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Marly-la-Ville

commune française du département du Val-d'Oise
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Marly.

Marly-la-Ville
Marly-la-Ville
Blason de Marly-la-Ville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Goussainville
Intercommunalité Communauté d'agglomération Roissy Pays de France
Maire
Mandat
André Specq
2014-2020
Code postal 95670
Code commune 95371
Démographie
Gentilé Marlysiennes, Marlysiens
Population
municipale
5 696 hab. (2016 en augmentation de 3,53 % par rapport à 2011)
Densité 661 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 51″ nord, 2° 29′ 58″ est
Altitude 137 m
Min. 71 m
Max. 145 m
Superficie 8,62 km2
Localisation

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Marly-la-Ville
Liens
Site web http://www.marly-la-ville.fr

Marly-la-Ville est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Elle appartient à l'unité urbaine de Fosses, dont elle est l'autre ville-centre, et à l'aire urbaine de Paris.

Ses habitants sont appelés les Marlysien(ne)s.

Sommaire

GéographieModifier

Marly est une commune du Val-d'Oise située en plaine de France, à environ 30 km au nord de Paris. La commune est limitrophe de Fosses, Saint-Witz, Villeron, Louvres, Puiseux-en-France et Bellefontaine.

HéraldiqueModifier

Les armes de Marly-la-Ville se blasonnent ainsi :

D'or au chevron de gueules, accompagné en chef de deux têtes de loup arrachées de sable et en pointe d'une grappe de raisin tigée et feuillée d'azur.

Devise : paix, travail, amitié.

ToponymieModifier

Marlacum en 675, Maillico XIIe siècle, Malliacum au XIIIe siècle, Mailliacum villa juxta Luperas en 1266, prædium Marlianum en 1540.

Le nom de Marly-la-Ville provient de marcilliacum, domaine de Marcel, qui a donné marlacum, malliaco villa ou peut-être de merula, merle.

HistoireModifier

Politique et administrationModifier

Tendances politiquesModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 1976
(décès)
Jacques Achard PCF  
1976 août 2005[1]
(décès)
Lucien Jean PCF Ancien cheminot
octobre 2005[2] En cours
(au 29 avril 2014)
André Specq PCF puis
app. PCF
Retraité de la fonction publique
Vice-président de la CA Roissy Porte de France (2014[3] → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[4]
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2016, la commune comptait 5 696 habitants[Note 1], en augmentation de 3,53 % par rapport à 2011 (Val-d'Oise : +3,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
695621640571563564509534672
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
662710791774825854906845801
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7349057177058161 1711 2141 0051 280
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 4661 9872 4195 0785 1285 6965 5675 5495 530
2013 2016 - - - - - - -
5 5615 696-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

 
L'église Saint-Étienne depuis l'ouest.

Monument historiqueModifier

Marly-la-Ville ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Étienne, rue Gabriel-Péri (classée monument historique par arrêté du 8 décembre 1933[9]) : Elle se compose d'une nef de six travées accompagnée de deux bas-côtés, d'une abside polygonale, d'un clocher en bâtière se dressant au-dessus de la cinquième travée du bas-côté nord, et d'une chapelle baptismale ajoutée tardivement devant le mur occidental de ce même bas-côté. La construction de l'église commence à la fin du XIIe siècle dans le style gothique primitif, mais la plus grande partie de l'édifice date du XIIIe siècle et constitue une belle illustration du style gothique rayonnant. L'élévation sur trois niveaux avec triforium et baies hautes que l'on rencontre dans la nef, ainsi que les deux niveaux de fenêtres superposées dans l'abside témoignent d'une ambition et recherche architecturale peu communes pour une paroisse rurale. L'architecte a su souligner l'impression de verticalité par différents procédés, et l'intérieur est élégant et assez lumineux. La fin du XVe siècle apporte le revoûtement de la nef par des voûtes flamboyantes aux nervures compliquées[10],[11],[12]. Dans son ensemble, l'église de Marly-la-Ville se distingue nettement des autres églises de village du pays de France, avec Fontenay-en-Parisis, pour son architecture soignée à l'instar des églises des villes.

Autres éléments du patrimoineModifier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Les châteaux d'eau dits les Jumeaux, rue Gabriel-Péri, à l'entrée sud du village : Deux châteaux d'eau identiques, consistant de grosses tours en pierre de taille avec des ouvertures en plein cintre au rez-de-chaussée et à l'étage, et supportant des citernes métalliques rivetées entourées de chemins de ronde sécurisés par garde-corps en fer forgé. Les châteaux d'eau datent du début du XXe siècle et ont été construits dans le cadre de l'adduction de l'eau potable. Ils sont aujourd'hui désaffectés, et le terrain autour est utilisé comme dépôt par les services techniques municipaux[13].
  • La poste, rue Gabriel-Péri : Caractéristique des bâtiments publics des années 1930, la poste jouxte l'ancienne mairie. Sa façade avec pignon sur la rue est orné de briques, aujourd'hui peu visibles car peintes dans le même gris que la façade. Le pignon arbore toujours l'ancien emblème des PTT, fait de céramique émaillée[13].
  • L'ancienne mairie-école, aujourd'hui école du Centre, rue Gabriel-Péri : bâtiment caractéristique de l'entre-deux-guerres, servant toujours d'école depuis l'installation de l'hôtel de ville dans l'ancien hospice. L'angle nord-ouest est ébrasé et orné par un pignon à redents qui porte l'horloge, avec l'inscription « mairie » en dessous[13].
  • La ferme de l'Église : Ferme traditionnelle de taille moyenne avec un beau logis, dont la façade sur la cour comporte une tourelle polygonale.
  • La maison de Thomas-François Dalibard, 15 rue du Colonel-Fabien : Grande maison de style classique avec toit à la Mansart, construite au XVIIIe siècle. Dalibard était un grand naturaliste français de la fin de l'ancien Régime, et disciple de Georges-Louis Leclerc de Buffon. En traduisant et publiant les œuvres de Carl von Linné, il instaura sa méthode de nomenclature en France. Se consacrant également à la physique, Dalibard répéta des expériences de Benjamin Franklin dans sa maison de Marly-la-Ville, et y étudia la nature de la foudre. Ainsi, le paratonnerre est aussi né à Marly-la-Ville, bien que la parenté principale incombe à Benjamin Franklin[13].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Frère Fiacre (1609-1684), moine français de l'ordre des augustins déchaussés, est né à Marly-la-Ville ;
  • Thomas-François Dalibard (1709-1799), naturaliste français qui expérimenta le premier le paratonnerre à Marly-la-Ville (« expérience de Marly ») ;
  • Léger Papin (1742-1821), homme d'église et politique français ;
  • Émile Bin (1825-1897), artiste peintre français, mort à Marly-la-Ville, a réalisé en 1853 un tableau (« La Vierge et l'enfant Jésus ») pour l'église paroissiale ;
  • Kevin Gameiro (1987-), joueur de football, a grandi et été formé à Marly-la-Ville.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Le maire Lucien Jean est mort », Le Parisien, 24 août 2005.
  2. « André Specq l'emporte à Marly-la-Ville », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne)
  3. « Patrick Renaud (UMP) garde la présidence de Porte de France », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2015)
  4. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. Notice no PA00080120, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Charles Huet, « Marly-la-Ville - Saint-Étienne », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 182-184 (ISBN 9782953155402).
  11. Catherine Crnokrak, Isabelle Lhomel, Christian Olivereau, Agnès Somers et Jean-Yves Lacôte (photographies), En pays de France : Cantons de Luzarches, Gonesse et Goussainville. Images du patrimoine, Cergy-Pontoise, Association pour le patrimoine d'Ile-de-France et Conseil général du Val d'Oise, , 104 p. (ISBN 2-905913-23-1), p. 24 et 43.
  12. Yann Audino et Christian Garcia, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Marly-la-Ville », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 482-484 (ISBN 2-84234-056-6).
  13. a b c et d Cf. En pays de France, op. cit., p. 483-484.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier