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Mary Wigman

danseuse, chorégraphe et pédagogue
Mary Wigman, à gauche (Berlin, 1959).

Mary Wigman est une danseuse allemande, née Marie Wiegmann à Hanovre le et morte à Berlin le .

Sommaire

BiographieModifier

Ses parents sont fabricants de vélos et l'encouragent à découvrir les arts qui l'attirent. Elle étudie tout d'abord chez Émile Jaques-Dalcroze mais ressent sa méthode comme un carcan qui étouffe l'inspiration. Elle part alors travailler auprès de Rudolf Laban jusqu'en 1919, puis ouvre à Dresde une école pour enseigner sa technique de danse libre.Elle écrit une chorégraphie pour la cérémonie d'ouverture des J.O de la jeunesse du nom de " plainte aux morts"[1]. Le ministre n'aimant pas, met sous tutelle son école à Dresde dont elle reprend l'enseignement après la guerre. Son solo le plus connu reste La Danse de la sorcière (Hexentanz). Très marquée par la montée du nazisme, elle inscrit son art dans un expressionnisme violent. Elle réduit l'orchestre à la percussion et cherche l'expression tragique du sentiment. « L'œuvre doit être le résultat d'un processus organique. »

Article détaillé : Danse expressionniste.

Ses chorégraphies ne seront accompagnées de musique qu'après la guerre (Gluck et Carl Orff) ; avant cette période, ses compositions ne se font que sur des percussions ou sans musique.

ThéorieModifier

En Allemagne, où la danse n'est pas récupérée par une forte tradition, le corps condense toutes les formes produisant de la musique et la musique productrice de gestes. Mary Wigman a été l'élève du chorégraphe Rudolf Laban en 1914, lors des séminaires de Monte Verità, communauté avant-gardiste située près de la ville d'Ascona en Suisse.

La danse de la sorcièreModifier

La danse de la sorcière est un solo de danse réalisé par Mary Wigman en 1914. Une danse rompant la tradition classique avec des gestes brusques,un rapport au sol, un corps courbé et des bras tendus. Avec l'accompagnement de percussions, fond sonore que Mary Wigman préférait à la musique, elle apparait comme possédée. Ce solo est le premier composé et interprété par une femme. Elle veut y montrer son "soi" intérieur. Elle veut ressentir sa danse de l'intérieur et non pas comme une succession de mouvement[2].

BiographiesModifier

Arte a diffusé un documentaire sur Mary Wigman le 23 juin 2008

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier

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