Ouvrir le menu principal

Martinvast

commune française du département de la Manche
Ne doit pas être confondu avec Martainville.

Martinvast
Martinvast
Le chevet de l'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Canton Cherbourg-Octeville-3
Intercommunalité CA du Cotentin
Maire
Mandat
Jacky Marie
2014-2020
Code postal 50690
Code commune 50294
Démographie
Gentilé Martinvastais
Population
municipale
1 255 hab. (2016 en augmentation de 3,38 % par rapport à 2011)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 35′ 45″ nord, 1° 39′ 50″ ouest
Altitude Min. 17 m
Max. 155 m
Superficie 10,31 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Manche

Voir sur la carte administrative de la Manche
City locator 14.svg
Martinvast

Géolocalisation sur la carte : Manche

Voir sur la carte topographique de la Manche
City locator 14.svg
Martinvast

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Martinvast

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Martinvast
Liens
Site web www.martinvast.fr

Martinvast est une commune française située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 1 255 habitants[Note 1].

GéographieModifier

La commune est au nord de la péninsule du Cotentin. Son bourg est à 7 km au sud-ouest de Cherbourg-Octeville, à 15 km au nord-est des Pieux, à 18 km au sud-est de Beaumont-Hague et à 20 km au nord-ouest de Valognes[1].

Le paysage est constitué de prairies bordées de haies (Lande Cadeau, le mont Polidor, les Mines, les Trigants, Plateau de l'Arabie, les Quatre Barrières). Il y a un bois à l'est du territoire : la Sapinière.

Martinvast est dans le bassin de la Divette qui délimite le territoire de l'ouest au nord. Trois de ses affluents parcourent le territoire communal dont le Nardouet qui marque au nord-est et le Bisard. Un point d'eau : la fontaine aux Bœufs.

Le point culminant (155 m) se situe en limite est, sur la « chasse » des Mines (D 352). Le point le plus bas (17 m) correspond à la sortie de la Divette du territoire, au nord. La commune est bocagère.

La commune se compose d'un bourg principal (Martinvast) et de plusieurs écarts[2] : Carneville (avec son manoir, son école d'équitation), Mélingue, Belle Feuille, Hameau Léger, Beuzeville, le Pont Blondel, les Roches de Sideville, la Vallée, l'Alleu (avec son haras), la Bihellerie, la Danetterie, les Rosées, le Château (et son parc : les Bœufs, le Capelier), Hameau Virel, la Bourbonnerie, la Couvillerie, la Fournellerie, le Bas de la Couaille, le Clos Giot, le Pont, la Mare Aubert, la Couespellerie, le Pont Cosnard, la Bellefeuille, la Roche au Chat, les Ingoufs, l'Arabie, Croix Goupil, le Caillou, la Duquesnerie, les Telliers, le Bosquet, l'Orangerie, Hameau Dubost, le Vigny, l'Oraille le Haut, l'Oraille, Tabarin.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Martinvast vers 1150 et vers 1180[4]; Martinwast en 1172[5]; Martin Wasto vers 1210 (ou en 1150[6])[4].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -vast[4], anciennement -wast. L'appellatif vast signifie « terre inculte, gâtée » et constitue également le radical du verbe gâter (anciennement gaster), la forme waster étant caractéristique des dialectes d'oïl septentrionaux. Il est fréquent dans le Cotentin, mais plus rare ailleurs en Normandie. Le premier élément est Martin[4], anthroponyme devenu par la suite le plus fréquent en France comme patronyme. Il se rencontre parfois dans la toponymie normande, par exemple dans Martintot (en composition avec l'ancien norrois topt, toft) ou dans les plus répandus Martainville. Albert Dauzat et René Lepelley parlent respectivement de nom de personne latin ou roman Martinus[5],[7], ce qui n'est pas nécessaire, le toponyme étant à la fois une formation médiévale et populaire, la désinence -us avait disparu depuis longtemps sans laisser de trace dans ce cas.

Les autres toponymes du Cotentin en -vast sont tous composés avec des noms de personnes scandinaves, tels que Soti / Sote dans Sottevast (anciennement Sotevast); Tolir dans Tollevast (anciennement Toberwast, lire *Tolerwast); Barni dans Barnavast; Sigfridr dans Chiffrevast et anglo-saxon Hardinc dans Hardinvast (anciennement Herdinvast). Ces formations remontent donc à l'implantation scandinave et ce Martin est vraisemblablement un colon anglo-scandinave qui a reçu un nom chrétien lors de son baptème, tout comme son homonyme dans Martintot.

L'appellatif toponymique vast se retrouve dans d'autres toponymes normands employé de manière autonôme ou comme déterminant complémentaire dans Le Vast, mais aussi sous sa forme française Le Gast, Saint-Denis-le-Gast, etc.

Le gentilé est Martinvastais.

MicrotoponymieModifier

Les Roches de Sideville tiennent leur nom de la commune voisine : Sideville.

Le hameau Alleu vient de l'ancien français, il signifie « fonds de terres possédé en pleine propriété, exempt de droits féodaux »[8].

Le hameau Carneville, à l'origine Kerinon-villa, était « la ferme de Kerinon » (nom germain)[6][source insuffisante][Information douteuse] [?].

Le hameau Beuzeville, à l'origine Bozo-villa, était « la ferme de Bozo » (nom germain)[6][source insuffisante][Information douteuse] [?].

Le hameau Vigny prend son origine dans Viniacum « le domaine de Vinius » (ferme gallo-romaine)[réf. nécessaire].

Les hameaux en Y-ère/-erie sont des habitats ultérieurs, résultant du développement démographique de la Normandie. Ils désignaient la ferme de la famille Y, fondée sur les nouvelles terres obtenues par les grands défrichements des XIe-XIIIe siècle. Les essarts prennent le nom des familles qui s'y installent, suivi du suffixe -erie ou -ière. Les autres hameaux en Hôtel / Le / Clos / Pont / Maison...Y sont des constructions encore plus tardives, ils désignent le bien d'une famille Y.

HistoireModifier

Le bourg date du Xe siècle, époque des premiers défrichements de l'immense forêt du Clos du Cotentin (cf. forêt de Brix).

Sous l'Ancien Régime, la paroisse dépend de la généralité de Caen, de l'élection de Valognes et de la sergenterie de Tollevast.

À la création des cantons, Martinvast est chef-lieu de canton. Ce canton est supprimé lors du redécoupage cantonal de l'an IX (1801)[9].

L'affaire criminelle Louis-Jean Guéret, coupable de l'homicide d'un baron, s'est déroulée au château de Martinvast en 1906. Elle fut jugée par la cour d'assises de la Manche, le 23 septembre 1910[10].

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune de Martinvast se blasonnent ainsi :
D'argent au croissant de gueules accompagné de trois merlettes de sable[11].

Ce sont celles de la famille (protestante) Le Fort qui a tenu dans cette paroisse le fief de Carneville depuis la fin du XVe siècle.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Liste des maires[12]
Période Identité Étiquette Qualité
1892 1949 Hubert de Pourtalès    
1949 1953 Béatrix d'Hauteville    
1953 1975 Maurice Brisset    
1975 1977 François Lepaumier    
1977 1982 Louis Delaval    
1982 1983 André Marthineau    
1983 1989 Charles Delaunay    
1989 2000 Étienne de Quatrebarbes    
2000 2001 Roland Rohée    
2001[13] En cours Jacky Marie[14]   médecin
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[14].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2016, la commune comptait 1 255 habitants[Note 2], en augmentation de 3,38 % par rapport à 2011 (Manche : -0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
624492643787753865810772823
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
848885869769732732742776761
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
866939921704746764755732848
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8418207908881 0161 1161 1651 1891 248
2016 - - - - - - - -
1 255--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

  • Filature de laine (fermée).
  • Les Vergers de la Passion : produits régionaux.

Lieux et monumentsModifier

Activité et manifestationsModifier

L'Association sportive de Martinvast fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[22].

Les vallons de Martinvast, course pédestre créée en 2007, sont organisés en septembre par l'association Cap Martinvast[23].

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. http://www.geoportail.fr/?c=-1.6636,49.5958&l=Scan%2850%29,Admin&z=7
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  4. a b c et d François de Beaurepaire (préf. Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard, , 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4, OCLC 15314425), p. 150
  5. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  6. a b et c Toponymie générale de la France, Volume 2 par Ernest Nègre
  7. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, (ISBN 2-86253247-9), p. 145
  8. Toponymie générale de la France, Volume 1 par Ernest Nègre
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Jean-François Miniac, Les Nouvelles Affaires criminelles de la Manche, de Borée, Paris, 2012.
  11. « 50 294 - Martinvast (Manche) », sur L'Armorial des villes et villages de France (consulté le 9 mai 2015)
  12. René Gautier, 601 communes et lieux de vie de la Manche, Éditions Eurocibles, (ISBN 978-2354-58-0360), p. 393
  13. « Municipales à Martinvast. Jacky Marie vers un troisième mandat ? », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 8 mai 2015)
  14. a et b Réélection 2014 : « Martinvast (50690) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 23 avril 2014)
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. « Domaine de Beaurepaire (également sur commune de Hardinvast) », notice no PA00110448, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Église », notice no PA00110449, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Site du diocèse
  21. « Œuvres mobilières à Martinvast », base Palissy, ministère français de la Culture.
  22. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – AS Martinvast » (consulté le 9 mai 2015)
  23. « La Manche libre - Les Vallons de Martinvast ce samedi » (consulté le 7 octobre 2010)

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :