Massacre du moulin de l'Agau

Massacre perpétré par les troupes royales contre des protestants, le 1er avril 1703 à Nîmes

Le massacre du moulin de l’Agau est un massacre perpétré par les troupes royales contre des protestants, le à Nîmes.

HistoireModifier

Cet événement a lieu durant la guerre des Camisards, une insurrection de protestants français contre les persécutions qui ont suivi l’édit de Fontainebleau en 1685. Il se déroule dans la cité romaine, près du Château royal et de la Porte Auguste[1].

Quelques centaines de protestants célèbrent la fête des Rameaux dans un moulin du canal de l’Agau, chez le meunier Mercier. Informé de cette réunion par des espions qui avaient entendu chanter un cantique, le maréchal de Montrevel quitte son déjeuner pour rassembler des soldats et fait cerner le moulin.

Plutôt que d’arrêter les personnes présentes, il fait mettre le feu aux quatre coins de cette maison construite en bois, et les empêche par les armes de sortir. Une mère portant son enfant dans les bras cherche à fuir, mais elle est rejetée par les soldats dans le brasier. Une vingtaine de femmes et d’enfants périssent dans cet incendie[2]. Seule une jeune fille réussit à s’échapper à travers une palissade grâce à un domestique de Montrevel qui s’opposait à son maître. Elle sera exécutée le lendemain par strangulation.

Ce massacre soulève l’indignation de la marquise de Maintenon et de certains ministres de Louis XIV, sans que celui-ci ne change sa politique d’oppression. L’évêque de Nîmes de l’époque considère ce massacre comme un « exemple nécessaire pour arrêter l’orgueil de ce peuple [les protestants][réf. nécessaire] ».

Notes et référencesModifier

  1. L’Agau est le canal d’écoulement des eaux du Jardin de la fontaine ; aujourd’hui recouvert, son tracé suit approximativement les actuelles rue de l’agau et rue nationale.
  2. Marianne Carbonnier-Burkard, Comprendre la révolte des Camisards, Éditions Ouest-France, , p. 59

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