Martincourt (Meurthe-et-Moselle)

commune française du département de Meurthe-et-Moselle

Martincourt
Martincourt (Meurthe-et-Moselle)
Vue d'ensemble.
Blason de Martincourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Intercommunalité Communauté de communes du bassin de Pont-à-Mousson
Maire
Mandat
Patrice Poirel
2014-2020
Code postal 54380
Code commune 54355
Démographie
Population
municipale
96 hab. (2017 en diminution de 1,03 % par rapport à 2012)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 51″ nord, 5° 56′ 50″ est
Altitude Min. 209 m
Max. 325 m
Superficie 10,66 km2
Élections
Départementales Canton du Nord-Toulois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Martincourt
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Martincourt

Martincourt est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Village situé dans une vallée, au pied d'une côte élevée, près de l'Esche, à 6 Km de Domèvre-en-Haye à 24 km de Toul et 29 de Nancy. 

 
Fig 1 - Martincourt (banc communal)

D’après les données Corine land Cover, le ban communal de 1070 hectares comportait en 2011, 50.5 % de zones agricoles ,  41 % de forêts  et  8% de prairies . Le territoire communal est arrosé par le ruisseau d' Esche sur presque 6 km[1].

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

Au cours de son histoire, le village a vu sa dénomination fluctuer[2] : Alodium de Martincurt. XIIe siècle Cartulaire de Rengéval. Martincort. 1304. Trésor des Chartes. Domaine de Pont-à-Mousson. Mairtincourt. 1315. Ibid. Fiefs de Nancy. Mertincourt-desous-Pierefort. 1344. Ibid. Pierrefort. Martinicuria. 1402. Registrum[3]. Mertincourt. 1421. Domaine de l'Avant-Garde. Martincourt, Martinicurtis. 1710. Pouillé du diocèse de Toul[4]. Le nom de Martincourt est formé sur le prénom Marti(n) et le substantif cortem : le domaine de Martin, d'où l'usage de la forme latinisée Martini Curia ou Curtis[5].

Ecarts et lieux-ditsModifier

La Gloriette, Nanzéville et Gomoulin sont indiqués dès 1544 comme dépendances du Château de Pierrefort. H Lepage cite un autre nom d'écart : Lajue [2], ainsi que les hameaux Saint-Jean et de Pierrefort.

HistoireModifier

Le répertoire archéologique du Comte Beaupré signale la découverte d'artéfacts sans en préciser une datation, ce qui indique toutefois une occupation ancienne du territoire communal :

« Au Champ la biche, au Bateau poirier et au Fourneau fontaine[6], débris de constructions avec tuiles à rebord et meules »[7] Au XXe siècle, d'autres artéfacts datés de l'époque romaine sont signalés associés aux sites du château de Pierrefort et au hameau Saint-Jean[8].

Moyen Âge Modifier

 
Martincourt, le Château, carte postale ancienne.

Une bonne partie de l'Histoire du bourg est liée au château de Pierrefort[9] à partir de 1306,

Château fondé en 1306 par Pierre de Bar.- Pris par les Bourguignons au XVe. - Donjon rasé par le duc de Lorraine en 1474.- Démantelé au XVIIe.


toutefois H Lepage cite une preuve de l'existence du bourg vers les années 1150 au termes d'un acte historique :

« Une charte d'Henri de Lorraine, évêque de Toul (1127-1168), rapporte un  échange fait entre l'abbé de Rangéval et celui de Saint-Mansuy, du bien de Varinchanois contre certains champs situés dans l'alleu de Martincourt (in alodio de Martincurt), lesquels avaient été donnés à l'abbaye de Saint-Mansuy par Lambert de Toul »[10]

La seigneurie de Pierrefort comprenait en 1594, seize hameaux ou villages[6] : dont Mamey et Martincourt en 1619 sous le dernier seigneur, marquis d'Heudicourt[11].

Époque contemporaineModifier

Village ayant participé au théâtre des opérations de la première guerre mondiale

« En , après de sérieux préparatifs, un parc à matériel et un poste météorologique sont installés entre Martincourt et Manonville en vue d'une opération envisagée pour le  » [12]

  • Village incendié par les troupes allemandes en retraite en 1944.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 2001 Guy Delaire DVD  
mars 2001 mars 2008 Emmanuel Aresi    
mars 2008 En cours
(au 16 avril 2014)
Patrice Poirel    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2017, la commune comptait 96 habitants[Note 1], en diminution de 1,03 % par rapport à 2012 (Meurthe-et-Moselle : +0,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
255262303293295320315288296
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
291279256239212208203205188
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1981651351271271308211587
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2017
927787857678919396
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole et faiblement viticole , au XIXe siècle :  

« Surf. territ. : 592 hecto en terres lab., 49 en prés, 4 en vignes, 360 en bois. L'hectare semé en blé peut rapporter 8 hectol., en orge et avoine 9, en seigle 6, planté en vignes 15. Chevaux, bœufs, moutons et porcs. »[11],[10]

Secteur primaire ou AgricultureModifier

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.

D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[17]), la commune de Martincourt était majoritairement orientée [Note 2] sur la polyculture et le poly - élevage (auparavant production de céréales et d'oléagineux ) sur une surface agricole utilisée[Note 3] d'environ 774 hectares (surface cultivable communale) en baisse depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 270 à 230 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 5 exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune employant 9 unités de travail[Note 4].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Château de Pierrefort.

Personnalités liées à la communeModifier

Pierre de Bar (1265-1348) Seigneur de Pierrefort jusqu'en 1348, fils de Thiébaut II , comte de Bar et de Jeanne de Toucy.

Héraldique, logotype et deviseModifier

  Blason
D'or au lion naissant de gueules.
Détails
Ces armoiries sont celles de la maison de Bar-Pierrefort, à l'origine de la construction du château qui domine le village.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.
  • GEINDRE, Lucien. Le château de Pierrefort. Le pays lorrain, avril-.
  • GEINDRE, Lucien. Monuments lorrains en péril : le château de Pierrefort  (XIVe siècle). Le pays lorrain, janvier-, no 1, p. 68-69 : ill., plan.
  • GEINDRE, Lucien. Un monument historique en péril : l'ancien château de  Pierrefort à Martincourt (Meurthe-et-Moselle). Lotharingia : Mélanges  d'archéologie, d'art et d'histoire offerts au chanoine Jacques Choux,  1997, t. VII, p. 77-92 : ill., plans.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  2. Orientation technico-économique de la commune :  production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  3. Superficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
  4. Unité de travail annuel : mesure  en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.

RéférencesModifier

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 21 novembre 2019)
  2. a et b Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe : rédigé sous les auspices de la Société d'archéologie lorraine, (lire en ligne), p. 58,75,100,109,118
  3. Registrum Beneficiorum Diœcesis Tullensis, anno 1402. Réédité dans le Recueil de documents sur l'histoire de Lorraine, tome VIII, par Henri Lepage. Nancy, chez Wiener, aîné, fils. 1863.
  4. Œuvre de François Benoist, capucin de la Province de Lorraine.
  5. Grosse, E., Dictionnaire statistique du departement de la meurthe : contenant une introduction historique ..., Nabu Press, (ISBN 1-278-24895-1 et 978-1-278-24895-0, OCLC 936241814, lire en ligne)
  6. a et b Fourneau fontaine serait au nord du bourg, vers la commune de Mamey (http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-33691&I=284&M=tdm)
  7. Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle : époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes, (lire en ligne), p. 98
  8. Hamm, Gilles., La Meurthe-et-Moselle, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (ISBN 2-87754-091-X et 978-2-87754-091-9, OCLC 890475393, lire en ligne)
  9. Société d'archéologie lorraine Auteur du texte et Musée lorrain (Nancy) Auteur du Lucien GEINDRE, Le château de Pierrefort, « Le Pays lorrain : revue régionale bimensuelle illustrée / dir. Charles Sadoul », sur Gallica, (consulté le 21 novembre 2019)
  10. a et b Le Département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative / publ... par Henri Lepage, (lire en ligne), p. 356
  11. a et b Grosse, E., Dictionnaire statistique du departement de la Meurthe : contenant une introduction historique ..., Nabu Press, (ISBN 1-278-24895-1 et 978-1-278-24895-0, OCLC 936241814, lire en ligne)
  12. Société d'archéologie lorraine Auteur du texte et Musée lorrain (Nancy) Auteur du texte, « Le Pays lorrain : revue régionale bimensuelle illustrée / dir. Charles Sadoul », sur Gallica, (consulté le 21 novembre 2019) : P 197 - Régis MAUCOLOT La guerre des gaz dans le Saillant de Saint-Mihiel
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  17. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 28 novembre 2019) : Principaux résultats par commune (Zip : 4.4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip
  18. « Château de Pierrefort », notice no PA00106091, base Mérimée, ministère français de la Culture