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Maurice Duclos
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Biographie
Naissance
Décès
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Activité
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Distinctions
Plaque Vendome.jpg
plaque commémorative

Maurice Duclos, né le 23 août 1906 à Neuilly-sur-Seine, France et mort le 23 février 1981 à Buenos Aires en Argentine, fut un agent de renseignement de la France libre au cours de la Seconde Guerre mondiale. Connu sous le nom de Saint-Jacques, il fut l'un des premiers à répondre à l'appel du général de Gaulle.

Sommaire

Avant-guerreModifier

En 1926, Maurice Duclos s'engage dans l'artillerie coloniale et sert pendant deux années à Madagascar. En , il est libéré du service actif avec le grade de maréchal des logis.

La CagouleModifier

Dans les années 1930, il devient membre de la Cagoule, organisation clandestine d'extrême droite. Il est incarcéré pendant trois mois et demi à la prison de la Santé pour avoir fourni les explosifs utilisés le , lors de deux actions terroristes qui avaient pour objectif d’en faire accuser les communistes, et qui sont connues sous le nom d'attentats de l'Étoile, en raison de la proximité de la place de ce nom. Chacun de ces attentats à la bombe qui visaient la confédération générale du patronat français 4, rue de Presbourg et l'Union des industries et métiers de la métallurgie 4, rue Boissière, a tué un policier en faction[1].

Les combats de 1940 en NorvègeModifier

Devenu lieutenant de réserve, il est mobilisé le et affecté comme lieutenant de tir au 10e régiment d'artillerie coloniale (10e RAC).

En mai-, il participe avec son unité à l'expédition de Norvège. Détaché comme officier de liaison auprès de la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE), il se distingue dans les combats de Narvik et reçoit le grade de caporal honoraire de la Légion étrangère et la croix de guerre (Norvège).

Le BCRAModifier

Après que Philippe Pétain a appelé à cesser le combat, Maurice Duclos et quelques camarades parviennent à passer en Angleterre, via Jersey, à bord d'un bateau de pêche. Dès le , il se rallie à la France libre du général de Gaulle, sous les ordres du capitaine Passy, affecté au Service de renseignements qui allait devenir le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA).

Première mission en FranceModifier

Débarqué sur la plage de Saint-Aubin-sur-Mer (Calvados) le 4 août suivant pour évaluer le potentiel militaire allemand mis en place en vue de l'opération de débarquement en Angleterre prévu par Hitler, il rejoint Paris, où il crée le réseau Saint-Jacques, avant de jeter les bases du réseau Paris Job puis de fonder avec Gilbert Renault le réseau Confrérie Notre-Dame.

Le réseau Saint-JacquesModifier

 
Plaque commémorative place Vendôme

De retour à Londres la veille de Noël, il est parachuté en Dordogne dans la nuit du 13 au . Mais, blessé aux jambes à l'atterrissage et arrêté par la police, il est conduit à l'hôpital de Périgueux, avant d'être libéré au bout d'un mois avec un non-lieu grâce à ses anciennes connaissances. Sa sœur aînée et sa nièce sont arrêtées en août, et son réseau est progressivement démantelé à la suite des dénonciations de son radio jusqu'en septembre : les hommes sont fusillés au Mont-Valérien, les femmes déportées.

Chef du service ActionModifier

Après avoir rejoint l'Angleterre par avion le , il devient chef de la section « Action, études et coordination » du BCRA. Promu capitaine le 26 mai puis chef d'escadron le mois suivant, il effectue plusieurs missions de sabotage en France et organise les plans Vert, Tortue et Violet en vue du débarquement allié en Normandie. Le , le général de Gaulle lui remet la Croix de la Libération, ainsi qu'au colonel Passy.

Après-guerreModifier

Démobilisé le , il entre dans d'importantes sociétés, dont le groupe l'Oréal, et se fixe en Argentine, où il devient président de la section de l'Association des Français libres, ainsi que de l'Union française des anciens combattants d'Argentine et du comité des sociétés françaises.

Il était Compagnon de la Libération[2], officier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre de l'Empire britannique, mais aussi titulaire de la croix de guerre 1939-1945(4 citations), de la croix du combattant volontaire 1939-1945 et de la Military Cross.

RéférencesModifier

  1. Actualité, Les lieux secrets de la résistance
  2. Fiche biographique sur le site de l'Ordre de la Libération[1]

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Colonel Rémy, Mémoires d'un agent secret de la France libre, tome 3 (La Délivrance), France-Empire, 1998
  • Guy Vérines, Mes souvenirs du réseau Saint-Jacques, Panazol, Lavauzelle, , 219 p. (ISBN 2-7025-0294-6).
  • Geneviève Duclos-Rostand, À l'ombre de Saint-Jacques : une famille française dans la Résistance, Luçon, Hécate, , 164 p. (ISBN 2-86913-069-4).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier