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Mathilde d'Auvergne

comtesse de Genève
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mathilde de Boulogne (homonymie).
Mathilde d'Auvergne
Fonctions
Comtesse de Genève (d)
-
Douairière
Titre de noblesse
Comtesse
Biographie
Naissance
Date et lieu inconnusVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Mère
Marie de Flandre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Enfants

Mathilde ou Mahaut d'Auvergne ou de Boulogne, morte en 1396, est une dame noble issue de la famille d'Auvergne qui fut comtesse de Genève par son mariage.

BiographieModifier

OrigineModifier

Mathilde d'Auvergne est la fille de Robert VII, comte d'Auvergne et comte de Boulogne (1314-1325), et de sa seconde femme Marie de Flandre-Dampierre-Termonde[1],[2],[3],[4], vicomtesse de Châteaudun en partie, fille de Guillaume Ier de Termonde.

Comtesse de GenèveModifier

En 1334, elle épouse le comte Amédée III de Genève, fils de l'ancien comte de Genève, Guillaume III (v.1280-1320), et d'Agnès, fille du comte de Savoie Amédée V[5],[6]. En effet, Amédée est mineur à la mort de son père et est placé sous tutelle de sa grand-mère, Agnès de Chalon, et de sa mère, Agnès de Savoie, jusqu'à sa majorité en avril 1325[5].

Le couple comtal a dix enfants[2], cinq garçons et cinq filles[4]. Les cinq garçons, Aymon († 1367), Amédée († 1368), Jean († 1370), Pierre († 1393), Robert (né vers 1342-† 1394) et qui fut antipape sous le nom de Clément VII, se succèdent à la tête du comté[2]. Marie, l'aînée, après avoir été promise au prince Philippe de Savoie-Achaïe, épouse en 1361 Jean II de Chalon-Arlay († 1362)[4], puis en 1368, Humbert VII de Thoire[4]. Blanche, dame de Frontenay, épouse en 1363 Hugues II de Chalon-Arlay, vicomte de Besançon (1362-1392), vicaire impérial (1364-1392), ils n'ont pas d'enfant[4]. Ce Hugues de Chalon-Arlay est par ailleurs le beau-fils de Marie de Genève, puisqu'il est le fils issu du premier lit de Jean II de Chalon-Arlay[4]. Jeanne épouse en 1358 Raymond V des Baux, prince d'Orange[4], d'où Marie des Baux qui épouse Jean III de Chalon-Arlay, petit-fils de Jean II Chalon-Arlay. Yolande épouse en 1360 Aymeri VI, vicomte de Narbonne[4]. Enfin, Catherine épouse en 1380, Amédée de Savoie-Achaïe, prince d'Achaïe[4].

Comtesse douairièreModifier

Lorsque le dernier de ses fils, Robert alors pape, hérite du comté, il laisse le gouvernement à sa mère[7]. Il organise son héritage en désignant son neveu, Humbert de Villars, fils de sa sœur aînée Marie comme successeur des droits et biens du comté de Genève[4]. Lorsque Robert meurt en 1394, le jeune comte à peine entrée dans sa fonction qu'il voit son titre contesté par la comtesse douairière ainsi que ses tantes, Blanche, Jeanne et Catherine[7],[4]. Un procès s'ouvre en 1395[7]. La comtesse douairière hériter de l'usufruit sur les États avec la propriété des châteaux de Gruffy et de Thônes (Seigneurie de la Val des Clets)[8]. Ses deux filles héritent également de places fortes[8].

Mahaut d'Auvergne fait son testament, au château de Rumilly, le [7],[9]. Ses deux filles, Blanche et Catherine, sont désignées comme héritières de ses bien et droits, le titre de comtesse de Genève sera portée par Blanche[7].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

RéférencesModifier

  1. Jean-Daniel Blavignac, « Armorial Genevois. Livre cinquième. Armoiries des comtes de Genevois et de Savoie », Mémoires et Documents, Genève, vol. VII, Société d'histoire et d'archéologie de Genève,‎ , p. 17-170 (lire en ligne), p. 98 (Note n°5).
  2. a b et c Personnages illustres des Savoie 2007, p. 270.
  3. Daniel Martin (sous la dir.), L'identité de l'Auvergne: mythe ou réalité historique : essai sur une histoire de l'Auvergne des origines à nos jours, Éditions Créer, , 717 p. (ISBN 978-2-90979-770-0, lire en ligne), p. 251.
  4. a b c d e f g h i j et k Duparc 1978, p. 302-303 (Lire en ligne).
  5. a et b Duparc 1978, p. 270-271, « Première partie du règne d'Amédée III (1320-1349) » (Lire en ligne).
  6. Personnages illustres des Savoie 2007, p. 269.
  7. a b c d et e Christian Regat, « Pourquoi le roi des Pays-Bas porte les armes des comtes de Genèves ? », Les Rendez-vous de l’Académie salésienne, no 28,‎ , p. 19 (lire en ligne [PDF]).
  8. a et b Jean-François Gonthier, « Sainte Colette et la Balme de Sillingy », Revue savoisienne,‎ , p. 99-105 (lire en ligne).
  9. Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 379.