Un masque chirurgical.
Chirurgien et assistants au bloc opératoire portant des masques chirurgicaux afin de ne pas contaminer le champ opératoire stérile.
Personnes portant des masques chirurgicaux en Chine, lors de l'épidémie de coronavirus de 2019-2020.

Un masque chirurgical est un masque porté par les professionnels de la santé durant une intervention chirurgicale destiné à empêcher les germes présents dans leurs voies respiratoires de sortir et de contaminer le champ opératoire stérile.

Il est parfois utilisé pour se protéger contre d'éventuelles infections ou contre la pollution atmosphérique bien qu'il ne soit pas adapté pour cela. Un masque chirurgical n'est pas conçu pour protéger le porteur contre l'inhalation de bactéries ou de particules virales en suspension dans l'air. D'autres types de masques offrent une meilleure protection pour l'utilisateur à l'instar des masques de protection FFP.

DescriptionModifier

Les masques dits « de soins » sont des masques chirurgicaux simplifiés, moins étanches et moins coûteux. Ils sont également utilisés par la population, notamment dans les grandes villes d'Asie de l'Est et du Sud-Est, pour limiter l'inhalation de polluants atmosphériques, ou le risque de contamination par des virus comme ceux de la grippe commune. Ils ont largement été utilisés en Chine, à Hong Kong, au Vietnam, et à Toronto lors des épidémies de syndrome respiratoire aigu sévère en 2002-2003, ou à Mexico lors de l'épidémie de grippe A (H1N1) en 2009.

Au JaponModifier

Deux millions de masques ont été fabriqués au Japon en 2007, contre les virus ou bactéries, mais aussi le pollen (pollinose) et la pollution, ou pour réchauffer son visage pendant l'hiver[1]. Selon Naoya Fujita, directeur de l'Association japonaise des industries de l'hygiène, « la volonté de se protéger des maladies fait partie intégrante de la psyché japonaise. Ce sentiment est plus fort que la gêne occasionnée par le port d'un masque en public. Au Japon, la politesse exige de tout faire pour éviter de contaminer les autres lorsque l'on souffre d'un rhume »[1].

La demande continue depuis d'augmenter, avec les nouveaux masques jetables et une diversification des usages. En 2014, quatre milliards de masques ont été produits ou importés au Japon, pour un chiffre d'affaires de 23 milliards de yens[2].

Le port de masques se serait répandu quand l'industrialisation du pays a augmenté la pollution de l'air au début du XXe siècle (ère Meiji)[1]. Il se serait généralisé lors de la pandémie de grippe de 1918 et après le tremblement de terre de Kantō de 1923 qui avait provoqué une crise sanitaire[1].

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Kimiko de Freytas-Tamura, « Porter un masque, une habitude qui n'est pas née avec la grippe porcine au Japon », sur Aujourd'hui le Japon, AFP, (consulté le 8 mai 2009)
  2. Pourquoi tant de Japonais portent des masques sanitaires, Nippon.com, le 24 janvier 2016

BibliographieModifier

  • C. Rabaud, L. Simon, M. Naja, M.F. Blech, P. Hartemann, « Quel masque ? Pour quel usage ? », Hygiènes, 1998, vol. VI, no 2.