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Maudite soit la guerre (film, 1914)

film de Alfred Machin, sorti en 1914

Maudite soit la guerre
Réalisation Alfred Machin
Scénario Alfred Machin
Pays d’origine Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Drame, guerre
Durée 50 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Maudite soit la guerre est un film belge sorti au cinéma en juin 1914 réalisé par Alfred Machin. Colorié à la main, il est interprété notamment par Suzanne Berni, Baert, Albert Hendrickx, Fernand Crommelynck, Nadia D'Angely, Zizi Festerat, Gilberte Legrand, Willy Maury, Henri Goidsen, Cécile May, Blanche Montel, Albert Dieudonné, Germaine Lecuyer[1].

Sommaire

SynopsisModifier

Ce mélodrame raffiné d'anticipation, réalisé la veille[2] de la Première Guerre mondiale, évoque dans le contexte d'une guerre entre deux puissances imaginaires, la rivalité entre deux aviateurs, et montre des batailles de planeurs triplans, biplans et dirigeables dans le ciel... C'est aussi une poignante histoire d'amour impossible.

Fiche techniqueModifier

Maudite soit la guerre

Sauf mention contraire ou complémentaire, les données de cette section sont issues du site IMDb[3].

  • Titre original : Maudite soit la guerre
  • Titre flamand : Vervloekt zij den oorlog
  • Titre anglais ou international : War Be Damned
  • Réalisation : Alfred Machin
  • Scénario : Alfred Machin
  • Société(s) de production : Belge Cinéma Film
  • Société(s) de distribution : Pathé Frères (France)
  • Pays d’origine :   Belgique
  • Langue originale : muet
  • Format : noir et blanc — 35 mm — 1,33:1 — film muet
  • Genre : Drame, guerre
  • Durée : 50 minutes
  • Dates de sortie

DistributionModifier

Autour du filmModifier

C'est d'abord un film, à l'écriture hardiment moderne. Ainsi une séquence du film, celle de la mort à la guerre du jeune héros, sera-t-elle vue deux fois, d'abord comme une de ces scènes d’actualités sur lesquelles le cinéaste, opérateur de Pathé, avait fait ses premières armes, ensuite racontée après la guerre à la jeune fiancée du soldat mort par l'officier ennemi qui avait mené l'assaut contre le moulin où le garçon s'était réfugié. Toute l’horreur du saccage inutile de jeunes vies fauchées, cette boucherie se découvrent soudain pour la jeune femme, pour qui jusqu’alors le lieu du combat, s'il avait été celui de la mort, était aussi celui du plus noble héroïsme. Cette guerre « propre » de propagande montrée par les actualités françaises devient ainsi une sale guerre. C'est une œuvre intéressante et spectaculaire, qu'Alfred Machin utilisa comme d'une arme de combat afin d'œuvrer pour le progrès[4]. Ce film utilise une technique de couleurs peintes à la main.

Ce film est pour l'époque une grande mise en scène avec d'énormes moyens matériels et financiers mis à disposition du réalisateur français. La production bénéficie également du concours de l’armée belge qui met à sa disposition deux bataillons de fantassins (mais avec des uniformes de fantaisie), un arsenal d’armements militaires, des dirigeables, des avions…

Notes et référencesModifier

  1. D'après Georges Sadoul, tous les acteurs cités appartenant à la troupe Belge-cinéma n'ont peut-être pas tous participé à ce film in Dictionnaire des films, Georges Sadoul, éditions Microcosmes, remis à jour par Emile Breton en 1981
  2. deux mois avant la guerre
  3. (en) « Maudite soit la guerre », Internet Movie Database (consulté le 28 mai 2019)
  4. Émile Breton : Pionniers en Belgique sur le site de l'Humanité

Liens externesModifier