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Marolles-en-Brie (Val-de-Marne)

commune française du département du Val-de-Marne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Marolles et Marolles-en-Brie (Seine-et-Marne).

Marolles-en-Brie
Marolles-en-Brie (Val-de-Marne)
L'église Saint-Julien-de-Brioude.
Blason de Marolles-en-Brie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Créteil
Canton Plateau briard
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
Maire
Mandat
Sylvie Gerinte
2014-2020
Code postal 94440
Code commune 94048
Démographie
Gentilé Marollais
Population
municipale
4 856 hab. (2016 en diminution de 1,22 % par rapport à 2011)
Densité 1 058 hab./km2
Population
aire urbaine
5 060 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 57″ nord, 2° 33′ 03″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 102 m
Superficie 4,59 km2
Localisation

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Marolles-en-Brie
Liens
Site web mairie-marolles.fr/

Marolles-en-Brie est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France.

GéographieModifier

SituationModifier

 
Localisation de Marolles-en-Brie dans le Val-de-Marne.

La commune, périurbaine, est située à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Paris, à l’est du département du Val-de-Marne, et a une dominante résidentielle et de forêt. Sa partie urbaine est enserrée dans un espace forestier: le domaine de Grosbois à l’ouest, la forêt de Notre-Dame au nord et à l’est. Au sud le territoire est fermé par la vallée du Réveillon qui reçoit un golf devenu 18 trous en 2015.

La RN 19 qui relie Paris à Troyes, est la desserte routière majeure de la commune.

La commune fait partie du Plateau briard.

Au nord de la commune se trouve le bois Notre-Dame et elle est traversée par la rivière le Réveillon.

Au sud, le territoire communal est bordé par la ligne TGV.

Une modification du territoire a été engagée en 2016-2017, qui a attribué le chemin du Vieux-colombier, qui ne dessert que des pavillons situés à Boissy-Saint-Léger, à cette dernière commune[1],[2]

Communes limitrophesModifier

  Sucy-en-Brie  
Boissy-Saint-Léger N Santeny
O    Marolles-en-Brie    E
S
Villecresnes

HydrographieModifier

La commune est drainée par le Réveillon, sous-affluent de la Seine par l'Yerres..

UrbanismeModifier

Le nord du territoire communal est marqué par une importante zone pavillonnaire, le lotissement Clos Saint-Marceau.

ToponymieModifier

HistoireModifier

La terre seigneuriale appartenait, en 1088, à Dreux III de Mellot, archidiacre de l'église de Paris. Il la donna, en 1097 à des religieuses, et leur bâtit un prieuré qui existait encore à la Révolution.

Politique et administrationModifier

 
Bâtiment de la mairie.

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[3], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-de-Marne et son arrondissement de Créteil, après un transfert administratif effectif au .

Pour l'élection des sdéputés, la commune fait partie depuis 1986 de la troisième circonscription du Val-de-Marne.

Elle faisait partie de 1801 à 1967 du canton de Boissy-Saint-Léger du département de Seine-et-Oise. Lors de la mise en place du Val-de-Marne, elle est rattachée en 1967 au canton de Villecresnes[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton du Plateau briard.

IntercommunalitéModifier

La commune était, jusqu'en 2015, le siège de la communauté de communes du Plateau briard (CCPB), créée fin 2002.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), dont la commune est membre[5].

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015 prévoit également la création de nouvelles structures administratives regroupant les communes membres de la métropole, constituées d'ensembles de plus de 300 000 habitants, et dotées de nombreuses compétences, les établissements publics territoriaux (EPT).

La commune a donc également été intégrée le à l'établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir, qui succède notamment à la communauté de communes du Plateau briard[6].

Tendances politiques et résultatsModifier

Politique localeModifier

Le conseil municipal de la mandature 2014-2020 est marqué par des dysfonctionnements, et quatre conseillers municipaux ont démissionnés depuis avril 2015. Par ailleurs, deux des maires-adjoints ont été destitués. Selon les protestataires, la gestion municipale est marquée par un manque d'ouverture et de dialogue, et, par ailleurs, Alphonse Boye, parti de la majorité en janvier 2018, signale « La maire a vite affiché sa proximité avec Les Républicains, alors que nous avions été élus sur une liste sans étiquette[7] ».

Liste des maires successifsModifier

Liste des maires successifs[8]
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1807 Pierre Guillot    
1807 1811 André Vauguyon    
1811 1815 Pierre Guillot    
1815 1820 Pierre Duclos    
1820 1825 Florian Guittard    
1825 1827 Claude Bontemps    
1827 1832 André Fournier    
1832 1842 Jean Guérin    
1843 1853 Louis Letourneur    
1853 1871 Pierre Duclos    
1871 1873 Charles Mazerot    
1873 1884 Pierre Duclos    
1884 1892 Magloire Coudray    
1892 1900 Edouard Sanglier    
1901 1907 Alfred Coudray    
1907 1919 Paul Bezançon    
1919 1935 Charles Boivin    
1935 1959 Pierre Bezançon    
1959 juin 1995 Paul Redon DVD
puis UDF
Conseiller général de Boissy-Saint-Léger (1964 → 1967)
Conseiller général de Villecresnes (1967 → 1994)
juin 1995[9] mars 2014 Alain Josse[10] SE Président de la CC du Plateau Briard (2002 → 2006 et 2012 → 2014)
mars 2014[11],[12] En cours
(au 16 septembre 2019)
Sylvie Gérinte SE puis
UMPLR
 

Politique de développement durableModifier

La commune s’est engagée dans une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2011[13].

Distinctions et labelsModifier

La ville, qui participe depuis plusieurs années au concours des villes et villages fleuris, possède en 2015 trois fleurs[14].

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2016, la commune comptait 4 856 habitants[Note 1], en diminution de 1,22 % par rapport à 2011 (Val-de-Marne : +3,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
140185228218235233250250249
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
209219249225211238215214214
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
234234250253281318276244311
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
3094935011 5014 6065 1915 0905 0735 057
2013 2016 - - - - - - -
4 8064 856-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Les élèves de Marolles-en-Brie sont rattachés à l'académie de Créteil.

La commune possède trois établissements scolaires[Quand ?] : l'école maternelle des Buissons, l'école élémentaire des Buissons, et l'école maternelle et élémentaire de la Forêt.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

SantéModifier

SportsModifier

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

La commune est riche culturellement : elle compte parmi ses bâtiments une des résidences secondaires des parents de l'Impératrice Sissi (Élisabeth d'Autriche, épouse de François-Joseph). Elle compte également une très ancienne église, l'église Saint-Julien-de-Brioude, au prieuré Saint Arnould, construit au XIe siècle[18],[19].

  • L'église Saint-Julien-de-Brioude
L'église Saint-Julien-de-Brioude a été construite dans la première moitié du XIIe siècle sur l'emplacement d'une chapelle carolingienne du IXe siècle. Certains de ses éléments architecturaux sont encore romans mais d'autres témoignent de l'apparition du style gothique. Elle a été classée monument historique en 1909[20].
  • Prieuré de bénédictins Saint-Julien-de-Brioude, 2 rue Pierre Bezançon, fondé fin XIe ou début du XIIe siècle. Vendu comme bien national à la Révolution, il devient château avec adjonctions aux extrémités et construction d'un canal et d'un abreuvoir avant 1810[22],[23].
  • Grille d'honneur de l'ancien château du Buisson, 2-4 route de Santeny, de la fin du XVIIe et du XVIIIe siècle[24], et le nouveau château. construit pour Simon Arnout, contrôleur général de la maison de Marie de Médicis, démoli, dont ne reste que deux pavillons[25].
  • Ferme de Combault, 19 rue Pierre Bezançon, ayant appartenu au prieuré Saint-Julien de Brioude. Le logis comprend un escalier du début du XVIIIe siècle, et a été remanié au XIXe siècle. La grange et l'étable sont antérieures à 1770[26].
  • Ferme de Veaurichard, 7 rue Pierre Bezançon, ayant également appartenu au prieuré de Saint-Julien de Brioude. Acquise par la commune, qui y construit une école à son emplacement. Certains de ses bâtiments sont encore en place rénovés et dénaturés[27].
  • La Belle Image, 3 rue du Pressoir, demeure des début du XVIIe et du début du XVIIIe siècle, Acheté en 1813 par Berthier de Wagram qui l'annexe au domaine de Grosbois. Son nom vient d’une chapelle dédiée à la Vierge, bâtie sur un rond-point devant l’entrée de la maison, et qui figure sur le plan établi par l’abbé Delagrive[28].
  • Monument aux morts, route de Santeny, érigé en 1922 par l'architecte Tillet et l'entreprise parisienne breton et Cie, à la mémoire des morts des guerres de 1914, 1918 et 1939, 1940[29].
  • Puits, 14 rue Pierre Bezançon[30].

Personnalités liées à la communeModifier

Le bourreau Charles-Henri Sanson, qui fit tomber à de nombreuses reprises le couperet de la guillotine, notamment sur celle de Louis XVI, est peut-être originaire de cette ville[réf. nécessaire].

Héraldique, logotype et deviseModifier

La croix : à motif de pierres à cercles concentriques, elle surmonte l'absidiole sud de l'église Saint-Julien-de-Brioude de Marolles. Les fers à cheval : avec les fermes (aujourd'hui disparues), le centre hippique régional des Bagaudes et le centre d'entraînement de Grosbois, Marolles est placé sous le signe du cheval. L'arbre : c'est le chêne à casse-croûte, situé près du collège. Il était le lieu de rendez-vous des ouvriers agricoles pour la pause "casse-croûte".

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Jean-Pierre Maillard, « Rapport et conclusions du commissaire-enquêteur de l'enquête publique « Modification de la limite communale entre les communes de Marolles-en-Brie et Boissy-Saint-Léger » » [PDF], Modification de la limite territoriale entre les communes de Marolles-en-Brie et Boissy-Saint-Léger, Préfecture du Val-de-Marne, (consulté le 17 septembre 2019).
  2. « Arrêté préfectoral du 28 novembre 2017 portant modification de la limite communale entre les communes de Marolles-en-Brie et Boissy-Saint-Léger » [PDF], Modification de la limite territoriale entre les communes de Marolles-en-Brie et Boissy-Saint-Léger, Préfecture du Val-de-Marne (consulté le 17 septembre 2019).
  3. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance
  6. Décret n° 2015-1664 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Créteil sur Légifrance.
  7. Bartolomé Simon, « Marolles : du rififi à la mairie : Depuis 2015, la majorité a perdu quatre conseillers municipaux et deux adjoints. Elle évoque une simple « question de personnes » », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 17 septembre 2019).
  8. Extraits du livre de G. BLANC-CESAN : Les Maires du Val de Marne (1988), cité par « Les maires de Marolles-en-Brie », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 17 septembre 2019).
  9. « A Marolles, Alain Josse (SE) s'est mis au golf », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 17 septembre 2019) « Maire de Marolles-en-Brie depuis 1995, il avait décidé de ne pas se représenter et de céder la main. « A 74 ans, il était temps que je laisse la place ! », rit Alain Josse ».
  10. Bartolomé Simon, « Marolles-en-Brie : l’ancien maire Alain Josse est décédé : Agé de 79 ans, ce passionné de hippisme et de littérature a été emporté par la maladie ce vendredi », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 17 septembre 2019) « Alain Josse avait succédé à Paul Redon (DVD), maire de Marolles de 1959 à 1995. Il avait effectué trois mandats, de 1995 à 2014, avant de laisser sa place à l'actuelle maire Sylvie Gerinte (LR) ».
  11. « A Marolles, Sylvie Gérinte veut succéder au maire sortant », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 17 septembre 2019) « Également adjointe au maire chargée de la solidarité depuis 2008, cette Marollaise depuis 24 ans, a par ailleurs obtenu l'investiture de l'UMP ».
  12. Christian Cambon, « Municipales : les candidats UMP élus dès le 1er tour : 9 UMP sortants ont été réélus dès le 1er tour dans le Val-de-Marne », sur https://christian-cambon.fr, (consulté le 17 septembre 2019).
  13. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Marolles-en-Brie, consultée le 14 novembre 2017
  14. « Cachan, 4e ville de Val-de-Marne à obtenir sa 4e fleur : Après Créteil, Maisons-Alfort et Rungis, Cachan vient d’obtenir sa 4e fleur dans le cadre du Concours national des villes et villages fleuris », 94 citoyens.com,‎ (lire en ligne, consulté le 17 septembre 2019).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. « Parcours historique », Histoire et patrimoine, sur https://www.marollesenbrie.fr (consulté le 18 septembre 2019).
  19. Marie-Agnès Ferault, « Présentation de la commune de Marolles-en-Brie », Inventaire général du patrimoine culturel d'Ile-de-France (consulté le 18 septembre 2019).
  20. « Eglise paroissiale Saint-Julien-de-Brioude », notice no IA00028011, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Presbytère », notice no IA00028015, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Prieuré de bénédictins Saint-Julien-de-Brioude », notice no IA00028012, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Château du Prieuré », notice no PA00079891, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Château du Buisson (ancien) », notice no PA00079890, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Château du Buisson », notice no IA00028014, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. « Ferme de Combault », notice no IA00028017, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. « Ferme de Veaurichard », notice no IA00028016, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « Demeure la Belle Image », notice no IA00028013, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « Monument aux morts », notice no IA00028018, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Puits », notice no IA00028020, base Mérimée, ministère français de la Culture.