Marsassoum

ville au Sénégal

Marsassoum
Administration
Pays Drapeau du Sénégal Sénégal
Région Sédhiou
Département Sédhiou
Maire
Mandat
SEYNI MANDIANG
EN COURS
Démographie
Population 6 992 hab. (2007)
Géographie
Coordonnées 12° 49′ 39″ nord, 15° 58′ 50″ ouest
Altitude 33 m
Localisation
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Marsassoum
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Marsassoum

Marsassoum (ou Marsasum) est une ville et une commune de Casamance (Sénégal), située sur la rive gauche de la Soungrougrou, un affluent du fleuve Casamance.

HistoireModifier

L'histoire de Marsassoum est très difficile à raconter. Cependant de sa fondation jusqu'à nos jours,des sources orales et écrites ont largement apporté leur contribution pour écrire l'histoire de Marsassoum. Dans son livre La Casamance face à son destin Christian Roche nous décrit cette belle localité qui était une merveille cité bourré d' usine et de grands commerçants. Ainsi, selon la tradition orale, le premier habitant de Marsassoum s'appelait Kanssiyaya un nom que porte un des sous-quartiers de la commune. De son vrai nom Kanssiyaya Fadiaba, il se rendait à marsassoum pour fabriquer du vin de palme. Il quittait Diassing ou yassè madina où il habitait avec son frère du nom de Diassè Fadiaba. La tradition orale nous raconte toujours que c'est Diassè Fadiaba qui est le fondateur du village Diassè madina. Donc nous pouvons retenir que Marsassoum est fondé après le Diassing madina. Par ailleurs,ce livre,Histoire de la Casamance: conquête et résistance, 1850-1920, Christian Roche nousparle de ce même Marsassoum traversé par cet afflux de fleuve dont le nom est le Soungrougrou. Le Soungrougrou, selon nos recherches, nos grands parents traversaient ce fleuve avec des planche, et d'autres affirment qu'ils pouvaient le sauté. Ce qui reste à conclure que le Soungrougrou à belle et bien trouvé Marsassoum bien installé. C'est ce fleuve qui va changer la vie des populations de Marsassoum. Ce fleuve est selon certaines sources orales va marquer le développement fulgurante de Marsassoum, car grâce à l'implantation de l'usine qui permet de décortiquer de l'arachide, les habitants de Marsassoum accueillent de nombreuses personnes venus de différents coins du monde. Selon Christian Roche toujours, le Diassing dont Marsassoum est aujourd'hui la capitale, était habité par différentes ethnies. Mais Roche souligna que le Diassing était aussi le lieu de rencontre des habitants venant du Boudiè, du Pakao, de la Guinée... C'est ce qui marqua cette richesse de culture et cette cohabitation pacifique entre les différentes ethnies du Diassing. Roche souligna que la guerre existait entre les différentes ethnies nouvellement installées dans le Diassing, comme entre les Diola et Peuls... Mais l'influence de Maba Diakhouba qui régna dans le Niora changera l'histoire politique d'autrefois des habitants de la Casamance, car son pouvoir s'étendait du centre jusqu'au sud du Sénégal ; c'est ce qui donnera une certaine autorité aux Peuls du Pakao et environs.

Selon la tradition orale,Marsassoum localité était un carrefour qui accueillait de nombreuses personnes venant des différents villages de Djibabouya à Bemet, de Sibicouroto à Francounda...

La forte présence des usines permettant de décortiquer des arachides a sans doute attiré ces personnes qui rêvaient d'une vie meilleure. Et il est important de noter que les conséquences de cette présence de ces usines est le résultat d'une configuration nouvelle de la population. Car d'autres travailleurs se sont définitivement installés à Marsassoum. Les populations transportant leurs récoltes à l'aide des chevaux, bœufs et ânes, qu'ils vendent aux Blancs qui transforment ces arachides à l'aide de leurs machines. Il est important de savoir qu'à cette époque, après avoir décortiqué les arachides, elles sont transportées par des chaloupes qui parcouraient le long du Soungrougroup pour transporter les marchandises à Ziguinchor. Ces chaloupes faisaient parfois une journée selon certains témoignages, tandis que d'autres nous racontent qu'ils font une journée et demi.

Sans aussi oublier le rôle novatreur qu'ont joué les grands commerçants qui s'étaient installés à Marsassoum vers les années 1950. Ces derniers ont largement contribué à la montée de la population et la facilité du commerce. Des Libanais comme Jean Latouf qui à cette époque étaient de riches commerçants qui ont servi toute la population du Diassing et environs.

Nous soulignons aussi la présence des grandes entreprises de commerce telle que la chaîne d'Avion, la chaîne Pack qui ont précédé la fameuse sonadis. Victor Hugo Gassama

AdministrationModifier

Marsassoum a été érigée en commune en 1990[1]. Elle est rattachée au département de Sédhiou, devenu région de Sédhiou en 2008. Marsassoum compte aujourd'hui 4 écoles primaires, un collège et un lycée en devenir. Le lycée a ouvert ses portes en 2007 et compte par conséquent une classe de seconde, une classe de première et une classe de terminale.

GéographieModifier

La ville de Marsassoum est située au bord du fleuve Soungrougrou, à 33 km de Bignona, 63 km de Ziguinchor et 53 km de Sédhiou.

PopulationModifier

Lors du recensement de 2002, Marsassoum comptait 6 410 habitants, 521 concessions et 685 ménages. Fin 2007, selon les estimations officielles, la population s'élèverait à 6 992 personnes.

Une église et une petite mission catholique sont implantées dans la commune, mais 95 % des habitants sont de confession musulmane [Islam] et 90 % d'origine mandingue.

ÉconomieModifier

Les habitants de Marsassoum vivent essentiellement de l'agriculture, de la pêche et de petits commerces. Pour le moment, un bac permet de traverser le fleuve, mais pour permettre le désenclavement de la localité, les habitants réclament un pont sur le Soungrougrou. Sa construction a été annoncée en 2007[2].

Jumelages et partenariatsModifier

Depuis 2006 Marsassoum est jumelée avec Ziguinchor.

Personnalités nées à MarsassoumModifier

  • Seni Mandiang (* 12/09/1975), Actuel Maire de la commune de Marsassoum;

Surnommé le sauveur.

Notes et référencesModifier

  1. Décret n° 90-1135 du 8 octobre 1990
  2. « Désenclavement de la Casamance : Abdoulaye Baldé annonce un pont de 11 milliards de F.Cfa pour Marsassoum », Le Soleil, 17 août 2007, sur Seneweb [1]

3¶ Depuis le discours du président Macky Sall, Marsassoum est entrain de marquer l'histoire grâce à la construction de son Pont qui est en cour.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Yankhouba Sané, De Marsassoum à Paris : itinéraire d'un enfant du Sud, L'Harmattan, Paris, 2008, 211 p. (ISBN 9782296058880)

Liens externesModifier