée d'art et d'histoire), Saint-Dié-des-Vosges, Musée municipal, 1996, 40 p.

Liens externesModifier